Rapport de i883, p. 34, fig. 41 à
mensions sont à peu près les mêmes que celles de Sidi-Mohammed-el- Gebiouï ; la croisée de la nef (nous serions assez disposé à y voir,
Fig. 56. — Maâtria, chapelle.
Vue d’ensemble prise de l’ouest.
comme à Sidi-Mohammed-el-Gebiouï, une abside d’église ou plutô une chapelle) 1 est couverte envoûte d’arête et éclairée par quatre fe-
Fig. 57. — Maâtria, chapelle. Vue intérieure; détail.
nêtres, en partie ruinées. La voûte en blocage, au lieu de reposer sur des arcs, s’appuie comme à Kasr-el-Ahmar, sur des encastrements
1. On pourrait rapprocher ces chapelles de la chapelle de Sainte-Croix de Montmajour près d’Arles ; en supprimant le porche carré et la première demicoupole nous retrouvons le plan de Maâtria. Viollet-Leduc, Dict. d'architec-
E (fig. 57) ménagés dans l’épaisseur des murs des tympans. A une hauteur correspondant au niveau de l’extrados des quatre arcs de tète de la croisée, dans les angles de la partie du milieu (carrée en plan) des tablettes A de pierre épaisses de om,2o environ recevaient les retombées des angles de la voûte. Il se pourrait que ces tablettes eussent été soulagées par quatre colonnes placées dans les quatre angles, nous n’avons pas retrouvé de traces de ces colonnes. De chaque côté d’une des fenêtres, des corbeaux B moulurés formant une légère saillie sur le mur, à l’intérieur, sont encore en place; il semble qu’ils aient servi soit à soutenir une tringle à laquelle une
étoffe aurait été suspendue, ou une barre de bois servant au même usage.
Peut-èl re n’ont-ils été placés là que dans un but, décoratif. Comme on le
voit par le dessin que j’en donne (dessin fait d’après une photographie que je dois à l’obligeance de M.
Fig. 58. — Entablement d’un temple d’ordre corinthien, à Maàtria.
S. Reinach), les arcs sont appareillés avec soin, en moellons assez grands et. plats, semblables à ceux qui sont employés dans la construction des thermes de Feriana (Ras-el-Aïn à Medinet-el-Khedima, Rapport de 1882, p. 1 1 8 , fig. 210). Les angles de la construction sont, comme dans l’édifice que nous avons étudié précédemment, renforcés par un quillage en grands matériaux en délit avec harpes.
Nous n’avons pas pu Irouver de traces de nef correspondant à cette abside. C’était donc probablement une chapelle. J’en donne ici le plan, une vue perspective de l’ensemble et un détail.
De Maàtria nous gagnons
TEBOURSOUK ( Thibursicum Bure).
Teboursouk est une petite ville arabe, misérable d'aspect et aux maisons sordides et à moitié ruinées, construite sur l’emplacement
ture, Chapelle, fig. îfi, p. 445- Les églises chrétiennes les plus anciennes étaient de petite dimension : l’église de Saint-Sixte et Sainte-Cécile (décrite par de Rossi) sur la voie Ardéatiue, par exemple, est sur le même plan que ces absides africaines et a presque les mêmes dimensions.
d’une ville antique. Son existence est signalé? par la mention qu’en faitPtolémée) [©ouêoupïûta). IV, ni, 29]. Elle date probablement d’une époque antérieure à la conquête romaine, si l’on s’eu rapporte à la forme de son nom qui commence parle th punique. Le monument le plus récent des temps antérieurs à la conquête arabe est l’inscription C. I. L., VIII, 65. "^^.Salois Dominis nostris, etc., qui date d’une époque que l’on peut fixer entre 565 et 678 après Jésus-Christ.