‹ Description des antiquités de la régence de TunisChapitre 34 sur 46 · Analogues à la porte de Salah ben Lecheb, voir plus haut · texte numérisé non relu

Analogues à la porte de Salah ben Lecheb, voir plus haut

i mètre de profondeur à peu près sur toute cette étendue pour retrouver les dispositions intérieures de cet édifice. Les colonnes du pronaos, non cannelées, ont de beaux chapiteaux corinthiens de om,go de hauteur; la pierre dont cet édifice est construit est analogue à celle du temple et provient probablement des carrières situéesau nord de la ville. Les fragments d’architrave du petit ordre ont 2m, 42 de long, ce qui donne la valeur de l’entre-colonnement. Je donne ici les détails

des architraves, des portes et un croquis du plan (fig. 120) la coupe des architraves (II, fig. 121) semble indiquer que les portiques étaient couverts par un berceau très surbaissé (probablement en béton) portant sur ces architraves.

Théâtre (fig. 122 et 123).

Ce théâtre dont les gradins s’élevaient au-dessus de parties voûtées encore debout en partie est au sud-ouest de l’édifice ci-dessus et enclavé en partie dans des maisons arabes; l’intérieur est obstrué par des cactus épais. Les gradins supérieurs, dont une grande partie est encore visible, avaient om,4o de haut sur om,7o de profondeur, et 1 e moenianum supérieur compte onze gradins. Ce moenianum était partagé en quatre cunei par trois petits escaliers ( scalae ), dont les degrés sont taillés deux par deux dans chaque gradin, comme le montre le croquis ci -joint. Ce moenianum était supporté par des chambres voûtées (voûtes dont l’axe est le prolongement du rayon du théâtre) en blocage. La scène était décorée de douze colonnes, dont sept enterrées en grande partie sont encore en place. Une fouille donnerait certainement lieu à la découverte du pavage de la scène et de l’orchestre. L’ordre qui formait le portique supérieur était corinthien, les chapiteaux sont délicatement sculptés et mesurent o'",75 dehaut; l’abaque est orné de canaux et mesure transversalement o‘",8o; des fragments

d’architrave cintrée en place indiquent cette disposition, à ne pas s’y méprendre. L’ordre de la scène était aussi probablement corinthien

Fig. 122. — Plan du théâtre de Dougga.

comme l’indique un fragment de corniche que j’ai trouvé tout auprès. L’état de cette ruine englobée dans les constructions, enterrée dans sa plus grande partie et embarrassé de cactus, ne m’a pas permis d’en tracer autre chose qu’un croquis approximatif.

Du temps de Bruce, on voyait encore sor- Fig. 123. — Détails d’un tir de terre la plus grande partie des cogradin du théâtre. lonnes de la scène, comme le dessin qu’il

fit alors l’indique (Playfair, ouor. cit.).

Édifice indéterminé.

Petit temple et édifice demi-circulaire (en 7 du plan). Une construction demi circulaire en blocage entourant un massif rectangulaire de i3 mètres de long sur 9 de large, presque complètement enterré, s’élève au sud-ouest du grand temple, au milieu des oliviers. Sauf l’hémicycle, les constructions sont rasées à fleur de terre et de nombreux fragments d’architraves couverts d’inscriptions fichés en terre verticalement indiquent un remaniement général de cet édifice à une basse époque. (En A fig. 124.)

Le motif central rectangulaire possède encore son soubassement et la corniche de celui-ci, assez bien moulurée (fig. 125) M. Des fouilles pourraient indiquer le caractère de cette partie rectangulaire.

Les inscriptions dont j’ai parlé plus haut' semblent indiquer que cet édifice était une fondation pieuse : on y avait attaché des jeux et

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