‹ Description des antiquités de la régence de TunisChapitre 40 sur 46 · Procope, De ædif. 1. VI, c. v · texte numérisé non relu

Procope, De ædif. 1. VI, c. v

un grand nombre d’inscriptions et les a publiées dans le Bulletin des Antiquités africaines , 3e année, fasc. vin, avr. 1884, p. i36 et suiv. — Je décrirai d’abord l’aspect général d’après le plan du Dr Darré, puis j’en décrirai les principaux édifices successivement.

Aïn-Tounga (7 hignica) est probablement située sur l'emplacement d'un ancien bourg punique (comme l’indique le th). D’après le C.I. L., VIII, cap. lxiii, voici l’histoire épigraphique de Thignica :

11e siècle, civitas Thignicensis .

nie et ive siècle. — (à partir de Sévère -Alexandre) : municipium Septimium Aurelium Antonianum Alexandrianum Herculeum frugiferum 1 hignica.

De nombreux édifices publics décoraient Thignica à la fin de l’Empire, car les inscriptions qu’on y a trouvées indiquent :

i° La reconstruction d’un marché L

20 La reconstruction des bains1 2. — Les bains étaient un lavacrum, c’est-à dire des bains d’eau froide ou chaude, alimentés probablement par la source de L Aïn-Tounga. Ce terme employé par opposition à thermae ou bains de vapeur ou d’air chaud, nous avait fait supposer que cet édifice, probablement intéressant, pourrait être retrouvé à Aïn-Tounga. Malheureusement, comme nous le verrons tout à l’heure, il a dû. être, comme beaucoup d’autres édifices, complètement démoli pour construire la citadelle byzantine, et il est peu probable que des fouilles en fassent retrouver l’emplacement.

Deux portes monumentales : 3° l’une presque complètement démolie est devant et à droite de la citadelle, entre elle et la route; c'était probablement un arc analogue à Bab er-Roumia de Dougga; 4° l’autre est un petit arc sans ornements, analogue à la porte de Haouch- Khima-mfa-Darrouïa ( Rapport de 1882-83, p. i36).

5° A gauche et plus haut que la citadelle, des fouilles faites par les officiers du Crégimentdecuirassiersont dégagé des bases de colonnes avec une partie du fût reposant sur un dallage, mais le peu de développement donné à ces fouilles ne permet pas de déterminer si ces portiques sont ceux d'un temple, ou d’un petit forum, ou de la cour intérieure d’un édifice quelconque ou de l 'atrium d’une maison. C’est le temple n° 2 de Guérin.

6° Beaucoup plus haut les vestiges d’un temple dont la cella est indiquée par des pans de mur assez élevés (c’est le temple 1 de Guérin); dans les assises apparentes du massif qui formait le sol du pro-

1. Guérin, p. i5i2, vol. lit, n0n 379, 38o: 38i. 382, 383, 384-

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