Partie inférieure du tableau : le crucifiement. Sur un
de la Bibliothèque impé
iale. (Voyez n
Cataloque des camées,
fond bleu, avec bandes et rosaces de couleurs diverses, les
cinq figures du sujet se détachent en relief : le Christ avec
le nimbe cruci
ère est en croix avec quatre clous, et nu, sauf la draperie qui voile le milieu du corps; la Vierge et saint Jean sont debout au pied de la croix. Deux chérubins en prières sont placés au-dessus de la croix. Dix-huit
pierres en cabochon décorent l'encadrement immédiat de
cette scène. Douze autres pierres plus grosses décorent le second encadrement; parmi ces douze pierres, il faut noter deux intailles, dont l’une, placée immédiatement au-dessus de la tête du Sauveur, est un monument chrétien du plus grand intérêt, bien que le travail en soit fort barbare. C'est
un jaspe vert, de 10 mill. de haut sur 15 de large, qui
remonte au n° siècle de notre ère et qui repr
ente un sujet chrétien exécuté en Orient, le reniement de saint Pierre,
Saint Pierre nimbé est assis et se chauffe devant une sorte
de brasero dont la forme orientale rappelle les pyrées; en
face du prince des apôtres, la servante qui l'interpelle ;
entre les deux personnages, l'étoile du matin.
La seconde intaille, bien moins importante, est cependant aussi de travail antique, mais d’une basse époque ; c'est une cornaline sur laquelle est figuré Apollon debout, adossé à une colonne. Comme cette pierre est placée immédiatement au-dessous des pieds du Sauveur, on peut supposer qu'on y a voulu reconnaître le Christ à la colonne. H. 10 mill. L. 8 mill.
Sur les volets
ngélistes en
sont représentés les quatre év.
relief et se détachant comme les figures de la scène du cru-
cifiement sur des plaques émaillées ;
cinq pierres taillées et
montées en cabochon décorent chacun de ces volets; sur
MONUMENTS
celui qui est à la gauche du Christ, une de ces pierres doit
être notée : c'est un ;
ispe vert, de travail romain, repré-
8 cent. L., les
sentant deux ibis
H. totale du triptyque, 3 volets ouverts, 51 cent,
Rien n’est plus rare que des monuments complets d’une époque aussi reculée que celui qui vient d’être décrit et qu'on peut attribuer au xur siècle. Ce tableau d’autel à volets nous est parvenu intact; il n'y a pas la moindre trace de restaurations, il a conservé toutes les pierres qui y furent placées au moment de la fabrication, et parmi ces pierres il y a un monument de premier ordre, je veux parler du
jaspe représentant le reniement de saint Pierre. Au milieu
des richesses en émaux du moyen âge que possèdent les
musées du Louvre el de Cluny, on ne voit pas un seul
tableau à volets au
i ancien que celui-ci.
1701 .— Reliquaire de cuivre émaillé en forme de coffret
oblong surmonté d’un toit à deux rampants
avec faitage
découpé à jour et figurant une € > à deux pignons. Du
côté de la serrure qui a conservé sa clef et dont la cré-
s médaillons au milieu de rin-
maillère est un serpent, {roi ceaux. Sur celui du milieu, le Christ en croix entre la Vierge et saint Jean. Au-dessus de la tête du Christ, l’inscription INRI et le Soleil et la Lune. Sur le médaillon, à
gauche du spectateur, sainte Agathe debout devant un
ange portant de ses bras la colonne qui figure dans presque toutes les représentations de la célèbre vierge et
martyre de Catane. Sur le médaillon à droite du spectateur,
Jésus-Christ, couronné, assis, couronne la sainte Vierge
assise à côté de lui sur un trône. Au-dessous, sur le
deux médaillons au milieu de rinceaux;
coifret. à gauche
du spectateur, saint Pierre; à droite, saint Jean-Bapliste.
DU
Sur le couvercle, à l’autre face du reliquaire, au milieu de rinceaux, trois médaillons sur chacun desquels est repré-
senté un ange. Sur le coffret même, trois autres médail-
lons; sur celui du milieu, Jésus-Christ, assis, tenant d'une main le livre et de l’autre donnant la bénédiction latine; sur chacun des deux autres médaillons, un ange. Sur chacune des faces latérales, partie inférieure, on retrouve
encore un médaillon sur lequel est figuré un ange. Sur le
couvercle, de chaque côté, un écusson qu’on peut bla-
sonner ainsi : d'or coupé d'azur au lion rampant d’or coupé d'argent, armé et couronné d'azur. Le reliquaire repose
sur quatre griffes de lion; sur le couvercle r
gne une galerie découpée à jour, surmontée de trois grosses boules. du x L. 18 cent. 1
siècle. Bois dans le texte. H. 20 cent.
1702.— Reliquaire en bois, de la même forme que le n° 1701, revêtu de plaques de cuivre émaillées sur les-
quelles les têtes des personnages, à l'exception de trois sur
quinz
se détachent en relief. Sur le couvercle, en forme de toit, parait la fuite en Égypte. Saint Joseph tient la bride du cheval sur lequel est l'enfant J
e la sainte Vierge portant
us dans ses bras. Un ange dirige la marche qui est fermée par une femme; deux arbres figurent le
inte famille ;
pays traversé par la & tous les personnages
sont nimbés ; le nimbe de Jé
us est crucigère. Au-dessous
de cette scène, sur la partie inférieure du reliquaire, est
ativité. La sainte Vic
représentée la À ge, nimbée, dans une
double gloire, est figurée couchée, bien qu'on ne voit pas
le lit; elle pose sa main droite sur la tête de son divin Fi
Le Sauveur, vêtu d’une tunique, la tête ceinte du nimbe crucigère, paraît assis dans un berceau vu de face ou dans
une sorte de baignoire;
un ange nimbé qui porte un ve semble se disposer à laver l'enfant Dieu. Un autre vase est
ple
cé de l'autre côté du berceau. L'an
Gabriel, nimbé et
ailé, s’avance les mains é
endues vers
la Vierge à laquelle il semble montrer l’accomplissement de la grande nouvelle dont il a été le
gauche, saint Joseph nimbé et représenté en roi, assis sur un trône, la couronne en tête, et tenant à la main un javelot comme on figurait souvent
les rois au moyen âge. Cette circonstance de
nge qui lave l'enfant Dieu se retrouve sur divers monuments. (On peut voir la Nativité représentée avec plus de détails que sur notre
émail, mais cependant avec les mêmes circonstances prin-
cipales sur une tablette d'ivoire, publiée par Gori, dans son
Thesaurus diptychorum veterum, &. 1, pl. XXXIX.) Dans
un angle réservé, entre saint Joseph et la Vierge, on voit, comme à un arrière-plan qui indique une scène antérieure, l'enfant divin nimbé emmaillotté dans son berceau, dans la crèche, en compagnie du bœuf et l’âne, Dans cette scène épisodique, les tètes ne sont pas en relief comme dans la tableau principal. Sur chacune des deux faces latérales du reliquaire est figuré un des quatre évangélistes; les deux
autres sont figurés sur deux plaques surmontées d’une
«, clouées sur la galerie à jour qui couronne l’édicule.
Les têtes de ces quatre figures ne sont pas en relief. L'autre face du reliquaire, celle où se trouve la serrure, n’est décorée que par des rosaces et autres ornements de fantaisie. H. 21 cent. 1/2. L. 22 cent.
Au milieu des rinceaux qui décorent les faces latérale
il faut remarquer deux bandes d’émail bleu sur lesquelles
paraissent deux ornements qui au premier aspect ressem-
Ces
sont autre chose que des imitations devenues presque mé-
blent à des couronnes ouvertes prétendues couronnes ne
connaissables de ces belles inscriptions arabes en caractères cufiques que copièrent si longtemps les artistes du moyen
âge,
comme de simples motifs d’ornementation. On peut voir un exemple frappant de cette ornementation sur le célèbre ciboire du musée du Louvre qui porte la signature : mag. tter. g. alpais. me fecit. lemovicarum. (Voyez comte 11000 10)
emples de ces arabes-
de Laborde, Cataloque des émaux du Louvre,
On pourrait citer bien d’autres e
ques, mais cette indication suflira. Notre relique qui
est d’une excellente conservation, peut être attribué à
la fin du xur
le; à cette époque et pendant que les arts étaient encore dans la période de naïveté chez nous, en Italie, Nicolas de Pise sculptait déjà les admirables monuments qu'on voit à Sienne et à Pise, et entre autres, dans le baptistère de cette dernière ville en 1260, une Nativité de N
émail limousin, tant les détails et l’ordre de la composition
. qui pourrait avoir servi de modèle à notre
offrent d'analogie.
1703. — Plaque de cuivre doré émaillé. La figure en
pied de saint Mare, de ronde bosse, dorée, est ajustée sur la plaque à laquelle elle adhère par une surface plane. Le
saint évangéliste est assis, tenant de la main droite une
boule et de la gauche son livre; il est revêtu d’une tunique brodée de croi Ent
ave doré
par-dessus laquelle il porte le
manteau.
la tête et la plaque est ajusté un disque
con et ciselé qui forme le nimbe. Les yeux du
saint sont en pâte de ve
re bleu imitant le saphir. Le livre et les vêtements sont ornés d'émaux en relief imitant les
turquoises, les saphirs et les rubis. Les ornements du fond
ou de la détachent
bleu, le rouge, le vert, le jaune et le blanc. Le siége et le
Plaque sont des enroulements de fleurons qui se
sur un fond bleu. Les couleurs d’émaux sont le
cou
sin ne sont pas en relief comme la figure; ils sont
émaillés de diverses couleurs. Une bande de métal doré et
pointillé traverse les émaux du fond à la hauteur des
épaules du saint; on y lit cette inscription gravée en creux et dont les traits sont remplis d'émail noir : S. MARC ALS. Jicent. 1/22
Saint Marc, apôtre. H. 14 cent.
Cette plaque a certainement fait partie d'une suite des douze apôtres qui décorait une chässe ou un grand reliquaire dans le genre de la chässe de saint Potentien qu’on admire au Louvre, (Voyez comte de Laborde, Cataloque des émauæ du Louvre, n° 126 à 139.) Une plaque de travail identique
| à celui de la nôtre, représentant saint Matthieu, se trouve
| au musée du Louv le saint Paul et le saint Thomas
sont à Limoges mème, chez M. Germeau; un autre apôtre
se trouve chez M. le prince Soltykoff. On peut comparer la plaque de M. L. Fould avec celle du Louvre, et l’on verra
que toutes deux sortent évidemment de la même fabrique
et auraient pu décorer le même meuble. M. de Laborde,
qui décrit le saint Matthieu du Louvre sous le n° 70, sup-
pose que la destruction du monument a eu lieu dans
Limo même, parce que deux de
tt
vas oublier que les émailleurs limousins répé-
plaques ont été
s dans cette ville; €
acquis -possible en effet, mais
il ne faut
aient les mêmes types à plusieurs exemplaires. On a bien
es preuves de ce fait; ainsi je connais deux exemplaire
identiques d’une plaque émaillée représentant l’apôtre
int Jean. L'une de ces plaques fait aujourd'hui partie
e la collection du prince Soltykoff à Paris, et a été publiée par M. Jules Labarte dans ses savantes Recherches sur la | peinture en émail, pl. VI; l'autre se trouve dans le Musée Britannique et a été dernièrement publiée par M. W. A. Franks en tête du remarquable travail sur les émaux qu'il
a inséré dans les Zreasures of art in Great-Britain.
Notre plaque est du x siècle.
1704. — Plaque de cuivre émaillée provenant d’un reliquaire, sur laquelle paraît une figure de saint Pierre en relief. Le prince des apôtres est représenté assis; ses pieds aus reposent sur un marchepied; il est vêtu d'une tunique
et d'un manteau dont les bords sont brodés; de la main
droite il tient les clefs et de la gauche le livre des Évan-
giles. La figure du saint qui a conservé la couleur du
cuivre jaune, à l'exception des prunelles qui sont en pâte de verre bleu, se détache sur un fond bleu foncé, décoré de rosaces de diverses couleurs et de deux bandes horizontales de couleur vert d’eau chargées d’arabesques de la | couleur du métal absolument semblables à celles dont il est parlé au n°1702. Il faut remarquer que le trône n’est pe S
le cuivre et émaillé de roug
en relief comme la figure; il est simplement gravé sur
à diverses places; on expli-
que cette singularité par des convenances commerce Ces plaques, faites en fabrique, devaient pouvoir être offertes aux acheteurs qui, par suite de certains scrupules,
n'auraient pas accepté d'images en relief, comme à ceux
| qui avaient des tendances opposées. On réservait donc sur ces plaques le contour du saint et on ne elouait les | figures en relief qu'au fur et à mesure des commandes. | Cette plaque, de forme circulaire dans la partie supérieure, est en cuivre rouge, comme on le voit par le revers qui n’a reçu ni émail ni vernis imitant l’or comme la bor-
dure du côté historié. Notre plaque a 30 cent. de hauteur
sur 16 cent. de large. Sa fabrication date du x siècle.
1705. — Plaque de cuivre émaillé de forme ogivale,
ient
provenant d'un grand reliquaire, sur lequel parais
MONUMENTS
les douze apôtres en haut-relief. La collection possède deux (Voy
:i est figuré saint Jean, caractérisé par la
des plaques de ce reliquaire. numéro suivant). Sur celle
coupe qu'il tient de la main gauche. Par un anachronisme
dont on connait des exemples sur des monuments encore plus anciens que ceux-ci, les apôtres sont représentés ici avec la tonsure. Voyez, entre autres, dans les Vefera mo- LXXVII, une
sur une mosaique de Sainte-
nimenta de Ciampini, t. I, p. 275, pl. ire de saint Philippe tonsuré, Agathe à Rome, Voy
DT, p.
et, partant, plus accessible, l'ouvrage de M° Louis
aussi, Gori, Thesaurus diptychorum
veterum, À. 7, et, pour citer un livre moderne
à Twining,
, à Londre
publié en 1 , sous ce litre : Symbols and
emblems of early and mediwval Christian arts. Cf. pl. LV,
et page 112. Saint Jean est imberbe; il est revêtu d’une tunique et d’un manteau agrafé par une fibule de forme carrée. La figure se détache en haut-relief sur un fond revêtu d’émaux champlevés. L’ornementation consiste en rosaces qui alternent avec des cartouches. Les rosaces, de couleur rouge, sont inscrites dans un carré d'émail blane; et
d'autre emblème qu'une croix d’or, tr
les’ cartouches sont bleus. Rosaces cartouches n'ont
simple dans les
rosaces, historiée dans les cartouches. Sur le cuivre rouge
du revers on distingue des chiffres gravés en creux et qui
doivent avoir
vi de repère pour la disposition de la plaque autour du reliquaire. Ces chiffres sont ici, IV et X. H. 31/cent. LL 410,cent:
1706. — Plaque de forme semblable à celle qui vient
d'être décrite et qui provient certainement du même reli-
quaire. L'apôtre n’a pas ici de s
gnes
caractéristiques qui
puissent le faire reconnaître. Vêtu comme le saint Jean de
dente, Ja fibule de son
la plaque pré manteau est ornée
figure se détache sur un fond revêtu d’émaux champlevés,
d’une fleur de lis; il est d’ailleurs également tonsuré. La
divisés en compartiment
qui affectent deux formes
celle de la rosace à quatre lobes, et celle d'une sorte
d’écusson ou de cartouche dodécagone. Les rosaces portent toutes la fleur de lis d’or héraldique de France en champ d'azur; les cartouches sont alternativement verts et rouges; sur les rouges parait tantôt le lion passant ou léopard d'Angleterre, tantôt un griffon ou lion ailé ; sur les verts,
une fleur de lis au naturel. Sur le revers, on voit des signes
de repère analogues à ceux de la plaque précédente, entre autres le chiffre I et une croix. Les dimensions sont nécessairement les mêmes qu'au numéro précédent. Bois dans
le texte.
Au milieu des symboles de fantaisie qui figurent dans
l'ornementation de l'une de ces m4
nifiques plaques, on reconnait les armes de France et d'Angleterre en abrégé. Ce n'est pas là une circonstance indifférente, car, indépendamment du style et du mode de fabrication qui fixent la date de ces monuments à la fin du xm° ou au commence-
ment du xv° siècle, il est évident que les léopards d’Angle-
DU
terre et les lis de France ne sont réunis ici qu'en souvenir des de distance entre les deux maisons royales. On sait, eu effet, que Ma
deux alliances contractées à moins de dix ans
irite de France, fille de Philippe II, épousa
sous le règne de son frère Philippe le Bel, le roi
Angleterre É
louard I, dont elle était veuve l’an 1307,
et que, dès l'année 1308, Isabelle de France, sa nièce, la
fille de Philippe IV, épousa le roi Édouard II, On voit au
Louvre un coffret dont le travail offre une grande analogi
avec celui de notre reliquaire.
1707. — Plaque de cuivre provenant d'un reliquaire. Le Christ en croix, avec le nimbe crucigère, entre la Vierge et saint Jean. En haut de la branche perpendiculaire de la
croix, la main de Dieu donnant la bénédiction, et le nom du
Seigneur écrit ainsi en deux lignes : IHS XPS. Au pied de
la croix, un mortel sortant du tombeau les mains jointes.
(Voyez au n° 1698 un sujet semblable.) En haut, deux
anges. Le corps tout entier du Christ est en relief; les
autres figures sont gravées à la pointe; mais toutes les
têtes sont en relief. H. 24 cent. L. 11 cent.
1708. — Plaque de cuivre provenant d'un reliquaire. Dans un encadrement en forme de vessie de poisson, le Christ assis, avec le nimbe crucigère, donnant la béné—
diction de la main ,droite et tenant les Évangiles de la
gauche. Aux quatre coins, l'ange et les trois animaux, sym-
boles des quatre évangélistes. En haut, à gauche, l'ange de
saint Matthieu ;
à droite, l'aigle de saint Jean; en ba
gauche, le lion ailé de saint Marc ; à droite, le taureau ailé de saint Luc. H. 22 cent. L. 11 cent. 1
102 COLLECGTION
1709. — Plaque provenant d'un reliquaire de cuivre émaillé, dont elle formait une des faces latérales. Un saint, qui n’a d'autre attribut qu'un livre qui désigne un évan-
géliste ou un apôtre, est représenté debout, les pieds nus,
sous une arcade surmontée de clochetons. La lèle se dé-
tache seule en relief; le corps est seulement gravé à la
nre de décoration a été
pointe etn'est pas orné d'émaux; ce g
ervé pour le fond qui est orné de rinceaux où figurent
le bleu, le vert, le blanc et le rouge. H. 25 cent. L. 12 cent.
On peut rapprocher cette plaque du reliquaire n° 170
annonce le xm'siècle.
travail est très-analogue
1710. — Plaque de cuivre émaillé en forme de vessie de poisson, sur laquelle est représenté Jésus-Christ,assis, donnant
la bénédiction selon le rite latin. Sur le livre qu'il tient «
la main gauche, l'A et l'O; une croix est inscrite dans l’e.
La face, les mains, les pieds et le livre sont indiqués par
des traits noirs qui se détachent sur le fond qui est doré.
ère, les vêtements et le
Le nimbe crucig iége sont en émaux
champlevés de diverses couleurs. Le nimbe et la tunique sont de couleur verte; la croix est formée par des lignes
d'or, remplies de bleu et de blanc. Le manteau est bleu
nuancé de blanc. Le siége est vert nuancé. Le sujet est
renfermé dans une bordure étroite d'émail bleu qui figure
une gloire. H. 15 cent. L. 9 cent.
Cette plaque, dont le revers a conservé la couleur rouge
attribuée à l’école allemande;
du cuivre, parait devoir ètre elle est fort intéressante à étudier à cause des procédés
dive
s qui ont été employés pour sa décoration. Sa date cle
placer à la fin du x siècle.
parait être le xur peut-être même pourrait-on la
1711.— Plaque de cuivre émaillé provenant d’une suite des douze apôtres. Ici on voit seulement saint André et saint Philippe dont on réunit souvent les représentations, parce que les deux apôtres figurent plusieurs fois ensemble dans les Évangiles. Tous deux sont à mi-corps, nimbés; ils tiennent
chacun un volume déroulé sur lequel on lit une inscription
disposée perpendiculairement, une, deux et parfois trois lettres par ligne. Le commencement de la phrase se lit
du côté de saint André :
CELI ET TERRE ET IN (/eri) IHM XPM FILIVM EIVS VNICVM. Les cieux, Jésus-Christ son fi
sont écrits perpendiculairement à côté de leurs représen-
la terre et les enfers (nomment)
unique. Les noms des deux apôtres
tations :