‹ Description des antiquités et objets d'art composant le cabinet de M. Louis FouldChapitre 207 sur 380 · Partie inférieure du tableau : le crucifiement. Sur un · texte numérisé non relu

Partie inférieure du tableau : le crucifiement. Sur un

de la Bibliothèque impé

iale. (Voyez n

Cataloque des camées,

fond bleu, avec bandes et rosaces de couleurs diverses, les

cinq figures du sujet se détachent en relief : le Christ avec

le nimbe cruci

ère est en croix avec quatre clous, et nu, sauf la draperie qui voile le milieu du corps; la Vierge et saint Jean sont debout au pied de la croix. Deux chérubins en prières sont placés au-dessus de la croix. Dix-huit

pierres en cabochon décorent l'encadrement immédiat de

cette scène. Douze autres pierres plus grosses décorent le second encadrement; parmi ces douze pierres, il faut noter deux intailles, dont l’une, placée immédiatement au-dessus de la tête du Sauveur, est un monument chrétien du plus grand intérêt, bien que le travail en soit fort barbare. C'est

un jaspe vert, de 10 mill. de haut sur 15 de large, qui

remonte au n° siècle de notre ère et qui repr

ente un sujet chrétien exécuté en Orient, le reniement de saint Pierre,

Saint Pierre nimbé est assis et se chauffe devant une sorte

de brasero dont la forme orientale rappelle les pyrées; en

face du prince des apôtres, la servante qui l'interpelle ;

entre les deux personnages, l'étoile du matin.

La seconde intaille, bien moins importante, est cependant aussi de travail antique, mais d’une basse époque ; c'est une cornaline sur laquelle est figuré Apollon debout, adossé à une colonne. Comme cette pierre est placée immédiatement au-dessous des pieds du Sauveur, on peut supposer qu'on y a voulu reconnaître le Christ à la colonne. H. 10 mill. L. 8 mill.

Sur les volets

ngélistes en

sont représentés les quatre év.

relief et se détachant comme les figures de la scène du cru-

cifiement sur des plaques émaillées ;

cinq pierres taillées et

montées en cabochon décorent chacun de ces volets; sur

MONUMENTS

celui qui est à la gauche du Christ, une de ces pierres doit

être notée : c'est un ;

ispe vert, de travail romain, repré-

8 cent. L., les

sentant deux ibis

H. totale du triptyque, 3 volets ouverts, 51 cent,

Rien n’est plus rare que des monuments complets d’une époque aussi reculée que celui qui vient d’être décrit et qu'on peut attribuer au xur siècle. Ce tableau d’autel à volets nous est parvenu intact; il n'y a pas la moindre trace de restaurations, il a conservé toutes les pierres qui y furent placées au moment de la fabrication, et parmi ces pierres il y a un monument de premier ordre, je veux parler du

jaspe représentant le reniement de saint Pierre. Au milieu

des richesses en émaux du moyen âge que possèdent les

musées du Louvre el de Cluny, on ne voit pas un seul

tableau à volets au

i ancien que celui-ci.

1701 .— Reliquaire de cuivre émaillé en forme de coffret

oblong surmonté d’un toit à deux rampants

avec faitage

découpé à jour et figurant une € > à deux pignons. Du

côté de la serrure qui a conservé sa clef et dont la cré-

s médaillons au milieu de rin-

maillère est un serpent, {roi ceaux. Sur celui du milieu, le Christ en croix entre la Vierge et saint Jean. Au-dessus de la tête du Christ, l’inscription INRI et le Soleil et la Lune. Sur le médaillon, à

gauche du spectateur, sainte Agathe debout devant un

ange portant de ses bras la colonne qui figure dans presque toutes les représentations de la célèbre vierge et

martyre de Catane. Sur le médaillon à droite du spectateur,

Jésus-Christ, couronné, assis, couronne la sainte Vierge

assise à côté de lui sur un trône. Au-dessous, sur le

deux médaillons au milieu de rinceaux;

coifret. à gauche

du spectateur, saint Pierre; à droite, saint Jean-Bapliste.

DU

Sur le couvercle, à l’autre face du reliquaire, au milieu de rinceaux, trois médaillons sur chacun desquels est repré-

senté un ange. Sur le coffret même, trois autres médail-

lons; sur celui du milieu, Jésus-Christ, assis, tenant d'une main le livre et de l’autre donnant la bénédiction latine; sur chacun des deux autres médaillons, un ange. Sur chacune des faces latérales, partie inférieure, on retrouve

encore un médaillon sur lequel est figuré un ange. Sur le

couvercle, de chaque côté, un écusson qu’on peut bla-

sonner ainsi : d'or coupé d'azur au lion rampant d’or coupé d'argent, armé et couronné d'azur. Le reliquaire repose

sur quatre griffes de lion; sur le couvercle r

gne une galerie découpée à jour, surmontée de trois grosses boules. du x L. 18 cent. 1

siècle. Bois dans le texte. H. 20 cent.

1702.— Reliquaire en bois, de la même forme que le n° 1701, revêtu de plaques de cuivre émaillées sur les-

quelles les têtes des personnages, à l'exception de trois sur

quinz

se détachent en relief. Sur le couvercle, en forme de toit, parait la fuite en Égypte. Saint Joseph tient la bride du cheval sur lequel est l'enfant J

e la sainte Vierge portant

us dans ses bras. Un ange dirige la marche qui est fermée par une femme; deux arbres figurent le

inte famille ;

pays traversé par la & tous les personnages

sont nimbés ; le nimbe de Jé

us est crucigère. Au-dessous

de cette scène, sur la partie inférieure du reliquaire, est

ativité. La sainte Vic

représentée la À ge, nimbée, dans une

double gloire, est figurée couchée, bien qu'on ne voit pas

le lit; elle pose sa main droite sur la tête de son divin Fi

Le Sauveur, vêtu d’une tunique, la tête ceinte du nimbe crucigère, paraît assis dans un berceau vu de face ou dans

une sorte de baignoire;

un ange nimbé qui porte un ve semble se disposer à laver l'enfant Dieu. Un autre vase est

ple

cé de l'autre côté du berceau. L'an

Gabriel, nimbé et

ailé, s’avance les mains é

endues vers

la Vierge à laquelle il semble montrer l’accomplissement de la grande nouvelle dont il a été le

gauche, saint Joseph nimbé et représenté en roi, assis sur un trône, la couronne en tête, et tenant à la main un javelot comme on figurait souvent

les rois au moyen âge. Cette circonstance de

nge qui lave l'enfant Dieu se retrouve sur divers monuments. (On peut voir la Nativité représentée avec plus de détails que sur notre

émail, mais cependant avec les mêmes circonstances prin-

cipales sur une tablette d'ivoire, publiée par Gori, dans son

Thesaurus diptychorum veterum, &. 1, pl. XXXIX.) Dans

un angle réservé, entre saint Joseph et la Vierge, on voit, comme à un arrière-plan qui indique une scène antérieure, l'enfant divin nimbé emmaillotté dans son berceau, dans la crèche, en compagnie du bœuf et l’âne, Dans cette scène épisodique, les tètes ne sont pas en relief comme dans la tableau principal. Sur chacune des deux faces latérales du reliquaire est figuré un des quatre évangélistes; les deux

autres sont figurés sur deux plaques surmontées d’une

«, clouées sur la galerie à jour qui couronne l’édicule.

Les têtes de ces quatre figures ne sont pas en relief. L'autre face du reliquaire, celle où se trouve la serrure, n’est décorée que par des rosaces et autres ornements de fantaisie. H. 21 cent. 1/2. L. 22 cent.

Au milieu des rinceaux qui décorent les faces latérale

il faut remarquer deux bandes d’émail bleu sur lesquelles

paraissent deux ornements qui au premier aspect ressem-

Ces

sont autre chose que des imitations devenues presque mé-

blent à des couronnes ouvertes prétendues couronnes ne

connaissables de ces belles inscriptions arabes en caractères cufiques que copièrent si longtemps les artistes du moyen

âge,

comme de simples motifs d’ornementation. On peut voir un exemple frappant de cette ornementation sur le célèbre ciboire du musée du Louvre qui porte la signature : mag. tter. g. alpais. me fecit. lemovicarum. (Voyez comte 11000 10)

emples de ces arabes-

de Laborde, Cataloque des émaux du Louvre,

On pourrait citer bien d’autres e

ques, mais cette indication suflira. Notre relique qui

est d’une excellente conservation, peut être attribué à

la fin du xur

le; à cette époque et pendant que les arts étaient encore dans la période de naïveté chez nous, en Italie, Nicolas de Pise sculptait déjà les admirables monuments qu'on voit à Sienne et à Pise, et entre autres, dans le baptistère de cette dernière ville en 1260, une Nativité de N

émail limousin, tant les détails et l’ordre de la composition

. qui pourrait avoir servi de modèle à notre

offrent d'analogie.

1703. — Plaque de cuivre doré émaillé. La figure en

pied de saint Mare, de ronde bosse, dorée, est ajustée sur la plaque à laquelle elle adhère par une surface plane. Le

saint évangéliste est assis, tenant de la main droite une

boule et de la gauche son livre; il est revêtu d’une tunique brodée de croi Ent

ave doré

par-dessus laquelle il porte le

manteau.

la tête et la plaque est ajusté un disque

con et ciselé qui forme le nimbe. Les yeux du

saint sont en pâte de ve

re bleu imitant le saphir. Le livre et les vêtements sont ornés d'émaux en relief imitant les

turquoises, les saphirs et les rubis. Les ornements du fond

ou de la détachent

bleu, le rouge, le vert, le jaune et le blanc. Le siége et le

Plaque sont des enroulements de fleurons qui se

sur un fond bleu. Les couleurs d’émaux sont le

cou

sin ne sont pas en relief comme la figure; ils sont

émaillés de diverses couleurs. Une bande de métal doré et

pointillé traverse les émaux du fond à la hauteur des

épaules du saint; on y lit cette inscription gravée en creux et dont les traits sont remplis d'émail noir : S. MARC ALS. Jicent. 1/22

Saint Marc, apôtre. H. 14 cent.

Cette plaque a certainement fait partie d'une suite des douze apôtres qui décorait une chässe ou un grand reliquaire dans le genre de la chässe de saint Potentien qu’on admire au Louvre, (Voyez comte de Laborde, Cataloque des émauæ du Louvre, n° 126 à 139.) Une plaque de travail identique

| à celui de la nôtre, représentant saint Matthieu, se trouve

| au musée du Louv le saint Paul et le saint Thomas

sont à Limoges mème, chez M. Germeau; un autre apôtre

se trouve chez M. le prince Soltykoff. On peut comparer la plaque de M. L. Fould avec celle du Louvre, et l’on verra

que toutes deux sortent évidemment de la même fabrique

et auraient pu décorer le même meuble. M. de Laborde,

qui décrit le saint Matthieu du Louvre sous le n° 70, sup-

pose que la destruction du monument a eu lieu dans

Limo même, parce que deux de

tt

vas oublier que les émailleurs limousins répé-

plaques ont été

s dans cette ville; €

acquis -possible en effet, mais

il ne faut

aient les mêmes types à plusieurs exemplaires. On a bien

es preuves de ce fait; ainsi je connais deux exemplaire

identiques d’une plaque émaillée représentant l’apôtre

int Jean. L'une de ces plaques fait aujourd'hui partie

e la collection du prince Soltykoff à Paris, et a été publiée par M. Jules Labarte dans ses savantes Recherches sur la | peinture en émail, pl. VI; l'autre se trouve dans le Musée Britannique et a été dernièrement publiée par M. W. A. Franks en tête du remarquable travail sur les émaux qu'il

a inséré dans les Zreasures of art in Great-Britain.

Notre plaque est du x siècle.

1704. — Plaque de cuivre émaillée provenant d’un reliquaire, sur laquelle paraît une figure de saint Pierre en relief. Le prince des apôtres est représenté assis; ses pieds aus reposent sur un marchepied; il est vêtu d'une tunique

et d'un manteau dont les bords sont brodés; de la main

droite il tient les clefs et de la gauche le livre des Évan-

giles. La figure du saint qui a conservé la couleur du

cuivre jaune, à l'exception des prunelles qui sont en pâte de verre bleu, se détache sur un fond bleu foncé, décoré de rosaces de diverses couleurs et de deux bandes horizontales de couleur vert d’eau chargées d’arabesques de la | couleur du métal absolument semblables à celles dont il est parlé au n°1702. Il faut remarquer que le trône n’est pe S

le cuivre et émaillé de roug

en relief comme la figure; il est simplement gravé sur

à diverses places; on expli-

que cette singularité par des convenances commerce Ces plaques, faites en fabrique, devaient pouvoir être offertes aux acheteurs qui, par suite de certains scrupules,

n'auraient pas accepté d'images en relief, comme à ceux

| qui avaient des tendances opposées. On réservait donc sur ces plaques le contour du saint et on ne elouait les | figures en relief qu'au fur et à mesure des commandes. | Cette plaque, de forme circulaire dans la partie supérieure, est en cuivre rouge, comme on le voit par le revers qui n’a reçu ni émail ni vernis imitant l’or comme la bor-

dure du côté historié. Notre plaque a 30 cent. de hauteur

sur 16 cent. de large. Sa fabrication date du x siècle.

1705. — Plaque de cuivre émaillé de forme ogivale,

ient

provenant d'un grand reliquaire, sur lequel parais

MONUMENTS

les douze apôtres en haut-relief. La collection possède deux (Voy

:i est figuré saint Jean, caractérisé par la

des plaques de ce reliquaire. numéro suivant). Sur celle

coupe qu'il tient de la main gauche. Par un anachronisme

dont on connait des exemples sur des monuments encore plus anciens que ceux-ci, les apôtres sont représentés ici avec la tonsure. Voyez, entre autres, dans les Vefera mo- LXXVII, une

sur une mosaique de Sainte-

nimenta de Ciampini, t. I, p. 275, pl. ire de saint Philippe tonsuré, Agathe à Rome, Voy

DT, p.

et, partant, plus accessible, l'ouvrage de M° Louis

aussi, Gori, Thesaurus diptychorum

veterum, À. 7, et, pour citer un livre moderne

à Twining,

, à Londre

publié en 1 , sous ce litre : Symbols and

emblems of early and mediwval Christian arts. Cf. pl. LV,

et page 112. Saint Jean est imberbe; il est revêtu d’une tunique et d’un manteau agrafé par une fibule de forme carrée. La figure se détache en haut-relief sur un fond revêtu d’émaux champlevés. L’ornementation consiste en rosaces qui alternent avec des cartouches. Les rosaces, de couleur rouge, sont inscrites dans un carré d'émail blane; et

d'autre emblème qu'une croix d’or, tr

les’ cartouches sont bleus. Rosaces cartouches n'ont

simple dans les

rosaces, historiée dans les cartouches. Sur le cuivre rouge

du revers on distingue des chiffres gravés en creux et qui

doivent avoir

vi de repère pour la disposition de la plaque autour du reliquaire. Ces chiffres sont ici, IV et X. H. 31/cent. LL 410,cent:

1706. — Plaque de forme semblable à celle qui vient

d'être décrite et qui provient certainement du même reli-

quaire. L'apôtre n’a pas ici de s

gnes

caractéristiques qui

puissent le faire reconnaître. Vêtu comme le saint Jean de

dente, Ja fibule de son

la plaque pré manteau est ornée

figure se détache sur un fond revêtu d’émaux champlevés,

d’une fleur de lis; il est d’ailleurs également tonsuré. La

divisés en compartiment

qui affectent deux formes

celle de la rosace à quatre lobes, et celle d'une sorte

d’écusson ou de cartouche dodécagone. Les rosaces portent toutes la fleur de lis d’or héraldique de France en champ d'azur; les cartouches sont alternativement verts et rouges; sur les rouges parait tantôt le lion passant ou léopard d'Angleterre, tantôt un griffon ou lion ailé ; sur les verts,

une fleur de lis au naturel. Sur le revers, on voit des signes

de repère analogues à ceux de la plaque précédente, entre autres le chiffre I et une croix. Les dimensions sont nécessairement les mêmes qu'au numéro précédent. Bois dans

le texte.

Au milieu des symboles de fantaisie qui figurent dans

l'ornementation de l'une de ces m4

nifiques plaques, on reconnait les armes de France et d'Angleterre en abrégé. Ce n'est pas là une circonstance indifférente, car, indépendamment du style et du mode de fabrication qui fixent la date de ces monuments à la fin du xm° ou au commence-

ment du xv° siècle, il est évident que les léopards d’Angle-

DU

terre et les lis de France ne sont réunis ici qu'en souvenir des de distance entre les deux maisons royales. On sait, eu effet, que Ma

deux alliances contractées à moins de dix ans

irite de France, fille de Philippe II, épousa

sous le règne de son frère Philippe le Bel, le roi

Angleterre É

louard I, dont elle était veuve l’an 1307,

et que, dès l'année 1308, Isabelle de France, sa nièce, la

fille de Philippe IV, épousa le roi Édouard II, On voit au

Louvre un coffret dont le travail offre une grande analogi

avec celui de notre reliquaire.

1707. — Plaque de cuivre provenant d'un reliquaire. Le Christ en croix, avec le nimbe crucigère, entre la Vierge et saint Jean. En haut de la branche perpendiculaire de la

croix, la main de Dieu donnant la bénédiction, et le nom du

Seigneur écrit ainsi en deux lignes : IHS XPS. Au pied de

la croix, un mortel sortant du tombeau les mains jointes.

(Voyez au n° 1698 un sujet semblable.) En haut, deux

anges. Le corps tout entier du Christ est en relief; les

autres figures sont gravées à la pointe; mais toutes les

têtes sont en relief. H. 24 cent. L. 11 cent.

1708. — Plaque de cuivre provenant d'un reliquaire. Dans un encadrement en forme de vessie de poisson, le Christ assis, avec le nimbe crucigère, donnant la béné—

diction de la main ,droite et tenant les Évangiles de la

gauche. Aux quatre coins, l'ange et les trois animaux, sym-

boles des quatre évangélistes. En haut, à gauche, l'ange de

saint Matthieu ;

à droite, l'aigle de saint Jean; en ba

gauche, le lion ailé de saint Marc ; à droite, le taureau ailé de saint Luc. H. 22 cent. L. 11 cent. 1

102 COLLECGTION

1709. — Plaque provenant d'un reliquaire de cuivre émaillé, dont elle formait une des faces latérales. Un saint, qui n’a d'autre attribut qu'un livre qui désigne un évan-

géliste ou un apôtre, est représenté debout, les pieds nus,

sous une arcade surmontée de clochetons. La lèle se dé-

tache seule en relief; le corps est seulement gravé à la

nre de décoration a été

pointe etn'est pas orné d'émaux; ce g

ervé pour le fond qui est orné de rinceaux où figurent

le bleu, le vert, le blanc et le rouge. H. 25 cent. L. 12 cent.

On peut rapprocher cette plaque du reliquaire n° 170

annonce le xm'siècle.

travail est très-analogue

1710. — Plaque de cuivre émaillé en forme de vessie de poisson, sur laquelle est représenté Jésus-Christ,assis, donnant

la bénédiction selon le rite latin. Sur le livre qu'il tient «

la main gauche, l'A et l'O; une croix est inscrite dans l’e.

La face, les mains, les pieds et le livre sont indiqués par

des traits noirs qui se détachent sur le fond qui est doré.

ère, les vêtements et le

Le nimbe crucig iége sont en émaux

champlevés de diverses couleurs. Le nimbe et la tunique sont de couleur verte; la croix est formée par des lignes

d'or, remplies de bleu et de blanc. Le manteau est bleu

nuancé de blanc. Le siége est vert nuancé. Le sujet est

renfermé dans une bordure étroite d'émail bleu qui figure

une gloire. H. 15 cent. L. 9 cent.

Cette plaque, dont le revers a conservé la couleur rouge

attribuée à l’école allemande;

du cuivre, parait devoir ètre elle est fort intéressante à étudier à cause des procédés

dive

s qui ont été employés pour sa décoration. Sa date cle

placer à la fin du x siècle.

parait être le xur peut-être même pourrait-on la

1711.— Plaque de cuivre émaillé provenant d’une suite des douze apôtres. Ici on voit seulement saint André et saint Philippe dont on réunit souvent les représentations, parce que les deux apôtres figurent plusieurs fois ensemble dans les Évangiles. Tous deux sont à mi-corps, nimbés; ils tiennent

chacun un volume déroulé sur lequel on lit une inscription

disposée perpendiculairement, une, deux et parfois trois lettres par ligne. Le commencement de la phrase se lit

du côté de saint André :

CELI ET TERRE ET IN (/eri) IHM XPM FILIVM EIVS VNICVM. Les cieux, Jésus-Christ son fi

sont écrits perpendiculairement à côté de leurs représen-

la terre et les enfers (nomment)

unique. Les noms des deux apôtres

tations :

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