BAS-RELIEFS, VASES, ETC
876. — Junon debout diadémée, s'appuyant sur son long sceptre. La déesse est revêtue d’une longue tunique,
par-dessus laquelle elle porte un ample manteau dont des
plis retombants enveloppent le b
gauche et ne laissent nu que le bras droit. Fragment d’un bas-relief de marbre
à Genève. H. 69 e. L. 36 c.
blanc. Travail romain. Acquis
877. — Bacchus couronné de lierre, imberbe, les cheveux flottants sur les épaules, debout, tenant de la main droite un thyrse et s'appuyant de la main gauche sur un
cippe. Une draperie jetée sur les épaules du dieu lai
nue la partie supéri
ure du corps. Le bas des jambes et la partie supérieure du thyrse manquent. Fragment. Marbre blanc. H. 50 cent. L. 20 cent.
Ce fragment, d'un bon travail gréco-romain, doit avoir appartenu à un sarcophage. La forme des cassures ne per-
met pas de penser à un va
se, bien que la pose et l’ajuste-
ment aient un rapport frappant avec le Bacchus qui parait sur le célèbre vase Borghèse, aujourd'hui au Louvre. (Voyez Clarac, Musée de sculpture antique et moderne, 1. Il,
1% part., p. 440, n° 140, pl. cxxx et
de sujets bachiques. Une Bacchante, vêtue d’une longue
.— Fragment d'un puteal, sorte d’autel rond, décoré
robe qui la couvre entièrement, en ne laissant nu que le
sein, fr.
mer en l'honneur
avance vers un autel qui ne se voit pas sur notre
gment et y porte la moitié d’une victime pour la consu-
u dieu. De son bras gauche elle retient
son peplum qui vole au vent au-dessus de sa tête. La pose
de cette figure, qui s'avance avec une légèreté pleine de
grâce, est du meilleur style. On y reconnait celle de la
Bacchante qui parait sur le vase dit de Sosibius que l'on
conserve au Louvre. (Voir Clarac, atlas t. Il, pl. oxxvi, n° 118, texte t. I
rencontre du reste
; P. 409.) Le type de cette figure se avec quelques variantes sur divers mo-
numents de
l'antiquité. On distingue encore sur notre
fragment des vestiges du bras d’une seconde Bacchante qui portait aussi la moitié d'une victime. Marbre blanc. H. 59 e. L. 38 cent.
On ne fera pas ici une dissertation sur le puteal. 11
suflira de rappeler que ce terme dés
ignait primitivement à Rome l’enceinte circulaire en forme de margelle de puits qu'on élevait autour d'un lieu frappé de la foudre. Le puteal de la famille Sceribonia à Rome était célèbre. On
le voit repré
nté sur les monnaies de la famille Scribonia.
Voyez Cohen, Description des monnaies
de la République | romaine, p. 287, pl. xxxvi, n° 2. On peut voir aussi la | représentation d'un pufeal dans les Annales de l’Institut
| archéologique de Rome. Voyez Monument. Vs pl
XVI, texte, année 1846, p. 244.
879. — Fragment d’un vase qui rappelle par la forme, comme par le sujet qui y figure, le célèbre vas
que l’on admire
> Borghèse
aujourd'hui au Musée du Louvre, Une
Bacchante debout apporte une phiale remplie de fruits à un
jeune Faune qui danse le thyrse à la main. La Bacchante est vêtue d’une longue robe ; le Faune est entièrement nu, car sa pardalide qui flotte au vent ne déguise en rien ses formes 53 ce. Ce magnifique morceau de sculpture est gravé sur la planche VII.
élégantes. Travail grec. Marbre blanc. H. 56 ec. L.
On peut comparer le Faune dansant avec celui du vase Borghèse dans l’ouvrage de M. de Clarac, atlas t. II, Impr
sur les
—axxx1, n° 142 et 143. Ce type se rencontre aussi
unées el pierres g
avées antiques.