S. VI
Messe solemneïïe , Je Pape y assiste; un auditeur de Rote annonce rAlleluja,
A la fin des litanies, le Pape vient dans la chapelle avec la chape blanche, et la mitre; arrivé devant l’autel, il quitte, la mitre, et fait la confession avec le Cardinal célébrant à la gauche.
Le célébrant étant monté à l’autel, le baise, et attend que le Pape soit monté sur son tronc; après que les Cardinaux lui ont prêté obéissance, il met * l’encens dans l’encensoir par le ministère du Cardinal prêtre, il encense l’autel; le diacre l’encense; le Pape est encensé par le Cardinal prêtre: le Kyrie ne doit finir, qu’avec l’encensement.
Le célébrant va ensuite au faldistorio , entonne solemncllemcnt: Gloria in excelsis , le choeur continue en musique, tandis qu’on découvre le tableau de l’autel, célèbre tapisserie d’après Raphaël, représentant la résurection du Seigneur; l’on entend l’artillerie du château, le son des cloches, et les
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trompettes de la cavalerie dans la salle royale.
. A’ia fin du gloria, qui anciennement n’était dit que par les évêques à Noël, et à Pâques, le célébrant dit l’oraison, et le sous-diacre chante l’épitre. Un second sous-diacre, auditeur de Ilote, en tunique Manche, accompagné du maître des cérémonies, ayant fait la génuflexion au bas du trône, dit à liante voix: pater sancte , annuntio vofos gaudium magnum, quod est Alleluja ; il baise le pied du Pape, et retourne à la sacristie.
S. Grégoire dit, que ce chant fut introduit à Rome, sous le pontife S. Damase, et qu’il était particulièrement en usage à Jérusalem. Le mot hébreu alleluja , n’a jamais été traduit en aucune langue; on le conserve en grec, en syriaque, en arménien, en latin.
Après qu’on a annoncé au pape ce cantique d’alé- ‘gressc, que l’église, dans le terns de pénitence avait interrompu, le célébrant le chante trois fois élevant chaque fois la voix d’un ton; le choeur répond de même en contre-point faisant la cadence la dernière fois.
Ensuite deux anciens choristes , entonnent le verset confiteminr, et deux autres le trait, l’eglise au milieu de son alégresse, veut donner ce signe de deuil, pour marquer qu’elle célèbre le mistère de la résurection du Sauveur, et non son apparition.
Cependant le Pape met l’encens, le diacre demande la bénédiction, et chante l’évangile selon saint Mathieu, sans cierges allumés,
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Après L'évangile, le Cardinal prêtre encense le Pape pour la seconde fois ; il n’y a ni credo , ni offertoire, ni motiet.
Le célébrant, en allant à Faute!, est béni par le Pape, qui remet l’encens dans l’encensoir, donne la bénédiction à l’eau que lui présente le sous-diacre à genoux en disant: Bénédicité pater sancte. Le diacre après avoir encensé l’autel, encense le célébrant; il accompagne ensuite le premier Cardinal prêtre assistant, qui encense pour la troisième fois le Pape, puis les Cardinaux, et les prélats.
Pendant l’élévation, l’on entend dans la salle royale le son des trompettes de la cavalerie: on cli ante de suite le Bcnedictus , sans agnus Del , sans donner la paix.
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Fin de la messe terminée par les vêpres .
Après la communion , deux choriste commencent les vêpres par l’antienne Alleluja; deux aulres entonnent: Laudate Dominum omnes gentes, que le choeur continué en faux-Bourdon: après le pseaume, les deux premiers choristes répètent l’antienne: on ne dit ni capitule, ni l’hymne, ni le verset; mais le célébrant entonne: Vespere autem sabhati, et les premiers choristes le magnificat , de Luc. Marenzio.
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Pendant le magnificat, le Pape met de nouveau l’encens dans l’encensoir; on le donne au célébrant; il encense l’autel, et il est encensé par le diacre; le premier Cardinal prêtre encense le Pape, comme à l’ordinaire. Le diacre après avoir encensé le Cardinal, et les deux diacres assistans, commence à encenser le S. Collège: on ne chante le gloria patri, que lorsque l’encensement est fini; le diacre •s’arrête au milieu du choeur, baissant la tête jusqu’au sicut erat, pendant le-quel en encense les Cardinaux diacres. Après l’encensement, le choeur répète l’antienne. Lorsque le célébrant a lu l’oraison, le diacre chante: Ite missa est, Alleluja, Alleluja : le choeur répond en musique : Deo gratias, Alleluja.
Le Pape donne la bénédiction ordinaire, et le célébrant annonce l’ indulgence de trente ans ; il va à la salle des ornemens pour quitter la chape, prendre la calotte, l’étole, et la mozzetta de damas blanc, qu’il porte jusqu’au samedi in Albis.
Les Cardinaux se retirent dans la salle royale, et au lieu de mettre la mantelletta et la mozzetta violette, qu’ils ont porté en venant, ils les mettent rouges.
Les étrangers ont coutume d’aller à 21 heures, entendre la grande messe de Pâque chantée par l’évêque arménien, assisté de tous ceux de sa nation, à sainte Marie égyptienne à ponte rotto. Après les XII leçons que l’évêque chante avant les ministres;
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au son des plaques de laiton et des clochettes, 1 on accompagne diverses parties du pontilical, le Sanctus , la consécration , l’élévation, qui ne se fait qu’après l’oraison dominicale , les doubles bénédictions , dont la première a lieu avant la consommation d’une partie de l’hostie et du calice; et la seconde, avant de consommer l’autre moitié, après la communion du clergé, et du peuple; les Séraphins, les clochettes ne cessent d être agités.
Après le dimanche in Albts , à dix heures du matin , F évêque chante aussi une messe solemnellc en l’ honneur de sainte Marie égyptienne, et à 3 h. les vêpres ; ainsi que le quatrième dimanche après la Pentecôte, le jour de la fête de St. Grégoire illuminateur , au son des Séraphins, des plaques, et des clochettes.LeP.D. Montfaucon décrit ainsi ces rits dans le diaire italique: Armenorum oflicio semel interfui. Jnitium ductum fuit a processione, quant a vestibulo eaeptam proximo altare ad canccllos absolverunt, instrueti autern erant vasis aeneis, argenteisque, quorum quaedam cymbalorum veterem formant haud male referebant, et plcrumque inter cantandum vehementi sonitu concrepabant aéra, ut obtunderent entres. Aéra dodonaea dixisses. Dum vero ad certas voces vénérant, geminabant strepitum. Deinde cum liturgia celebraretur , duo ministri cum instrumentis quibusdam ultro citroque aderant. Instrumentorum forma isthaec. Oblongo baculo adaptata est tabella aenea rotunda, cujus circulas tintinnabulis ae-
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nets permultis instructus est . Cum hisce porro instruments ad aures episcopi strepitum edebant . Erat cum validius insonar ent , ad certàs videlicet litur giae partes , instrumenta autem hujusmodi moi p pimotcc graeci nuncubabant.
Aujourd’hui les prêtres vont bénir les maisons, les commestibles , et surtout les oefs de pâques, que l’on mangeait avec plaisir pendant ces fêtes, parce qu’ils étaient ancienemment défendus pendant carême»