‹ Description des collections d'antiquités conservées à l'Hôtel LambertChapitre 26 sur 128 · Voy. Pindar. Pyth., IV, 457 sqq · texte numérisé non relu

Voy. Pindar. Pyth., IV, 457 sqq

4. Monuments inédits de l’Inst. arch., vol. IV, pl. liv-lvii. — Arch. Zeitung, 1850, pl. xxiii et xxiv. — Ce magnifique vase est conservé au Musée de Florence. Voyez supra, p. xxxvn.

INTRODUCTION

lui

Il existe une série de vases à peintures noires d’un style particulier et affecté, où tous les personnages sont d’une forme grêle et maigre. La plupart du temps on ne sait quels sujets on a voulu représenter : on y lit rarement des inscriptions et il semble qu’on n’a eu en vue que de retracer des sujets empruntés à la vie privée ; on est tenté toutefois de chercher un sens mythologique à ces compositions qui sont soignées jusque dans les moindres détails.

Sur quelques vases à peintures noires, on trouve déjà les voyelles longues H et ü admises par les Athéniens dans les actes officiels après l’archontat d’Euclide (olympiade xciv, 2, av. J.-C. 403), mais qui déjà longtemps auparavant avaient été introduites dans l’alphabet grec par le poète Simonide1.

Les vases de travail étrusque à peintures noires sont des imitations grossières des produits de l’art hellénique. La terre en est lourde, souvent la cuisson a manqué, les couleurs sont appliquées sans soin, le dessin des figures montre une grande maladresse, surtout quand l’artiste a voulu représenter des sujets nationaux, pour lesquels il manquait de modèles. Cependant il y a des vases véritablement étrusques, d’un travail soigné; ce sont des amphores enrichies de peintures de diverses couleurs, imitant les compositions d’ancien style, à zones d’animaux qui encadrent des sujets mythologiques. Plusieurs vases de cette espèce montrent des réunions de divinités et de héros, dans lesquelles paraissent aussi des génies ailés ; il n’est guère possible de rattacher ces sortes de sujets à quelque mythe connu. On dirait que les artistes étrusques prenaient des figures dans plusieurs compositions qui n’avaient aucun rapport les unes avec les autres, et y introduisaient des emprunts faits à leurs conceptions religieuses, par exemple des génies et des animaux monstrueux. Presque toutes ces poteries viennent de la nécropole de Vulci.

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