GENRE III
PARMOPHORE. Parmophorus.
Caractères génériques. Coquille oblongue, subparallélipipède, un peu convexe en dessus, rétuse aux extrémités , échancrée antérieurement par un léger sinus, et ayant en dessus, vers la partie postérieure , une petite pointe apiciale , inclinée en arrière ; face inférieure légèrement concave.
Testa oblonga, subparallelipipeda, supernè convexiuscula, extremitatibus retusa, anterits sinu parvulo emarginata ; mucrone apiciali minimo, retrorsüm inflexo , versùs partem posticam; interna facies testæ læviter concava.
L'animal a le corps rampant, fort épais, cblong-ovale, un peu pluslarge postérieurement, obtus aux extrémités, muni d'un manteau, dont le bord fendu, en avant, retombe verticalement tout autour, et est couvert plus ou moins par une coquille en forme de bouclier; tête distincte, placée sous la fente du manteau, portant deux tentacules coniques, contractiles; deux yeux presque pédiculés, placés à la base externe des tentacules; bouche en dessous, cachée dans un entonnoir lron-
DES COQUILLES FOSSILES. 13 qué obliquement; cavité branchiale s'ouvrant antérieurement et derrière la tête par une fente transversale , et contenant les branchies constituées par deux lames pectinées et saillantes ; orifice de l'anus dans la cavité des branchies.
Avant de connaître l'animal du Parmophore, il était raisonnable de placer sa coquille parmi les Patelles ; et avant d'avoir les caractères que l’on a pu tirer de sa connaissance parfaite, on devait regarder l'opinion de Montfort qui avait fait le genre Scutus depuis 1810, comme un trait hardi, ou comme un sentiment exquis des rapports, ce qui n’est donné qu'aux profonds observateurs. Mais comme Montfort a montré dans bien des circonstances qu'il n'était que hardi, il est bien à penser que c’est ce seul sentiment qui l’a encore dirigé ici dans la formation de ce genre. M. Cuvier, dans une note placée à la page 452, tome 2, du Règne Animal, fait pressentir que le genre de Montfort devra sans doute être conservé; et ces opinions ont élé pleinement justifiées par les observations de M. Blainville , qui ne laissent plus aucun doute sur le genre et la famille où on doit le placer. Il se range parmi les Calyptraciens, et doit commencer la série des coquilles échancrées ou percées au sommet, dont les animaux ont beaucoup d’analogie ; et si l'on établit parmi eux deux divisions qui comprennent ceux qui sont symétriques dans une première , et ceux qui sont irréguliers dans une seconde, le Parmophore devra se placer en tête de la première de ces divisions; ce genre, jusqu’à présent, est resté composé d’un très-petit nombre d'espèces, que M. Blainville a citées dans le Bulletin des Sciences, février 1817, et que M. Lamarck a reproduites dans le Système des animaux sans vertébrés (tom. 6 , deuxième part., pag. 5 ). Il n’y en a que deux espèces fossiles aux environs de Paris.