FusEAU cosTULÉ. Fusus costulatus. Lamk
PI. LXXV, fig. 16, 17.
F. testd ovato-oblongd, buccineiformi, ventricosd, longitudinaliter costatä, transversim sulcatä; anfractibus brevibus, conveæxis ; ultimo anfractu ventricoso , spird breviore, caudä brevi terminato; aperturd ovatd, labro incrassato, intüs denticulato.
Lamk., Anim. sans vert., tom. 7, pag. 135, n. 7.
Idem, Enc., pl. 428, fig. 3, a, b.
Fusus polygonatus, Brongn., Terr. calc. trap., p. 73, pl. 4, fig. 4, a, b.
Localites : Beyne, Grignon, Betz, C. G.
Coquille ovale-oblongue, ayant beaucoup plus l'apparence d’un Buccin que d’un Fuseau. Sa spire est un peu plus courte que le dernier tour et se compose de neuf tours fort étroits, très-convexes, sur lesquels sont disposées assez régulièrement dix ou onze côtes longitudinales, un peu obliques, sur lesquelles viennent passer des sillons transverses, réguliers, presque égaux, et entre lesquels on voit dans la plupart des individus quelques stries obsolètes, longitudinales et transverses. Le dernier tour estglobuleux; à sa partie supérieure on remarque deux ou trois sillons transverses, plus gros et plus écartés que les autres. Les côtes longitudinales se continuent jusque sur le dos du canal terminal; ce canal est extrêmement court, et s'il se terminait par une échancrure un peu plus profonde, la coquille entrerait alors sans difficulté dans le genre des Buccins. L'ouverture est ovale-oblongue ; elle n’est point anguleuse à sa partie supérieure, et elle se termine inférieurement en un canal très-court, profond et largement ouvert. La columelle est peu courbée dans sa longueur; vers la partie supérieure du bord gauche se montrent quelques petites rides irrégulières. Le bord droit ést très-épaissi en dedans; un peu au-dessous de sa jonction à l'avant-dernier tour on remarque une petite dépression latérale, comparable à l’échancrure de certains Pleurotomes. Sur l’épaississementintérieur, des dentelures aiguës et saillantes sont disposées régulièrement.
Dans son Mémoire sur les terrains calcaréo-trappéens du Vicentin, M. Brongniart a donné le nom de Fusus polygonatus à une coquille qui a la plus grande ressemblance avec celle-ci et qui en est tres-vraisemblablement une variété peu importante. Cette opinion, que nous émettons sur la ressemblance de l'espèce de M. Brongniart avec celle-ci, se trouverait confirmée par ce quil dit: « Elle se trouve également dans le bassin de « Paris et dans le Vicentin. ”
Cette coquille, commune, est longue de trente-cinq millimètres et large de vingt.
Mon cabinet.