‹ Description des coquilles fossiles des environs de Paris (volume 2)Chapitre 528 sur 678 · GENRE LI · texte numérisé non relu

GENRE LI

ROSTELLAIRE. Rostellaria.

Caractères génériques. Coquille fusiforme ou subturriculée, terminée inférieurement par un canal en bec pointu; bord droit entier ou denté, plus ou moins dilaté en aile avec l’âge, et ayant un sinus contigu au canal.

Testa fusiformis vel subturrita, basi desinens in canalem rostrum acutum simulantem; labrum integrum vel dentatum, plus minusve ætate dilatatum ; lacund canali contigud instructum.

La plupart des naturalistes du seizième siècle, tels que Rondelet, Gesner, Aldrovande, connurent quelques espèces appartenant à ce genre, et leur donnèrent une dénomination indiquant la forme de la coquille. Gesner est le premier, à ce qu'il nous semble, qui ait fait connaître le Rostellaria curvirostris, connu dans le commerce sous le nom de Fuseau de T'ernate. Depuis cette époque ces coquilles ont été mentionnées par la plupart des auteurs, et rapprochées des Strombes, avec lesquelles elles ont en effet une analogie incontestable. En créant son genre Strombe, dont Lister avait préparé les matériaux, Linné y comprit le petit nombre d'espèces de Rostellaires que l’on connaissait alors. C’est à Lamarck que l’on en dut la séparation, et ce genre a en effet des caractères suflisans pour être bien distingué des Strombes. Dès la création de ce genre, Lamarck le mit constamment en rapport avec celui des Strombes. Il fut en cela imité par tous les auteurs, à l'exception de M. de Férussac et de M. de Blainville, qui ont

référé le mettre dans le voisinage des Fuseaux.

Les Rostellaires sont des coquilles marines dont on ne connaît encore qu'un petit nombre d'espèces vivantes ou fossiles. Toutes les espèces sont remarquables par leur forme; la spire est généralement alongée, et le bord droit de l’ouverture tantôt largement dilaté en forme d’aile demicirculaire, sans découpures, et tantôt découpé en digitations plus ou moins larges et dont le nombre est variable. L'ouverture est petite, et la base se termine en un canal plus ou moins alongé, selon les espèces, pointu à son extrémité et très-superficiel, de sorte que, si ce n’était par analogie, on pourrait croire que ces coquilles n’appartiennent point à des Mollusques terminés antérieurement par un syphon. La plupart des Rostellaires offrent ce caractère particulier d’un canal étroit et assez profond, remontant le long de la spire jusqu'au sommet, où il s'infléchit quelque-

fois pour redescendre du côté opposé.

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