‹ Description des coquilles fossiles des environs de Paris (volume 2)Chapitre 530 sur 678 · ROSTELLAIRE COLOMBAIRE. Aostellaria columbaria. Lamk · texte numérisé non relu

ROSTELLAIRE COLOMBAIRE. Aostellaria columbaria. Lamk

PI. LXXXIIL, fig. 5, G.

R. testä fusiformi, turrit4, lævigatä, apice acutd; labro in alam sursüm Jfalcatam pronato et parte internd suprà spiram decurrente; rostro longiusculo, recto, acuto.

Knorr, Pétrif., t. 2, pl. 102, fig. 1.

Strombus fissura, Bull. des sc., n. 25, fig. 4.

Rostellaria columbaria, Lamk., Ann. du Mus., tom. 2, pag. 220, n. 2.

Idem, An. sans vert., t. 7, p. 195, n. 5.

Nob., Encycl. méth., Vers, t. 3, p.910, n. 5, pl. 411, fig. 2, a, b.

Sow., Gen. of Shells, fig. 2.

Localités : Grignon, Parnes, Mouchy, Houdan, C. G.

Cette Rostellaire a quelque analogie avec le Macropière; mais l'aile du bord droit ne se joint jamais à la spire dans toute sa longueur, et elle pré-

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sente d’ailleurs des différences qui la caractérisent suffisamment comme espèce. Cette coquille est alongée, turriculée, fusiforme; sa spire, conique et pointue, est formée de treize à quatorze tours simples, aplatis, continus, dont le dernier, plus ventru que les précédens, est prolongé à la base en un canal étroit et pointu, assez alongé dans les individus bien entiers. Toute la surface extérieure de la coquille est lisse; elle est presque partout recouverte d’une couche vernissée qui cache les stries d’accroissement dont elle est munie. L'ouverture est rétrécie, ovale-oblongue; elle se prolonge à son extrémité supérieure en un canal étroit, qui monte jusqu'au sommet de la spire et redescend du côté opposé. Ce canal est formé de deux lèvres courtes: l’une, interne, plus épaisse, est produite par la continuation de la callosité columellaire; l’autre, externe, est une dépendance du bord droit; celui-ci est tres-dilaté, fort mince; il s'élève au niveau de l'avant-dernier tour et se prolonge latéralement en un lobe aplati, relevé, fort aminci; la base de ce bord droit offre une échancrure superficielle et assez large, qui indique l’origine du canal de la base.

Les grands individus sont longs de quatre-vingt-dix-huit millimètres.

Mon cabinet,

3. RosrELLAIRE FISSURELLE. Rostellaria fissurella. Lamk. PI. LXXXIII, fig. 2, 5, 4; pl. LXXXIV, fig. 5, 6.

R. testä turritä, longitudinaliter costulatd; costellis dorso acutis; labro supernè in carinam fissam usquè ad apicem decurrente ; rostro brevi, acuto.

Strombus fissurella, Linn., Syst. nat., p. 1212; Gmel., p. 3518, n. 28; Schrôt., Einl., t.1, p. 444.

Brand., Foss. hant., pl. 1, fig. 28, 29.

Petiv., Gaz., tab. 73, fig. 7, 8.

D'Argenv., Conch., pl. 20, fig. 2.

Fav., Conch., pl. 66, fig. m 5.

Mart., Conch., t. 4, tab. 158, fig. 1498, 1490.

Encyel., pl. 412, fig. 3, a, .b.

Rostellaria lucida, Sow., Min. conch., pl. 91, fig. 1,2, 3.

Rostellaria rimosa, idem, pl. 01, fig. 456.

Rostellaria fissurella, Lamk., Ann., pag. 221, n. 3.

Idem, Anim. sans vert., pag. 196, n. 6,

Nob., Encycl. meth., Vers, t. 3, p. 910, n. 6.

Sow., Gen. of Shells, fig. 4.

Dillw., Cat., t: 2, p. 672, n. 31; Strombus fissurella.

Localités : Grignon, Parnes, Mouchy, Courtagnon, C. G.; Senlis, G.M.I'; Valmondois, G. M.S.; à Valogne et dans l'argile de Londres.

Il est survenu quelques changemens importans dans la synonymie de cette espece, et il est bon de les signaler. Linné, en insérant cette coquille dans sa douzième édition, la donne comme vivant dans l'océan des Indes orientales, et sa courte description se rapporte fidèlement aux caractères de la coquille fossile. On doit se demander si Linné n'aurait pas eu en vue un petit Strombe vivant (Strombus cancellatus, Lamk.), qui a une tresgrande ressemblance avec la coquille fossile. Linné a-t-il confondu sous un même nom le Strombe vivant et la Rostellaire fossile? ou bien lui aurat-on donné comme vivante une coquille fossile qui en avait l'apparence? Nous serions plus porté à croire la seconde supposition que la premiere, parce que les caractères donnés par Linné conviennent tous à l'espèce fossile et ne peuvent tous s'appliquer à la vivante. Les auteurs qui ont suivi Linné, comme Martini, Schrôter, Gmelin, Dillwyn, etc., ont répété que la coquiHe était vivante, et ils ont compris dans leur synonymie l'espèce fossile des environs de Paris, dont l’analogue vivant n’est point connu; il est bien à présumer que pour eux ils ont confondu deux espèces, le Strombe et la Rostellaire. Cette confusion était d'autant plus naturelle de leur part que, réunissant dans un même genre les Strombes et les Rostellaires, ces auteurs auront peu fait attention à la présence ou à l'absence dans ces coquilles de la sinuosité du bord droit, qui place l’une dans les Sirombes, et l’autre dans les Rostellaires.

Coquille des plus commune aux environs de Paris, et qui, présentant quelques variétés aux environs de Londres, a reçu Te M. Sowerby deux noms différens. Cette coquille est alongée, turriculée; sa spire, longue et pointue, offre treize ou quatorze tours plissés longitudinalement, et est ordinairement ornée de stries transverses plus ou moins nombreuses, selon les individus. Le dernier tour est fort court; il est conique à la base, où il se prolonge en un bec droit et pointu. L'ouverture est fort petite, ovaleoblongue; le canal supérieur qui la prolonge remonte entre deux lèvres assez épaisses jusqu'au sommet de la spire, et se renverse quelquefois du côté opposé dans une grande partie de son étendue. Le bord droit est à peine dilaté : il est simple, un peu épaissi et faiblement renversé en dehors; à sa base se montre une échancrure large et peu profonde, très-semblable

à celle que nous avons remarquée dans les autres espèces du même genre. La columelle est oblique, arrondie et garnie, dans toute sa longueur, d’un bord gauche, épais et calleux, qui se continue supérieurement à la lèvre, qui forme une des parties du canal supérieur.

Les grands individus ont quarante-cinq millimètres de longueur.

Mon cabinet.

4. ROSTELLAIRE A LÈVRE épaisse. Rostellaria crassilabrum. Nob. PI LXXXIV, fig. 2, 5, 4.

Li testä oblongä, acutä; spird ultimo anfractu longiore; anfractibus convexiusculis, tenuè plicatis, basi tenuissime striatis; aperturd ovatd, angustd ; labro crasso, simplici, in fissuram brevem terminato; rostro brevi, recto, acuto.

Rostellaria labrosa, Sow., Gen. of Shells, fig. 5.

Localité : Monneville.

Espèce très-voisine de la précédente : elle en a à peu près la forme ; elle est alongée, subturriculée; sa spire, très-pointue, est composée de huit à neuf tours légèrement convexes et chargés d’un grand nombre de petits plis longitudinaux, traversés à la base du dernier tour de stries tresfines, dont les dernières remontent jusque sur le ventre du dernier tour; ce dernier tour se prolonge à la base en un bec court et pointu. L’ouverture est très-petite, ovale-oblongue; la columelle, simple et faiblement arquée, est garnie dans sa longueur de callosités assez épaisses; le bord droit est très-épais, faiblement dilaté, renversé en dehors; ce bord, ainsi que la callosité de la columelle, remonte le long de la spire, sans jamais parvenir jusqu’au sommet; il s'arrête ordinairement à la suture de l’avantdernier tour : c’est dans l'épaisseur de ce prolongement que l’on trouve un petit canal tres-étroit et tres-profond, dont le commencement forme l'angle supérieur de l’ouverture.

Cette coquille est plus rare que la précédente; elle a trente-cinq millimètres de long et quinze*“de large.

Nous connaissons une variété dans laquelle les stries transverses se montrent sur toute la surface.

Mon cabinet.

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