‹ Description des coquilles fossiles des environs de Paris (volume 2)Chapitre 598 sur 678 · GENRE LXII · texte numérisé non relu

GENRE LXII

OVULE, Ovula.

Caractères génériques. Coquille bombée, atténuée et subacuminée aux deux bouts, à bords roulés en dedans; ouverture longitudinale, étroite, versante aux extrémités, non dentée sur le bord gauche.

Testa turgida, utrinque attenuata, subacuminata; marginibus convolutis. Apertura longitudinalis, angusta, ad extremitates effusa; margine sinistro vel columellari edentulo.

Lister, dont nous avons eu si souvent occasion de citer les travaux avec éloge, peut être regardé comme le créateur du genre Ovule; car il en rassembla les six espèces connues de son temps, en forma un petit groupe, qu'il mit à la suite des Porcelaines, et qu'il fait suivre des Bulles. Gualtieri, tout en séparant quelques-unes des espèces de Lister en un groupe particulier, en confondit quelques autres parmi les Porcelaines; son genre est par conséquent beaucoup moins naturel. Linné ne tint guère compte de ces premières tentatives; il plaça quelques Ovules au nombre deses Porcelaines et toutes les autres parmi ses Bulles. Il est fâcheux, sans aucun doute, que Linné n'ait point imité Lister. Bruguiere fut le premier qui, dans les planches de l'Encyclopédie, proposa de nouveau la séparation des coquilles dont il s'agit, et en fit le genre Ovule, adopté ensuite par tous les auteurs. Bruguiere, imitateur de Lister, mit comme lui les Ovules à côté des Bulles. Ces rapports étaient défectueux; Lamarck le sentit, et, dès ses premiers travaux, les améliora, en portant les Ovules dans le voisinage des Porcelaines et des Olives. Le genre, aussi bien que ses nouveaux rapports, furent conservés par tous les auteurs sans qu'ils fussent appuyés sur la connaissance des animaux. On supposait, avec juste raison, la ressemblance de l'animal des Ovules avec celui des Porcelaines. MM. Quoy et Gaimard rapportèerent de leur premier voyage de circumnavigation l'animal de l'Ovula oviformis ; ils le firent représenter à côté de celui du Cypræa tigris, et M. de Blainville, qui se chargea de l'examen de ces mollusques, confirma leur analogie : cette analogie est même si grande, que la suppression du genre Ovule pourrait être regardée comme sa conséquence naturelle. I] est à désirer, cependant, avant de faire définitivement la fusion des deux genres, d'examiner l'animal desOvules terminées par de longs prolongemens, telles que l'Ovula volva, par exemple. Il serait possible, en effet, que l’on

trouvât plus de différence entre cette espèce et l’oviformis, qu'entre cette oviformis et les Porcelaines.

On ne connaît encore qu’un petit nombre d’espèces appartenant au genre Ovule. Lamarck en a indiqué douze vivantes; mais M. Sowerby, dans son Genera conchyliorum, qui, malheureusement, ne se continue pas,ena inscrit vingt-cinq espèces, parmi lesquelles plusieurs sont très-remarquables par leur forme. Les espèces fossiles sont moins nombreuses; quelques - unes appartiennent aux terrains subapennins, quelques autres se rencontrent dans les faluns de la Touraine, nous en connaissons seulement deux dans le bassin de Paris, et il est à présumer que l’une d'elles n'appartient pas au genre.

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