NAUTILE Z1G-ZAG. Nautilus zigzag. Sow
PL. Cf, 3.
NN. testd discoided, ventricosd, lævigatd; umbilicis clausis ; siphone ventrali, magno ; septis utroque latere, profundè sinuosis; sinu angusto, acuto.
Nautilus zigzag, Sow., Min. conch., pl. 1, fig. 4.
Nautilus Deshaysi, Koning, Bull. de la soc. géol. de France, t.5, p. 437.
Localités : Houdan, les environs de Rétheuil, les argiles de Londres en Angleterre, et celles de Boom en Belgique.
M. Basterot, dans son mémoire sur les fossiles des environs de Bordeaux, a signalé à l'attention des naturalistes, sous le nom de Nautilus aturi , une espèce que l'on rencontre assez fréquemment aux environs de Dax, et à laquelle M. Defrance, antérieurement , avait donné le nom de Nautilus Deshaysii dans le Dictionnaire des sciences naturelles. Ayant pu examiner la coquille de Dax, et la comparer avec celle des environs de Paris, ainsi qu'avec celle de Belgique et d'Angleterre, nous avons trouvé, entre les individus de ces trois dernieres localités et ceux de Dax, des différences assez considérables, capables, si ce n’est de former deux espèces, du moins de les séparer comme deux fortes variétés d'un même type. Nous ne mentionnons dans la synonymie de l'espèce du bassin de Paris que ce qui s'y rapporte exactement, les autres citations appartenant à la variété de Dax. Par un principe dont nous chercherons toujours à faire exactement l'application, nous avons dù rendre à cette espèce le nom qui lui fut imposé par M. Sowerby le père, depuis 1812, dans la première livraison du Mineral conchologr.
Par sa forme générale, cette coquille a beaucoup d’analogie avec le Nautilus pompilius ; elle est cependant un peu plus ventrue, et c’est cette forme arrondie qui la distingue aussi de la variété de Dax, laquelle est comprimée latéralement.
Dans l'espèce qui nous occupe, le siphon est grand, infundibuliforme, et il perce les cloisons sur la ligne médiane et ventrale, position tout-à-fait différente de celle des Nautiles proprement dits. Lorsque l’on détache ce siphon, on voit qu'il appartient tout entier aux cloisons qu'il perce, et qu'il est seulement soutenu par le tour de la spire, et non complété par lui. Les cloisons sont régulièrement espacées ; elles sont concaves, et lorsqu'elles sont dénudées du têt qui les enveloppe, on les voit s'infléchir profondément de chaque côté en un angle triangulaire fort aigu et à base étroite. Lorsque la cloison et le têt sont entiers, on voit que cette inflexion est due à un enfoncement infundibuliforme de la cloison ; enfoncement qui, pendant la vie de l'animal, correspondait probablement à une digitation latérale du muscle d'attache. N'ayant vu jusqu'a présent que des individus mutilés de cette espèce, nous ne sayons quelle était la forme de l’ouverture, quoiqu'il soit possible de la deviner cependant par les stries d’accroissement. D'après les fragmens décrits par M. de Koning et venant de la Belgique, cette espèce aurait eu une taille au moins égale à celle du Vautilus pompilius.
2. NauTILE DE Lamarcx. /Vautilus Lamarcki. Nob. ja Ole 6 du à
NN. testd suborbiculari, discoided; umbilicis obtectis ; septis simplicibus , lateraliter undulatis, in medio siphone minimo perforatis.
Burtin, Oryct. de Bruxelles, pl. 14 ?
Localités : Grignon, Parnes, Courtagnon.
Il est probable que c’est cette espèce que Lamarck a rapportée au Vautilus pompilius, la prenant pour son analogue fossile : elle a, en effet, beaucoup de ressemblance, quant à la forme générale, à la grandeur et à la disposition de l'ombilic; mais dans l'espèce vivante les cloisons ont un bord simple, tandis qu'ici elles ont une double sinuosité fort remarquable. L’espece fossile se distingue encore par la position du siphon un peu plus postérieure, et par son diametre, qui est beaucoup moindre. On rencontre assez fréquemment, dans les localités que nous venons de citer, de petits fragmens de cette espèce, et on les reconnaît facilement à leur nacre brillante, qui a conservé tout son éclat. Le seul individu un peu entier, connu, appartenait à la collection de M. de Courtagnon, et nous ne savons actuellement dans quelles mains il a passé. Nous avons fait représenter le moule intérieur de cette espèce, trouvé par nous-même dans les carrières ouvertes au bas de Chaillot, pour les fondations du palais projeté pour le roi de Rome.
3. NauTILE oMBizicar. /Vautilus umbilicaris. Nob. PI. XCIX, fig. 1, 2.
N. testà discoided , inflatd , magnd , incrassatd , utroque latere profundè umbilicatd; umbilicis plus minusve angustis; septis simplicibus, in medio siphone mediocri perforatis.
Localités : Parnes, Chaumont, Rétheuil, les environs de Soissons.
Il est assez facile de reconnaître cette espèce, même d'apres des fragmens, lorsqu'ils proviennent du dernier tour, et qu'ils montrent la profondeur de l'ombilic. C'est à l’aide de plusieurs de ces fragmens que nous avons pu d'abord nous faire une idée de l'espèce; leur épaisseur et la grandeur de leur courbure nous ont depuis long-temps convaincu que dans cette espèce les vieux individus devaient avoir une taille deux fois aussi grande que celle du Vautilus pompilius. Depuis un petit nombre d'années, nous avons pu nous convaincre que cette espèce devenait, en effet, fort grande; nous en avons acquis deux moules
incomplets à la vente de feu M. Petit, de Soissons. L'un de ces moules, le plus complet, mais le plus petit, a plus de vingt centimètres de diamètre. Depuis, nous avons eu occasion de voir un individu presque entier, ayant son têt bien conservé, dans la collection de M. l'Évesque, amateur et savant distingué, dont nous avons eu déjà occasion de signaler le zèle à la reconnaissance des naturalistes.
Le Nautile ombilical est une grande coquille discoïde, à dos tres-convexe, ayant l'ouverture grande, épaisse en ses bords, surtout dans les parties qui avoisinent l'ombilic. Cet ombilic est plus ou moins élargi, selon les individus: il est étroit dans ceux de Soissons et de Rétheuil; il est plus large dans ceux de Parnes. Dans ces derniers on peut voir facilement dans son intérieur toutes les circonvolutions de la coquille. Les cloisons sont simples, très-concaves, et elles sont percées , vers le centre, d’un siphon proportionnellement plus gros que dans l'espèce vivante et dans le Nautile de Lamarck.
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