SEPTEMBRE
le sillon antérieur, quoique très léger, n’est pas absent, et le rétrécissement postérieur, bien que peu sensible, est cependant manifeste. On distingue à la face supérieure des tubercules très petits, très écartés, accompagnés de granules rares et d’une grande finesse. La taille est très forte, cependant j'ai vu des exemplaires du Collyrites ovulum presqu'aussi longs, mais je n'en ai vu aucun qui fut aussi large. Sa forme générale rappelle tout à fait celle du Dysaster hemisphaericus, À Gras, (transféré plus tard dans les Æchinocorys, espèce bien mal connue), mais il y avait certainement un léger sillon antérieur. Ce n’est donc qu'avec doute que je rapproche du Coll. ovulum, cet exemplaire, qui ne saurait être déterminé correctement en l'absence de matériaux plus parfaits, mais qui, cependant, est intéressant et mérite d'être signalé.
Localité.— Mexilhoeira.
Étage hauterivien.
Localités en dehors du Portugal. —Censeau, (Jura). Fontanil (Isère), etc. Mont Salève. France.—St Croix (Vaud), Landeron, la Chaux de Fonds (Neuchatel), etc. Suisse. —Teutoburgerwald, Hanovre.—Hadjar-Roum, Djebel-Onach. Algérie.
Étage hauterivien.
HOLASTIEIE spec-
Les Holaster sont fort rares dans les terrains crétacés du Portugal. Je n’en connais que trois exemplaires qu’il ne m'a pas été possible de déterminer spécifiquement, parce qu'ils sont trop incomplets, mais, que, cependant, je n’ai pas voulu négliger entièrement.
1.2 (PI. XV, fig. 2). Exemplaire entièrement écrasé, sa longueur actuelle est de 30 mill.
L'appareil apical est assez compacte; les pores génitaux sont peu écartés, le corps madréporique, petit, en occupe le centre, les plaques ocellaires postérieures sont fort en arrière.
Les ambulacres sont conservés. L'impair est logé dans un sillon qui ne parait pas avoir été profond; ses zones porifères sont composées de petits pores allongés, égaux entre eux, disposés par paires très régulièrement écartées. Les ambulacres antérieurs pairs, étroits, et relativement courts, ont leurs zones porifères composées de pores allongés, relativement assez longs, les externes un peu plus que les internes: les deux zones porifères sont égales, la postérieure plus arquée que l’antérieure : elles s’écartent régulièrement l’une de l’autre depuis l’origine à l'extrémité; l’espace interporifère a une largeur un peu supérieure à deux fois celle d’une zone porifère. Ambulacres postérieurs moins divergents que les antérieurs pairs, étroits et fort courts, ne comptant guère qu'une vingtaine de paires de pores semblables à celles des ambulacres antérieurs.
Cette espèce diffère tout à fait de l’Holaster intermedius, Dubois, par ses pores bien plus allongés. Comme je ne puis juger des autres caractères il m'est impossible de déterminer cet individu avec une correction suffisante. Il appartient à une espèce nouvelle, mais je ne saurais la caractériser d'une manière assez précise avec ce seul exemplaire si incomplet.
Localité.— Cap d'Espichel.
Hauterivien.
2,9 Petit individu dont la longueur était, approximativement, de 20". La face supérieure seule est en partie conservée, le reste est détruit. Les ambulacres ressemblent beaucoup à ceux de l’espèce précédente, et il se pourrait que cet individu lui appartint aussi.
Localité.——Ribafria (Ericeira).
Urgonien.
3. (PI. X, fig. 3). Individu très incomplet qui a une longueur de 26 mill. Le sillon antérieur, visible sur le bord antérieur, l’échancre très peu, et était peu profond. On ne voit que l’extrémité des ambulacres antérieurs dont les zones porifères sont composées de petits pores presque arrondis. Cet individu appartient probablement à l’Holaster intermedius, mais il est trop incomplet pour permettre une détermination spécifique.
Localité.—Mexilhoeira.
Hauterivien, Calcaire à Crioceras.
ENALLASTER DELGADOI, P. de Loriol PI. XVI, fig. 14
Synonymie
Enallaster Delgadoi, P. de Loriol, 1884. Notes sur les Echinodermes, I, Recueil zool. Suisse, t. 1, p. 619, pl.
34, fig. 1-4.
Enallaster Delgadoi, P. de Loriol, 4887. Notes sur les Echinodermes, IL, Recueil zool. Suisse, t. 1v, p. 377, pl. 16, fig. 4-5. | Dimensions LOMME 5000000 d000v0b6o00000d00natsesdereste ces 20 à 45 mill. MATCeURMDATADDONIAMANONLUEURE EEE EE Er CE ECC 0,87 à 0,95 Hauteur, par rapport à la longueur.................... 0,55 à 0,67
Test cordiforme, arrondi et échancré en avant, tronqué en arrière. La largeur qui, en général, est considérable, relativement à la longueur, à son maximum un peu en arrière de l'extrémité des ambulacres antérieurs pairs. La troncature de la face postérieure, plus ou moins large, est tourours verticale. Face supérieure plus ou moins èlevée, parfois assez déprimée, souvent aussi assez jenflée; elle est légèrement déclive en arrière, et plus rapidement en avant à partir de l’apex, qui est excentrique en arrière sans l'être fortement. L’aire interambulacraire postérieure impaire est légérement carénée dans les exemplaires renflés. Face inférieure convexe, un peu déprimée autour du péristome, assez renflée sur le plastron; elle n’est, du reste, bien dégagée, que dans un petit nombre d'individus. Pourtour arrondi et renflé.
Sommet apical coincidant avec l’apex, sa position varie entre les 41 centièmes et les 48 centièmes de la longueur, les extrêmes sont rares, la moyenne est entre les deux. Les quatre pores génitaux sont rapprochés, bien ouverts; les deux postérieurs un peu plus écartés que les antérieurs. Le corps madréporique, un peu enfoncé et irrégulier de contour, occupe tout le centre de l'appareil, et dépasse un peu les deux pores postérieurs. Plaques génitales granuleuses. Plaques ocellaires triangulaires, et à peine visibles, vu leur petitesse. Ambulacre impair logé dans un sillon large, profond, très nettement défini, sans être caréné sur les bords: il échancre profondément le bord antérieur. Le fond est couvert d’une granulation extrêmement fine et à peu près homogène. Les zones porifères sont larges et leurs pores externes sont tout à fait appliqués contre le bord du sillon. Dans un exemplaire de 37 mill. de longueur je compte, dans chacune d’entre elles, 54 paires de pores; les dix à treize premières sont très serrées, composées de pores un peu virguliformes, égaux entre eux; assez brusquement les pores externes, de deux en deux paires, s’allongent en dehors, et atteignent une longueur à peu près triple de celle du pore externe, petit, un peu oblong, qui ne change pas tout le
long de la zone; dans les petites paires, qui alternent régulièrement, les deux pores sont à peu près semblables aux pores internes des grandes paires, et demeurent presque dans le même alignement, tout en rentrant cependant un peu, tandis que les pores externes, très rapprochés des premiers, dont ils sont séparés par un granule, sont oblongs, un peu allongés, et forment un alignement spécial. Les zones porifères se terminent par deux ou trois paires de pores très petits, mais visibles, au delà des quelles lambulacre se continue jusqu’au péristome par quelques paires de pores microscopiques. Dans les jeunes individus, de 20 à 30 mill. de longueur, les pores sont moins inégaux, et l'inégalité commence moins vite, les pores internes des petites paires sont un peu en dedans de l'alignement. Dans un exemplaire très adulte, au contraire, l'inégalité des pores est très forte, les petites paires sont minuscules, et leurs pores internes sont beaucoup plus en dedans de l'alignement des pores internes des grandes paires; il y a donc alors, dans les zones porifères, quatre séries de pores. Les plaques ambulacraires sont très minces, égales d'épaisseur, sauf à l'extrémité externe où celles qui sont percées par les grands pores s’élargissent un peu.
Ambulacres antérieurs pairs à fleur du test, arqués à leur origine, puis dirigés en avant et légèrement infléchis en dehors à leur extrémité. Les zones porifères antérieures sont très peu apparentes dans quelques individus, presqu'invisibles, dans d’autres un peu plus distinctes. Elles sont composées de pores très petits, arrondis, disposés par paires très écartées, et très rapprochés dans chaque paire; les pores externes, dans quelques exemplaires, s’allongent un peu, mais c'est une exception. Dans les zones porifères postérieures, fort larges, les pores internes sont un peu oblongs, tandis que les externes sont très allongés, en fente relativement assez large; sauf dans les premières paires ces pores externes conservent, presque jusqu'à l'extrémité, une longueur à peu près égale. L'espace entre les deux pores, dans chaque paire, est un peu inférieur à la longueur du pore externe. L'espace interporifere, entre les deux zones, a une largeur à peu près égale à celle de la zone postérieure. On compte neuf plaques ambulacraires de la zone postérieure pour cinq de la zone antérieure. Dans un exemplaire de 37 mill. de longueur on compte 41 paires de pores dans les zones postérieures, 26 dans un petit mdividu de 29 mill. de long, 54 dans le plus grand exemplaire. Les pores qui continuent les ambulacres, sur les cotés, sont extrêmement petits, leurs paires prennent une direction divergente et sont à peine perceptibles.
Les ambulacres pairs postérieurs sont ovales, lancéolés, très divergents, très courts, et étroits ; leurs zones porifères sont larges et tout à fait à fleur du test, les antérieures un peu plus étroites que les postérieures, l’espace interporifère à peu près de la largeur des zones postérieures; vers l’extrémité elles sont resserrées et rapprochées l’une de l’autre, puis elles tendent à s’écarter un peu. Dans l’exemplaire de 37 mill. de longueur on compte 28 paires de pores dans les zones postérieures et 26 dans les zones antérieures.
Péristome assez grand et assez éloigné du bord; il n’est intact dans aucun des exemplaires que j'ai sous les yeux.
Périprocte ovale transverse, aussi un peu triangulaire, ouvert à l'extrémité de la déclivité postérieure de la face supérieure, ordinairement élevé, surmontant une area verticale un peu excavée.
Dans les aires interambulacraires antérieures paires se trouvent un certain nombre de tubercules perforés et crénelés, très apparents, assez gros, mais surtout largement scrobiculés; le premier se montre à quelque distance du sommet apical, et on en compte 15 à 20 dans les exemplaires de taille moyenne. Naturellement ces tubercules ne sont parfaitement intacts que dans de rares exemplaires, tout à fait frais, et, comme les scrobicules ne sont pas profonds, on ne les voit plus bien nettement lorsque la surface a subi une légère altération; aussi ils m’avaient échappé lors de mes premières études sur l’espèce; depuis je les ai vus admirablement sur des individus nouvellement recueillis; indépendamment de l’état de conservation du test, ils varient eux mêmes de grandeur, d'apparence, suivant les individus, mais, avec un peu d'attention, on les reconnait toujours. Les autres tubercules de la face supérieure sont petits et rares, mais répandus partout, entr’autres dans l'espace interporifère des ambulacres pairs; dans les aires interambulacraires postérieures paires, on
aperçoit encore un petit nombre de tubercules scrobiculés, mais nulle part ailleurs. Sur les côtés, les tubercules sont également petits, mais bien plus serrés. A la face inférieure ils sont un peu plus forts et beaucoup plus espacés. Sur le plastron, qui est peu étendu et limité par de larges avenues ambulacraires lisses, les tubercules sont serrés sans être plus développés; mais je ne les distingue bien nettement dans aucun individu. La granulation qui couvre tout l’espace entre les tubercules est extrêmement fine, homogène et serrée.
Variations.—Bien que j'aie eu l’occasion d'examiner un grand nombre d'exemplaires appartenant à cette espèce, je n'ai pas de modifications de quelque importance à signaler. J'ai mdiqué celles qui concernent la taille, les dimensions proportionnelles, et l’excentricité du sommet ambulacraire. On est assez frappé de la différence d'aspect lorsqu'on compare l'individu le plus déprimé avec celui qui est le plus renflé, mais les passages qui les relient sont des plus nombreux. Les zones porifères de l’ambulacre impair ne sont pas toujours identiques dans l’arrangement de leurs paires de pores, dont l'inégalité alterne est souvent moins sensible dans les petits exemplaires, et qui varient un peu dans l'alignement des pores externes des petites paires. Si l’on ajoute encore quelques différences dans l'étendue du scrobicules des tubercules antérieurs, on aura fait le compte des variations observées, et l’on pourra affirmer que les caractères généraux de l'espèce se montrent très constants.
Rapports et différences.—[,Enallaster Delgado est voisin de l’En. Tissoti, Coquand, de l'étage urgo-aptien de l'Algérie, mais il s’en distingue par son sommet ambulacraire moins excentrique en arrière, ses ambulacres pairs tout à fait à fleur du test, ses zones porifères postérieures des ambulacres antérieurs relativement plus larges, enfin par les tubercules scrobiculés des aires interambulacraires. Les autres espèces d'Enallaster ne me paraissent pas devoir être confondues. Je renvoie à ce que j'ai écrit en 1884 (loc. cit.) sur la convenance de réunir les deux genres Enallaster et Heteraster, et, à la liste que j'ai donnée des espèces à grouper dans ce genre Enallaster, il faut ajouter l'Enallaster syriacus que j'ai décrit récemment.
Localités.—Fonte Santa (Carregueira).
Urgonien?
Fortin de Crismina (Cascaes).
Couches d’Almargem.
Route de Cascaes à Malveira, Baforeira, Azenhas do Mar, Varzea (Cintra), Bellas, Caneças. Couches à Sphaenodiscus Uhligi.
Baforeira.
Couches à Sphaerulites Verneuilli-
Entre S. Juliäo et Cahe Agua (Oeiras) (avec l’Hemiaster scutiger).
Couches à Ostrea pseudo-africana.
Localités en dehors du Portugal.—Nebi-Safé. Aïlata; Liban. Syrie. Etage Cénomanien.
ENALLASTER CRISMINENSIS, P. de Loriol, 188S PI. XVI, fig. 5
Dimensions
LONEUEUR: er Mere see ece eee oc Ce ee 22 mill. LEON, corn dE IGNGMENP 00 66060060008000000 000000 0,86 LEE, ae not à 18 lon 0000000000000000000000000 0,45
Test cordiforme, allongé, assez élargi en avant, mais rétréci en arrière. Face supérieure assez fortement déclive en avant et en arrière, à partir du point culminant qui se trouve un peu excentrique en arrière. Bord antérieur assez droit, faiblement arrondi, et peu profondément échancré au milieu; bord postérieur largement tronqué. Je ne connais pas la face inférieure.
Appareil apical ne coïncidant pas avec l’apex, mais excentrique en avant, situé aux 55 centièmes de la longueur. Plaques génitales antérieures gauches allongées et échancrées; les postérieures, polygonales, plus grandes. Corps madréporique petit, ne dépassant pas les plaques génitales postérieures. Plaques ocellaires petites, l’antérieure paire de droite est peu distincte.
Ambulacre antérieur impair large, et arrivant presque jusqu'au bord antérieur; ses zones porifères, larges et très écartées, se composent d'environ 32 paires de pores dont les internes, sauf ceux des premières paires qui sont ronds, s’allongent et deviennent un peu virguliformes; les pores externes sont très allongés, en fente étroite; de distance en distance se trouve une petite paire dont le pore interne reste dans l'alignement, tandis que l’externe en sort et se trouve bien plus court; deux on trois grandes paires séparent, en général, les petites. Le sillon est large, peu profond, échancrant faiblement le bord.
Ambulacres antérieurs pairs dirigés en avant, faiblement arqués, mais non sinueux, à fleur du test, relativement étroits. Les zones antérieures sont très peu apparentes, très étroites, composées de pores arrondis ou un peu oblongs, disposés par paires très écartées, sur une ligne presque droite; on en compte une vingtaine. Zones postérieures larges, un peu plus larges que l’espace interporifère; les pores internes sont oblongs, assez allongés, les externes, en longue fente, dont la longueur égale l’espace qui les sépare des internes. On compte environ 28 paires de pores. Les ambulacres postérieurs pairs sont étroits, leurs deux zones, dont la postérieure est plus large, sont arquées et paraissent avoir une tendance à donner aux ambulacres une forme ovale, ils sont, du reste, peu visibles par suite d'une usure du test.
Péristome inconnu.
Periprocte ovale, peu élevé, ouvert à l'extrémité de la déclivité, et au sommet de la face postérieure qui est oblique.
Tubercules petits et très écartés à la face supérieure; ceux qui se trouvent dans le sillon antérieur sont bien plus petits que les autres. La granulation est extrêmement fine et serrée.
Rapports et différences.— Je ne connais qu'un seul exemplaire appartenant à cette espèce, il est un peu altéré et sa face inférieure n’est pas connue. Cependant, comme les caractères principaux sont parfaitement appréciables, je n'ai pas cru devoir le négliger, car il n'appartient certanement à aucune des espèces déjà décrites. Il se distingue facilement de l’Enallaster lepidus par sa forme, son sommet apical excentrique en avant au lieu de l'être en arrière, sa face supérieure plus élevée,
dont l’apex ne coïncide pas avec l’appareil apical, les zones antérieures de ses ambulacres antérieurs pairs composées de pores ronds très petits.
Localité.—Fort Crismina.
Couches d’Almargen (Aptien).
ENALLASTEIR LEPIDUS, P. de Loriol, 188S PI. XV, fig. 4
Dimensions
ILOMNÈM oo000000000000000a80080000000000d00c0060000 15 à 23 mill. Largeur, par rapport à la longueur. ..................... 0,91 Hauteur, par rapport à la longueur. ..................... 0,61
Test largement cordiforme, élargi en avant, arrondi et légèrement échancré sur le bord antérieur, rétréci en arrière. Face supérieure convexe, déclive en avant et en arrière, sans l'être fortement, à partir de l’apex qui se trouve très excentrique en arrière. Pourtour arrondi et renflé. Face inférieure légèrement convexe, à peine un peu relevée vers l'extrémité du plastron; faiblement déprimée autour du péristome.
Appareil apical excentrique en arrière, situé aux 39 centièmes de la longueur. Les quatre pores génitaux sont très rapprochés et les postérieurs ne sont pas plus écartés que les antérieurs. Le corps madréporique ne dépasse pas les pores génitaux postérieurs.
Ambulacre impair logé dans un sillon étroit, très peu profond, qui s’élargit un peu, sans s’approfondir beaucoup en avançant vers le bord antérieur qu’il échancre largement, mais très peu profondément; à la face inférieure il se continue, assez déprimé, jusqu’au péristome. Les zones porifères se trouvent tout à fait sur le bord de ce sillon, chacune, dans un exemplaire de moyennes dimensions compte 35 à 36 paires de pores. Les premières sont fort petites, et leurs deux pores sont arrondis; très vite les pores externes commencent à s’allonger en fente étroite qui devient fort longue, mais, de distance en distance, un de ces pores externes se trouve beaucoup plus court que les autres, sans que l'interne sorte de l'alignement; en général, deux ou trois autres paires séparent ces petites paires, mais ce n’est pas fixe.
Ambulacres antérieurs pairs larges, à fleur du test, divergents, dirigés en avant, mais moins que dans l’Enall. oblongus. Les zones porifères antérieures ont une largeur égale, à peu près, à la moitié de la largeur des zones postérieures; elles sont à peine arquées et composées de 36 paires de pores environ, dont les premières sont peu appréciables. Dans les autres paires, les pores externes sont allongés en fente, et très rapprochés des internes. L'espace interporifère est notablement plus large que les zones porifères postérieures. Ces dernières sont plus arquées que les antérieures, sans que les ambulacres aient, néanmoins, aucune tendance à se fermer à l'extrémité; leurs pores externes sont très allongés, au moins deux fois plus longs que ceux des zones antérieures, séparés des pores internes par un granule, et des pores voisins par un filet de très petits granules; elles comptent 37 à 38 paires de pores. Les ambulacres postérieurs pairs, beaucoup plus courts que les antérieurs, Sont aussi plus divergents; leurs deux zones porifères se terminent en s’écartant; les antérieures sont, Comme dans les ambulacres antérieurs, bien plus étroites que les postérieures, et, du reste, identiques à celles des premiers. Il en est de même des postérieures. On compte, dans chacune, 21 à 22 paires de pores.
Dans un individu, lun des ambulacres antérieurs pairs présente une déviation monstrueuse assez remarquable.
Péristome assez éloigné du bord antérieur ; il n’est intact dans aucun individu.
Périprocte ovale, allongé, assez large, ouvert au sommet de la face postérieure qui est abrupte, légèrement évidée. |
Tubercules très petits et écartés à la face supérieure et sur le pourtour; je les distingue mal à la face inférieure. Les granules qui couvrent la surface sont extrêmement fins et serrés.
Rapports et différences. — Cette petite espèce, dont J'ai quelques exemplaires en bon état sous les yeux, appartient au groupe des Heteraster ; elle diffère de l'Enail. oblongus par son ensemble plus cordiforme, plus large, plus rétréci en arrière, par son sillon antérieur très peu profond partout, et échancrant à peine le bord, par ses ambulacres antérieurs pairs plus écartés du sillon, et dans lesquels les pores externes des zones porifères antérieures sont plus allongés, enfin, par son sommet apical moins excentrique.
Localité. — Elle n'est pas indiquée, mais, à en juger par la roche, identique absolument à celle d'exemplaires d’autres espèces, ceux que je viens de décrire doivent provenir d’Azenhas do Mar, couches à Sphaerulites Verneuili ou à Ostrea pseudo-africana.
TOXASTER SABUGENSIS, P. de Loriol (1858) PI. XVII, fig. 1-2
Dimensions
Dongueurernreerere terme ee LE CIE CCE 27 à 39 mill. Parseur panrapportailaflongueut-ee-ec-ercee re rer .. 0,47 Hauteur MpanTIDpDORMAMIANIONCUEUR CRC EEE EE ETC ET EEC EE 0,46
Test cordiforme, élargi en avant, et rétréci en arrière. Bord antérieur arrondi, largement et assez profondément échancré. Bord postérieur étroit et tronqué. Face supérieure très déprimée, faiblement convexe, déclive en avant et en arrière, à partir de l’apex, qui est très excentrique en arrière. Face inférieure presque plane, nullement déprimée autour du péristome, un peu renflée vers l'extrémité du plastron. Pourtour arrondi.
Appareil apical excentrique en arrière, coïncidant avec l’apex, situé aux 36 centièmes de la longueur. Les pores génitaux sont petits et peu écartés.
Ambulacre antérieur pair large; les deux zones porifères sont assez étroites et composées de nombreuses paires de pores dont les internes sont courts et oblongs et les externes longs et allongés en fente; leur largeur égale un peu plus du tiers de l’espace interporifère. Ça et là on remarque une paire de pores dans laquelle le pore externe est un peu plus court que les autres, sans que l’interne s’écarte de l'alignement d’une manière sensible. Sillon antérieur large, peu profond, échancrant cependant sensiblement le bord antérieur. À la face inférieure il se continue d’une manière assez distincte jusqu'au péristome. Ambulacres antérieurs pairs très longs et larges, dirigés en avant, atteignant le bord, arqués à leur origine, graduellement élargis depuis le sommet jusqu’à l’extrémité, où ils sont fort ouverts, et tendent à s'ouvrir davantage. Zones porifères antérieures étroites, composées, dans les plus grands individus, de #4 paires de pores dont les internes, petits, un peu oblongs, sont très rapprochés des externes, notablement plus allongés. Les zones porifères postérieures sont
plus de deux fois aussi larges que les antérieures, et un peu plus sinueuses; à peu de distance de l'origine elles sont à peu près égales à la largeur de l’espace interporifère, vers l’extrémité elles sont au moins de moitié plus étroites. Elles comptent environ 50 paires de pores. Les pores internes sont oblongs, allongés, les externes très allongés en fente étroite; l’espace entre les deux séries de pores est plus étroit que la longueur des pores internes. Ambulacres postérieurs pairs fort courts, très divergents, graduellement élargis, et très ouverts à l'extrémité. Les zones antérieures, bien plus étroites que les autres, sont presque transverses, et régulièrement arquées; elles se composent d’une vingtaine de paires de pores, semblables à celles des zones correspondantes des ambulacres antérieurs. Les zones postérieures, environ deux fois aussi larges au milieu que les antérieures. sont lancéolées à leur extrémité par suite du raccourcissement graduel et complet des pores des deux séries; elles sont aussi notablement plus arquées, de manière à s’écarter toujours davantage des antérieures.
Péristome assez éloigné du bord.
Périprocte assez grand, ovale transverse.
Les tubercules, très petits, très écartés, surgissent au milieu d’une granulation extrêmement fine et serrée. Je ne connais pas les tubercules de la face inférieure.
Rapports et différences.— Les individus que je rapporte à cette espèce sont au nombre de trois, assez frustes, mais cependant permettant d'apprécier les caractères. Je ne connais aucune espèce décrite à laquelle on puisse les rapporter. Ils se distmguent par leur ensemble très déprimé, leur sommet excentrique en arrière, et la structure particulière de leurs ambulacres postérieurs pairs. Le Toxaster Roulini, d'Orbigny, est assez voisin, mais il se distingue sans peine par son ensemble plus élevé, bien plus renflé, son sillon antérieur plus profond, ses ambulacres différents. L’espèce a un peu le facies d’un Enallaster, mais la structure de l’ambulacre impair, que l’on peut observer nettement, est celle d'un vrai Toxaster; de plus, les zones antérieures des ambulacres antérieurs pairs, paraissent, relativement, plus larges qu'elles ne le sont dans les Enallaster.
Localité. — De Santa Cruz ao Sabugo.
Hauterivien; faciès de Carregueira.
TOXASTER BROUCOENSIS, P. de Loriol, 15SS PL. XVII, fig. 34
Dimensions
LOMME 000000089000 :500000000000206 00006o0060u000000008 27 mill. MArCeUDARTADPORAAlANONQUEUT EEE Eee ee CC ce CCC 0,96 ÉateTe per mo à Bongo ecoc00000660000000000600 0,52
Test très plat: largement cordiforme, très élargi en avant, rétréci en arrière, arrondi et échancré sur le bord antérieur, tronqué et étroit sur le bord postérieur. Face supérieure très déprimée, légèrement convexe, à peine déclive. L’apex est un peu excentrique en arrière. Face inférieure presque plane, un peu convexe sur le plastron, à peine déprimée autour du péristome. Pourtour arrondi et renflé. Appareil apical excentrique en arrière, aux 44 centièmes de la longueur. Les 4 pores génitaux, bien ouverts, sont assez éloignés verticalement, et les postérieurs ne sont pas plus écartés que les antérieurs. Le corps madréporique occupe le centre de l’appareil, il atteint à peine le niveau des pores postérieurs.
Ambulacre antérieur impair dans un sillon étroit, peu profond à la face supérieure, échancrant