‹ Description des échinodermesChapitre 11 sur 34 · SEPTEMBRE · texte numérisé non relu

SEPTEMBRE

cependant le bord assez distinctement, et se continuant, avec quelque profondeur, jusqu’au péristome. Les zones porifères sont, relativement, larges, placées tout à fait sur les bords; elles se composent, dans un individu, de 37 paires de pores dont les externes, allongés en fente, ont à peu près deux fois la longueur des internes. Dans un très petit nombre de paires, le pore externe est un peu plus court que dans les autres, le pore interne sortant de l’alignement d’une manière très peu sensible. Ambulacres antérieurs pairs absolument à fleur du test, fortement dirigés en avant, arqués, très larges, élargis graduellement dès l’origine jusqu'à leur extrémité, qui est très ouverte, et s’ouvrirait toujours davantage. Zones porifères antérieures plus étroites que les postérieures, au demeurant assez larges, composées d'environ 37 paires de pores, trés rapprochés dans chaque paire, les externes, allongés en fente, sont au moins deux fois plus longs que les internes. Dans les zones postérieures, plus de deux fois aussi larges que les antérieures, les pores internes sont semblables à ceux des zones antérieures, mais les externes sont beaucoup plus-allongés. Vers le milieu de l'am. bulacre, la zone postérieure est à peu près égale à la moitié de l’aire interporifère. Les ambulacres postérieurs pairs, également à fleur du test, sont longs et peu divergents. Leurs zones porifères sont peu imégales de largeur, les postérieures sont cependant plus larges, surtout au milieu de la longueur de l’ambulacre. Elles sont arquées de manière à marquer d’abord une tendance à se rapprocher vers l'extrémité de l’ambulacre; lorsque les pores deviennent simples les paires divergent de nouveau. Les zones antérieures sont presque droites. Les deux zones se composent d’une trentaine de paires de pores, et sont semblables aux zones antérieures des ambulacres antérieurs, les postérieures seulement un peu plus larges. Vers le milieu de l’ambulacre l’espace interporifère a environ deux fois la largeur des zones postérieures.

Péristome assez éloigné du bord.

Périprocte grand, largement transverse, au sommet de la troncature postérieure: il surmonte une area étroite, un peu creusée, un peu rentrante.

On ne distingue les tubercules que sur les côtés; ils sont petits et rares. Il paraissent plus volumineux à la face inférieure.

Rapports et différences. —Le type de cette espèce intéressante, qu'il n’est pas possible de confondre avec aucune autre, est bien conservé sauf une usure de la surface qui empêche de voir les tubercules, et provient de Brouco. Il se distingue à première vue du Toæaster sabugensis par la structure de ses ambulacres postérieurs et l’excentricité moindre de son appareil apical. J’associe à ce type deux individus de Sabugo qu’il m'est impossible de distinguer; en outre, deux exemplaires de Camara, et deux autres de Carregueira, me paraissent appartenir à la même espèce, à peu près certainement, mais, cependant, vu leur état de conservation imparfait, il me reste un léger donte à leur sujet.

Localités.— Brouco, Sabugo, Camara, Carregueira. Hauterivien. Facies de Carregueira.

TOXASTER CORVENSIS, P. de Loriol, 1855 PI. XVII, fig. 5-6

Dimensions

LOMTENR Ssécocoacsoncarehosoc oo Poe TT ne 24 à 31 mill. Largeur, par rapport à la longueur............... ...... 0,96 Hauteur panrapportàalaflongueur.- "2" "Me eee 0,42

Test très déprimé, cordiforme, élargi en avant jusqu'à atteindre presque la longueur, fortement rétréci en arrière; le bord antérieur est arrondi et profondément échancré; le bord postérieur, presqu'acuminé, est plutôt arrondi que tronqué. Face supérieure très aplatie; uniformément convexe et déclive en arrière de l’apex qui est excentrique en arrière. Face inférieure à peu près plane, un peu déprimée autour du péristome, légèrement renflée sur le plastron. Pourtour arrondi sans être renflé.

Appareil apical excentrique en arrière, correspondant avec l’apex, aux 42 centiêmes environ de la longueur. Pores génitaux placés presqu’exactement aux quatre coins d’un carré; le corps madréporique est très peu étendu, et forme le centre du carré.

Ambulacre antérieur impair large et long, ses deux zones porifères sont également larges et composées de pores internes oblongs, assez longs, et de pores externes en fente, ayant au moins deux fois la longueur des premiers; les pores sont très rapprochés l’un de l’autre dans chaque paire, et un filet de granules court dans l’intervalle. Dans un petit nombre de paires le pore externe est un peu plus court que dans les autres, sans que le pore interne dévie de l'alignement. Le sillon est large et il s’approfondit en se rapprochant du bord antérieur qu'il échancre profondément, mais pas très largement; 1l se continue ensuite, sans beaucoup de profondeur, jusqu'au péristome. Ambulacres antérieurs pairs à fleur du test, fortement dirigés en avant, arqués à l’origine, puis presque droits, et, à l’extrémité seulement, un peu dirigés en dehors. Les zones antérieures sont étroites, leurs pores internes sont oblongs et les externes plus allongés sans l'être beaucoup. Les zones postérieures sont plus de deux fois aussi larges que les antérieures, sans que leurs pores externes, allongés en fente, soient, relativement, très longs. Au milieu de l’ambulacre, l’espace interporifère a environ la même largeur que la zone postérieure. On compte, dans ces dernières, 44 paires de pores dans le plus petit exemplaire. Aires ambulacraires postérieures paires courtes, divergentes, et à fleur du test; leur zones antérieures, plus étroites, sont faiblement et uniformément arquées:; elles ont 49 à 21 paires de pores semblables à celles des zones porifères antérieures des ambulacres antérieurs pairs; les zones postérieures, un peu plus larges, sont presque droites, s’écartent fortement des antérieures dès l'origine, et s’arquent légèrement en dehors, dans leurs trois dernières paires seulement, qui sont fort écartées les unes des autres; elles comptent 22 paires de pores.

Péristome subpentagonal avec les angles arrondis, relativement éloigné du bord antérieur.

Périprocte largement transverse, ouvert vers le milieu à peu prês de la face postérieure; il domine une area très courte et très peu excavée.

Tubercules très petits et très écartés; la plus grande partie de la surface est fruste.

Rapports et différences.—Je ne connais que deux exemplaires de ce Toxaster dont l’un complète l’autre, et dont les ambulacres sont très bien conservés. Il ne ressemble pas aux espèces décrites ailleurs, mais il se rapproche du Toxaster sabugensis, dont il diffère, cependant, par sa formeplus élargie en avant, plus rétrécie et moins tronquée en arrière, par les zones postérieures des am-

bulacres antérieurs pairs moins larges, relativement aux antérieures, par les zones postérieures des ambulacres postérieurs pairs moins larges, relativement plus droites, et bien moins arquées en dehors à l’extrèmité.

Dans les trois espèces de Toxaster que je viens de décrire, l'ambulacre impair est construit comme celui du Toxaster complanatus, et les zones antérieures des ambulacres pairs sont plus larges que dans les Ænallaster et se rapprochent davantage de la structure des zones postérieures. On remarque, Cependant, dans chacune des ces espèces, que, dans chacune des zones porifères de l’ambulacre impair, il se trouve quelques paires, peu nombreuses à la vérité, peut être quatre, cinq, six, pour une des zones porifères, dans lesquelles le pore externe est un peu plus court que dans les autres, Sans que le pore interne dévie de l'alignement, ou du moins d’une manière à peine sensible. Il y à là, sans nul doute, un acheminement vers les Enallaster, en passant par le groupe des Heteraster. J'observe, dans des exemplaires très bien conservés du Toxaster complanatus, qu'il y a aussi, dans l’ambulacre impair, des paires de pores analogues, avec le pore externe plus court; elles sont rares, il est vrai, mais enfin, il y en a. Et, de fait, l'ambulacre impair du Toxaster complanatus ne diffère de celui d'un Enallaster que parcequ'il contient un très petit nombre de paires de pores differentes des autres par la brièveté du pore externe, au lieu d'en avoir un grand nombre, la moitié par exemple, comme dans les Enallaster les plus typiques. En parcourant la série des espèces du genre Ænallaster, tel que je l'ai délimité !, et, en y ajoutant les trois Toxaster que je viens de décrire, ou trouvera bien des passages entre l’ambulacre impair du Toxaster complanatus et celui de l'Enallaster Fittoni par exemple. On peut en dire autant de la structure des zones anterieures des ambulacres pairs. De là à envisager les Toæaster (c'est à dire le Toæaster complanatus et les espèces voisines), et les Enallaster (en y comprenant les Heteraster) comme un seul genre, il n’y à qu’un pas, et il me parait probable qu'il doit en être ainsi. Cependant, pour le moment, je me contenterai de faire ces observations, et je laisserai encore les choses en l’état, en attendant que je puisse étudier des séries plus nombreuses et, surtout, un nombre plus considérable d'exemplaires très bien conservés, ce qui n'est pas souvent le cas. On verra plus loin qu'il y a d’autres Toxaster qui doivent être regardés comme appartenant à un genre différent, ainsi que l’a compris M. Pomel.

Localité.—Calhau do Corvo.

Etage urgonien.

GENRE MIOTOXASTER, POmEL

Test subcordiforme, plus ou moins déclive en avant.

Appareil apical peu excentrique.

Ambulacre impair dans un sillon peu profond, composé de pores petits, virguliformes, disposés par paires écartées, égaux ou subégaux dans chaque paire, où ils sont placés en circonflexe, et séparés par un fort granule. Ambulacres pairs flexueux, ouverts à l’extrémité, composés de pores en fissure, plus ou moins inégaux entre eux dans chaque paire, les zones porifères antérieures sont plus étroites que les postérieures, surtout dans les ambulacres antérieurs, sans que l'inégalité soit bien apparente.

Péristome subpentagonal, excentrique en avant. Périprocte au sommet d’une area peu accusée.

1 Notes pour servir à l'étude des Echinodermes. Recueil zoologique suisse, T. I, p. 622.

Rapports et différences.—Les espèces du genre Miotoxaster se distinguent d'emblée de celles du genre Toxaster par la structure de leur ambulacre impair, dont les pores petits, virguliformes, et égaux, sont disposés en circonflexes par paires écartées, et séparées par un granule. M. Pomel indique, comme faisant partie de son nouveau genre, le Toxaster Breyniusianus, d'Orb, le Toxaster radula, Gauthier, et le Toxaster ricordeanus, Cotteau. C’est cette dernière espèce qui me parait devoir être envisagée comme le type du genre; l’on voit distinctement, dans les individus bien conservés, que les pores ne sont pas ronds comme le dit M. Pomel, mais virguliformes; il en est de même dans le Toæaster radula, d'après le texte, qui dit que les paires de pores de l’ambulacre impair sont en circonflexe. Quant au Toxaster Breymiusianus, d'Orb, ses ambulacres paraissent bien particuliers; du reste, je ne l’ai jamais vu en nature. Il me parait infiniment probable que le Toxaster Collegnyi doit également entrer dans ce genre. Son ambulacre impair a tout à fait la même structure que celle de celui du Miotoxaster ricordeanus, et je ne peux croire que le simple fait d’avoir les ambulacres un peu enfoncés puisse exclure une espèce d’un genre, dont elle présente, d’ailleurs, tous les caractères, et même d'une tribu, comme l’admet M. Pomel.

MIOTOXASTEIR EXILIS, P. de Loriol, 1885 PI. XVIII, fig. 1-3

Dimensions

LOMMEIP 00 o000000001000000d0000000062060600200000 15 à 21 mill. Largeur, par rapport à la longueur.................... 0,94 à 0,98 Hauteur, par rapport à la longueur. .................. 0,58

Test cordiforme, très élargi et faiblement échancré en avant, tronqué en arrière.

Face supérieure assez élevée et presque uniformément bombée, à peu près également déclive en avant, et en arrière, sans l'être fortement. L’apex est un peu excentrique en arrière. Face inférieure faiblement convexe, un peu renflée sur le plastron. Pourtour très arrondi.

Appareil apical coïncidant avec l’apex, subcentral, ou un peu excentrique en arrière. Les pores génitaux sont assez écartés.

Ambulacre antérieur impair logé dans un sillon bien marqué dès l’origine, mais peu profond; il échancre cependant nettement le bord antérieur. Les zones porifères étroites, courtes, composées de paires de pores virguliformes, petits, à peu près égaux entre eux, disposés en circonflexe par paires écartées, et séparés, dans chaque paire, par un gros granule, sont tout près des bords du sillon; je compte 16 paires dans un petit individu de 16 mill. de longueur.

Ambulacres antérieurs pairs fortement dirigés en avant, à fleur du test, peu allongés; je ne les vois parfaitement intacts dans aucun exemplaire. Les zones porifères antérieures sont un peu plus étroites que les postérieures, et presque droites; leurs pores sont inégaux, les externes un peu allongés. Les zones postérieures, plus larges, également à fleur du test, sont un peu plus arquées et aussi un peu plus larges, parceque leurs pores externes s’allongent davantage. Vers le milieu de l’ambulacre l’espace interporifère est au moins égal à trois fois leur largeur. Je compte 24 paires de pores dans un individu de 17 mill. de longueur. Ambulacres postérieurs très peu divergents, à fleur du test, allongés, assez étroits. Leurs zones porifères sont égales entre elles et tout à fait semblables aux zones antérieures des ambulacres antérieurs pairs, très légèrement arquées en dedans, elles s’écartent graduellement jusqu'à leur extrémité, près de laquelle elles n’ont aucune tendance à se fermer. Elles ont 14 paires de pores dans un exemplaire de 47 mill. de longueur.

Péristome peu éloigné du bord.

Périprocte élevé, ovale allongé, un peu acuminé aux extrémités.

Les tubercules sont petits et rares à la face supérieure, un peu plus prononcés vers le sillon antérieur. À la face inférieure ils sont plus développés, mais également rares. Les granules qui couvrent la surface sont extrêmement fins et serrés.

Rapports et différences.—Je ne connais, malheureusement, que peu d'exemplaires de cette petite espèce qui parait rester dans des limites de taille fort restreintes; ils ne sont généralement pas bien conservés, mais ils se complétent les uns les autres, et on peut apprécier les caractères de l'espèce d’une manière suffisante, quoique, cependant, bien des détails soient encore mal connus. On ne peut guère la comparer qu'aux jeunes individus du Toxaster ricordeanus, Cotteau, elle s’en distingue par sa face supérieure moins renflée, ses ambulacres antérieurs pairs moins flexueux, ses ambulacres postérieurs moins divergents, son sillon plus profond et échancrant le bord davantage, sa forme plus élargie en avant et plus rétrécie en arrière.

Localités.— Valle de Figueira. Ribafria (Ericeira). Urgonien.

HEMIASTER SCUTIGER, Forbes PI. XVII, fig. 4-19

Synonymie

Brissus (Brissopsis) scutiger, Forbes, 1849. In Sharpe, On the secondary rocks of Portugal, in Quart. Journ, of the Geol. Soc. of London, vol. vr, p. 198, pl. 25, fig. 5.

Brissus (Hemiaster) subdepressus, Forbes, 1849. In Sharpe, On the secondary rocks of Portugal, in Quart. Journ. of the Geol. Soc. of London, vol. vr, p. 198, pl. 25, fig. 6.

Hemiaster scutiger, Choffat, 4885. Monogr. strat. sur le Syst. crétacique du Portugal, [, p. 67.

Dimensions

Longueur nee sea rm LC rer ECC 142 à 35 mill. Largeur par rapport à la longueur. ................... 0,88 à 0,95 Hauteur par rapport à la longueur. ................... 0,66 à 0,70

Test subcordiforme, large, arrondi et légèrement échancré en avant, un peu rétréci en arrière, un peu plus dans quelques individus que dans d’autres, mais toujours faiblement. La plus grande largeur se trouve toujours un peu en arrière de l'extrémité des ambulacres antérieurs pairs. La largeur est toujours considérable par rapport à la longueur. Le coutour est ordinairement un peu polygonal avec des angles le plus souvent assez nettement indiqués; d’autres fois, ils sont presque nuls. Face supérieure relativement peu élevée, déclive en avant, à partir de l’appareil apical, toujours fortement relevée en carène dans laire interambulacraire postérieure impaire. Les aires interambulacraires paires sont assez renflées, mais arrondies et même, souvent, avec un méplat assez prononcé. Face inférieure assez convexe, renflée sur le plastron, surtout vers son extrémité, un peu creusée en avant par le sillon antérieur, mais, du reste, point déprimée autour du péristome. Le plastron est large, triangulaire, avec une pointe plus ou moins sensible vers son extrémité. Les avenues ambulacraires sont larges. La face postérieure, toujours tronquée, mais plus ou moins largement, et plus ou moins obliquement, est plus ou moins évidée au milieu. Pourtour arrondi et renflé.

Appareil apical subcentral, parfois un peu excentrique en arrière, souvent aussi légèrement excentrique en avant. Plaques très granuleuses. Pores génitaux bien ouverts, écartés l’un de l’autre dans le sens de la largeur, mais rapprochés dans la ligne verticale; les deux antérieurs sont toujours plus rapprochés que les postérieurs. Corps madréporique petit, n'occupant ordinairement pas toute la surface de la plaque antérieure dextre; celle ci sépare les deux plaques génitales postérieures, et même, parfois, sépare encore les deux plaques ocellaires postérieures. La forme de la plaque génitale antérieure gauche peut varier, et se trouver plus ou moins allongée. Plaques ocellaires triangulaires et très petites. Ambulacre impair logé dans un sillon large, profond à l’origme et sur la face supérieure, échancrant le pourtour peu profondément et très peu déprimé à la face inférieure. Les pores sont petits, arrondis, et séparés, dans chaque paire, par un petit granule. Les dix huit premières paires, (dans les grands individus) sont normales; au delà, les pores deviennent très petits, les paires s’écartent beaucoup, et sont presque imperceptibles aux abords du péristome.

Ambulacres pairs très développés, larges, longs, mégaux sans l'être beaucoup, logés dans des sillons relativement profonds. Les antérieurs, très divergents, ont, à leur extrémité, une tendance à s'ouvrir plutôt qu'à se fermer. Dans un exemplaire de 35 mill. de longueur, on trouve, dans chaque zone porifère, en comptant exactement, 34 paires de pores allongés, écartés dans chaque paire; les premiers arrondis et très petits. Au delà de l’extrémité de l’ambulacre, qui est arrondie, on distingue encore deux ou trois paires très petites qui divergent en dehors: les zones porifères sont parsemées de nombreux granules et un peu plus larges que l’espace interporifère qui est lisse. Dans un individu de 23 mill. de longueur, il n’y a que 31 paires de pores. Les ambulacres postérieurs sont bien moins divergents que les antérieurs et aussi plus courts. Dans le même exemplaire de 35 mill. de longueur, les zones porifères ont 30 paires de pores, 25 seulement dans le petit individu.

Péristome peu rapproché du bord, assez grand, semilunaire, avec une lèvre peu saillante en arrière.

Périprocte ovale-allongé, acuminé à ses deux extrémités, ouvert tout au sommet de la face postérieure qui est assez nettement creusée sur toute sa hauteur de manière à former une sorte d’area sous anale, limitée, ordinairement, par quelques bourrelets tuberculiformes.

Tubercules assez apparents, crénelés et perforés, épars, un peu plus développés à la face inférieure. La surface intermédiaire est occupée par une granulation très fine et très dense. On voit encore, dans quelques individus, à la face inférieure, des soies très fines et très courtes.

Fasciole large, serrant de très près les ambulacres à leur extrémité, mais à peine infléchi dans les aires interambulacraires.

Variations.—Les exemplaires de cette espèce que j'ai pu examiner sont nombreux, et permettent d'observer quelques modifications qui n’ont pas, du reste, une grande importance, car la grande majorité des caractères sont extrêmement constants. La taille varie dans des limites étendues, et beaucoup de petits individus n’ont qu'une douzaine de millimètres de longueur, avec 20 à 21 paires de pores dans les ambulacres antérieurs pairs; ils sont, du reste, tout à fait semblables aux autres, et on voit, graduellement, la taille augmenter jusqu'aux grands exemplaires de 35 mill. de longueur. On rencontre des échantillons de toute taille dans presque toutes les localités. En général le contour est assez nettement polygonal, la largeur est presque égale à la longueur, le rétrécissement postérieur graduel et peu accusé, la troncature postérieure étant assez étroite. Dans certains exemplaires, la largeur proportionnelle est un peu moindre, l’ensemble parait un peu plus allongé, avec le rétrécissement postérieur plus sensible et la face postérieure plus largement tronquée; du reste, tous les autres caractères demeurent identiques. On remarque encore quelques modifications dans la hauteur relative de la face supérieure, plus faible dans quelques individus qui paraissent très déprimés, dans celle de la carène de l'aire interambulacraire postérieure, quelquefois très saillante, et d’autres fois, mais rarement, très faible.

Rapports et différences.—Je rapporte, sans hésitation, les exemplaires que je viens de décrire

au Brissopsis scutiger de Forbes; j'ai sous les yeux des individus provenant d'Alcantara, localité où Sharpe avait recueilli les siens, et ils appartiennent incontestablement à cette espèce qui parait très commune. Forbes a représenté un exemplaire de taille moyenne; on en trouve de bien plus grands à Alcantara même, et, surtout, à Ourem. Je ne sais comment distinguer le Brissus (Hemiaster) subdepressus, Forbes; la description et la figure se rapportent parfaitement aux petits exemplaires de l’Hemiaster scutiger, et, Surtout, à ceux que j'ai signalés dans lesquels la largeur est un peu plus faible, avec le rétrécissement postérieur plus accusé et la troncature plus large; les exemplaires de Figueira, localité d’où provenaient les types de Forbes que j'ai examinés sont de petite taille, mais pas à distinguer des petits exemplaires de lHemiaster scutiger, et il me parait nécessaire de réunir ces deux espèces. Parmi les Hemiaster Si abondants dans les couches cénomaniennes d'Algérie, il n’en est aucun qui puisse être confondu avec le Hem. scutiger. Celui qui s’en rapprocherait le plus, me parait-il, est le Hem. pseudo-Fourneli; ce dernier s’en distingue par son sillon antérieur moins accusé, sa face supérieure moins déclive en avant, et moins carénée en arriére, ses ambulacres plus larges, son ensemble plus renflé.

L’Hem. scutiger appartiendrait au genre Mecaster de M. Pomel, comprenant les Hemiaster déprimés, à ambulacres pairs subégaux, avec le corps madréporiforme séparant les plaques génitales postérieures. Ces caractères, qui distinguent les Mecaster des Hemiaster proprement dits, dont le type serait l’Hem. bufo, ne me paraissent pas assez tranchés et d’une application suffisamment précise pour être employés à séparer ces deux genres, entre lesquels il existe tant de passages.

Localités.— Entre S. Juliäo et Cahe-Agua, Bellas.

Couches à Ostrea pseudo-africana.

Campos (Caneças).

1" Niveau à Pterocera incerta.

Alcantara, Monte-Serves, Ourem, Olival près Ourem, Soure, Figueira da Foz, Barcoico. Rotomagin et Carentonin.

HEMIASTER LUSITANICUS, P. de Loriol, 188S PI. XIX, fig. 1-7

Longueur ere ren rec orec CL ... JD à 04 mill. Largeur, par rapport à la longueur............... ..... 0,862 0,90 Hauteur, par rapport à la longueur................. ... 05Là 0,62

Test ovale, allongé, arrondi et légèrement échancré en avant, rétréci, tronqué, et un peu évidé en arrière. Face supérieure ordinairement très déprimée, plus ou moins déclive en avant, parfois très. peu, ou même pas du tout, jamais beaucoup. L’apex se trouve presque toujours sur l'aire postérieure impaire qui est ordinairement un peu plus relevée que les autres. Les aires interambulacraires antérieures paires sont étroites et assez renflées, presque autant que l'impaire, et légèrement carénées; cette carène, vers le milieu de la longueur, se change en un méplat étroit et assez accusé; les deux aires interambulacraires postérieures paires ne sont, ni très rétrécies, ni renflées à leur origine. Face inférieure régulièrement convexe, un peu renflée, mais nullement carénée sur le plastron, excavée autour du péristome. Pourtour arrondi et renflé.

Appareil apical notablement excentrique en arrière, aux 56 ou 58 centièmes de la longueur de la face supérieure. Les pores génitaux sont bien ouverts, et très rapprochés; les postérieurs un peu plus écartés que les antérieurs. Plaque génitale droite-antérieure occupée entièrement par le corps madréporique; celui-ci ne dépasse pas les plaques postérieures qu'il sépare largement; les trois autres plaques génitales sont peu étendues. Les plaques ocellaires triangulaires et fort petites.

Ambulacre antérieur impair relativement court; chacune de ses zones porifères compte de 26 à 32 paires de pores, suivant la taille; les pores sont un peu obliques et séparés, dans chaque paire, par un petit granule. Le sillon est creusé assez profondément à son origine avec des parois coupées droit, il s’évase bientôt considérablement en diminuant de profondeur, il échancre le bord très largement, mais peu profondément, et se continue, assez distinct, Jusqu'au péristome. Le fond du sillon est couvert d'une granulation extrêmement fine, mais non sériée; vers le milieu de la longueur apparaissent, en outre, quelques petits tubercules.

Ambulacres antérieurs pairs longs, larges, pas très creusés, légèrement sinueux, assez divervents, très graduellement élargis jusque près de l’extrémité. Les zones porifères postérieures sont droites, les antérieures un peu flexueuses, et arquées à leur extrémité. Dans les exemplaires de taille moyenne, on compte 41 à 4% paires de pores dans chaque zone porifère; ces dernières ont à peu près la même largeur que l’espace mterporifère, elles sont quelquefois un peu plus larges. Chaque paire est séparée par une série de granules, et il en existe de très petits, semés dans la zone interporifère. À la face inférieure, ils sont très peu déprimés, et comptent six à sept paires de pores apparents de chaque côté, près du péristome. Les ambulacres postérieurs pairs sont beaucoup plus courts que les antérieurs, n'ayant que 26 à 28 paires de pores pour chaque zone porifère; ils sont, en outre, plus étroits, et moins creusés; leur divergence est exactement la même.

Péristome assez éloigné du bord, semilunaire, très peu ouvert, masqué en grande partie par une lèvre large, mince, un peu arrondie en avant, et repliée sur les côtés, elle ne s’avance pas en pointe au milieu de l'ouverture, mais elle la cache dans toute sa largeur.

Périprocte ovale, allongé, ouvert tout au sommet de la face postérieure qui, dès l'extrémité de la carène de l’aire interambulacraire impaire, est tronquée obliquement, avec une large area subanale bien marquée, évidée, sans être limitée par une série de nodosités.

Fasciole péripétale étroit, serrant de près les extrémités des ambulacres pairs, mais très peu sinueux, coupant les aires interambulacraires postérieures paires, suivant une ligne légèrement concave en dedans.

Tubercules très petits et assez serrés à la face supérieure, plus développés autour des ambulacres et au pourtour, assez volumineux et écartés à la face inférieure, serrés et inégaux sur le plastron. |

Variations.— J'ai eu entre les mains de nombreux exemplaires, mais je n’ai observé que des modifications de peu d'importance; quelques variations dans la largeur et la hauteur relatives ainsi que le montrent les dimensions données, la déclivité de la région antérieure un peu plus sensible dans certains individus que dans d’autres, la saillie un peu plus forte de l'aire interambulacraire impaire, ou des aires interambulacraires antérieures paires, telles sont les seules variations que j'ai à signaler, et elles ne sont jamais très accentuées.

Rapports et différences.— Cette espèce est bien caractérisée. Elle peut-être rapprochée de l’Hemiaster batnensis, mais elle s’en distingue sans peine par son appareil apical plus excentrique en arrière, ses ambulacres postérieurs pairs proportionnellement bien plus courts et plus divergents, sa face postérieure coupée plus obliquement et évidée par l’area sous anale. Dans l’Hem. Fourneli, dont la forme générale est analogue, les ambulacres sont tous beaucoup plus creusés, les pairs notablement plus larges et plus longs, surtout les postérieurs. On ne peut le confondre avec l'Hem. scutiger, Forbes. Les caractères de ses ambulacres, sa forme allongée, le distinguent de l’Hem. Meslei au

OcroBre, 1888. 14

quel il ressemble, sous certains rapports, mais qui est, en outre, bien plus échancré sur le bord antérieur.

Localités.—Olival près Ourem.—Nazareth, Barcoico, N. O. de Sargento Môr.—Alcantara.— Monte Serves. Rothomagin.

IEMIASTER TUMIDOSUS, P. de Loriol, 18SS PI. XIX, fig. 8-10

Dimensions

LOMMENPoOSoDE000000000600800000000000000000006000000 14 à 25 mill. ArceURIDATTAPPOR A AMIAMIONEUEUT EEE EEE TEE CC CCE 0,88 Hauteur, par rapportià 12 10ngueur. "ne 0,80

Test ovale, arrondi et échancré en avant, largement tronqué en arrière suivant un plan oblique en dehors, rétréci en avant et en arrière. Face supérieure très élevée, déclive en avant, mais faiblement, très relevée en arrière sur l'aire interambulacraire impaire qui est lègèrement carénée. Les quatre aires interambulacraires paires sont fort rétrécies et arrondies au sommet, mais, pas sensiblement plus renflées les unes que les autres. On ne distingue pas de méplats définis. L’apex est assez excentrique en arrière sur l'aire interambulacraire impaire. La plus grande largeur se trouve à la moitié de la longueur environ. Face inférieure convexe, légèrement et uniformément renflée sur le plastron. L'ambulacre impair se continue dans un léger sillon, jusqu’au péristome, les autres ne donnent lieu à aucune dépression.

Appareil apical subcentral, un peu excentrique en arrière, sans l’être beaucoup. Les pores génitaux sont rapprochés en ligne verticale, mais écartés l’un de l’autre dans chaque paire. Le corps madréporique sépare exactement les deux plaques génitales postérieures dont la droite est un peu moins étendue que la gauche, mais non les plaques ocellaires qui sont triangulaires et très petites.

Ambulacre antérieur impair large, chacune des zones porifères compte 24 paires dans le plus grand individu. Le sillon, assez creusé, mais très peu évasé dès son origine, conserve sa même largeur et sa profondeur jnsqu'au pourtour qu'il échancre nettement, sinon très profondément. Le fond est plat, très finement granuleux.

Ambulacres antérieurs pairs, assez creusés, relativement longs, divergents, droits, peu élargis, mais conservant à peu près la même largeur sur une grande partie de la longueur, rétrécis à leur extrémité. Je compte 40 paires de pores dans chacune des zones porifères du plus grand exemplaire; les premières sont très petites, mais les pores acquièrent très promptement toute leur longueur qu'ils conservent; une série de petits granules sépare chaque paire de sa voisine. L’espace interporifère a presque la même largeur que l’une des zones porifères. Les ambulacres postérieurs pairs sont de même largeur que les antérieurs et également creusés, mais ils sont moins divergents et moins longs, chaque zone n'ayant que 33 paires de pores.

Péristome éloigné du bord, assez grand, avec une lèvre postérieure qui parait courte, mais je crois que je ne Ja connais pas parfaitement intacte.

Périprocte ovale, un peu acuminé en haut et en bas, ouvert un peu bas sur la face postérieure qui est obliquement tronquée, mais à peine déprimée dans l’area sous anale, large et limitée par de très petites nodosités.

Le fasciole péripétale n’est visible que sur quelques points.

Tubercules petits et clairsemés à la face supérieure, plus développés dans la région antérieure, un peu plus volumineux, mais très écartés à la face inférieure, plus serrés seulement vers l’extrémité du plastron.

Rapports et différences.—Je ne connais pas beaucoup d'exemplaires appartenant à cette espèce, facile à reconnaître, mais leurs caractères se montrent très constants, même ceux des petits individus. Elle se rapproche de l’Hemiaster consobrinus, Péron et Gauthier, toutefois sa forme est plus régulièrement ovale, moins élargie en avant, et plus largement tronquée en arrière, la face supérieure est encore plus relevée en avant, le sillon antérieur est un peu plus creusé, et conserve davantage sa largeur et sa profondeur, le sommet apical est excentrique en arrière.

Localité.— Campos (Caneças).

Couches à Ostrea pseudo-Africana.

? Monte Serves.

Etage carentonin.

HEMIASTER PALPEBRATUS, P. de Loriol, 1888 PI. XX, fig. 1-3

Dimensions

LEE o000ovovsovovoopovobovobod oo soc boocovvoe 22 à 34 mill. ILE, por mot à 18 longranres 6000000600000 000000 0,88 Hauteur part'apport à 14 ONgUEUT. LR ne 0,65

Test ovale, allongé, arrondi en avant, tronqué en arrière; le contour est un peu anguleux. Face supérieure peu élevée, un peu déclive en avant, faiblement relevée dans l’aire interambulacraire impaire, sur laquelle se trouve l’apex. Les aires interambulacraires paires font, relativement, très peu de saillie à leur sommet, sur les postérieures on remarque, sur le côté, jusqu’à la face inférieure, un méplat sensible qui constitue même une légère dépression, limitée par de petites nodosités; on voit, sur chacune des aires interambulacraires antérieures, une dépression semblable, naturellement beaucoup plus étroite, mais également limitée par de petites nodosités plus vagues. Face inférieure notablement renflée sur le plastron, et dans toute sa région postérieure. Pourtour arrondi, sans être très renflé.

Appareil apical excentrique en arrière, aux 58 centièmes de la longueur. On ne voit pas distinctement les sutures des plaques; les pores génitaux sont très rapprochés, les postérieurs un peu plus écartés que les antérieurs. Le corps madréporique parait être très peu étendu, et ne pas atteindre le niveau des pores génitaux postérieurs.

Ambulacre impair long, très étroit, logé dans un sillon étroit, assez creusé à l’origine, sans l'être beaucoup, puis graduellement effacé et n’échancrant aucunement le bord antérieur; il se fait à peine sentir à la face inférieure. Les pores, qui forment 25 paires par zone porifère dans le plus grand individu, sont très petits dans les premières paires, qui se trouvent très rapprochées; elles s’écartent bientôt et les dernières visibles, non loin du fasciole, sont très écartées.

Ambulacres pairs relativement peu divergents, courts, étroits, inégaux et logés dans des sillons relativement peu profonds, et peu évasés. Les antérieurs sont presque droits, bien arrondis à

l'extrémité; la largeur de la zone interporifère est à peu près la même que celle de l’une des zones porifères; ces dernières comptent 37 paires de pores, dont les premières sont presque imperceptibles. Les ambulacres postérieurs, pas plus divergents que les antérieurs, dont ils paraissent être presque la continuation en ligne droite, sont plus courts et n’ont que 21 paires de pores.

Péristome éloigné du bord, très étroit, semilunaire, anguleux en avant, muni en arrière d’une lèvre proéminente, comme une lamelle très mince, relevée et repliée sur les côtés, qui masque en partie l’ouverture. Quelques pores seulement marquent le passage des ambulacres qui ne se trouvent point dans des dépressions sensibles.

Périprocte ovale, allongé, élevé au sommet de la face postérieure qui est abrupte et assez largement tronquée; l’area qu'il surmonte est large, faiblement déprimée, et limitée, de chaque côté, par quelques nodosités peu accusées.

Le fasciole est à peine perceptible par places, à cause de l’état un peu fruste de la surface à la face supérieure. Les tubercules sont extrêmement petits et très écartés, un peu plus volumineux dans la région antérieure et à la face inférieure. Les granules intermédiaires sont extrêmement fins, Mais pas très serrés.

Je connais quatre exemplaires dont l’un est plus grand que les autres; un autre, plus élevé (0,72), présente, du reste, les mêmes caractères, et je ne saurais le distinguer.

Rapports et différences.— Cette espèce, remarquable, en particulier, par la forme de son péristome, présente assez de ressemblance avec l’Hemiaster orbignyanus, Desor, de l’étage turonien; elle en diffère cependant par son ensemble plus déprimé, son sillon antérieur plus profond sur la face supérieure, ses ambulacres plus creusés, ses tubercules bien plus petits et plus délicats sur les côtés, et, enfin, son péristome enfoncè avec une lèvre très repliée. Elle se rapproche aussi de l’Hem. lusitanicus, P. de L., par son ensemble déprimé, mais elle en diffère par sa forme plus rétrécie en avant, ses ambulacres pairs plus courts et moins larges, dont les antérieurs sont moins flexueux à l’extrémité, puis, par son ambulacre impair plus étroit, logé dans un sillon plus creusé, avec des parois plus droites vers le sommet.

Localité. —Barcoiço, N. E. de Sargento-Mor.

Etage cénomanien.

HEMIASTER DELGADOI, P. de Loriol, 188S PI. XX, fig. 4-8

Dimensions

L'ONTUEUR Er see eee Sn Ce 6oo0ooc 27 à 33 mill. Largeur, par rapport à la longueur... ............... 0,85 à 0,97 LEE TERRE OC A )EIOAENRee 6 660000000000000 0,76

Test large, parfois presqu'aussi large que long, élevé et renflé, plutôt un peu arrondi que cordiforme, largement et profondément échancré en avant, un peu rétréci et tronqué en arrière. Face supérieure élevée, relativement assez uniformément bombée, la déclivité antérieure étant à peu près nulle, et l'aire interambulacraire impaire ne faisant pas de saillie particulière. Les aires interambulacraires paires sont assez étroites et saillantes vers le sommet, l'impaire se maintient d’abord sur un niveau à peu près égal à celui des autres, un peu plus élevé seulement, puis elle s’abaisse brusque-

ment; les aires interambulacraires montrent, en général, un méplat assez sensible. La face antérieure est très abrupte, la face postérieure étroite et un peu obliquement tronquée. Face inférieure convexe, mais faiblement, assez renflée sur le plastron, surtout vers son extrémité postérieure; les avenues ambulacraires sont très peu déprimées autour du péristome. Pourtour arrondi et renflé. L’apex est subcentral; la plus grande largeur se trouve à peu près au milieu des aires interambulacraires postérieures paires.

Appareil apical subcentral, plutôt un peu excentrique en avant; il parait légèrement enfoncé par suite de la saillie des aires interambulacraires. La plaque génitale antérieure de droite est la plus grande, elle va s'appuyer contre la plaque génitale postérieure gauche, séparant ainsi les deux plaques génitales postérieures; mais ne dépassant pas les deux plaques ocellaires quoique, cependant, dans un individu, elle arrive jusqu à leur bord postérieur; le corps madréporique n’est pas très étendu; les 4 pores génitaux, bien ouverts, sont assez écartés, les antérieurs plus rapprochés que les postérieurs. Plaques ocellaires petites et triangulaires.

Ambulacre antérieur impair logé dans un large sillon qui s’approfondit dés l’origine en s’abaissant rapidement, puis tombe presque verticalement, en échancrant largement le bord antérieur; son fond est plat, ses bords ne sont ni excavés, ni carénés. Les pores sont fort petits, disposés un peu en circonflexe dans chaque paire, avec un granule qui les sépare; on compte 25 paires environ dans chaque zone porifère.

Ambulacres antérieurs pairs parfaitement droits, très longs, larges, très creusés, divergents, atteignant presque le pourtour, arrondis à leur extrémité, avec une tendance à se fermer. Zones porifères larges, avec 41 paires de pores dans un grand individu; les six premières ont des pores presque ronds, puis ils s'allongent beaucoup en fente, les externes surtout; l’espace interporifère est presque aussi large que l’une des zones porifères. Les ambulacres postérieurs sont plus courts et moins divergents que les antérieurs, quoique cependant très écartés; ils ont 34 paires dans le même exemplaire. À la face inférieure les ambulacres sont à peine déprimés; auprès du péristome on ne voit guère que quatre ou cinq paires de pores dans chaque zone des antérieurs et des postérieurs pairs, ils sont très petits, mais séparés par un granule saillant. Les avenues ambulacraires postérieures, assez larges, mais non déprimées, portent quelques tubercules très petits, accompagnés d’un chagrin d’une finesse extrême.

Plastron triangulaire, régulièrement bombé, assez renflé vers l'extrémité qui n'est pas marquée par une pointe bien sensible.

Péristome semilunaire, petit, très peu enfoncé, relativement éloigné du bord; la lèvre postérieure avance un peu, en faisant une légère saillie.

Périprocte assez grand, ovale, ouvert au sommet de la face postérieure, mais relativement bas, à cause du peu de hauteur de celle-ci; il surmonte une area oblongue, légèrement excavée, souvent assez vague.

Fasciole péripétale large, visible, ça et là seulement, car tous les exemplaires sont assez frustes, il parait marquer une sinuosité assez profonde dans les aires interambulacraires postérieures paires.

Tubercules assez saillants, serrés et homogènes à la face supérieure, accompagnés de granules très fins, et très serrés; ils s’écartent un peu sur les côtés et considérablement à la face inférieure ; sur le plastron ils sont serrés et un peu plus développés.

Lors même que j'ai pu examiner de nombreux individus, je n’ai pas reconnu de modifications sensibles. Un petit exemplaire de 13 mill. de longueur, un peu déformé, présente les caractères des adultes, sauf une largeur plus faible. Je crois devoir aussi rapporter à l'espèce un grand individu de 45 mill. de long, assez déformé et mal conserve.

Rapports et différeuces.— L'espèce que je viens de décrire est voisine de l’Femiaster Luynesi, Cotteau; elle en diffère par sa forme moins rapidement rétrécie en arrière, plus en arrondissant, et

moins largement tronquée sur la face postérieure; le sillon antérieur est moins évasé, relativement moins profond, et l’ambulacre impair est moins large. Dans l’Hem. Chauveneti, Péron et Gauthier, la forme est plus allongée, plus fortement rétrécie en arrière, le sillon antérieur échancre le bord plus profondément, la face supérieure est plus déclive en avant, et tombe moins verticalement. L’Hem. Meslei, Péron et Gauthier, est aussi plus allongé, plus profondément échancré sur son bord antérieur, ses ambulacres pairs sont plus égaux et plus profondément creusés; il en est de même de l’Hem. Lorioli, Péron et Gauthier. Une espèce encore plus voisine, l'Hem. latigrunda, Péron et Gauthier, est moins arrondie, plus largement tronquée en arrière, sa face supérieure est plus élevée et plus renflée, son aire interambulacraire impaire plus relevée et tranchante au lieu d’être arrondie, de même que les antérieures paires, son plastron est moins renflé, ses ambulacres plus inégaux et plus creusés, son sillon antérieur moins abrupt et, aussi, un peu plus large.

Localités. Campos (Canecas). Bellas. Fortin de Junqueiro. Niveau de l’Ostrea pseudo-africana.

Monte Serves.

1° Niveau de Pterocera incerta.

HEMIASTER SUBTILIS, P. de Loriol, 188S PI. XXI, fig. 1-3

IONENBÉHSaoocosedoocodonoseoseodcooboecdeuodabuc 31 à 35 mill. Largeur, par rapport à la longueur. ................... 0:00 Hauteur PArteppOrtAMAIONQUEUR EEE EE CEE CEE TEE 0,64 à 0,66

Test largement ovale, presque également rétréci en avant et en arrière, arrondi et échancré en avant, tronqué et un peu évidé en arrière. Face supérieure relativement peu élevée quoiqu’assez renflée, pas plus déclive en avant qu'en arrière, presqu'uniformément et assez fortement convexe. L'aire interambulacraire postérieure impaire est un peu plus relevée que les autres et assez carènée. Les quatre autres, paires, sont également rétrécies et un peu saillantes au sommet; les deux postérieures présentent un méplat assez sensible, limité par de légères nodosités. Face inférieure presque plane, légèrement renflée sur le plastron. Pourtour arrondi et renflé. L’apex est très excentrique en arrière, sur la carène postérieure.

Appareil apical un peu enfoncé entre les aires interambulacraires, un peu excentrique en arrière. Le corps madréporique sépare les deux plaques génitales postérieures sans les, dépasser. Les quatre pores génitaux sont très rapprochés, ceux de la paire postérieure plus écartés l’un de l’autre; tous sont entourés d’un cercle de granules.

Ambulacre impair dans un sillon large, profond, évasé, creusé dès l’origine et échancrant fortement le pourtour. Les deux zones porifères, composées de 24 paires de pores, sont fort écartées lune de l’autre; les pores sont très petits et séparés, dans chaque paire, par un granule très saillant; au delà des zones porifères régulières les paires de pores sont très écartées et presque imperceptibles; une légère dépression reçoit, à la face inférieure, l’ambulacre impair. Le fond du sillon est couvert de granules d'une finesse extrême, parfaitement homogènes, et très régulièrement disposés en séries transverses, deux sur chaque plaque; aux deux tiers en avant de la longueur du sillon, ces séries deviennent moins régulières, et on voit apparaître quelques tubercules épars. Les ambu-

lacres pairs ne sont ni très larges, ni très longs, relativement étroits, mais logés dans des sillons profonds et évasés. Les antérieurs, pas très divergents, relativement, ont leurs zones porifères antérieures un peu arquées; ils ont trente neuf paires de pores très rapprochées, les premières à peine perceptibles; l’espace interporifère, un peu plus large que l’une des zones porifères, parait lisse, mais il est, en réalité, couvert d’un chagrin à peine perceptible à un fort grossissement. Les ambulacres postérieurs, un peu moins divergents, et légèrement courbés, ont trente trois paires de pores.

Péristome petit, semilunaire, éloigné du bord, pourvu, en arrière, d’une lèvre étroite, très Saillante. |

Périprocte ovale, allongé, étroit, ouvert assez haut, à l’origine d’une area un peu évidée, bordée de légers bourrelets, et un peu oblique.

Fasciole péripétale assez large, serrant de près les extrémités des ambulacres, et n’entrant que légèrement dans les aires interambulacraires postérieures paires.

Tubercules de la face supérieure petits, épars; on en voit quelques uns sur les aires interambulacraires antérieures paires, qui sont notablement plus développés que les autres; il s’en trouve aussi dans les sillons ambulacraires, au dessus des zones porifères. Au pourtour, les tubercules sont bien plus volumineux dans la région antérieure: ils sont assez forts et serrés sur le plastron. Toute la surface intermédiaire est occupée par une granulation d’une finesse extrême et très serrée.

Rapports et différences.—Cet Hemiaster, dont je connais quelques bons exemplaires, se distingue de l’Hem. lusitanicus que l’on rencontre dans la même localité, par son ensemble moins déprimé, sa région antérieure plus rétrécie, son bord antérieur échancré plus profondément par le sillon, ses ambulacres pairs moins inégaux, moins longs, les postérieurs moins divergents et courbés, les antérieurs avec leurs zones porifères antérieures moins sinueuses, enfin par son appareil apical plus central. Il ressemble un peu à l’Hem. Chauveneti, Péron et Gauthier, mais 1l est moins profondément échancré en avant, sa face supérieure est moins renflée, ses ambulacres antérieurs pairs sont moins divergents et moins droits.

Localité.—Monte Serves.

Niveau à Ostrea pseudo-africana.

HEMIASTER ALCANTARENSIS, P. de Loriol, 1888 PI. XXI, fig. 4

Dimensions

LEP 00 000000000000000000000780000000006000600000600 28 mill. Largeur, par rapport à la longueur........................ 002 FETE Pr monotre lIonEnmpecccocococoucoococooocooce 0,68

Test assez régulièrement ovale, rétréci presque également en avant et en arrière, tronqué et échancré en avant, tronqué aussi, mais plus étroitement, en arrière. Face supérieure élevée, assez renflée. Les cinq aires interambulacraires se relèvent en saillies assez fortes auprès du sommet, les deux postérieures paires plus faiblement que les autres, l’impaire ne se renfle point davantage que les deux antérieures; au contraire. La région antérieure est légèrement déclive, la face postérieure presque abrupte. Face inférieure presque plane, un peu déprimée autour du péristome, un peu renflée sur le plastron. Pourtour arrondi et renflé. La plus grande largeur se trouve en face du sommet ambulacraire.

Appareil apical excentrique en arrière, situé aux d8 centièmes de la longueur, on ne distingue pas nettement les plaques. Le corps madréporique est tout à fait central, peu étendu, ne dépassant pas les pores génitaux postérieurs; ces derniers ne sont que légèrement plus écartés que les antérieurs.

Le sillon antérieur, étroit et relativement très profond à l’origine, avec des parois abruptes, s’affaiblit graduellement vers le bord qu'il échancre très faiblement, en s’élargissant beaucoup. L’ambulacre impair est assez court, avec des zones porifères étroites; je ne puis compter les pores.

Ambulacres pairs larges, courts, très Imégaux, logés dans de profondes cavités. Les antérieurs, relativement peu divergents, un peu arqués, élargis et arrondis à leur extrémité, comptent 28 paires de pores dans chacune de leurs zones poriféres; ces dernières sont larges, à peu près aussi larges que l’espace interporifere. Les postérieurs sont beaucoup plus courts, à peu près aussi divergents que les antérieurs, bien moins larges et bien plus courts, car les zones porifères ne comptent guère plus de 20 paires de pores chacune.

Péristome petit, éloigné du bord, enfoncé.

Périprocte ovale, un peu acuminé aux extrémités, ouvert tout à fait sous la carène de l’aire interambulacraire impaire, au sommet d'une area presque abrupte, à peine oblique, et légèrement excavée. On ne peut voir le fasciole péripétale, la surface de la face supérieure étant assez fruste ; on le reconnait cependant suffisamment sur un point pour s'assurer de son existence. On distingue très peu les tubercules; ils paraissent petits et assez serrés sur les côtés.

Le type est en bon état de conservation, un peu fruste à la surface; jeu connais trois autres exemplaires plus ou moins bien conservés.

Rapports et différences.— Cette espèce, remarquable par sa forme ovale, sa troncature antérieure, ses ambulacres postérieurs pairs bien plus étroits et bien plus courts que les antérieurs, ses aires interambulacraires saillantes au sommet sans que l’impaire soit plus relevée, est bien distincte des autres, et je n’en connais aucune, parmi celles qui ont été décrites, avec laquelle elle pourrait être confondue. Elle ressemble un peu à l’Hemiaster Vignesi, Cotteau, mais ses ambulacres sont plus creusés, les antérieurs sont plus courts et les postérieurs un peu plus courts et plus étroits, l’excentricité du sommet, est, en outre, moins forte. Dans l’Hem. orbignyanus, voisin aussi de forme, les ambulacres sont moins creusés, plus divergents, et moins inégaux, soit en largeur, soit en longueur.

Localité.— Alcantara. Monte Serves.

Etage cénomanien.

HEMIASTER BELLASENSIS, P. de Loriol, 18885 PI. XXI, fig. 5-8

Dimensions

DONPUEUL EST EE EC LEE CC TV LES I de 22 à 27 mill. Largeur, par rapport à la longueur. ................... 0,86 à 0,91 Hauteur, par rapport à la longueur................ ... 0,63

Test cordiforme, graduellement rétréci et tronqué en arrière, largement échancré en avant, mais peu profondément. Face supérieure élevée, renflée, presque uniformément convexe; la région antérieure est faiblement déclive, puis tombe brusquement, suivant un plan presque vertical. L’aire interambulacraire impaire ne forme qu’une légère saillie, et les quatre paires se relèvent à peine vers.

leur sommet. L’apex est subcentral. Face inférieure renflée sur le plastron et assez déprimée en avant du péristome. Pourtour très arrondi et renflé.

Appareil apical sensiblement excentrique en avant, situé aux #1 centièmes de la longueur. Les pores génitaux sont petits et rapprochés, les postérieurs un peu plus écartés que les antérieurs. Le corps madréporique sépare les deux plaques génitales postérieures et s’appuie sur les deux plaques ocellaires postérieures.

Ambulacre impair dans un sillon peu marqué à l’origme, s’approfondissant, et surtout s’élargissant beaucoup vers le pourtour, qu'il échancre largement sans beaucoup de profondeur, et se continuant par une dépression bien accentuée jusqu'au péristome. Les deux zones porifères sont fort étroites, et comptent chacune environ 25 paires de pores.

Ambulacres pairs larges, peu creusés, peu inégaux, arrondis à leur extrémité. Les antérieurs, assez divergents, un peu arqués, comptent 37 paires de pores, dans le plus grand exemplaire, pour chaque zone porifère; celles-ci sont relativement étroites, et l’espace interporifère n’est presque pas plus large que l’une d’entre elles. Les postérieurs sont notablement moins divergents que les antérieurs ; ils ont 29 paires de pores dans un individu dont les zones antérieures en ont 34, la différence de longueur est donc peu sensible.

Péristome éloigné du bord antérieur, assez grand, un peu en forme de fer à cheval, aussi large que haut, avec une petite lèvre postérieure saillante. Les sutures des plaques, autour du péristome, sont visibles dans un exemplaire. La lèvre est l'extrémité antérieure d’une plaque assez grande qui commence le plastron, elle est flanquée, de chaque côté, d’une plaque irréguliêre, percée d’une paire de pores, qui appartient aux aires ambulacraires. Les quatre premières plaques des aires interambulacraires paires sont fort grandes, mais se découpent en prolongement rectangulaire très étroit qui s’avance Jusqu'au péristome, en séparant immédiatement les aires ambulacraires. C’est, du reste, la disposition générale des aires autour du péristome dans les Spatangidées, et, en particulier, dans l’Hemiaster expergitus, espèce vivante, dont on trouve le squelette figuré dans le magnifique ouvrage classique de M. Loven (Études sur les Echinoidées). 11 y a, naturellement, des variantes assez importantes entre la structure des plaques des deux espèces; ainsi, les premières pièces interambulacraires paires sont, proportionnellement, beaucoup plus grandes, elles touchent à quatre à cinq plaques des ambulacres pairs, au lieu de deux, etc. Il est si rare de pouvoir observer ces sutures dans les espèces fossiles qu'on ne peut s’en servir comme caractère distinctif des espèces, et c’est grand dommage, car, de ceux que pourrait fournir la structure du squelette, ils seraient peut être les plus précis pour la distinction des espèces.

Périprocte pas très élevé, ouvert à la suite d’une déclivité de l'aire interambulacraire impaire qui le fait paraître assez bas sur la face postérieure; l’area anale n’est point excavée, à peine légèrement déprimée, mais cependant limité, de chaque côté, par une série de nodosités peu accentuées.

La surface est généralement fruste à la face supérieure; je ne puis constater la présence du fasciole péripétale que sur un seul point. Pour la même raison, on ne voit les tubercules que sur les côtés, où ils sont petits, mais assez abondants; ils se montrent plus développés dans la région anté- - rieure; à la face inférieure ils sont assez saillants et fort écartés, plus serrés sur le plastron.

Rapports et différences.— Cette espèce se distingue facilement par son ensemble presque régulièrement cordiforme, son sommet apieal excentrique en avant, et ses ambulacres pairs presque égaux, longs, et très peu creusés. L’excentricité en avant du sommet apical la rapproche d'apparence de l’Hem. bibansensis, Péron et Gauthier, mais, dans ce dernier, les ambulacres postérieurs sont plus longs que les antérieurs, la face supérieure est plus dêprimée, etc. Elle est voisine de l’Hem. Delgadoi, mais elle s’en distingue par son ensemble bien plus régulièrement cordiforme, son sommet apical excentrique en avant, ses ambulacres pairs relativement moins larges et moins longs.

Localité.— Bellas.

1" Niveau à Pterocera incerta (Cénomanien).

Ocrore, 1888. 19

HEMIASTER"? ADONESENSIS, P. de Loriol, 18388 PI. XXII, fig. 1-2

ONSUEUT M MER RE EC A RE RRE RL RARES 68 mill. Hargeur Rint RAMAE PO O C OE CE 62 »

Test cordiforme, profondément échancré en avant, largement tronqué en arrière; le contour est un peu onduleux. Aucun des deux exemplaires connus n'est complet, aussi la forme de la face supérieure, et celle de la face inférieure, ne sont pas exactement connues. Dans l’un des individus, le moins complet dans un sens, car toute la région postérieure manque, la face supérieure parait rapidement et assez fortement déclive en avant, et passablement relevée au sommet apical (où doit être l’apex), sans que, cependant, la hauteur proportionnelle sont très forte relativement à la longueur de l’oursin; dans ce même individu la face inférieure parait très plane, même à peine renflée sur le plastron. Dans l’autre exemplaire, par suite d’enfoncements, on ne peut pas bien juger de la forme exacte de la face supérieure, non plus que de la face inférieure. Le pourtour est, relativement, mince, très peu renflé. Les aires interambulacraires postérieures paires sont déclives avec un grand méplat, point renflées, seulement un peu vers le sommet qui est très arrondi; sur les aires antérieures se trouve un fort méplat médian, limité, de chaque côté, par une série de petites saillies tuberculeuses, qui déterminent un angle assez sensible.

Appareil apical subcentral, enfoncé entre les sommets des aires interambulacraires. On le voit mal, il parait peu étendu, les pores génitaux postérieurs sont beaucoup plus écartés que les antérieurs.

Ambulacre impair logé dans un sillon déjà assez profond à son origine; il se creuse et s’élargit fortement en approchant du bord antérieur qu'il échancre très profondément. On ne distingue pas les pores. Ambulacres pairs relativement étroits, mais très longs, et très creusés, arrondis à leur extrémité, nullement sinueux, presque égaux, les postérieurs un peu plus courts que les antérieurs, mais beaucoup moins divergents. On distingue mal les pores, les zones porifères sont un peu plus étroites que la zone interporifère.

Péristome rapproché du bord.

Périprocte petit, ovale, au sommet de la face postérieure qui parait avoir été abrupte et très peu élevée.

Je n'ai pu découvrir aucune trace du fasciole à cause de l’état fruste de la surface sur la face supérieure presque toute entière.

Les tubercules, que l’on distingue, çà et là, sont petits et rares.

Rapports et différences.— Cette espèce remarquable, n’est malheureusement pas encore bien connue. Quoique le fasciole ne soit pas distinct, j'ai cru devoir la rapporter provisoirement au genre Hemiaster, à cause de son facies et de ses caractères généraux. Ce serait une des plus grandes espèces du genre, mais je ne suis point absolument certain qu’elle lui appartienne réellement. Je n'en connais aucune avec laquelle elle pourrait être confondue. Ses grands ambulacres la rapprochent un peu de l'Hem. batnensis, Coquand, mais sa forme est tout à fait différente.

Localité. —Adôes près Sargento-Mor.

Etage cénomanien.

fit

THIOLLIERICRINUS ALGARBIENSIS, P. de Loriol, 18SS PI. XXII, fig. 10-11

Dimensions

Diamètre du grand axe de la pièce centrodorsale........ 44 mill. Diamètre du petit axe de la pièce centrodorsale.......... 12 Epaisseur de la pièce centrodorsale............ ....... 3 Diamètre du calice sur le premier anneau radial......... 11 Epaisseur du calice sur le premier anneau radial......... 31/9 à 4

Pièce centrodorsale discoïde, mince, un peu irrégulière et inégale d'épaisseur, elliptique, dépassant notablement en diamètre celui du premier anneau radial, à la base duquel elle forme comme un gros bourrelet. Tout près de la suture des premières radiales on distingue, sur chacune des faces de cette pièce centrodorsale, une série de trois petites dépressions qui sont les facettes articulaires des cirres; comme la surface est usée partout, on ne voit plus nettement leur détail, mais on reconnait encore parfois le bourrelet transverse, et, le plus souvent, l’orifice du canal du cirre. Sur la face inférieure de la pièce centrodorsale, qui est un peu concave, se trouve la facette articulaire du premier article de la tige; un bourrelet large, peu épais, accompagné de chaque côté d’une légère dépression parallèle bordée d’un filet saillant tout autour, relevé dans sa région médiane en forte saillie, au milieu de laquelle se trouve l’orifice du canal, la traverse dans toute la longueur du grand axe; tout autour de la facette, à peu de distance du bord, court un léger sillcn.

Au fond de la cavité calicinale on distingue, assez vaguement, les extrémités des pièces basales, qui, en deux endroits, semblent aussi faire une légère apparition au dehors sous la forme d’un petit bouton.

Premières radiales presque rectangulaires, épaisses; on distingue à peine le détail de la facette articulaire à cause de l'usure. La cavité du calice, sur les premières radiales, est très peu profonde, mais grande et très étalée; les dix sillons qui marquent les angles et le milieu des pièces radiales sont bien accentués.

Avec le calice on a trouvé un article de la tige en forme de sablier, sa hauteur est de 6 mill., la longueur du grand axe est de 8 mill., celle du petit de 5 mill. Les facettes articulaires sont elliptiques; le grand axe de l’une est parallèle à celui de l’autre; le bourrelet articulaire, également saillant sur toute la longueur du grand axe, est accompagné, de chaque côté, par une profonde dépression.

Rapports et différences.— Cette espèce présente quelque ressemblance avec le Thaoll. Heberti, P. de Loriol, de l'étage séquanien; elle en diffère par sa pièce centrodorsale plus mince, en forme de bourrelet séparé du premier anneau radial par un étranglement profond, par la cavité du calice beaucoup plus grande et plus étalée sur le premier anneau radial, par la facette articulaire de la pièce centrodorsale plus étroite.

Localité.— Alfandesa près Marin (Algarve).

Etage hauterivien.

CIDARIS MAMAROZENSIS, P. de Loriol, 18SS PI. XXII, fig. 3-5

Dimensions

(Radioles)

DEMO (EI Ho 008 0000000000000008000000 60000000 3à 4

Radiole grêle, allongé. Tige légèrement fusiforme, ou bien subcylindrique, s’atténuant très graduellement vers l'extrémité. Elle est ornée de petits aiguillons plus ou moins longs, plus ou moins acérés, plus ou moins écartés, disposés en séries linéaires régulières; les intervalles, dont la largeur varie, sont couverts de stries longitudinales d’une très grande finesse, plus ou moins granuleuses.

Collerette non rétrécie, courte, limitée par un léger bourrelet, très finement striée.

Bouton peu développé; anneau saillant; strié; facette articulaire lisse.

Rapports et différences.— Je rapporte à une même espèce un certain nombre de petits radioles grêles qui ne différent entre eux que par le développement plus ou moins fort et l’écartement des petits aiguillons en séries très régulières qui couvrent la surface de la tige. Ils sont voisins de ceux du Cidaris vesiculosa, mais ils en diffèrent par leur tige rarement un peu fusiforme, et, la plupart du temps, notablement plus épineuse, et finement striée entre les séries d’aiguillons. Parmi les exemplaires que j'ai sous les yeux, je n’en trouve aucun qui soit semblable aux radioles du Cid. vesiculosa, en assez grand nombre, que j'ai pu comparer. Il parait nécessaire de séparer, pour le moment du moins, ces petits radioles du Portugal, en attendant que l’on connaisse le test auquel ils appartiennent. |

Localité. —Mamaroza.

Etage cénomanien.

J'ai fait figurer deux radioles, qui, quoique trouvés avec les autres, n’appartiennent pas à la même espèce, très probablement, du moins, mais je n’en connais pas assez d'échantillons pour pouvoir les désigner par un nom spécial. Tous les deux sont fusiformes et épaissis vers le bouton. L'un est couvert de granules disposés en séries régulières dont les unes disparaissent vers le milieu de la tige, tandis que les autres se continuent en devenant plus fortes. L'autre porte des épines très écartées, qui paraissent obtuses, et forment des rangées peu régulières; le reste de la surface est couvert de stries longitudinales d’une grande finesse. Le bouton est mal conservé.

PSEUDODIADEMA LUSITANICUM, Forbes PI. XXII, fig. 8-9

Synonymie

Diadema lusitanicum, Forbes, 1849. In Sharpe, On the secondary rocks of Portugal, in Quart. Journ. of the Geol. Soc. of London, vol. vi, p. 196, pl. 25, fig. 4.

Dimensions

IDAMMEboococeoocoosocoooccococ DD0DO090000 600000 .. 28 à 38 mill. Hauteur, par rapport au diamètre ............. 0000000000 0,46

Test circulaire, ou très légèrement pentagonal, très déprimé, assez renflé au pourtour, à peine légèrement convexe à la face supérieure, plane et nullement enfoncé autour du péristome à la face inférieure.

Zones poriferes tout à fait droites, à fleur du test. Pores disposés par simples paires, nullement dédoublés au sommet, formant seulement de petites séries un peu transverses tout près du péristome.

Aires ambulacraires larges relativement aux aires interambulacraires, avec deux séries de tubercules saillants, serrés, confluents, sauf à la face inférieure, où ils sont séparés par une série de petits granules dont on compte 1% par série. Les scrobicules sont bien définis, sans être profonds, le mamelon, petit et peu saillant, est perforé et garni de nombreuses crénelures à la base. Les granules miliaires, petits, inégaux, et peu abondants, forment une série externe de chaque côté entourant les scrobicules, et une double, au milieu de l’aire, dans laquelle ils sont très serrés. À la face supérieure les tubercules diminuent très graduellement.

Dans les aires interambulacraires les tubercules des deux séries ne différent pas de ceux des aires ambulacraires, seulement leurs scrobicules sont un peu plus grands en travers, donc, un peu plus elliptiques, leur nombre est le même, parfois un de moins par série; ils ne diminuent pas plus rapidement à la face supérieure. Zone miliaire large, nullement enfoncée à la face supérieure; les granules qui l’occupent sont nombreux, épars, inégaux, beaucoup sont mamelonnés, ils deviennent notablement plus rares vers l’apex. Des granules semblables, nombreux, formant au moins trois rangées irrégulières, occupent encore le large espace qui sépare les scrobicules des zones porifères. IL n'y à point de tubercules secondaires, mais seulement quelques granules, mamelonnés, un peu plus forts que les autres, dans les séries externes, à la face inférieure.

Péristome grand, tout à fait à fleur du test, fortement entaillé; son diamètre égale 0,43 de celui de l’oursin.

Al

Rapports et différences.—Les deux exemplaires que je rapporte à cette espèce ont été recueillis à Mamarosa, dans la même localité d’où provenait le type de Forbes, depuis la publication du premier fascicule de cet ouvrage; ils en présentent fort exactement tous les caractères, et il ne me reste pas de doutes sur ma détermination. La taille de ces deux individus est plus forte; le plus

grand ne diffère en rien de l’autre, naturellement il à plus de granules et plus de tubercules. Je ne connais pas d'espèce avec laquelle celle-ci pourrait être confondue.

Localité.— Mamarosa (avec le Diplopodia variolare). Etage cénomanien.

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