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CANAL DE l’OüRCQ.
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Le curieux , sorli de Paris par celte belle et vaste rue qu’on nomme assez improprement aujourd’hui Faubourg Saint-Martin , jouit, dès les premiers pas , d’un coup d’reil magnifique; ses regards se portent alternativement sur ce beau propylée , ouvrage de Ledoux, monument qui annonce une grande cité, sur le vaste bassin de la Villettc , sur les buttes escarpées de Saint- Cbaumont, et sur la plaine qui se déroule jusqu’à Saint-Denis et Gonesse. De là , il voit |>arlir, pour se diviser en une multitude de rameaux , deux «les plus grandes routes de France ; l’une qui , par Soissons, Laon et Wesel, se dirige à travers l’Allemagne septentrionale , sur les rives de la mer Ualtique; l’autre qui, par Mcanx et Strasbourg, unit par un lien de communication , notre brillante
DEUXIÈME PKOUXNADE.
Gtpitale aux résidences des souverains d’Allemagne : c’est là enfin qu’il voit aboutir cet intéressant canal de FOurcq qui , de tous les travaux faits pour l’utilité de Paris, est peut-être celui qui mérite le plus la reconnaissance des habitants île celle ville.
En 1778, les aquéducs d’Arcueil, de Belleville^ de Meiiil-Mon tant ÿ les machines hydrauliques de la Seine ne foumbsaient ensemble<pie cent cinquantecinq pouces d’eau > suivant la manière de jauger des fontainiers ; encore celte qtianlité était-elle souvent beaucoup diminuée par les accidents et par les séclteresses. La construction de machines à vapeur en 1778, vint la porter à trob cent soixantequinze pouces, dans les moments d’abondance. Cependant la consommation de Parb, à rabon de huit pintes par personne et par jour ( d’après des évaluations exactes) , est de vingt-trob mille trois cents muids, ou trois cent vbigt-quatre pouces, sans y comprendre ce qu’emploient les boulangeries, buanderies, les bains, la consommation des bêtes de somme; et c’était par l’eau des puits et |iar l'eau tirée plus péniblement de la rivière, que l’un suppléait, non-seule ment à celte consommation extraordinaire, mais encore à ce qui souvent numqiiait à l’usage journalier et persouuel des habit-ints. Cependant cette pénurie , les peines on les dépenses nécessaires pour s’eu préserver, ajoutent
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CANAL DE l’oCHCQ.
sans contredit aux misères de la classe indigente, et la cessation de ce mal était depuis long-temps l’objet de la sollicitude des gens de bien. Cent projets enfantés, les uns par l’espoir de s’enridiir en vendant au peuple ce supplément d’eau reconnu nécessaire; les autres par un véritable sentiment de philantropie , amenaient au pied de l’Observatoire , la Bièvre, l’Yvette, l’Orge ou la Jiiine, ou sur le plateau un peu moins élevé de la barrière de Pantin , la rivière deBeuvronne, de Thérouenne ou d’Ourcq.
Demanse , gendre du célèbre Biquet, avait commencé en 1670, du côté de l’Ourcq, qucKpies travaux dont on voit encore les vestiges. Le but de ces travaux était d’employer une partie de la rivière à fournir diverses fontaines, et à former ensuite , de l’Arsenal à Chaillot, comme nue seconde rivière , au moyen du grand égoût découvert qui régnait alors dans cette direction. Cette entreprise accomplie, côt procuré, à la Seine , lors des grandes eaux, un délwuché nécessaire dans ce temps, où le sol de Paris était beaucoup moins élevé qu’aujotird’liui. Depuis, et particulièrement dans le dernier siècle, on parla, on écri it beaiicoup sur la nécessité et les moyens de donner de l’eau k Paris; mais il était réservé à notre temps de voir s’accomplir ce grand travail.
l’n arrêté du gouvernement , du mois de juil-
DEl'XIÈME PROMENADE.
U‘ti8o2, ordonna la construction du canal qui de- > ail amener l’Ourcq à la barrière St.-Martin; et, la même année , les travaux commencèrent sous la direction et d’après les projets de l’ingénieur en chef Girard, l’un des membres de l’institut d’Egypte, homme très-instruit, et doué du jugement et de l’activité nécessaires pour faire un bon emploi de la science.
L’entreprise étant donc commencée , on remar^ qiia bientôt que , quoique le canal dont la prise d’eau est à Marcuil , dût côtoyer la Marne sans la perdre de vue, on ne pouvait se dispenser delà faire navigable, vu que l’eau nécessairement empruntée à la petite rivière d’üurcq pour un simple aqnéduc , aurait rendu difficile la navigation au-dessous de Lizy. 11 était plus facile et moins dispendieux de continuer cette navigation par le canal qui, à la faveur de la disposition du sol , n’aurait point d’écluses,ni de barrages, de procurer ainsi au quartier élevé du nord de Paris, l’avantage inappréciable d’avoir un apport de bois, de charl>on et .-mtres marchan’bses de rivière , que les habitants sont obligés de faire monter des l)ords de la Seine. D’ailleurs, la limpidité et la salubrité des eaux ne pouvaient que gagner à l’augmentation de leur volume, qui leur donnait en même temps plus de rapidité et plus de continuité dans leur cours.
Le canal de dérivation del’Ourcq, à sa prise
' CANAL DE l’oCRCQ. qS
«l’eau, a treiite-un pieds, trois pouces au-dessus du sol de Ja barrière de Pantin , et se développe sur une longueur d’environ quarante-huit mille cin«j cent toises, jusqu’au bassin de laYillette. 11 est ouvert à même les terres, sans revêtement , et a vingt-deux pieds de large à la surface de l’eau dont la profondeur habituelle sera de six pieds. La disposition du sol n’a exigé aucun «le ces ouvrages «|ui tiennent les eaux stagnantes. Le seul obstacle «|u’on ail rencontré, est l’élévation du sol naturel qui sépare le bassin de la Marne de celui de la Seiue, et qui se fait sentir plus particulièrement dans la forêt «le Bondy. Là, il a fallu creuser, sur une longueur de cinq mille toises, une tranchée de quarante à quarante-cinq pieds de profondeur.
Le bassin de la y illette, rectangle de trois cent soixante-ome toises de longueur sur cent trente-une «le largeur, forme le port qù aboutit ainsi la navigation de l’Ourcq , qui commence à porter bateau à deux lieues au-dessus de la rcrté-Milon. Lorsque le canal, qui n’est fait que depuis Lizy, et ii-’est jusqu’ici alimenté que |wr la Thérouenne, la Beu- V ronne et quelques autres petits ruisseaux , sera terminé, il versera dans ce bassin, même dans la sécheresse, de douze à treize mille pouces d’eau, qui alimenteront les fontaines de Paris aussi abondamment que les fontaines de Rome ancienne
DEUXIÈME PEOMENAOE.
furent alimentées, fourniront à la navigation des deux etnhranchenients de8t.-Dcnis et deSt.-Marlin.
Wous avons déjà |iarlé du canal qui se rend dans la Seine, à la Briclie, près Saint-Denis; il a son emhranclienient sur celui de l’Ourcq, à trois cents soixante-dix toises au-dessus du bassin de la Villette. Sa pente, de quatre \ ingt-lreizo pieds, est rachetée par douze écluses.
Le canal de Snint-Mart'ni sortira du bassin de la Villette à J’uii des angles à pans coupés ; il entrera dans Paris, et se dirigera à travers les faubourgs Saint-Martin , du Tempde et Saint-Antoine , sur une longueur d’environ dix-huit cents toises , et ira aboutir dans la Seine, aux fossés de l’Arsenal qui forment son port. Sa pente naturelle, de quatrevingt-quatre pieds, sera rachetée par neuf écluses. Ainsi s’établira parce deruier canal, dont les travaux sont entrepris, la cumniuuicalion ouverte à la navigation de la haute et de la basse Seine , de l’Ourcq et de la Marne ; communication qui abrège de près de cinq lieues le trajet de l’Arsenal à b Briche, et sauve le passage toujours dispmdieiix, et souvent périlleux, de douze ponts. Tout l’excédant de l’eau inutile à la navigation , s’échap|>ant du bassin de la Villette par un embranclienieut symétrique à celui du canal Saint-Martin , se précipite bientôt dans une galerie souterraine qui se soutient à mi-côte, et à peu près parallèlement et inlérieure-
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ment à l’cnccinte nord de Paris jusqu’aux hauteurs de Chaillot. Trois galeries secondaires pénètrent dans la Gipilale , et leurs tuyaux , se divisant autant qu’il est nécessaire , portent l’eau à un grand nombre de fontaines. Nous ne jMrlerons pas d’une midtitude d’ouvrages d’art , tels que les ponts fixes et mobiles , les gares pour les bateaux , les aqueducs pour faire franchir au canal les vallons (pi’il rencontre , les déversoirs : ces détails appartiennent plus à la technologie qu’au genre de notre ouvrage.
Le bassin de la Vlllette, entouré d’une belle plantation , est, pour les Parisiens, le but de promenades dans la belle saison, et dans l’iiiver même, car sa surface gelée attire la jeunesse qui s’y livre à des exercices agréables, toujours sains, quand ils sont surveillés par la prudence.
Nous ne quitterons pas le canal de l’Ourcq sans parler de l’importante décoiiverte de M. Girard sur le mouvement des eaux; découverte qu’ont amenée les recherches et les expériences nombreuses auxquelles cet habile ingénieur s’est livré à l’o<> casion de l’important travail confié à ses talents.
On avait remarqué que les eaux, après qu’on leur eftt creusé un Ut artificiel sur de longs plans plus ou moins inclinés, ainsi que cela s’était pratiqué jusqu’alors pour les canaux, agissaient sur ces plans, et souvent au grand détriment des ouvrages,'
DECXIÈHE PROMENADE.
jusqu’à ce qu’elles aient formé une cerlaixie courbe qui leur esten quelque sorte plus commode. M. Girard a pensé que ce serait faire faire un grand pas à l’art, que de dévancer celte opération de la nature; il s’est donc mis a rechercher selon quelles. lois les grands filets d’eau agissent sur leur lit , et l’espèce de courbe qu’ils lui font prendre.
Il a trouvé que c’éLiit la même , en supposant fixées les deux extrémités du canal, que celle que les Bernoulli, Leibnitz cl Iluygens attribuent à une corde pesante et Qcxiblc suspendue par les deux extrémités. Après avoir soumis cette ingénieuse hypothèse aux savants capaldes d’en juger , dans un mémoire publié en i8o5, il en a fait l’application au creusé du canal de l’Ourcq. Cette courbe, appliquée à l’hydrodynamique, s’appellera désormais » courbe d’écoulement stable.
On voit que ce système de navigation et de conduite d’eau , lorscju’il aura reçu son exécution •
complète, sera non-seulement du plus grand prix pour Paris, mais encore unique dans son genre, et digne en tout de la grande ^ llle pour la magnificence et la commodité do laquelle on veut tout entreprendre. 11 augmentera beaucoup le commerce et ractlvltéquirègnentdansla /^7/fèWe, village peuplé de dix-sept ccuts habitants, et un des plus considérables de ceux qui touchent aux portes de Paris.
Ce lieu était commode dés le deuxième siècle
CANAL DE l’oDRCQ.' 97
comme une dépendance de l’hotel Saint-Laeare ; il fut brûlé en I4i8 par les Armagnacs unis aux Anglais.
C’est daus ce village que turent continuées les conférences entamées à Siirènes au mois de mai 1695, pour la conversion de Henri IV ÿ c’est aussi là que se conclut , le 5o juillet de L même année, la trêve entre les royalistes et les ligueurs, trêve que les premiers rompirent quand ils trouvèrent leurs antagonistes confiants daus leurs traités , et dépouillés de leurs armes.
BELIÆVILLE. — ROMAINVILLE. — PANTIN.
En suivant la route d’Allemagne , on côtoie la partie basse de la butte Chaumont , éminence remarquable par ses carrières en plâtre qui forment des galeries dont les voûtes élevées sont soutenues par des piliers , restant de la pierre exploitée J elle est plus célèbre encore par le courage héroïque que les jeunes élèves de l’école polylecliniipie, et les guerriers français, y déployèrent le 3o mars l8i4, contre les armées réunies de toutes les puissances de l’Europe.
BellevtUe , autrefois San^ Poitronville , est assis sur ce coteau dont, avec les dépendances de Ménil-Montant et la Courtille , il couvre en partie la croupe méridionale jusqu’aux murs de
ÔZUXÙJU rtOlUUIABE.
Paris. La cnâte de la tnoolagoe est bordée d« ^lies maisons bourgeoise».
Les coteaux couverts de vignes et de vergers , et coup<5s en tous sens de chemins ombragés de baies , de lilas et de rosiers , qui entourent le village du Prë-Saint-Gervais, font, de ce Ken rempH de guinguettes , les délices des Paiistens , ' par les promenades agréables quils y trouvent, et la vue pittoresque dont l’oeil y Jouit.
Belleville, assis sur ce coteau, en partage Pétendtie avec Romainville; et ces <leux villages sont remarquables par leurs jolies maisons autant que par leurs magnifiques points de vue. Ils domment le pré Saint-Gervais, lieu de promenade fréquenté des Parisiens, et Pantin traversé
par la grande route d’Allemagne. Dans ce dernier village on remarque , entre plusieurs mataons charmantes, celle qui fut bâtie, en 1786, par Bellanger, et dont nous donnons les plans et l’élévation dans la planche 17.
Placé à mi-côte, le jardin est à la hauteur du premier étage , et s’élève en am])hithéâtre. Cette disposition du terrain a forcé l’architecte à adopter un plan semi-circulaire <pn semble, au premier coup d’œil , n’avoir de motif qu’une difficulté à vaincre ; mais l’arliste en a tiré un parti original. Un large passage tournant (a)> forme la
PUiu ci Klération.dane Mainoii Mür À Pantin.
BEUETILU. — ROMAINVILLI. — PANTIN. *99
cour, et sépare la maison des écuries ( ^ ) et des remises (c) pratiquées eu voûtes sous le jardin. Sur les cotés sont rejetés la salle des bains et les lo^'einents des domestiques. Au rez-de-chaussce sont le vestibule (rf), la cuisme (e) et d’autres pièces J au premier, le grand appartement. A l’inspection seule du plan , on peut juger combien était difficile la distribution de la partie circulaire. L’élévation est de ce style agréable dont Bcllanger a Liissé tant de modèles. IVlais elle offre aussi de ces licences heureuses quand elles sont , comme ici , un écart du génie, mais qui trop souvent dégénèrent en bisarreries, quand elles sont imitées par la médiocrité. Tels sont , par exemple , les énormes bossages qui accompagnent l’ouverture scml-circnlaire de la cuisine, et la petite terrasse , sans issue, qui est au pied du soubassement. L’appartement du premier communique avec le jardin par un pont (y) qui traverse la cour.
C’est du sein des coteaux couverts de riches vil-
lages et d’agréables promenades, que sortent une partie des eaux qui alimentent les ibutaiues de Paris. Les premiers travaux, pour conduire ces eaux, furent faits avant le règne de Philippe-Auguste, par les moines de Saint-Laurent, de Saint-Martin et de Saint-Lazare. Ces travaux consistent en une pierrée ou aqueduc souterrain , parfaitement construit et accompagné de regards. Cet aquédnc ,
^ 00 DÏUXIÊUE «ROHXNADE.
fournit sous Philippe 11 ies trois premières foti> taines de Pâtis , savoir : celles des Halles , des Innocents et de la rue Maubuëe , qui furent , en i457, l’objet d’une grande restauration, dont le souvenir nous a été conservé.
Le nombre des fontaines aKmentées pat ces eaux, fut peu à peu augmenté ; on en comptait déjà seize au’ temps de Louis XH ; mais' les guerres de religion , qui s’allumèrent sous ses successeurs, ranimèrent la barbarie; et, lorsque Henri IV fut possesseur paisilile du trône, il eut à rétal)lir et les fontaines et les aqueducs ruinés par l’incurie.
BOMJY. — UE RAINCY. — UVRY.
Le village de Bondy n’a de remarquable qu’un beau et vaste château et son ancienneté : l’histoire en parle dès avant l’an 700. U donne son nom à une forêt autrefois tellement redoutée, qu’elle est jiassée eu proverbe pour désigner un lieu de brigandage. Aujourd’hui cette forêt, percée d’une multitude de routes, traversée par le canal de l’Ourcq et la grande route d’Allemagne , offre de belles promenades.
Celte forêt renferme le château du Raincy , bâti en i65a par Le veau, pour Bordier, secrétaire du conseil des finances. Acheté par le seigneur de
BONDT. — tE BAINCT. — IIVRY. lO»
Li\Tj, en 1698, il passa dans la maison d’Orléans ; retourna à celle de Livryj il est enfin resté îui duc d’Orléans. Une grande partie de ce château a été abattue. 11 ne reste du péristyle que six colonnes ioniques ; son entablement est d’un assez mauvais goût. Les écuries et le chenil sont d’un bon style , et surtout pariàitonient accompagnés par des masses d’arbres groupées avec art. La disposition de ces fabriques et chi château , leur accord avec la disposition, du terrain et des plantations , est un modèle dans ee genre. Le hameau est une suite de petites maisons élégantes qui s’étendent le Tong d’une- belle pièce d’eau , et qui ofirent d’agréables logements aux hôtes du châ- ^ teau , lorsqu’ils sont trop nombreux. L’orangerie se fait aussi remaprjuer par sa grandeur. On voit encore dans ce paro , qui a près de sept cents arpents, la maison russe , imitation fidèle des constructions en bois des rives du Ladoga ; le pont de fer au milieu d’m» silo riche en arbres verts , la porte de Chelles , bûtimont gothique de bon goût ; enfin la grotte des bains , nouvelle preuve que c’est toujours sans succès que Fart contrarie la nature. Depuis que la pompe qui fournissait l’eau à cette nymphée artificielle ne va plus , cette grotte des bains o’oiTr.e qu’un bourbier au lieu de l’eau limpide qu’on devrait y trouver.
De la route d’Allemagne , on va au village du
10» UEUXIÈMl PKOXEKAOE. ‘
Raüicy, par une magnifique avenue <)e peopUers , seul reste de la plantation piimitive du parC.
Le château de Livry et le grand village du même nom sont situés sur celle route. Autrefois ce château fut une forteresse importante ) contre laquelle le roi Louis4e-Gros eut à épuiser toutes les ressources de l’art militaire de son tempe ; enfin , il ne le prit d’assaut qu’après y avoir été blessé, et avoir éprouvé une perte de beaucoup de monde; il le démantela. Depuis, les rois y ont eu un pied-à-terre. Le nouveau château , qu’y firent bâtir les Sanguin* de Làvry , a , comme toutes les maisons de ce genrè*, changé de physionomie autant de fois qu’il a diangé de maîtres. 11 appartient aujourd’hui au comte de Damas.
Entre Livry et le Raincy, on trouve, à peu de distance de la route , les restes de l’ancienne abbaye de Livry > fondée en 1186, et habitée quelque temps |>ar madame de Sév^é. C’est aujourd’hui une maison de campagne fort agréable.'
Non loin de Livry est le heu où le canal de l’Ourcq traverse le point culfninant de la forêt de Boiidy. 11 a fallu , comme nous l’avons dit plus haut , ouvrir une tranchée de quarante-cinq pieds do profondeur. Cette excavation considérable a produit des escarpements d’environ deux centeinqiiantc pieds, couverts de plantations et couronnés, par deux rangées d’arbres. Ces talus présentent ,
Digitiz^ by Coogl
MONTFERMEIL. — rHKLnW. — TOMrONMI. 1 0>
an milieu des bois , l’aspect d’uue vallée aussi pittoresque que solitaire. „ . »