‹ Description des environs de Paris, considérés sous les rapports topographique, historique et monumental;Chapitre 37 sur 63 · CHAPELLE · texte numérisé non relu

CHAPELLE

La Chapelle , dont nous donnons les plans et la coupe sur la planche 56^ fut commencée en i66’g, et tcrniinéb en 1710. La première idée de Louis XIV avait été de la bâtir entièrement en marbre, magnificence qui aurait coûté des sommes immenses à une époque où la construction de Versailles contribuait pour beaucoup à la ruine des finances. Madame de IVlaintenon, à qui les ministres s’adressèrent , obtint, sous un prétexte assez frivole , qu’elle ne serait bâtie qu’en pierre. On employa la pierre de liais pour les assises inférieui-es des piliers; le reste se fit en pierre de Tonnerre , précieuse par son éclatante blancheur. ■ Les connaisseurs admirent l’harmonie et le bel ensemble de ce dernier ouvrage de Mansard , l’appareil et la solidité de sa construction , la richesse de ses ornements , et surtout son exécution parfaite. La longueur de cette chapelle est, dans oeuvre, de dix -neuf toises et demie sur dix de lai^e; sa décoration extérieure consiste en un ordre d® pilastres corinthiens, couronné d’un attique, avec un soubassement en arcades. Cet ordre est surmonté d’une balustrade , dont les piédestaux por-

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tent des slalues de pierre de Tonnerre^ de neuf pieds de haut, représeiitanj les Apôtn^, les Evan- • gélisteSj^ les Pères^e l’églisfeV e\ les Vaiifl Üiéo*

• • logdes. ® ans les cnlre-pilastrcs sont SSes arcades en plein ciutre^rnees de Génies. **

L’intérieur est décor^d’uu même ordre élevé sur un soubassenAit en arcatfcs. La i|pûtc <%pose ** sur un entablement qui couronne seize colonnes ® cannelées, entre lesquelles règne une balustra^Jç de ^^bronze , avec appui de marbre gris. Les bas-relie& t W ■ et orncmculs des piliers , et les arcbivoltcs des ar»cades de la nef et des hàs-côtés, sont de la plus ^ belle exécution. Le maître-autel, revêtu de mar> ♦bre choisi, est déôgré d’une Gloire^ sUr les cotés . sont des Anges adorateurs, le tout xîhfbronzc’uo^é -. <f or. moulu. En fafcc ^t la Iribuho (a) o’ù sb place • le roi. La petito^iapcllé de* Sàint-Lo'uis’(i) ,*^ui " est placée hors d’<EUTre et à gaucho au rez-‘dechauwée^a étoajbutée au'bénu et simple plan de Mansard ,' ainsi ^e la^hapelle dû ia yier^ tJiée au-dessus et au iriv^u'des lriburiès.*'.Lcs pcitij^ures do la vôûtc' sonf de "trois difTércals maîtres;-Jean JouvenCt i repràeuté b Descente du Saint-Esprit sur les Apôtres, dans la partie qui est au-dessus de la trlhcme ;j dans la partie du'milicu on voit* le lÿre Ëternjpl dans sa gloire, pàr Noël Coypcl; et au-dessus du maître-autel , là Résurrection de Jésus-Christ-, per Charles do Lafosse.

.QDATKIEME >HOMENADÏ.

Les :mtrcs petits p]alunds, tels (jue ceux qui put pour s^t 1^ douze .^ôtres, ont été peints par les Üo J%e aillée et jeune, efc.restaurés cq 1788 • pacji)fl\'an!eiuf^a! tiste distingué. Les pernlurcS(de •. 1b oiiii|x:lle de la Vierge sont de Uodlogne l^jeur^:» > on estime son tableau de rAnii3tieiatiüiEi,'ajui estj^ sur r#ulel ji^e dùnio-rcprftent»lV\ssqmpfion. Surle bas-reli^««u bronze du «étable de l’autel , '

Coustou sculpté la Visitation. Le tableau de la 9 cliaplille do«^aiiitc-Tbérese est deSaH|errc, ot les ^ , sculpHurés dcL<e Pautre J le ba^elief en bronze^% ; est dê' Vinaclie,ct le coflix; de l’autel, difchauveau. Les autels des bas-côtés de la nef c^ ent des ^ La^rfeliefs -en bronze , sculpter par Içs plus liabiles^ artistes, tels quelés Adam aîné et cadet, Beuchardon, Flootz, Viuaclié, Codstou. On a Livé avec le ^us. grand soin, il f a quelques «nnécsflca marbres et la piorre ,da cetté clKi[>ello, et Fou en a Clll revivre les dorures : jamais Louis XIV n’a* vu ce siqierbc Rioiiuinent plus uutgniOcjiuc ^qu’il ne l’est aujourd’hui. ^

théÀt)lb.

Le grand llié.itre, communément app^é l’Opéra , est un des plus beaux et des plus iklief qui existent. 11 fut commencé, ien 1765, sur les dessins de Gabriel fils, ^ans l’emplacement qui^ui avait été aaténeurcment destiné, intérrompu et

■ , CHATEAU DE VERSAIILB8. ‘

répris à.diverses fois, il ne ftt achevé qu’en î 770, sous la conduite de Leroi , pour les fêtes données à l’occasion du mariage de Louis XYl.

. Iv€ plan de la salle présente une ellipse tronquée par l’imnt-scène,i et qui a soixante-douze •• pieds de long sur soixante de- large j sa. hauteur est de cinquante-un pieds. Au-dessus du parterre, qu’entourent des loges grillées et un amphithéâtre, s’élèvent deux rangs de loges, l’un en pleine ^illie, l’antre moitié en encorbellement et moitié en renfoncement de soubassement. Lne galerie circu- ' laire , formée par une colonnade ionicpie , dont la corniche architravée se raccorde avec l’entablement de l’avant-scène , s’élève au-dessus des deux premiers rangs de loges; des arcades, occupées par des glaces , décorent le fond de celte galerie ; enbn, un quatirième rang de loges est pratiqué dans la voussure.*

Le plafond a trente-sept pieds de long sur une largeur proportionnée ; i!' représente Apollon et Vénus entoures des Muses et des Beaux-arts , auxquels Us préjwrent des récompenses. Cet ouvrage capital fait honrievu' à Durameau, ainsi que les diverses peintures des loges et du grand foyer. Les sculptures sout de Pajou.Tous les ornements * sont eu or, sur un fond de marbre vert antique. L’avaiil-scène est décoré d’une ordonnance co- 1 intbicuuc. ' *

- • • . ■; .* ; ■ ^ago, QtATKTKUE PROMENADE. .

Dans Icji fêtes extraordinaires, le tliëâlre se change au moyeu d’tuie construction inol>ile , de l’invention d’^riioiilt, en une salle de bal de .quatre-vingts pieils eu carré, dont la décoration est une colonnade iouicpie élevée sur un soubassement et portant quatre arcs-doubleaux, sur lesquels s’ap- * puie un plafond en voussure. La partie opposée à l’avanl-scène , forme un cul-de-four. Dans cet état, cette salle , ainsi doublée par sa réunion au parterre, a cent cinquante-deux pieds de long, sur soixante à quatre-vingts de large. Les ornements de cette seconde partie sont, comme dans l’autre, » en or et en argent sur un fond vert. Le plafond, représentant l'Ülympe assemblé, a été péiut par briard , ainsi que ses accompagnements. Ce bel ouvrage prouve que cet artiste avait une grande connaissance de l’antique, et qvi’il unissait la grandeur et la grâce à une touche niâle et vigoureuse.

L’ensemble du' bâtiment a cent soixante-deux pieds de long sur quatre-vingt-dix de large; sa hauteur, du fond du théâtre jusqu’au dernier entrait du comble, est de cent vingt pieds. La charpente du comble a soixante-six pieds dans la grande ' travée , et forme , au-dessus ^u théâtre et de la ' salle, une galerie de cent vingt-^quatre pieds de long sur quarante de large et onze de hauteur. Cette charpente, exécutée par Briand, sur les dessins d’Arnoult, est aussi hardie qu’ingénieuse, ^

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CHATKAü DE TEItSAItLES.

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