‹ Description des machines les plus remarquables et les plus nouvelles à l'Exposition de Vienne en 1873Chapitre 106 sur 107 · S0RE0SES ET MACIIIKES A LAVER LE LfNfiE · texte numérisé non relu

S0RE0SES ET MACIIIKES A LAVER LE LfNfiE

ïêsse maximum avec une admission do vapeur dea dfîux IJors delà course pour une détente d'un tiers.

La ligne C indique une fouille de lAle fixée par les boulons du cylindre à vapeur et servant d'isolateur pour ompi^chor le refroidissement de la vapeur au contact des eaux projetées par la force centrifuge.

La bielle communique son mouvement à l'arbre liorizonta! D par le petit vilebrequin terminant l'une de ses extrémités. Cet arbre tourne dans un grand palier graisseur à trois coussinets en bronze, de manière à être maintenu dans toute sa longueur. A l'extrémité opposée de la manivelle se trouve la roue de friction, ou engrenage d'angle à frottement, montée sur un njotage conique avec ccrous de serrage.

L'arbre vertical en acier fondu E reçoit à sa partie supérieure un panier ou tambour essoreur l-', soit en fer, eoit en cuivre, solvant les applications. Ce panier, comme forme centrale, a ta même disposition que la partie centrale de la cuve supérieure eilc-méme, qui remonte jusqu'au centre de celui-ci, de manière à maintenir l'arbre rigide sans flexion possible, La partie inférieure de cet arbre, maintenue par la poi'lelle à réservoir d'huile G, ri'pose sur trois grains en acier, superposés de manière à éviter les chances de grippement. Cette poolette, par la disposition spéciale de sa crapaudine, établit une circulation d'huile continuelle pendant le fonctionnement,

P"*" manière u assurer la lubrification parfaite de tous ses orgat de frottement.

L'arbre vertical est maintenu en dessous du panier par le coussinet compensateur II ; son ajustage sur l'arbre étant conique et sa partie extérieure cylindrique, comme il est tenu dans le moyeu de la cuve A, il peut glisser à volonté pour compenser rnsurc. X cet effet, il se règle au moyen du boulon do rappel I, se serrant à l'aide d'une clef par le trou J, ménagé h cet effet dans le moyeu du panier. Le graissage de ee coassinct s'obtient au moyen du vase graissear à siphon

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placé à la partie supérieure de Tarbre, qui alimente le canal pointillé K.

Le pignon de friction en carton L reçoit à sa partie fiiupérieur un grand disque en tôle M destiné à empêcher les builes du graissage du coussinet compensateur de couler dans les engrenages de friction ; ces huiles étant naturellement projetées par la force centrifuge, la partie inférieure du pignon, serré sur un ajutage conique par un écrou à filets carrés, reçoit le plateau du frein d'arrêt N, dont le collier O est couronné par l'excentrique P, calé sur l'arbre vertical Q au moyen de la poignée supérieure R.

Le panier, tourné à sa partie supérieure et solidement armé à sa circonférence extérieure de cercles en fer fin, est de plus minutieusement équilibré, de manière à obtenir un fonctionnement irréprochable, sans vibrations.

Cette turbine présente de grands avantages pour le chargement et le déchargement des matières. Elle a un mécanisme simple, solide et bien exécuté.

Les essoreuses à courroies des mêmes constructeurs sont bien appropriées a leur destination. Celles pour l'essorage des pièces de velours teintes et de doublures possèdent un système particulier de tambours permettant d'effectuer le travail sans dérouler les pièces et sans manipulations; celles pour les sucreries ont une garniture en laiton perforée de petits trous très-rapprochés, ce qui offre la possibilité d'opérer un raclage parfait sans frottements ; celles pour les soies teintes sur bâtons sortant du bain ont également une disposition spéciale réalisant une grande économie.

Toutes ces essoreuses ont un débrayage aussi simple qu'efficace. L'adhérence est produite par un ressort pressant contre l'arbre horizontal de la roue de friction. Quand on veut opérer le débrayage, on serre la vis taraudée dans ledit ressort en tournant le volant ajusté à son extrémité. Sous l'effort exercé, le ressort fléchit, tandis que du côté opposé de l'arcade se

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»uve un boudin ea caoutchouc établissant une contre-pression

sufEsante pour écarter les engrenages de friction . Ce débrayage

opère instantanément et laisse l'arbre horizontal libre, sans

frottement entre ses buttées en acier.

MM. BufTaud frères ont reçu à Vienne une médaille de progrès et la décoration de l'ordre de François-Joseph. Us avaient obtenu un diplôme d'honneur à l'Exposition de Lyon en 1872 et une médaille d'argent à Paris en 1867.

nnchltie i» larep Plepron «t Uebnitre. — Les machines à laver, introduites depuis peu d'années dans l'industrie du blanchissage, y rendent de grands services; elles économisent considérablement la main-d'œuvre, donnent un travail plus rapide, et usent bien moins le linge que la friction des mains et surtout des brosses jusqu'alors employée; aussi leur usage s'est-il promptement répandu, et a-t-on varié a l'infini la forme et la disposition de ces appareils.

Les machines à laver se construisent sur deux modèles ; les unes sont destinées aux usages domestiques, les autres sont employées dans l'industrie pour le nettoyage ù sec.

Nettoyer à sec ne signifie pas, comme on pourrait le croire, nettoyer sans liquide; cela veut simplement dire que l'on n'emploie pas d'eau, et, en effet, c'est à pleine benzine ou essence que s'opèrent les nettoyages chez le teinturier-dégraisseur. Ces liquides étant très-volatils, il est devenu nécessaire, à un double point de vue d'hygiène cl d'économie, de ne s'en servir que dans les appareils bien clos, évitant l'évaporation, et construits de façon à ce que des frottements et des battages puissent se produire sur les étoffes soumises au nettoyage.

La machine industrielle de MM. Pierron et Débattre peut être considérée comme nouvelle, tant au point de vue de son principe qu'à celui de sa disposition. Klle se compose d'an tambour monté fixe sur un bâti de fonte ; ù l'intérieur se trouve second tambour à claire-voie, composé d'une sérit; de les en fer creux, Cette sorte de cage tourne dans l'intérieur

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du tambour pleiu, celui-ci restant immobile. A cette e^nt fixée une planche, également à claire-voie, de tonte la iongneur du cylindre, et disposée dans le sens d'un rayon relativement

aux fonds. Coite /j/auc/ie est formée de cinq tubes. Le tambour plein, qui se ferme par l'obturateur que l'on voit en liaut de la figure, présente, dans sa partie inférieure, une gouttière dans

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laquelle se rassemble le liquide et qui se vide par le robinet que l'on remarque sur le dessin.

Pour laver i l'aide de cet appareil, qui contient de la beuzinc, on y introduit les étoiïes ou les vêtements, on ferme la porte, puis l'obturateur, ot on imprime à la cage inléripure un mouvement de rotation assez lonjj et très-régulier. Les étoffes sont ainsi plongées dans le liquide laveur; elles subissent un léger frottement sue elles-mômes et contre les barreaux de la cage, dont quelques-uns font une \egbvB saillie; ot lorsque la planche intérieure arrive en bas du cylindre, c'est-à-dire à chaque tour, elle ramasse les étoiles qui tendent à s'y pelotonner, elle les enlève pendant une portion du trajet cl les laisse retomber ensuite après les avoir retournées, agi- It-es et comprimées par leur propre poids.

Lorsque l'on veut retirer les étoffea de l'appareil, cette planche les amène à la hauteur de la porte; on les laisse ainsi ('■goutter sans ouvrir l'appareil, et on peut onsuile les enlever fiicilement pour les porter à l'essoreuse. Après quelques minutes de repos, les impuretés détachées des étoffes se déposent et s'accumulent dans le bas de la gouttière ; en ouvninl le robinet et en le fermant à propos, on peut alors expulser le liquide le plus souillé et épurer ainsi celui de l'appareil sans le vider complètement.

On voit donc que cette machine à laver constitue un porfeclionnement notable sur les appareil» primitifs et répond aux principales exigences du nettoyage à la benzine ou aux osBcnces.

La laveuse pour usages domestiques, dont nous donnons le dessin ci-contre, est d'un maniement extrêmement facile et d'un prix relativement très-faible.

Montée sur un bâti en fonte i large empâtement, marchant à bras ou au moteur à volonté, cette machine, construite en tôle galvanisée, ne nécessite aucune réparation. Elle est herraéliquemeut i'erraée pour ne permettre aucune igsue aux

liquides employés. Une disposition tabulaire, que laisse apei^ cevoir une déchirure de Tenveloppe du tambour représentée sur le dessin Y permet d'obtenir un lavage complet, un égoattage rapide et le retrait facile de l'appareil des étoffes qui y ont été soumises soit au lavage, soit au nettoyage.

Le trou d'homme qu'on voit à la partie supérieure du tambour permet l'inlroduction et le retrait des étoffes; à la partie inférieure, un ajutage livre passage au liquide.

Quant à la transmission du mouvement, il est à peine nécessaire de l'indiquer, tellement le dessin la représente clairement. Un volant à manivelle, sur l'axe duquel est monté un petit pignon, situé à l'intérieur du bâti, donne le mouvement à une roue dentée à engrenage intérieur calé sur l'axe du tambour. Une coulisse pratiquée dans Tun des bras du volant et dans laquelle peut se déplacer la manivelle, permet de varier le levier sur lequel on agit. Au cas où l'on voudrait marcher à la vapeur au lieu de marcher à bras, il suffirait de remplacer ce volant par une poulie recevant son mouvement de l'arbre de transmission.

Cette macliine peut également être et est actuellement trèsemployée pour le nettoyage h sec.

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