‹ Description des machines les plus remarquables et les plus nouvelles à l'Exposition de Vienne en 1873Chapitre 26 sur 107 · M CO · texte numérisé non relu

M CO

eo

eo

oo

QO

co

co

lA

CO

eo

T'a eo

aA

lA

co

aA

ïA

(fi

ts

JS

cr

eu

eo

ta

ce

sa

s o te

CR

ai

ce

fd

es >

ed

Sa

'Si»

fc

cî-S

JS

cS

3 xn

en

72 USLNE DU CREUSOT.

ces épreuves forent déduits des coefficients à chaud et à froid représentant, pour chaque sorte, la valeur relative des produits.

Il fut constaté ainsi qu'au milieu des variétés infimes de qualités produites par la métallurgie, on pouvait dégager sept types principaux, qui permettraient de répondre à tous les besoins de la consommation.

Restait à trouver le moyen de réaliser pratiquement ces types en grande fabrication, d'une manière constante et régulière.

Dans ce but, MM. Schneider et C firent procéder à de nombreuses analyses chimiques, tant sur les fers à reproduire que sur les minerais dont disposait le Creusot. C'est à l'aide de ces bases primordiales que furent déterminés les combinaisons de matières et les procédés d'élaboration tendant à réaliser le programme de fabrication des sept types.

Le résultat de ces longues études a donc été de consacrer dans la fabrication du fer au Creusot sept types de qualités dénommées par les numéros 1 à 7, dont la production repose sur des bases fixes et qui ont reçu très-promptement la sanction commerciale.

Le tableau page 71 indique les propriétés physiques de chacune des qualités de fer fabriquées au Creusot.

Aciers. — Plus tard, MM. Schneider et C% s'étant résolus à créer de très-importantes aciéries au Creusot, ont applique à la question de la fabrication du nouveau produit la méthode qui leur avait pleinement réussi pour le fer.

Des échantillons des marques d'acier les mieux classées dans le commerce, pour des consommations importantes, fupont Houmis h des essais physiques et chimiques en grand nombre.

Ces travaux (Hahlircnl pour les diverses marques, à coté des nuances (1(3 (Iur(;l('', des différences notables de pureté dans la eoniposilion clnuii(|U(î. Mais, à ce point de vue de la pureté, il a paru i)(jH«ib|(i et pratique de grouper les aciers livrés à la

HUV. I

USINE DU CIlEtrSOT, "3

consommation en trois grandes catégories, que l'on peut classer sous le» dénominations de qualitL-s A, B, C.

La première catégorie A forme la grande masse de la ppoductiou, elle comprend la généralité des métaux Bessemer et Martta et certains aciers au creuset, fabriqués en Angleterre, en Belgique et en France ; elle est utilisée habituellGment en rails et tous autres objets do fabrication courante.

La qualité C présente une pureté de métal exceptionnelle qui, à la suite de nombreuses analyses, n'a guère été trouvée que dans les meilleurs aciers au creuset, provenant de fera au de la marque supérieure Dannemora.

qualité B est intermédiaire entre le A et le H.

'MM. Schneider et C se sont imposé le problème de réaliser dans leurs aciéries chacun de ces trois types de pureté, à un degré au moins égal ou supérieur à la moyenne de chacun des types, et ils ont ainsi constitué dans leur fabrication d'aciera (rois qualités distinctes, sous les dénominations : marque A, marque D, marque C. lis ont réussi, par le choix des matières premières et par des procédés d'élaboration convenablement appropriés et différents pour chacune des marques, à en établir la fabrication sur des bases fixes qui assurent une complète régularité.

Mais, pour un même métal, les propriétés physiques sont influencées par le degré de dureté, à un tel point que, pour une destination déterminée, il importe de tenir compte de cette dureté, plus encore peut-être que de la qualité intrinsèque du métal.

Parmi ces propriétés, la plus^caractéristique de la dureté de l'acier, celle dont l'appréciation est pratiquement la plus sûre et la plus facile, c'est la faculté d'allongemenl. Sans doute cette facullé varie un peu on raison de la qualité intrinsèque du mêlai ; maison est en droit de dire qu'elle est essentiellement en rapport avec le degré de dureté. Aussi est-ce la base que MM. Schneider et C° ont donnée au classement de leurs aciers.

D'autres métallurgistes out pris, pour point de départ de leurs classifications, le degré de carburation. On n'a pas imité leur exemple au Creusot, d*abord pour épargner au consommateur la nécessité de pénétrer dans des considérations chi* miques ; en second lieu et surtout, parce qu'il a été constaté qu'à durée égale, c'est-à-dire avec des propriétés physiques similaires, le degré de carburation variait notablement suivant le degré de pureté.

Cette base de l'allongement ainsi adoptée pour la classiGcalion, il fallait fixer les termes extrêmes. MM. Schneider et C* ne se proposent pas de fabriquer les aciers durs, dont les consommations sont toujours restreintes, et ne veulent s'appliquer qu'aux produits qui s'emploient par quantités importantes ; dès lors ils ont pris dans leur classification, comme type de plus grande dureté dans la fabrication habituelle du Creusot, un métal qui, sous l'échantillon constamment reproduit dans les essais journaliers, soit susceptible d'un allongement de 12 à i 4 pour 100, moyenne 1 3 pour 100 ; tandis que l'on a adopté pour le type extrême du métal le plus doux et le plus pur celui qui, sous le même échantillon, donne jusqu'à 34 et 36, soit en moyenne 35 pour 100 d'allongement.

D'un autre coté, MM. Schneider et C% grâce 3 l'identité des matières et des procédés employés, sont arrivés à produire, avec une certitude pratique, le métal à la dureté voulue pour chaque coulée, de telle sorte que l'allongement correspondant se maintienne dans les limites de l pour 100 en plus ou en moins.

C'est par Tensemble de ces diverses considérations qu'on est arrivé rationnellement , quoique d'une manière empirique, à diviser toute la série des aciers en numéros de dureté distants entre eux de 2 en 2 pour 100 d'allongement, et commençant pour les 3marqnesà l3pour iOO d'allongement comme origine commune. Seulement, comme la limite extrême d allongement recule à mesure que la pureté

du métal augmente, on a été conduit à admettre neuf numéros pour la qualité A, dix numéros pour la qualité B et onze numéros pour la qualité G.

On a pu ainsi constituer le classement commercial cijoint, par qualités et par numéros de dureté. Puis, à la suite d'essais fort délicats et extrêmement nombreux, qui, par exemple pour la qualité A, ont porté sur plus de 6000 coulées, on a dressé, pour diriger le consommateur dans l'application des produits en vue des destinations diverses , deux tableaux exprimant les principales propriétés physiques de chacune des qualités et de leurs numéros de durelé (p. 76 et 77).

Malgré leur grand nombre et le soin mis à les faire, ces essais ne sont donnés qu'à titre indicatif et ne peuvent avoir une valeur absolue, mathématique. En effet, lee^ résultats d'épreuve varient suivant l'opérateur, l'instrument, la forme, la préparation de l'échantillon, plus encore qu'en raison de la qualité intrinsèque du métal. Aussi pour avoir au Creusot des résultats comparables, a-t-on amené rigoureusement tous les barreaux d'essais aux mômes dimensions par une préparation identique, et les a-t-on confiés à un môme opérateur, agissant à l'aide du même instrument et suivant le même mode pour tous les essais.

Les résultats publiés aujourd'hui n'ont trait qu'aux charges de rupture, aux allongements et aux strictions (rapport de la section rompue à la section primitive). D'autres essais au choc et à la pression ont été aussi opérés en grand nombre ; mais à raison de l'extrême difficulté de rompre les barres, surtout dans les numéros élevés, il n'a pas encore été possible de dresser les tableaux des résultats. On en peut conclure toutefoi sd'une manière générale que, à qualité égale de l'acier, la résistance au choc est en rapport constant avec la douceur du métal. On est dès lors porté à admettre que, pour un très-grand nombre d'emplois et surtout pour les pièces mécaniques. *^

oec^coio ce loc^siaeeeio

o ao o

«9 Ok 9« lO t« c« r« oe •• 1

M 10 m ce •« C9 «e ^ «^ o o o c» o 9« 1

^-•-••r^t^t^afcoo ee<«^«e .'

oc iA«0

«e ee «m 9« e» » o» aa

9«e««r«c:e9C»iÂ9«ooo9«aèao •*•*•• — wsc t^ e* •

o R ae

« ee se ;£ r- s»

«^9 CQ 9b 1

m mec t^r^ ^«•1

inaeooosA««re i

re ««««^

^ mi

<::::j<s;j<s;j-<s:j'<s:w <Xw

-c s rt o

Ou

fd

cr

ïï

tl

fc

tf

id

as J3

Page 1