CH. DE BERGDE ET C. ]*I
EBe, d'une poupée fixe et d'un chariot avec moavemenls longitudinal et transversal automales. Tours parallèlËS avec vis régulatrices de filetage et lunette;
(6* Tours à sphère, tours à bancs rompus, tours à aléser automates ; 7< Supports à chariot et accessoires divers pour les tours précédents ; 'S* Grands tours en l'air avec plateaux de 3'',657 de diamètre et banc l6-,096; :9* Tours à doux plaleaui pouvant tournor sans torsion une paire de Ves montées sur leur essieu, uleser deat bandages sioiultanéraent ou timer soit un bandage, soit une roue sur l'un des plateaux en môme temps qu'on tourne le moyeu d'une roue sur l'autre ;
Ift" Série de machines horizontales à aléser, à mouvement aulomalique;
»ll° Machines à percer les mortaises et les rainures pouvant admettre des jets de 0'°.914 de hauleur et de toute longueur; 12° Machines à percer radiales avec rajon variant de O^.TSS jusqu'à !",829 et un déplacement de 280 degrés;
13° Machines à raboter en place les surfaces des lumières des cylindres de locomotives;
M" Machine à morlaîscr de l'',371 de longueur de mouvement longitudinal, 1". 778 do mouvement transversal, 1*°, 524 de diamètre du plateau circulaire et 1",%"^ de distance du burin bu bâlii
15° Etaui limeurs jusqu'à O^iSSâ de course, 4", 876 de largeur do banc, avec lesquels on peut raboter 1"',88 de longueur ot tailler O^^GO de diamètre ;
16' Machine à tarauder, système Sellers;
17' Machines à cintrer, à poinçonner elà découper ;
»18° Grues, Ireuils ut presses hydrauliques. Cb. de Brrene ri C". — Sî MM. Sharp, Stewart et C jouissent d'une grande réputation pour leurs machines destiaées aux ateliers de construction mécanique, MM. Charles do Bergue et C' excellent dans la fabrication des outils de chaudronnerie. Ce sont des confi-ércs habitant le mOme pays, qui, loin de se ^fairc concurrence, se complètent l'un par l'autre. ^HL'envoi de MM. de Bergue à Vienne était digne de l'impor- ^Hbce de leur maison. C'était d'abord une machine à fabriquer lea rivets de grande puissance, une machine à poinçonner et couper les tôles, une machine à river, une machine dout dresser
i4î CH. DBBERGUË ET G«.
et poinçonner les rails et une machine à pression hydraulique pour courber à froid les cornières, les fers à T et double T, et en général les pièces de charpente en fer.
Des quatre dernières de ces machines, nous n'avons que des éloges à faire. Ce sont de bons outils, ingénieux, commodes, massifs, comme il convient à des appareils destinés aux travaux de chaudronnerie. Quant à la machine à fabriquer les rivets, sans contester ses avantages, nous lui préférons les frappeuses à balancier employées en France, et particulièrement celles du système Sayn et Poulot.
Quelques mots d'explication sont ici nécessaires, et, bien qu'aucun constructeur* français n'ait envoyé de machine à fabriquer les rivets à Vienne, nous pensons qu'une comparaison entre le système de Bergue et celui de Sayn ne sera nullement déplacée dans ce livre.
La différence essentielle entre les machines de Bergue et Sayn consiste dans le mode de refoulement de la tête du rivet; dans les premières, c'est la pression lente et progressive d'un excentrique qui écrase le métal ; dans les autres, c'est la percussion qui atteint le but. Or, s'il est reconnu que pour les gros travaux de forge la pression énergique sans choc réussit mieux que l'emploi du pilon, il est aussi avéré que, pour les petites pièces, c'est le matriçage par choc qui donne les meilleurs résultats.
Une autre différence à signaler, c'est que, dans l'appareil anglais, les matrices sont multiples, tandis que dans l'appareil français il n'existe qu'un seul moule à rivets. Dans le premier cas, il faut une série de bonshommes pour retenir les rivets dans leurs loges, et il peut arriver que la fabrication se ressente de quelques différences dans la longueur. Dans le cas d'une matrice unique, cet inconvénient n'est jamais à craindre.
Enfin le déchassage du rivet s'opère comme le refoulement lui-même, par excentrique, c'est-à-dire lentement, progressivement, automatiquement dans la machine de Bergue, et par
CH. DEBERGUEET C\ 143
l'effet d'une pédale et d'un marteau manœuvré par l'ouvrier dans la machine Sayn (!)•
La production est plus rapide avec une machine de Bergue qu'avec une machine Sayn, mais les arrêts pour réparation sont moins fréquents avec la dernière, et le produit est un peu plus beau. 11 arrivait fréquemment, avec les premières machines de Bergue, que, lorsqu'un rivet remplissait trop sa matrice, il était impossible de le frapper ou de le déchasser, et que les organes cassaient par suite de l'inertie du volant. Aujourd'hui cela arrive moins souvent, mais Tinconvénient n'a pas totale* ment disparu.
11 y aurait bien d'autres raisons à faire valoir on faveur des machines françaises , mais cela nous entraînerait trop loin. Contentons-nous d'extraire d'un de nos ouvrages (2) les conditions que doit remplir une bonne machine à fabriquer les rivets :
i "* Percussion obtenue par balancier à friction ;
2* Matrice unique et enchemisée ;
3"* Déchassage à la pédale non automatique ;
4"* Réglage facile et rigoureux du bonhomme ;
5* Couronne recevant la bouterolle et assurant la concentration parfaite des têtes ;
6"* Cisaille avec tranchants en V au lieu de tranchants circulaires ;
T Déchassoir lourd guidé; embrayage facile ;
S"* Grande production eu égard au prix d'acquisition.
(1) Par abréviation^ nous disons toujours machine Sayn^ du nom du constructeur^ quoique nous n^ignorions pas que cette remarquable machine soit due à la collaboration de MM. Denis Poulot et Auguste Sayn.
(2) Etudes praiiquei $ur les machineS'OutilSs Machines à fabriquer les rivets. J. Baudry, 1871.