‹ Description des machines les plus remarquables et les plus nouvelles à l'Exposition de Vienne en 1873Chapitre 49 sur 107 · CHAPITRE XX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XX

WILUAM SELLERS. — BEOWN BT SUÀRPE.

uriiUaM SeUem et Cf.— MM. William Sellers et C% de Phi* ladelphie, exposaient plusieurs machines de leur invention; ils étaient en outre représentés par un assez grand nombre d'appareils fabriqués par d'autres constructeurs, notamment par la belle machine à raboter à plateau mobile envoyée par la maison Sharp, Stewart et C\ dans la section anglaise.

M. Sellers nous ayant déclaré à Vienne qu'une partie de ces brevets européens n'étaient pas régularisés, il ne nous est pas possible de publier les dessins de ses nouveaux appareils. Noos ne pouvons donc qu'énumérer les machines exposées et donner quelques explications sur les plus importantes.

Une petite machine à tarauder les boulons présente une amélioration sur les anciens types, mais elle ne peut servir que pour des tiges de faible diamètre.

Un marteau pilon de 295 kilogrammes à action continue est ainsi établi :

La totalité du poids nominal du pilon se trouve dans une tige de fer, forgée d'une pièce avec le piston. La tige est prolongée des deux côtés du piston, passe par les deux bouts du cylindre, et se trouve guidée à la partie supérieure seulement. Il n'existe pas de guides pour le marteau en dessous du piston; cette disposition particulière donne une grande facilité pour la manœuvre des pièces à travailler. Une calotte en fonte protège la partie supérieure de la tige contre la poussière et l'action nuisible des corps étrangers. Le tiroir est équilibré, ce qui est «încoro un perfectionnement important. Ce pilon est à double elfcît; il est h self-acting », mais il peut aussi, quand on le désire, Atre conduit à la main. La course peut être variée

W1LUAH SELLBBS ET C. (48

h-facilemcnt pendant la marche du pilon, disposition trfes- ^antageuac, qui permet de changer à volonté la hauteur et la vitesse du coup.

Dans ces marteaux, la tige du piston transmet directement le mouvement au tiroir; voici comment : dans le méplat qui scvl de guide à la partie supérieure de la tige, est tracée une rainure oblique dans laquelle s'engage le bouton d'un bras de levier double; l'autre bras du levier communique le mouvement au tiroir. Il résulte de cet arrangement que la course du tiroir est toujours proportionnée à celle du piston ; et quelle que soit la rapidité des coups ou leur force, le tiroir est toujours à l'abri deces chocs, qui, dansd'autres systèmes de pilons, occasion- Dent souvent des bris ou au moins ^ des dérangements dans cette partie i essentielle du mécanisme.

Les marteaux Sellers ont déjà acquis une grande réputation à cause de leur e.xtrôme simplicité, de leur bon fonctionnement et do leur manipulation facile. La matière est distribuée dans ces outils de la manière la plus avantageuse pour éviter les vibrations lorsque la vapeur est admise au-dessous du piston. Le marteau est attaché à sa tige d'une façon très-ingénieuse, sans mortaise ni coins d'aucune sorte. Avant de caler le marteau, on peut donner aux matrices une direction quelconque par rapporta l'axe du pilon.

L' ne petite machine à aiguiser ot à centrer exactement les forets de toute forme, de façon que les deux faces coupantes forment toujours rigoureusement le même angle, est un véritable progrès en outillage.

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Un laminoir perfectionné et un four rotatif à monvement automatiguo obtenu à l'aide d'une machine à vapeur bien combinée curent un grand succès à Vienne; mais, ces appareils nï'tant pas encore entrés dans le domaine de la pratique, nous ne les citons que pour mémoire.

Los transmissions du système Sellers étaient paiement très-remarquées : les supports, coussinets, manchons d'entrainement et d'accouplement, arbres intermédiaires, poulies, etc., sont des organes véritablement bien imaginés, étudiés avec soin et parfaitement exécutés. Aucun constructeur u*a poussé plus loin Tobiervation des conditions à remplir pour établir convenablement, rationnellement les organes accessoires des machines et les transmissions de mouvement. Son accouplement k double coin réunit la sécurité la plus absolue à une grande hollité d'ajustage et de montage. Ses supports de coussinet! aont munis en haut et en bas de surfaces sphériques embrtiaéee de telle sorte que l'ensemble du coussinet peat remuer dans loe deux sens. Cette disposition force Tarbre à exercer la pression d*une manière uniforme sur toute la longueur de 900 tnpporti et Ion peut, par suite, augmenter, sans crainte de frottement exagéré, la longueur des portées. Dans tous les supports Sellers, les coussinets sont en fonte et leur longueur est égale à quatre fois le diamètre de Tarbre.

il est à désirer qu'un constructeur français se procure toute la série des pièces de transmission du célèbre ingénieur américain et que* d'accord avec lui, il établisse des modèles complets pour en vulgariser Temploi. t)n ne cherche pas assez, dans nos «leliers, a diminuer les frottements des arbres intermédiaires ni W poids mort des pitves eu mouvement, ce qui est cependant unr rhose essentielle.

NmwM n SlMirpr. — I/exposition de ces constructeurs se Hiniposait d u!ie série de machines*outils de petites dimensîoss |ir(«^rnhini des détails fort ÎDcènieux dans leur construction et

BHOWN ET SHAUrE.

snrloul i-fiiTiarquables par Ip fini et la perfection de leurs produits.

Une première a^rio de ces machines est destinée h. diviser et à tailler les roups d'engrenage de petit diamètre et surtout à faire les fraises, dont l'usage est sî rt^pandu aujourd'hui dans la petite industrie ; l'une d'elles peut en outre tailler les pignons, les roues d'angle et aussi les roues hélicoïdales. Son poids est de fiOO kilogrammes environ, et elle coule à Providence (Etats-Unis) 1500 francs. Rien de plus ingénieux et de mieux exécuté que les organes de ces machines. Leurs produits sont d'une netteté remarquahle.

Les machines à fabriquer les vis comprennent plusieurs types différents. La machine la plus simple sert h fabriquer les vis à bois et h. fer et peut tHre également employée pour percer, tarauder et dresser les écrous. Cette machine peut fileter des vis sur une longueur de 0'",15. Deux autres petites machines de modèlo différent sont destinées Èi la fabrication de petites vis spéciales pour les armuriers, les fabricants de machines à coudre et surtout pour l'horlogerie.

Les mômes constructeurs exposaient une taraudcnse à mouvement do recul automatique d'une grande simplicité, un outil d'un usage très-facile pour faire les entailles dans les télPB des vis — avec cet appareil, qui ne cortte que 150 francs, un enfant peut entailler les têtes do douze h quinze cents vis dan» sa journée, — un embrayage spécial à friction, des tours à inenier, dessciesà tailleries dents d'engrenage et divers autres outils spéciaux pour leurs machines à fraiser.

Citons encore les divers types de fraises, de roues et de pignons d'engrenage, de vis à fer et à bois, d'écrous, etc., fabriqués à l'aide des machines exposées.

Avec chaque outil les constructeurs fournissent une transmission spéciale pour sa mise en nsuvre.

Lc8 machines df MM. Brown et Sharpe, qui figuraient déjà à l'Exposition de 1867, ont été très-appréciées des mécaniciens

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français et anglais, et leur introduction en Europe a pris rapidement un grand développement. Leur emploi dans la fabrication des fusils, des machines à coudre et dans toutes les &brications qui comportent un grand nombre de pièces d'un môme modèle, d'une grande exactitude de forme, rend des services importants. Aucune autre machine ne peut leur être comparée , si ce n*est toutefois celles construites par Ducommun, d'après les types de Brown et Sharpe.

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