‹ Description des machines les plus remarquables et les plus nouvelles à l'Exposition de Vienne en 1873Chapitre 52 sur 107 · MACHINES A TRAVAILLER LE ROIS · texte numérisé non relu

MACHINES A TRAVAILLER LE ROIS

On a souvent attribué l'invention de la soie oircalaire à Bninel, qui prit, en effet, des brevets en 1803 et en {805; mais c'est l'ingénieur Albert, de Paris, qui, le premier, imagina de remplacer le mouvement de va-et-vient par un mouvement circulaire; son brevet, de septembre 1799, porte expressément la description d'une scie sans fin, composée de plusieurs segments de cercle en acier dentés, serrés contre d'autres plaques en fer et montés sur un arbre horizontal animé d'un mouvement rapide. La pièce de bois était posée sur un chariot, lequel avait un mouvement d'avance r^lé automatiquement.

La même année, Miller prit un brevet en Angleterre pour une scie circulaire , assez mal décrite, mue par un moulin à vent.

Malgré tous ces essais plus ou moins ingénieux, nous croyons que c'est à Samuel Bentham, inspecteur général des arsenaux anglais, qui vivait à la fm du siècle dernier, qu'il faut attribuer l'invention des principales machines à travailler le bois. Il combina sa première raboteuse en 1779. Cette raboteuse était fondée sur le principe du rabot ordinaire et reproduisait fidèlement les mouvements du menuisier. Plus tard, vers 1791, Bentham fonda une usine à Londres pour la construction spéciale des machines à bois et pour leur emploi. D'après des récits contemporains, le travail du découpage, du dressage, du moulurage et de l'assemblage était complètement obtenu mécaniquement; l'ouvrier n'avait qu'à réunir les pièces entre elles.

En 1803, les machines Bentham, mues à la vapeur, furent adoptées par les arsenaux anglais et accomplissaient, dès cette époque, toutes les fonctions qu'on retrouve dans nos machines modernes. Dix ans après, sur les conclusions d'une commission, le gouvernement accordait 500000 francs de gratification au frère de Bentham pour les machines fournies aux arsenaux et aux maisons de correction. Les conclusions du

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