MACHINBS A TRAVAILLER LB DOIS
machine à sculpter. La Suisse et rAllemagne n'avaient abso^ lument rien envoyé.
En 1855, Perrin exposait une scie à lame sans fin, bien guidée et d'un bon fonctionnement. Delaporte avait également envoyé une scie à lame sans fin ; seulement, au lieu d'avoir des guides en bois, cette scie possédait des galets en fonte (1).
San treuil , Quetel-Trémois et Godrant exposaient des machines à fabriquer le parquet et des soies droites à lames multiples; l'usine de GrafTenstaden, un outillage complet pour la fabrication des wagons.
Nelson Barlow, de New- York, avait envoyé une machine à raboter avec des fers très*larges#
L'Exposition du Canada renfermait aussi plusieurs machines à bois très-curieuses, entre autres une mortaiseuse de Lellars, une raboteuse de Mumo et un établi mécanique de menuisier inventé par William Rodden.
L'Exposition de 1862 fut un triomphe pour les outils anglais, qui se présentèrent enfin avec des bâtis analogues à ceux des outils à fer et pour la scie perfectionnée à lame sans fin de Perrin.
En 1867, le nombre des machines à bois fut considérable et Ton constata une construction plus solide, une application plus fréquente des mouvements automatiques et une tendance plus marquée vers l'achèvement complet des pièces de la machine.
Parmi les choses nouvelles, nous citerons : des machineslocomobiles pour le sciage des bois en forêt, une raboteuse à lame hélicoïdale, des machines à faire les queues d'hironde, un outillage complet pour la fabrication des tonneaux, des roues, des cadres, etc., etc.
En France, tous les grands constructeurs avaient tenu à honneur d'envoyer des spécimens de leur fabrication ; Perrin,
(1) CeUe disposition, essayée depuis par des constructeurs américains, n'est nuU lement pratique.
ISI MACHINES A BOIS AMÉRICA1IŒ&
Arbey, Santreiiil, Messmer, Oaetel-Trémois, Gérard, Cart,
Guillet, etc., etc.
L'Allemagne était très-bien représentée par Hartmami et
Zimmermann, l'Angleterre par Robinson et Powis et les
Etats-Unis par Whitney, Rogers, Nichols et Heywood. A Vienne, il y avait de fort belles machioes à bois, mais
si l'on excepte la raboteuse hélicoïdale et quelques outils de la section anglaise, aucun prc^res capital n'est à signaler. Il y a plutôt une tendance à rendre les types uniformes qu'à faire du nouveau. En résumé, on pouvait répéter à Vienne à peu près ce que nous disions au commencement de ce chapitre, à savoir que les Américains visent à la spécialisation et à l'originalité, les Anglais à la concentration de plusieurs outils sur un bâti unique, les Français à l'ingéniosité et à la simplicité des mouvements ; quant ans Allemands, ils ne cherchent absolument qu'à copier les constructeurs étrangers, sans la moindre pudeur et la moindre honnêteté conmierciale (1), ainsi que M. Richards le fait justement remarquer dans son traité (Wood-Working Maddnes^ 446, Broome street, New- York, 1872).