‹ Description des machines les plus remarquables et les plus nouvelles à l'Exposition de Vienne en 1873Chapitre 82 sur 107 · CHAPITRE XL · texte numérisé non relu

CHAPITRE XL

Parmi les nombreuses pompes u pistons exposées dans la galerie des machines et les diverses annexes, nous avons particulièrement remarqué de celles Letestu, qui jouissent d une réputation universelle et dont les remarquables pistons ont élé copiés par un grand nombre de fabricants; celles à pistons plongeurs d'IIermanu-Laeliapelle, les plus puissantes et les plus simples de toute l'Exposition; celles de Tangj'e frères,

!bnt le succès en Angleterre va toujours croissant (1); celles de Hathorn et Davies ; celles de Schmid, que nous avons décrites dans le chapitre des petits moteurs ; celles de Vanneck, de Brunn, destinées à l'alimentation des générateurs; celles de Knaust, constructeur à Vienne; deMuUer, à Prague; de Bède, à Verviers, et celles de Carr, à New-York.

Une description, raème succincte, des divers systèmes exposés nous entraînerait trop loin et n'aurait qu'un intérêt médiocre; car les pompes h pistons sont les appareils les plus connus et ceux qui renferment le moins d'organes nouveaux. Il nous paraît préférable de présenter seulement quatre types bien distincts, et d'entrer dans quelques détails sur leur l'onctionnemcnt :

1° Pompes à vapeur, alimentant d'eau la galerie des ma-

*ines et la conduite à basse pression, système Prunier ; 8* Pompes à bras pour l'agriculture, système Noël ; B* Pompes à incendie à vapeur, système Shand et Mason ; 4° Pompes à incendie à bras, système Lambert. Pompe* Prnnier. — Nous donnons ci-après le dessin d'ensemble et planche 42 les détails d'exécution des pompes verticales installées au nord-ouest de la galerie des machines, fournissant l'eau à tous les générateurs et à un grand nombre ^2$ restaurants.

HKXe problème à résoudre était celui-ci : Établir deux puits et aeuxpompes à vapeur, pouvant fonctionner simultanément ou alternativement et débitant ensemble 600 mètres cubes d'eau à l'heure, élevée à 14 mètres du sol ; tant connu que le niveau des eaux du Danube est ii 3 mètres au-dessous du sol du Prater et que l'épaisseur de la couche aquifère des alluvions du neuve est d'environ 15 mètres.

(I) MH. Tjngye frères ont iJi^jâ Tuit pins de ili\ itiilk^ .ip{>;ii:ali(Jiis<lii leur pompe k aciiou direute, ilîle pompe ipéeialr, c[ bien ijuif relT<;l tjliln Jk Kt\ie |3oinpa a dépiisse pas SO pour 100, dans un granil rioinlii^ de eus, ta* Il lai (ont donner la préférence sur toutes lu ai

IW POMPES DIVERSES.

La commission autrichienne a été bien inspira es conSant ce travail h M. Prunier, inu'énieur lyonnais, lrè*-vçrsê dsisla question d'élévation des eaux et dont les conceptions orîsin^les et hardies conviennent parfaitement aux expositions.

Le forasTe des puits a été obtenu au moy^n d'un nouvel appareil imaginé par M. Prunier et utilisé pour la premier? fois à Vienne. Cet appareil fisr. I et 2, pL 42 • se composa de deux chaînes sans fin portant des crochets eldeseodets manœuvrant entre deux tambours, comme les drasoes ordinaires; le tambour supérieur reçoit le mouvement d'une dc^iililc manivelle actionnée par quatre hommes avec une secle rone et une vis sans fin comme intermédiaires. Au for et à mesure de reiilt.*Vfment des ::raviers tout le s\'stt'me. con%~eiiableoiei]t L'uidé, tube et excavateur, sVnfonce dans le sol bien Tertc^emont, ôuelques jours ont suffi pour poser chaque pniî^ rt!e travail n'a donné lieu à aucun inconvénient.

Pour évitt-r les atlouillements sous le puits. M. Prtmier at-a soin dt' faire perrer un ^^rand nombre de troos latêfacx à lextri-mité du tubo inférieur.

Notre dessin donn»,- simplement une idée da ST-?4êz:e. et montre que l'apparril piut fonctionner dans us tub^ deO*.80 d».* diamètre f.l do i^ ^iï-'y do lenteur. A Vienne, î« tnbes étaient en f;.T: ils avaient I m».*trtr de dîdiiL'.tr»^ e£ 17 n:*-tiesde lonu'uour totale. Uion que les chaînes, les orcch-rts. les sodets et tout le mécanisme aient été exécutés npidemeiît sa^ns mnd soin, ni irrande il«'*pens»'. le tnivail n'a Joan»* lie^ a aucaB inconvénient i-t a pu rtre mené a bonne fin, ave*: de* ziancRvres du pays non exorcés.

Les pompes et les machinoN avaient été coînp[-êtez:eiit construitrs un France; on n'a eu qu'à les în-itii^er r:z place dès leur arrivée.

Les machines sont du svsléme vertical i J»^tec:e t: rordensalion. Les pompes sont placées directement i-k-^rs^5î^ des puits dans Taxe des cylindres à x-apeur.

Le bâti principal de chaque machine repose snr quatre longrines en bois, encastrées dans un massif de maçonnerie ; ce bâti, qui porte lui-même les glissières et les appuis de l'arbre moteur, est relié au puits par un corps également en fonte percé de grandes ouvertures pour la visite des pistons.

Les corps de pompe sont munis de deux pistons animés de mouvements de sens contraires et actionnés, l'un par une tige pleine faisant suite à la tige du piston, l'autre par une tige creuse, guidant la première, reliée à une traverse attachée aux deux bielles extérieures. Les pistons ont des segments en cuivre; ils sont surmontés de cônes à jour, recouverts de quatre bagues annulaires en caoutchouc qui, dans le mouvement de descente, permettent à l'eau de passer en dessus et se ferment naturellement dès que le sens du mouvement va changer.

Pour la visite des pistons, il suffit de défaire le joint supérieur des pompes et de desserrer le stufling-box inférieur : le corps de pompe descend alors dans le puits et l'on peut nettoyer ou réparer très-facilement les organes d'aspiration et de refoulement.

Cette disposition de pistons à mouvements inverses et à clapets coniques étages offre plusieurs avantages, dont les principaux sont : V équilibre parfait du poids des bielles, des tiges et des pistons; 2® eau toujours lancée dans le même sens; 3° possibilité de prendre Toau à de grandes profondeurs, car les tiges travaillent toujours à la traction, jamais à la compression ; 4° enfin absence de coup d*cau permettant d'atteindre de grandes vitesses sans le moindre inconvénient.

Les machines sont à détente fixe, parce que, le travail étant toujours le même ou sensiblement le même, il est bon de régler dès le début les distributions avec le plus de détente possible, pour économiser la vapeur. Généralement M. Prunier limite la durée d'admission à un douzième de la course ; à l'Exposition, comme la pression de la vapeur était très-faible, il a prolongé cette durée jusqu'à un cinquième.

Denx tiroirs équilibrés, indépendaDts l'un de l'autre, mus par des camos en acier, ouvrent et ferment brusquement les orinces du haut et du bas des cylindres. Il n'y a donc pas de conduits de vapeur dans les cylindres, et par suite pas d'espaces nuisibles.

^Le condenseur, placé sous le cylindre à vapeur, est annuy a deux pompes à air par nmcbine, commandées l'une et l'autre par la traverse qui donne le mouvement au piston supérieur.

Le piston à vapeur a 0",60 de diamètre, sa course est également de (r,60.

Les pistons îi eau ont 0'°,40 de diamètre et ()"',G0 de coui-ae.

La vitesse a êlé variable, suivant les besoins du service ; à 30 tours les deux pompes donnaient ensemble 14- mètres cubes d'eau à la minute, ce qui correspond à 840 mètres cubes à l'heure: 40pour !00 enpius dcce qui étaite?dgé par le cahier des charges.

L'aspiration de l'eau à travers le sol se fait par succion forcée comme dans les puits fermés système Donnet, c'està-dire que les puits ne sont en réalité que le prolongement des pompes; le niveau est donc constant, mais le travail développé par le moteur est sensiblement le même que si l'aspiration avait lieu dans un puits ouvert ( I ). Au Prater, on a remarqué que les puits ordinaires dans lesquels on aspirait la m<^me quantité d'eau avaient une dépression de 7 mètres. Le travail total produit par les machines Prunier à 50 tours est donc de

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