‹ Description des machines les plus remarquables et les plus nouvelles à l'Exposition de Vienne en 1873Chapitre 83 sur 107 · XSiOOOn · texte numérisé non relu

XSiOOOn

;—— = 0 000 kilogramme très par seconde ce qui, en admettant un rendement de 75 pour tOO,

(1/ CeqDCDOiis tlisoii» li s'applique aux poils de l'Expuiilioii, situés A peu de distjtice (Tnn gmnd fleuve, dans des lerrains IrÈî-foToraWes à récoulemenl dos eaux. Enprincipt. la Termeture d'un poils agrandit les canaux deGlIrntion et diminue, au bout de Irtï-peu de temps, le travail iiioieur. Cela est si vrai, que lorsqu'un découvre nn piiiis pri'.iliibteinenl Terme on remarque que la dépression est beaucoup moindre qu'elle nVluil nvant la fermeiure.

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donne pour les deux machines une puissance de 100 chevaux vapeur.

Les pompes Prunier vibraient un peu, mais elles ont trèsbien fonctionné pendant la durée de TExposition et elles ont été fort remarquées par tous les ingénieurs. Nous les aurions désirées un peu plus rustiques ; cependant nous reconnaissons qu'aucun organe ne travaillait en excès et que les petites vibrations du bâti dépendaient beaucoup plus de la précipitation qu'on avait mise pour arriver au délai fixé par le contrat que des machines elles-mêmes. Le jurj' international a partagé cet avis, puisqu'il a accordé à M. Prunier une médaille de progrès, c'esl-à-dire la plus haute récompense décernée aux pompes à vapeur.

P«Mpes ivmI. — M. Noël est un constructeur parisien, qui fabrique des pompes à bras et qui a su combiner un système répondant si bien aux exigences de Tagriculture que, dans tous les concours où il se présente, on le classe au premier rang. Ses pompes sont extrêmement faciles à nettoyer, leur prix de vente est rehitivement faible et leur rendement est considérable.

A l'Exposition de Vienne, M. Noél a obtenu un double succès : le jury lui a décerné la médaille de progrès et des amateure de tous pays lui ont acheté un nombre considérable de pompes.

(le système de pompe est à double effet, il est muni de quatre boulets, deux pour Inspiration et deux pour le refoulement.

Le récipient d'air est d'un petit volume, mais le double effet le rend suffisant, il est fondu avec le cvlindre et le raccord de refoulement. Le couvercle supérieur, qui porte le presseétoupes de la tige du piston, est demi-sphérique ; la boîte à boulets est carrée, avec une cloison sur toute la largeur ; le piston est garni d'un segment unique en bronze, le raccord d'aspiration est fondu en deux parties.

Les cinq pièces qui constituent la pompe Noël sont assem-

POMI'ES DIVKRSKS,

horizontalement, ce qui fncilitc bpauconp la mainœuvre.

Les sièges de boulets sont porcés sur dos bossngcs de l'aible

ipiUsseur, sans aucune bague rapportée.

Les boulets sont en cnoutchouc, comme dans la pompe Cas-

lire; des regards qu'on peut ouvrir en quelques secondes

Tinettent de nettoyer les sièges ou de remplacer les boulets.

Les sections des tuyaux d'arrivée et do refroulement , les

induits, les chambres à boulets, sont spacieux. Le» fpotte-

enta de l'eau contre les parois sont réduits il leur minimum

les leviers de manœuvre sont combinés, comme hauteur et

eouisc, pour que l'homme qui pompe puisse exercer le plus

grand travail possible sans excès de fatigue.

Pomp« Shnnd €t ninsou. — Parmi les reniarquables pompes il incendie exposées dans les socliona anglaises et américaines, celle de MM. Shand ctMason, de Londres, présentait quelques perfectionnements qui ont pour principal objet la suppression du volant.

La machine est du système horizontal i'i un seul cylindre, ntrairemcnt aux dispositions adoptées dans presque toutes pompes à incendie, celle-ci se chauiïe par l'arrière. Le dessin planche QO indique la disposition qui permet d'obtenir un mouvement circulaire continu. Le point mort est frauchi sans volant, nu moyen d'un piston placé sur lu tige du >ir qui remplit alternativement la fonction de tige de tiroir de bielle, bans le premier cas, elle reçoit son mouveent de l'arbre coudé ; dans le second, au contraire, c'est elle li donne à l'arbre coudé son impulsion. La figure I est une lévalion avec section partielle ; la hgurc 2, une section horiitale, et la figure J, une élévation d'une extrémité, avec secn partielle , de la disposition qui permet d'obtenir ce ultat complexe.

ur l'arbre coudé des machines dans lesquelles l'admission vapeur est réglée par tiroir, se trouve un excentrique qui

commande ce tiroir. La position de cet excentrique est considérablement en avance sur la manivelle, avec laquelle il forme habituellement un angle de plus de 90 degrés. Par suite, lorsque la manivelle est à lun des points morts, ou a zéro, Texcentrique se trouve dans une position favorable pour aider sod mouvement , si une force auxiliaire est fournie à cet excentrique. Le tiroir devient alors le moteur de l'arbre coudé: l'excentrique agit comme manivelle et la tige de cet excentrique agit comme bielle. Ainsi, lorsque l'arbre coudé atteint l'un de ses points morts, le tiroir qui lui sert d'auxiliaire agit au contraire avec toute sa force, et lorsque l'excentrique arrive à son tour au point mort, la manivelle est au point de sa plus grande force. De cette façon, les constructeurs obtiennent nn mouvement de rotation régulier ; il n'y a plus besoin de faire franchir à la manivelle le point mort pour mettre en marche; il n'y a plus à proprement parler de point mort ; par suite, l'emploi du volant est évité. Pour obtenir la force auxiliaire nécessaire, la tige du tiroir est prolongée, et se termine a l'intérieur d'un petit cylindre dans lequel se trouve un piston, mis en mouvement par un petit tiroir auxiliaire. C'est ce cylindre qui donne a rcxcentrique la force supplémentaire qui lui est nécessaire pour le moment où la manivelle est au point mort.

A est le tiroir; B, le bâti qui Tentoure ; C est le petit tiroir auxiliaire; D, la chambre de vapeur ; E, le petit cylindre auxiliaire ; F, son piston ; (1, l'excentrique qui met le tiroir en mouvement; H est la manivelle; I, le cylindre de la machine, et J, le piston. La figure représente le piston au commencement de sa course, la manivelle H étant au point mort et le levier G en position pour ouvrir le passage de vapeur K. A ce moment la vapeur passe par le passage L et arrive par le tuyau M à l'extrémité du cylindre auxiliaire E; pressant le piston F dans le sens de la fièche, elle fait franchir le point mort à la manivelle H. MM. Shand et Mason ont réduit autant que possible le

diaraMre de l'pxcentrifjue (j, en vue de diminuer le frotteraent.

Plusieurs de ces pompes fonctionnent déjà, et donnent, paraît-il, dea résultats satisfaisants à Glasgow, à Pesth et à Vienne.

P*iiipe Lnmberl — La pompe Lambert se compose essentiellement de deux corps A, A, dont l'un est vu en coupe et l'autre en élévation. Dans chacun d'eus est placé concentriquement un second corps B ayant en longueur et en section ta moitié de ces dimensions du corps principal, sur lequel il est fixé à la partie supérieure par deux écroua C, (j.

Deux pistons, garnis de cuîr embouti et réunis par une tige rigide, occupent: l'un, P, à clapet ascendant S, le corpa A, et l'autre plein, p, le corps B. Ce couple de pistons difl'érentiels est commandé par le balancier de la pompe, au moyen d'une tige articulée F. D'après ce qui précède, le volume engendré par le piston P, pendant sa course cutîère, étant représenté par 2, le volume engendré pat-;) dans les mêmes conditions sera t.

Les deux corps principaux A, A communiquent par un tuyau T avec un réservoir central d'air 0 d'oîi part le tuyau de

lecï posé, et pour simplilier l'analyse du jeu de la pompe, iposons celle-ci aspirant dans sa bâche et amorcée, c'eslà-dire le corps A plein d'eau.

Le syslomc de pistons difl'érentiels étant au point le plus bas de sa course et accomplissant son mouvement ascensionnel, lo clapet S se ferme, le clapet S' s'ouvre, et le piston P aspire un volume d'eau qui, pour la course entière, sera représenté par 2, d'après ce que nous avons dit- Si toutes les purois du corps A étaient fixes, il aurait également refoulé une quantité d'eau représentée par 2; mais le piston /* se déplaçant dans le même sens, en engendrant un volume représenté par I , la ^Hbcinlité d'eau refoulée par le tuyau Tscra représentée par 1.

tuyau

^HCec ^Ti^po

élément de solidité et de bon fonctionnement, est également Tune des causes principales de la douceur de la manœuvre.

En comparant la pompe Lambert aux principaux systèmes en usage, on voit qu'elle réunit les meilleures dispositions de ces divers appareils, en évitant leurs inconvénients. Elle possède la solidité de construction et de garnitures de la pompe Guérin, mais sans présenter comme elle des étranglements d'orifices et des changements de direction dans la colonne d*eau. Son piston n'a pas besoin d'être amorcé comme celui de la pompe Letestu, dont elle a les facilités de démontage et les larges orifices. Elle est munie du piston différentiel de la pompe Perrin, et de sérieux perfectionnements de détail sont venus s'ajouter aux avantages de ce système.

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