CHAPITRE XLVl
Le service des phares de France, dirigé par M. Tinspecteur général Rcynaud, exposait h Vienne une carte d'ensemble des phares, les plans de certains phares en cours de construction, et un recueil de documents sur l'état de Téclairage et du balisage des côtes de France.
D'après ces documents, les côtes de France étaient éclairées, au 1" janvier 1872, au moyen de 330 phares, savoir :
45 phares de 1*' ordre;
6 phares de 2* ordre; 44 phares de 3* ordre; 225 phares de 4* ordre ou fanaux ;
10 feux flottants.
*3 travaux (le balisage comprenaient :
Balises en bois ou en fer 1 165
Tourelles en maçonnerie 201
Bouées ordinairex 659
Bouées ii cloche 32
Amers 924
3 travaux des phares ont été poussés avec activité en 1 872, a été allumé six nouveaux feux pendant le cours de l'année. Le nombre des phares de France (non compris ceux de l'Algérie), au 1" janvier 1873, s'élevait donc à 336. Depuis vingt-cinq ans, â41 de ces établissements ont été créés ou renouvelés.
L'huile de colza est jusqu'à présent le combustible le plus employé pour l'éclairage des phares. Trois feux seulement sont produits par la lumière électrique et 1 16 phares sont alimentés à l'huile minérale. Mais une décision du ministre des travaux publics, prise sur l'avis de la commission des phares et à la suite de nombreuses expériences, vient d'ordonner la substitution de l'huile minérale à l'huile de colza dans tous les phares, sauf, quant à présent, dans les feux flottants, pour lesquels de nouvelles études ont paru nécessaires.
Cette nouvelle mesure a pour efFel d'augmenter de 45 ponr 100 environ la quantité de lumière envoyée à l'horizon par les phares de nos côtes, tout ou réduisant de 32 pour 100 les dépenses d'huile.
L'administration des phares a adopté l'huile de boghend d'Ecosse, comme donnant le maximum de pouvoir éclairant et ne s'enllammant qu'avec difficulté. Cette huile est brûlée dans les lampes à plusieurs mèches concentriques du capitaine boty et dans celles construites par M. Lepaule, sous le nom de bec Frennel modifié.
Parmi les nombreux exposants d'appareils d'éclairage pour phares, de phares et de balises, nous citerons MM. Sautter, Le-
monnier et C% qui avaient Texposition la plus importante et gui ont livré des phares et des appareils d^éclairage sur toutes les côtes du monde.
Les constructeurs s'étaient attachés à n'exposer que des objets nouveaux , sinon dans toutes leurs parties, au moins dans leurs principaux détails, et présentant des améliorations ou des innovations sur les objets de même espèce ayant figuré aux expositions précédentes.
Avant de citer les innovations présentées par MM. Sautter et Lemonnier, nous examinerons leurs types de construction en fer, dont ils avaient exposé les modèles, dessins et spécimens.
Le croquis, pi. 53, donne la disposition d'ensemble d'une tour en fer de 35 mètres de hauteur^ d'après le tj^e de construction métallique adopté par MM. Sautter et Lemonnier.
Dans ces dernières années, on a fait l'application de la fonte et du fer à la construction des tours de phare. En employant la fonte on conserve aux phares l'aspect général des tours en maçonnerie, mais ce système de construction présente de sérieux inconvénients.
Une tour de phare est en réalité un prisme soumis à des elForts de flexion sous Tinfluence du vent; ces efforts deviennent, pour des hauteurs considérables, beaucoup plus importants que ceux résultant du poids de la construction. La fonte ne peut résister à des efforts de flexion, surtout quand ils se produisent dans les sens les plus divers, par suite de la variabilité dans la direction du vent.
L'emploi du fer, pour les tours de phare, est préférable à celui de la fonte. Les principaux systèmes de construction en fur se rapportent à quatre types distincts :
Le phare des Roches-Douvres, qui figurait à l'Exposition de 1867, est construit sur le premier type : carcasse intérieure contenant rescalier avec revêtement plein extérieur en tôle. La tour à parois pleines est celle qui présente l'aspect le plus
satisfaisant; en outre, les parois ont l'avantage de proUispr l'ossature intérieure contre l'osydation, mais il eat néceasaire que ces parois, exposées elles-mêmes h. l'oxydation et d'un entretien difficile, ne soient pas essentielles à la Bolidité de r»'dîfice, qui doit pouvoir se soutenir et résister sans elles. Iji d^'pensc qu'occasionne ce revêtement en tùlo n'est pas proportionnée aux avantages qu'il présente, et il couTicnt do rechercher un emploi plus rationnel de la matière en s'imposant toutefois la condition que toutes les parties de l'édifice soient accessibles et d'un entretien facile.
Le second type comporte un tabe central en tùle, contenant l'escalier' maintenu par des piliers t-xtérieur» d'un petit diamètre, reliés entre eux et au tube central par dea entretoiso» et des tirants en fer foi^é. Ce type, généralement adopté en Angleterre et aux Etats-Unis, présente un aspect peu monumental. Ce système de construction a l'avantage d'éviter l'emploi de» rivets dans les coDalrocLions souvent exposées aux embruns de la mer et aux émaniitions de vapeurs salines; mais on reproche au mode d'assemblage employé les inconvénients suivants : les fers de petite dimensiou et de grande longueur qui forment les entretoises sont soumis, de la part du vent, à des vibrations qu'ils transmetltrut an phare. I^ serrage des enlretoises au moyen de vis de tension peut être dangereux au début, si la tension initiale cal trop Forte ; au bout de quelque temps, l'oxydation du pas de la vis rend la manœuvre à peu près impossible, et lorsque le jea s'est produit, la solidité de la construction se trouve compromise.
Les ateliers des Forges et chantier? de la Méditerranée ont imaginé le troisième type pour les phares qu'ils ont élevés sur les côtes d'Egypte, pour le compte da vice-roi et de la compagnie du canal de Suez. Ce type comporte un tube central en t(Me, contenant l'escalier, et Irois tubes également en tùle, d'un diamètre moindre, formant un trépied à large base pour ftopporler l'escalier et la lanterne. Ce sjstêBae
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tion est bien certainement le plus défectueujt de tous cetii imaginés jusqu'à ce jour, et s*il présente quelque économie, on peut lui reprocher les inconvénients suivants : les édifices construits sur ce type ont un aspect disgracieux, et nécessitent un large emplacement pour la base du trépied. Les tubes qui forment le trépied sont des cylindres en tôle, dont la surface intérieure ne peut jamais être visitée et entretenue, et dont la surface extérieure est d'un accès difficile et périlleux. Sons Tinfluence des émanations salines, les rivets, en quantité considérable, qui ferment les tubes en tôle, s*oxydent rapidement et la solidité de la construction se trouve compromise. Nous pensoAs, du reste, que l'application de ce système faite sur les côtes d'Egypte suffira pour en démontrer les inconvénients et faire renoncer à toute nouvelle construction basée sur le même principe.
Le quatrième type adopté par MM. Sautter et Lemonnier, et dont nous donnons un croquis d'ensemble planche 55, se compose d'un tube central en tôle contenant l'escalier consolidé par des nervures extérieures en cornières, avec plusieurs étages de couronnes horizontales rigides composées de la môme manière.
La tour dont le modèle figurait à l'Exposition est formée d'un cylindre en tôle divisé en viroles de 2™, 50 de hauteur et 1",80 de diamètre, contenant l'escalier, et de huit nervures appliquées contre ce cylindre. Le profil extérieur de ces nervures est le même que celui de la tour pleine, en sorte que l'aspect général ne difi'ère pas sensiblement de celui de cette dernière.
De 5 mètres en 5 mètres, les contre-forts sont réunis par une couronne horizontale rigide, dont le principal effet est de rendre tous les contre-forts solidaires les uns des autres et de les faire tous participer à la résistance qu'ils opposent au vent, de quelque côté qu'il vienne.
Quand le yjent frappe sur une face quelconque de la tour,
l'effort se transmet à toutes les fermes par l'intermédiaire des couronnes rigides, et ces fermes elles-mêmes travaillent par l'iotermédiaire du noyau, comme des poutres à âme pleine dont la hauteur serait égale à la largeur totale du phare et dont les semelles seraient formées par les contre- Torts.
Ces conditions sont des plus favorables et permettent d'atteindre, avec des sections relativement faibles, une résistance suffisante, le fer ne travaillant pas, par les plus grands vents, à plus de 7 kilogrammes par millimètre carré.
La tour est fondée sur un massif de maçonnerie ou de béton dans lequel sont noyés des cadres à croisillons faisant suite aux nervures et sur lesquels ces nervures se boulonnent. Au sommet de la tour se trouve une chambre de service en tôle, une galerie en fonte à jour avec balustrade et la murette qui porte la lanterne et l'appareil d'éclairage.
Les couronnes horizontales rigides forment autour du phare autant de galeries extérieures, sur lesquelles on peut circuler le long d'un parquet en fer à clairc-voie, et auxquelles on a accès par autant de portes pratiquées dans le tube central; les galeries permettent la visite et l'entretien faciles de toutes les parties de la construction.
Le poids total de la tour de ;^5 mètres de hauteur, représentée planche '6^ , y compris les cadres de fondation, est de 80,000 kilogrammes. La chambre de service, situéeà la partie supérieure, a 3 mètres de diamètre ; la construction de la hase sert de magasin.
Le gouvernement maritime de Trieste avait exposé une tour en fer du même système, ayant 12°", 50 de liauteuret sortant des ateliers des unîmes constructeurs; le montage de cette tour s'est effectué sans échafaudage extérieur.
Le candélabre avec cabane, pi. (>5, permet de placer un feu de port à l'extrémité d'une jetée très-étroite, de le hisser pendant la nuit jusqu'à une hauteur do 8 mètres, et de
Tabri^r pendant le jpur f^t au mqmçnt dQ TallumasQ dws ^ne cabane en jtôle fermant à plef .
iQette cabape porte ^ux montants verticaux en tdie et cornierez, au ^o^|met desquels se fixe une ppulîç montée sur châssis en fonte.
Deux tiges verticales, placées en avant des montants, servent de gnides pour monter et descendre la fana} ; ils sont ^jiés à leur base dans une table en tôle faisant saillie en dehors de la aabane. C'astsur içette table extérieure qu'on fait rouler Tappareil, quand O^^ viBut le hisser. L9 fi^pal e^t pourvu d'oreilles dans lesquelles s'en^9^ent les fers demi-^ronds qui le guident dans son ascension ptle maintiennent quand il estarrivéen haut,
L^, faqe de la oabane est percée d'une ouverture sufSsante pour le passage du fanal et fermée par deuj^ volants ouvrant en dedans. La chaîpe de hi^sage s'enroule ^ur un petit treuil placé à rintérieur.
I^a table de la cabane reçoit l'appareil quand il n'est pas en i^ervice ; elle se termine par un plateau tournant en fonte des* tiné à faciliter le nettoyage, La cabane est éclairée par deux Incarnes latérales ; en outre, un trou rond, percé dans le toit, permet de suivre de l'intérieur Tascension du fanal et de vérifier s'il est allumé.
Le poids de la cabane est d'environ 1 000 kilogrammes. MM. Sautter et Lemqnnier exposaient encore la tourelle pour feux de port, dont le n)odèle a été adopté par l'administration des phares de France. Cette tourelle repose sur un tourteau en fonte d'une seule pièce fixé par six boulons, soit à la ma-* QPnnerie, soit aux pièces de charpente de la jetée.
La construction se compose d'un cylindre en tôle rivée de 1",40 de diamètre et de 6",40de longueur, avec marches intérieures en tôle striée, s'appuyant à l'intérieur sur une oolonne ou noyau central en fonte à oreilles, et à l'extérieur, sur l'enveloppe au moyen de cornières rivées. Le cylindre et l'esca* lipr forment un tout qui peut se transporter par chemin de
fer et qu*il est facile de manœuvrer et de dresser au moyen d'une chèvre.
Des nervures et des consoles en fonte boulonnées contre le cylindre, supportant une galerie de service en fonte avec balustrade en fer, puis une murette cylindrique en tôle, servant de support à la lanterne, complètent la construction de la tour proprement dite.
La lanterne est en bronze ; elle est surmontée d'une coupole en cuivre rouge, et porte des glaces cylindriques. A la base du candélabre sur lequel se pose l'appareil, un palier tournant en fonte facilite au gardien le nettoyage des glaces sans obstruer d'une manière permanente le passage de l'escalier. Le poids de la tourelle proprement dite, de sa plaque de fondation et de sa murette est d'environ 6 500 kilogrammes.
Parmi les innovations présentées à l'Exposition de Vienne par MM, Sautter et Lemonnier, nours citerons tout d'abord les petits appareils à lumière scintillante^ exposés par le gouvernement maritime de Trieste sur la tour en fer de 12", 50 de hauteur dont nous avons déjà parlé.
Ce mode de caractériser un phare n'est pas nouveau, mais il s'agit d'un type applicable soit aux appareils de quatrième, cinquième et sixième ordre, soit aux fanaux placés dans le voisinage d'un lieu habité.
Autour d'un appareil à feu fixe ordinaire, on fait tourner un tambour composé de lentilles verticales piano-cylindriques, dont chacune reçoit un faisceau lumineux de 18 degrés d'amplitude et le concentre à 6 degrés, diminuant ainsi la divergence et augmentant l'intensité dans la proportion de 1 à 3. Ce tambour s'élève jusqu'au-dessus de la lentille centrale de l'appareil, dont toute la partie supérieure conserve l'apparence d'un feu fixe, d'intensité suffisante pour être vu par un temps clair à une distance d'au moins 12 milles.
Ce feu fixe, par le fait de l'interposition et de la révolution régulière des lentilles mobiles, présente une suite de renfle-
ments et comme de pulsations équidistantes qui lui donnent un aspect très-caractéristique. L'expérience a démontré que rintervalle à conserver entre deux pulsations ne devait pas être moindre d'une seconde et demie.
Le phare de la Palmyre concentre ses rayons lumineux dans un espace angulaire de 45 degrés et se montre alternativement rouge et vert pendant des intervalles de vingt secondes, sans éclipses interposées.
L'appareil lenticulaire de ce phare a été composé et calculé par M. Allard, ingénieur en chef des ponts et chaussées. L'appareil et la machine de rotation sortent des ateliers de MM. Sautter et Lemonnier.
L'appareil se compose d'une lentille dioptrique et catadioptrique, de feu fixe, embrassant un angle de 150 degrés ; d'un réflecteur catadioptrique placé dans l'angle opposé au précédent et de deux groupes de prismes verticaux disposés en avant de l'appareil de feu fixe, dans l'espace situé de chaque côté de l'sDce, en dehors de l'angle qu'il s'agit d'éclairer. Ces éléments ont été calculés de manière à concentrer la lumière émanée du feu fixe et à la répartir aussi uniformément que possible dans Tanglc utile de 43 degrés. Entre l'appareil de feu fixe et les lentilles verticales se trouve un écran circulaire, formé de trois lames de verro embrassant chacun 75 degrés; les deux lames extrêmes sont rouges, celle du milieu est verte. L'armature qui porte cet écran reçoit un mouvement d'oscillation intermittente, par suite duquel le feu passe rapidement d'une couleur à l'autre et conserve pendant un temps déterminé une couleur constante.
L'appareil est posé sur un socle en tôle et fonte, à l'intérieur duquel une machine, actionnée par un poids, donne un mouvement de rotation à un arbre vertical. L'uniformité de ce mouvement est assurée par un régulateur Foucault. Sur l'arbre est fixé un plateau horizontal portant une rainure, laquelle est formée de deux arcs de cercle de rayons diilërents, concen-
PHARES. Ui
triqties à l'arbre vertical, opposés l'un à l'autre et raccordés entre eux par des lignes sinueuses. Un petit galet, attachéau support oscillant des écrans, pénétre daos cette rainure et y reste immobile tant qu'il se trouve dans l'une des deux parties circulaires, mais quand le mouvement de rotation de l'arbre amène le galet en contact avec l'une des lignes de raccordement, il est obligé de se mettre en marche jusqu'à ce qu'il arrive à l'autre arc de cercle, le long duquel il reste de nouveau immobile.
Il en résulte que l'écran décrit un angle de 65 degrés en quatre secondes, qu'il reste en rep03 pendant seize secondes, et qu'il exécute ensuite un mouvement d'oscillation opposé pour rester de nouveau immobile. Ce mouvement amène successivement devant chaque partie de l'appareil tantôt l'écran vert, tantôt l'un des deux écrans rouges, de manière à produire le caractère assigné au feu.
Le phare est illuminé par une lampe à huile minérale, avec bec à trois mèches système Datry.
Phare électrique tournant. — Dans la plupart des phares électriques construits jusqu'à ce jour, la partie optique se compose d'une lentille cylindrique à feu fixe de 0'°,30 de diamî'tre intérieur, devant laquelle on fait passer, dans les phares à ,4olats, des lentilles à éléments verticaux. EééMIM. Sautter et Lemonnier ont augmenté le diamètre de Hj^iptiquc en se basant sur ce que l'emploi d'un foyer élcc- Irique plus intense que celui des machines électro-magnétiques actuelles, tel que celui des nouvelles machines de Gramme, nécessitera, pour la conservation du verre, qu'il soit plus éloigné du foyer lumineux, et que les variations, inévitables dans la position du point lumineux, amènent d'autant moins de variations dans la direclion des rayons émergents de la lentille, que celle-ci a un plus grand diamètre. Kn outre, le service d'un phîire est d'autant plus facile que les dimensions de l'appareil sont plus grandes.
dtaÊiaû^ .fit /amalannt «nu ta iiczxa dL^^éli^e ^g»
L'!i tcniMErfr^cynctair tmiipmt et ningt-^^afa^ IcsIîIIm
iJiufcf Vêp^iT^il txfiQs^, le tàmbomr Eût mn^ r^TohidoB p(H« es lifi} ««œadeK ea f3fte que ksêeiau se soccèdeiiûa 5 en 5 teemid». La dorée de i'éelat €st mottî^ de celle da feo fixe de molûdre îatensîté qui reste rtable entre les éelali d fan iLteiuîtê est enriroo hnil fois plss forte.
U Umpe électrique Serrin est placée sur on plateau toni^ Baot excentriqoe par rapport aa piateaa da phare. Ce plateaa peut recevoir deux lampes ad^s^es. Il pr^He deux rails sur Ie5»/|uel« le« lari.pe^ trii^Twect et qui ^e proîon^nt sur une plateforme accolée au plate^ku du phin? et faisant saillie en dehore d^: lafipareiL I>* piat-.au peut prt^ndre deux positions diaffjétralemeDt op:>os»>e5et y e^t maintenu par un arrêt à ressort. lians la première de ces positions, une des lampes est au fover du phare et l'autre lampe est en position pour qu'on la visite et qu'on en chan^'e les charbons. Dans la seconde position, c'est VUwcmit qui «e produit : le courant passe et la lampe s'allume d'ellewnéme en arrivant en position.
L'appareil de projection de la lumière électrique (pi. 55) «Ht principalement destiné à être placé à bord des navires* mi« en rapport avec une source suffisante d'électricité il permet de projeter, dans toutes les directions et dans toutes les inclinaisons, un faisceau lumineux d'une grande intensité.
PONTS ll«TÀU40Q«S. 443
L'appareil «e compoio d'im 90ole en foute qui se fixe «ur le pout ou la passerelle du çommandaut. Sur ce soole fixe est monté un tambour touruaut et mcillaut daus lequel $& loge la lampe, au foyer d'uue pui«iaute lentille qui eu paralléliee les fayoDi.
L'appareil est disposé de manière à oe que, par le seul fait de son introduction, la lampe reçoive le courant électrique et ne cesse de le recevoir, quels que soient les mouvements du cylindre oscillant. En faisant varier avec une vis la position de la lampe, on peut produire une divergence plus ou moins grande du faisceau lumineux. Une petite lunette placée sur un des tourillons du cylindre projette sur un écran de verre dépoli rimage des charbons et permet de suivre la marche de la lampe sans ouvrir le cylindre,
Signalons encore eu terminant les becs Farquhar à mèches ooncen triques pour la combustion dans les phares des huiles de toutes provenances, La modification apportée aux becs à mèches concentriques par M. Farquhar est fondée sur ce principe, que, pour que la combustion soit complète, pour que la flamme soit régulière, facile à gouverner, il est d'une grande importance que la vitesse de Tair soit la môme dans toutes les parties de la flamme et que les tranches parallèles d*air et de gaz combustible qui voyagent ensemble dans la cheminée soient rendues aussi minces que possible.