FAITS RELATIFS A L'HISTOIRE GÉNÉRALE DES LÈPRES
CCGGVII. Les difTérentes lèpres que nous avons signalées dans la première section de cette dissertation, se ressemblent par des symptômes frappans et essentiels : le caractère du genre se retrouve dans les trois espèces que nous avons décrites. Vallésius et tous les praticiens expérimentés les désignent sous la commune dénomination de lèpres. En effet, on observe dans toutes, le même mode d'altération dans les fonctions les plus importantes de l'économie animale. On y remarque une lésion profonde dans la faculté sensitive, la chute des cheveux, des poils et des ongles, qui semble annoncer une sorte de stagnation dans les actes de la vie nutritive; une lenteur extraordinaire dans la marche progressive des accidens et des phénomènes; enfin une multitude de traits d'analogie , qu'il est facile de reconnoître : ces affections ont d'ailleurs une physionomie particulière qui les rapproche et les sépare entièrement des autres infirmités humaines. Retraçons ici les symptômes généraux de cette épouvantable maladie.
ii4 MALADIES DE LA PEAU.
ARTICLE PREMIER