‹ Description des maladies de la peau (volume 2)Chapitre 41 sur 111 · CONSIDERATIONS SUR LE PRONOSTIC DES PIANS · texte numérisé non relu

CONSIDERATIONS SUR LE PRONOSTIC DES PIANS

DXXX. En général , les divers symptômes que provoque l'éruption des pians, sont très-peu dangereux, si on empêche cette maladie de faire des progrès , et si on a soin de la combattre dès les premiers temps de son apparition par un traitement méthodique. Mais souvent des chirurgiens inexpérimentés la rendent incurable , parce qu'ils administrent des remèdes sans lumières et sans discernement. Combien d'accidens consécutifs du pian ne sont que le malheureux résultat de l'impéritie des gens de l'art !

DXXXL Dans l'histoire que nous avons donnée des pians, nous avons fait observer que ce genre de maladie produit plusieurs éruptions , dont les unes sont plus rebelles, plus opiniâtres, plus douloureuses que les autres. C'est précisément sur cette considération qu'il faut établir son pronostic. Les pustules que l'on désigne sous le nom de petits pians, sont d'une difficulté extrême pour la giiérison -, il vaut mieux, dit-on , traiter les gros pians ou pians blancs ; mais ceux, qui résistent davantage sont les

pians rouges. Ces coiinoissances sont familières à tous les colons» DXXXIL 11 ne faut pas, comme l'ont dit plusieurs patliologistes, porter toujours le pronostic des pians, d'après la violence de la fièvre ou celle de l'éruption ; car un pareil signe doit faire présumer favorablement des malades. Dans le cas contraire , lorsque la fièvre et l'éruption ne s'opèrent point avec la force convenable , on peut envisager le pronostic comme fâcheux , et assurer que l'économie animale manque d'énergie ; il est alors nécessaire de donner du ton à tout le système , afin de favoriser la sortie et le développement des pustules pianiques. Dans la variole, on cherche à atteindre le même but.

DXXXIIL Nous observons relativement aux pians , un phénomène analogue à ce qui se passe dans les autres exanthèmes. Les pians qui se déclarent chez des individus doués d'une constitution grêle et délicate, sont moins pernicieux que ceux qui se manifestent chez des personnes vigoureuses et robustes. On dit également que cette maladie disparoît plus vite chez les femmes que chez les hommes, qu'elle est plus durable chez les vieillards , et qu'elle sévit avec moins de fureur chez les jeunes gens. On assure aussi que sa durée et son danger sont en raison directe de la multitude des pustules disséminées sur la totalité de la peau.

ARTICLE IV

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