FAITS RELATIFS A L'HISTOIRE GÉNÉRALE DES SYPHILIDES
DCXLVII. On a pu se convaincre, par les tableaux individuels que je viens de tracer, que les distinctions spécifiques auxquelles j'ai eu recours, sont aussi utiles pour la méthode que pour le classement des faits. Il sera aisé de voir , dans la suite de cette dissertation, qu'elles lie sont pas moins avantageuses pour appliquer les règles du traitement. Réunissons d'abord les traits variés qui se rapportent à ce hideux fléau de l'espèce humaine : plusieurs écrivains nous assurent que, lorsqu'il se répandit avec tant d'impétuosité dans toutes les parties de l'Europe, tous les regards furent frappés de son extrême analogie avec les éruptions de la lèpre.
Protinùs informes totumper corpus achores Rumpehant ,faciemque horrendamet pedorafœdè Twpabant. ■ .•
Il est certain qu'on observe encore à l'hôpital Saint-Louis , des dégénérations syphilitiques, qui, par leur intensité, rappellent les maladies les plus épouvantables dont l'antiquité fasse mention. Celle que l'on désigne sous le nom vulgaire de corona J^enens , n'a-t-elle pas l'aspect de la lèpre par ses croûtes tuberculeuses , et par l'odeur fétide qui s'exhale des corps qui en sont infectés?
ARTICLE PREMIER