‹ Description des maladies de la peau (volume 2)Chapitre 90 sur 111 · DES ONGLES · texte numérisé non relu

DES ONGLES

DCCGGXVII. On ne trouve dans ces corps inorganiques qu'une couche d'épiderme d'une épaisseur plus ou moins accrue. Certains anatomistes, Blancardi entre autres, ont prétendu que les ongles sont le résultat d'une agglomération des poils ; d'autres les font dépendre d'écaillés épidermiques superposées. Quoi qu'il en soit , l'ongle est retenu par sa racine dans un repli du derme, et l'épiderme l'accompagne par un feuillet léger dans toute son étendue. La transparence des ongles permet, comme on sait, d'apercevoir au-dessous d'eux la couleur du corps muqueux avec lequel ils n'ont aucune communication et qui n'est nulle part aussi appréciable que dans la race blanche. Les variétés de forme dont les ongles sont susceptibles dans les diverses espèces animales pour passer à l'état de griffes, de sabots, etc., sont suffisamment connues. De même que les poils, les ongles se montrent d'assez bonne heure chez le fœtus , et comme eux et la membrane épidermique , ils ne sont que des élémens accessoires , des efflorescences, pour ainsi dire, de la peau, que nous allons considérer maintenant dans ses parties vraiment essentielles ou fondamentales.

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