PREMIÈRE SECTION
coup-d'oeil général sur les maladies qui sont le sujet de cet ouvrage.
§. lei". J'entre dans une carrière presque déserte , où peu d'hommes ont pénétré avant moi , où aucun travail antérieur ne m'a servi de guide, où tout est nouveau pour l'observation, où tout est problème pour la pensée. J'ai frayé moi-même la route que je parcours. Qu'on juge des nombreux obstacles dont il m'a fallu triompher !
§. IL De toutes les parties intéressantes dont traite notre art, aucune sans doute n'a été plus négligée que celle dont je m'occupe. Les ouvrages que nous possédons , n'offrent que des idées incertaines , un amas immense de théories dangereuses ou du moins superflues. On y puise à peine quelques faits disposés sans méthode et sans ordre. On n'a pas même approfondi l'étude des objets qui sont journellement sous nos yeux. Je n'en veux pour preuve qu'une multitude d'affections psoriques qu'on confond presque toujours au détriment des individus qui les éprouvent. Un médecin célèbre a eu raison de dire que , dans une semblable matière , les auteurs eussent mieux servi la science , s'ils s'étoient bornés à transcrire leurs propres découvertes, au lieu de copier servilement les erreurs commises par leurs devanciers.