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Cettecombinaison offre l'avantage, contrairement à la précédente, deconserver la séparation fondamentale des deux groupes principaux. Mais , à son tour, cet avantage est racheté par un inconvénient très-grave : à partir de l’origine de la série jusque vers son milieu , on voit les formes se dégrader peu à peu, jusqu'à ce que, vers le milieu de la série, on arrive à des Singes à museau très-allongé. Pour que la série fût régulièrement et naturellement coordonnée, il faudrait que, dans la seconde moitié de la série, les formes continuassent à se dégrader et le museau à s’allonger. Cr, c’est le contraire qui a lieu. Dans le système qu'exprime la première formule, on retrouve tout à coup des êtres fort rapprochés de l'homme, et on recommence à s'en éloigner de plus en plus par une série de dégradations analogues à celles que l’on avait d’abord trouvées. C'est ce que montre la formule où , après avoir suivi une marche régulière de A à Z, on recommence à suivre une marche analogue de A’ à Z’. Dans le système qu'exprime la seconde formule, après s'être d’abord graduellement éloigné de l'Homme dans la première moitié de la série , on recommence peu à peu à s’en rapprocher jusqu'à ce qu’on arrive de nouveau à des êtres à formes presque humaines, et par cela même fort analogues, quoique placés les derniers de tous, à ceux qui sont vers l’origine de
4o DESCRIPTION DES MAMMIFÈRES DU MUSÉUM.
la série. C’est encore ce que fait nettement comprendre la formule où, après avoir suivi une marche régulière de A à Z, on suit de Z’ à A’ une marche régulière aussi, mais récurrente et inverse de la première.
Cette dernière combinaison est tellement illogique, qu’on a peine à croire qu'elle ait pu être adoptée. Elle l'a été cependant, et l’est encore très-souvent. C’est elle qui, aujourd'hui même, est le plus généralement adoptée. Les Singes de l’ancien monde sont en effet classés, dans presque tous les traités modernes de zoologie, dans un ordre tel qu’ils se dégradent peu à peu, depuis les Troglodytes et Orangs, si voisins de l’homme, jusqu'aux Cynocéphales et Mandrills, et au contraire, les Singes américains, dans un ordre tel qu’ils remontent peu à peu vers l'Homme, depuis les Hurleurs, placés en tête, jusqu'aux Sajous et Saïmiris, placés à la fin.
3° LA JUXTA-POSITION DE DEUX SÉRIES PARALLÈLES. Après ce qui précède, il suflit presque, pour indiquer les avantages de la classification parallélique, que je substitue aux diverses classifications en série linéaire, de jeter les yeux sur la formule suivante :
A set AS DR SUB:
GARE De ANNEE D?
Me HE LEP
Cette combinaison, dans laquelle les Singes de l’ancien et ceux du nouveau monde sont considérés comme formant deux séries distinctes et parallèles, réunit évidemment les avantages de toutes les autres combinaisons, en évitant leurs inconvénients.
Ainsi, 1° le mème ordre logique est conservé dans toutes deux (de À à Z et de À à 7”).
2° Tous Les termes analogues de l’une et de l’autre sont mis en regard sans aucune rencontre de termes disparates (A et A’, B et B’).
3° L'on exprime avec une égale clarté, d'une part, les rapports de chaque terme avec les termes qui le précèdent et le suivent dans sa propre série (rapports de B avec A et C, de B' avec A’ et C'), d'une autre part, les rapports de chaque terme avec le terme correspondant de l’autre série (A avec A’, B avec B').
Dans la formule précédente, j'ai supposé, pour plus de simplicité, chaque série à la fois continue et simple. En réalité, chaque série présente, sur certains points, des [lacunes, et sur d’autres, des redoublements partiels. De là quelques difficultés de détail que j'examinerai ultérieurement, dans un mémoire spécial, mémoire que doit précéder un nouvel examen des caractères des Lémuridés. Remarquons seulement ici que ces difficultés sont inhérentes à toute classification, quels qu’en soient la forme et le principe; et s’il existe à cet égard une différence, elle est toute en faveur de la classification par séries parallèles, qui est, par ellemême, une solution générale de la plupart de ces difficultés.
NOTE IT. (Voyez page 10.)
Sur les dimensions et les proportions de quelques parties du crâne, principalement de la région orbitatre, chez l'Homme et chez divers Singes américains.
Il m'a paru utile de montrer, par quelques mesures prises comparativement chez l'Homme et chez divers Singes américains, combien deviennent considérables chez ceux-ci, dans les espèces nocturnes, la capacité des orbites et par conséquent le volume des globes oculaires.
Les mesures suivantes ont été prises avec le plus grand soin sur des individus adultes.
Nyctipithèque, Saïmiri. Sajou. Homme.
Diamètre antéro-postérieur de la tête osseuse. . .| 0°,0641 0,065 0,092 0m,1490 Diamètre transversal au niveau des trous auditifs.| 0 ,0341 0 ,034 0 ,051 0 ,450 Distance entre les parois externes des deux orbites.| 0 ,040 0 ,034 0 ,043 0 ,094 Diamètre inféro-supérieur de l'orbite (hauteur). .| 0 ,049 © 0 ,045 0 ,023 0 ,032 Diamètre transversal (largeur). . . . . . . . . .. 0 ,049 0 ,044 0 ,019 0 ,037 Diamètre antéro-postérieur (profondeur). . . . .. 0 ,022 0 ,020 0 ,025 0 ,045 Moyenne des trois diamètres orbitaires. . . . .. 0 ,020 0 ,046 0 ,022 0 ,038
Rapport de cette moyenne au diamètre antéro- | postérieur de la tête. . . . . . . . . . . . . . . .. ele e) ANA RATE ea
La simple comparaison de ces chiffres fait voir que, chez le Nyctipithèque, si inférieur par les dimensions générales au Sajou, les orbites ont cependant, à trois ou quatre millimètres près, la même profondeur et la même hauteur, et exactement la même largeur:
Afin de mettre ces faits dans tout leur jour, on peut substituer à la comparaison des divers diamètres des orbites chez l'Homme, le Sajou, le Saïmiri et le Nyctipithèque, celle des surfaces des ouvertures de ces mêmes orbites, ou, plus exactement, des sections des cavités orbitaires au
Arcuives pu Muséum, roue IV. 6
niveau de leurs ouvertures. Je mettrai, pour chaque espèce, en regard de ces surfaces de la section orbitaire, celle du grand trou occipital.
Nyctipithèque. Saïmiri. : Sajou. Homme.
Surface de la section orbitaire. . . . ... . . . . .. 27Amm. c.| A5{mm.c. 976mm. c.| 407 9mm. c.| Surface du grand trou occipital. . . . . . . . . .. 53 53 94 877
D'où l’on voit qu’en prenant pour unité la surface du grand trou occipital, la surface de la section orbitaire serait exprimée par les nombres suivants, savoir :
BourAlESNICtHIpithÈQUeE 0 MERE ONE RERO NT UR 5,11 Pour leSajous + PAIN RERO RNOCNERNN DEN LE 3,03 BOUT TES AIT ES RU cie ASIN ERREUR USSR OR 2,85 BOUT LOMME NE Te RE ANA LA PRE NA AR GR On TUEUR 1,24
Archives du Muséum. Tom. 4.
Werner pi.
SAIMIRI À DOS BRULE, SAZMIRIS USTUS,
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