Proceed., loc. cit
Tr. Gorilla, comme il a dit, à l'exemple du zoologiste américain, dans la rédaction définitive de son Mémoire de 1848 ! et dans ses travaux ultérieurs ?.
$ 2. Envois faits au Muséum d'histoire naturelle.
Les officiers, et surtout les médecins de la marine française, avaient essayé, de leur côté, et un d’eux même avant M. Savage, de se procurer et de procurer à leur pays le grand Singe du Gabon. On sait que ce pays, autrefois un des foyers principaux de la traite des Nègres, est aujourd'hui sous l’autorité et le protectorat de la France qui y entretient depuis quinze ans un poste militaire ( blockhaus) et une station navale. C’est un des médecins de cette station, M. Gautier-Laboullay, qui a, le premier, fait pour le Muséum d'histoire naturelle, mais bien plus complétement, ce que venait de faire M. Wagstaff pour les établissements scientifiques de Londres. Chirurgien de la corvette-hôpital l'Aube, M. Gautier avait eu, dès 1846, « connaissance « d’une espèce de Singe fort redoutable, et dont le voisinage inspirait la plus « grande terreur aux Noirs, vivant aux habitations ÿ; » mais il doutait encore qu'il s’agit d’une espèce nouvelle pour la science, lorsqu’il rencontra, dans une habitation, un crâne qu’il s’empressa d'acquérir. Frappé du « type féroce et formidable » qu'il avait sous les yeux, M. Gautier résolut dès lors de ne rien négliger, pour enrichir sa collection de squelettes, d’un représentant d’une espèce aussi remarquable. Il réclama le concours des missionnaires américains, MM. Walker et Wilson, qui avaient de nombreuses relations dans le pays, et qui, de leur côté, s’occupaient déjà de la même recherche, dans l'intérêt du Musée d'histoire naturelle de Boston. Après plus de deux ans d’une attente et d'efforts qui n'avaient abouti qu'à la possession de trois crânes, M. Gautier était sur le point de partir pour l’Europe, et il désespé-