‹ Description des mammifèresChapitre 69 sur 125 · PL ur · texte numérisé non relu

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très-rapprochées l'une de l'autre, et ouvertes dans un enfoncement dont la partie supérieure s'avance comme une sorte d’auvent au-dessus des trous nasaux !.

La disposition presque tubuleuse des narines du Gorille rappelle celle que tout le monde connaît chez le Mandrill et le Drill; ces Singes sont presque aussi voisins à cet égard du Gorille que du Papion, du Chacma et des autres Cynocéphales avec lesquels on les réunit d'ordinaire ?.

Les yeux du Gorille sont remarquables par leur situation à fleur de tête. Les cils sont courts, mais épais et résistants.

Quant à la langue, je n’ai rien à ajouter à ce qu’en a fait connaitre M. Duvernoy ÿ.

$ 3. Proportion des membres et conformation des mains.

Quand j'ai porté de trois à quatre, il y a quelques années #, le nombre des divisions principales ou tribus de la grande famille des Singes, je dus chercher pour la nouvelle tribu que je venais d'établir, et qui comprenait alors les trois genres Troglodyte, Orang et Gibbon, un caractère à la fois extérieur et important qui correspondit à toutes les modifications intérieures signalées par les anatomistes. Je trouvai ce caractère dans les proportions des deux paires de membres. Chez les Cynopithéciens, c’est-à-dire chez tous les Singes de l'ancien monde autres que les Troglodytes, Orangs et Gibbons, les membres postérieurs sont plus longs que les antérieurs; caractère que cette tribu partage avec les deux suivants, les Cébiens et les Hapaliens, c’est-à-dire avec tous

4. Voyez les deux figures, de face et de profil, dessinées par M. Werner. Je dois rappeler que ces figures ont été faites, non d'après l'empaillé, mais d’après un individu conservé dans la liqueur (voy. p. 44). Ces figures sont très-fidèles, et il en est nécessairement de même du moule que j’ai fait faire d'après le même individu; moule avec lequel on ne doit nullement confondre la tête en plâtre du Gorille qu’on trouve dans le commerce : tête modelée et non moulée, et très-inexacte, notamment en ce qui concerne les narines, dont la disposition tubuleuse a été singulièrement exagérée.

2. Chez le Papion, le Chacma et les autres vrais Cynocéphales, les narines sont beaucoup plus tubuleuses, et par suite deviennent terminales, disposition qui n’est que très-incomplétement réalisée chez le Mandrill et le Drill. Quoique tous ces Singes soient généralement, ou compris dans le même genre, ou séparés seulement en raison de la longueur: très-inésale. de leur queue, la disposition des narines établit entre les Mandrills et les vrais Cynocéphales une différe ice très-marquée.

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