Two kinds of Monsters
5 « Ou Pangos », est-il ajouté en note. Dans le texte anglais, on trouve toujours Pongo.
6. Dans le texte anglais, le plus petit des 4pe-Monster est appelé Engeco, et non Enjoko. I paraît y avoir eu ici erreur de copiste.
Le mot Pango, cité dans la note précédente, a sans doute une semblable origine.
une ressemblance exacte avec l'Homme, mais ils sont beaucoup plus gros et de fort haute taille. Avec un visage humain, ils ont les yeux fort enfoncés. Leurs mains, leurs joues et leurs oreilles sont sans poil, à l’exception des sourcils qu'ils ont fort longs. Quoiqu'ils aient le reste du corps assez velu, le poil n’en est pas fort épais, et sa couleur est brune. Enfin la seule partie qui les distingue des hommes, est la jambe qu’ils ont sans mollet !. »
Cette dernière phrase prouve qu'il s’agit bien ici d’un Singe sans queue ; auteur n’eùt pas oublié de mentionner l'existence de l’appendice caudal comme un second caractère distinctif, Le Pongo n’est donc ni le Mandrill, comme l’ont supposé quelques zoologistes, ni aucune autre grande espèce de Cynocéphale. Et comme, d’un autre côté, il n’y a aucune équivoque sur latrèsgrande taille du Pongo; comme Battell ne le représente pas seulement comme très-haut et très-fort, ce qui pourrait, à la rigueur, comparativement aux autres Singes, s'appliquer au Chimpanzé; comme l’auteur le dit, et trèsexpressément, beaucoup plus gros que l'Homme, il est clair que le Pongo n’est pas plus le Chimpanzé qu'il n’est le Mandrill ; c’est donc bien le Gorille, à moins qu'on ne veuille faire la supposition, toute gratuite, de l’existence d’une seconde espèce, gigantesque, à pelage brun et à formes humaines.
Ajoutons que le pays où Battell place lZngéco et le Pongo est précisé ment un de ceux où est le mieux constatée l’existence du Chimpanzé et du Gorille : car ce pays est le royaume de Loango, particulièrement les forêts de Mayomba; et la rivière Mayomba, Majomba, où Majumbo, qui donne son nom au petit royaume du même nom, a son embouchure par 3° 45 de latitude nord, c’est-à-dire, à 3° 15’ de celle du Gabon?. Et Battell ne nous donnerait pas l'indication géographique que je viens de relever, que nous pourrions y suppléer, à l’aide des noms qu’il donne. Ængéco est manifestement le même mot qu'Ængé-eko, Enché-eko et autres formes déjà citées; il indique, par conséquent, une similitude géographique très-prochaine. Quant au nom de Pongo, il est trop voisin de celui de la tribu près de laquelle le Gorille vit au Gabon, Mpongué ou Pongué, pour qu’on n’y voie pas, ou deux variantes d’un seul même mot diversement prononcé, ou deux dérivés d’une même racine; par conséquent encore, et dans les
4. On trouve ensuite divers détails sur les mœurs. Selon Battell, les Pongos « marchent droits ….; « dorment sur les arbres, et s’y font une espèce de toit qui les met à couvert de la pluie. » L'histoire du Pongo s’enrichit manifestement ici de traits qu'il faut reporter dans celle de l'Engéco.