CHÉLIDOINE ÉCLAIRE
Latin , Chelidonium majus L.
Allemand, SchôUkraut , Goldwurz, Schwalbenkraui . Vulgairement, grande Chèlidoine^ Eclaire, Felouque.
C’est une plante à suc narcotique , acre , de la famille des Papavéracées ■ et qu’on rencontre fréquemment le long des roules , au bord des haies , sur les murs et les décombres : elle fleurit depuis le mois de mai jusqu’à la fin de l’automne. A la même famille appartient aussi le pavot , dont on extrait le suc si connu sous le nom à'opmm.
Sa racine est vivace, assez épaisse, roussâtre extérieurement, d’un jaune orange à l’intérieur ; ses tiges sont hautes d’un à 3 pieds , cylindriques , cas- ! santés, plus ou moins poilues et souvent très-rameuses ; les feuilles à divisions plus ou moins profondément découpées en lobes arrondis , incisés et dentés , sont en dessous d’un vert glauque très-prononcé. Les fleurs sont disposées en une ombelle simple de 4 à 8 fleurs , portée sur un long pédoncule qui naît de la dichotomie des rameaux. Elles représentent un petit pavot jaune , à calice à 2 sépales qui se détachent aussitôt après l’épanouissement de la corolle formée de pétales ovales^ étalés, avec de nombreuses étamines et un pistil, qui s’alonge en une silique (fruit) étroite , longue d’un à deux pouces, à 2 valves, contenant de nombreuses graines noirâtres et finement ponctuées.
Toutes les parties de la Chélidoine exhalent , quand on les froisse , une odeur désagréable ; et il en découle , quand on les entame , un suc abondant, jaune, âcre et corrosif, qui avait autrefois une grande réputation en médecine , mais dont on ne fait plus guère usage aujourd’hui qu’extérieurement, pour extirper les cors et les verrues. Pris intérieurement, le suc peut devenir mortel à forte dose. Il est à remarquer que celte plante n’est jamais broutée par les bestiaux.
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Actée en épis ,
Actæa. spicaCi .
L ACTÉE EN ÉPI.
Latin, Actœa spicata L.
Allemand, gememes Chnstophskraut , Wolftvurz^ Schwarzwurz. Vulgairement , Herbe de St. -Christophe.
Cette plante paraît parliciper aux propriétés suspectes de la famille des Renonculacées , à laquelle elle appartient , sans cependant que la toxicologie moderne lui attribue des effets bien dangereux. Si nous lui donnons une place dans ce recueil , c’est plutôt à cause de son ancienne réputation ; aujourd’hui elle est presque hors d’usage dans la médecine.
Elle est assez commune dans les gorges et les forêts humides de nos montagnes , par ex. aux gorges du Seyon , et elle fleurit en juin.
Sa racine brunâtre est vivace , oblique , un peu noueuse , écailleuse à son sommet et garnie inférieurement de longs filets fibreux ; elle donne naissance à une tige droite , cylindrique , peu rameuse , souvent nue à sa base , de 2à3 pieds de haut. Les feuilles radicales sont très-grandes , triternées (trois fois ailées) ; le pétiole des feuilles de la tige se divise d’abord à son sommet en trois branches, qui portent chacune 3 à 5 folioles glabres, ovales, acuminées , à dents aiguës et plus ou moins profondément incisées ; la feuille terminale et impaire de la branche intermédiaire est souvent divisée en 3 lobes profonds. Les fleurs sont petites, blanches et ramassées en une grappe courte , qui s’alonge à mesure que le fruit mûrit. Le calice est partagé en 4 sépales d’un blanc purpurin, et la corolle en 4 pétales ; tous deux tombent de bonne heure ; alors les étamines , au nombre de 30 à 40 , paraissent former la fleur à elles seules. Le fruit est une baie ovale, noirâtre, de la grosseur d’un pois ; et les pédicelles qui le soutiennent , munis à leur base de petites folioles (bractées) , prennent à la fin une direction horizontale.
La racine de cette plante, quoique sans odeur bien prononcée, est d’une grande âcreté et passe pour purgative. Les feuilles, dont on employait autrefois la décoction contre les maladies scrofuleuses , ont une saveur amère et une odeur désagréable. Le fruit, d’une odeur nauséabonde, passe pour vénéneux ; bouilli avec l’alun , il donne une couleur noire. o
Une autre espèce de ce genre (Actœa racemosa L.), indigène dans l’Amérique septentrionale , mais quelquefois cultivée dans les jardins , passe , à tort ou à raison , pour le remède le plus efficace contre la morsure du serpent à sonnette; aussi y est-elle connue sous le nom vulgaire de Snake root, c’est-à-dire, racine à serpent.
L’Enpliopte petil-eypvès
ÊiiplioTbia- Cypanssias.