‹ Description des terrains volcaniques de la France centraleChapitre 22 sur 32 · FORMATION DU VELA Y ET DU VIVARAIS · texte numérisé non relu

FORMATION DU VELA Y ET DU VIVARAIS

dans la lave scorifiée. Les laves sont ordinairement compactes > et lés matières scorifiées appartiennent la plupart du temps à des déjections. C'est en vertu de l'agglomération des pozzolanes pyroxéniques , et de leur disposition qui rappelle la forme du cratère de Saint- Front, que Freycinet peut être regardé comme le point d'émission le plus évident de toute la chaîne ; il e$t probable qu'un grand nombre des basaltes des Coyrons s'y rapportent.

Les balmes de Montbrull ne sont pas dans le même cas^; jamais il n'a existé de cratère en ce point. Il y a latéralement une grande agglo^ ' mération de laves scorifiées rouges , noires et bleues, contenant des noyaux d'oli vin e souvent décomposés, et de fort beau pyroxène vitreux. Ces scories sont remarquables par la régularité de leurs, pores ;- on y trouve une scorie finement poreuse , bleue , semblable à celle du. Mezenc. 11 est probable que cette agglomération de scories résulte d'une émis- ' sion postérieure aux basaltes qui la dominent; c'est une soufflure latérale qui rappelle celles du Velay. L'inégale cohésion de ces scoriesplus ou moins agglutinées, a produit l'effet qui est résulté dans le Cantal de l'inégale ag*-

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glutination des conglomésats ; c'es^à•di^e que^ sous l'influence de Ténosion, le raTin a pris des formes verticales; des masses plus- dures y forment des saillies, d'autres entraînées fincilement oQt laissé des vides. Les habitans de la contrée ont profité de là forme verti<eale des parois de ce ravin profond, et" du peu de résistance des roches pour s'y creuser des habitations.

Dans cette chaîné, [dusieurs massifs basal^ tiques paraissent résulter d'éruptions partïcm- . lières, tel est dans la partie inférieure la montagne de Chenavari , célèbre par la régularité de ses prismes, et quelques autres qui ravoisinent. Les grandes érosions subies par ces masses qui reposent sur le calcaire , enipé^ chi^nt de reconnaître les circonstances qui ont présidé à leur émission, mais la présence des laves scorifiées , des pozax>]anes , indiquent des éruptions ei^ ces points, ce qui s'accorde avec la complète indépendance des diverses massi£i^ A Bpchemaure , les basaltes qui supportent le château , et d'autres situées dans la ville même, ont été très probablement émis sur place; ce qui est prouvé non-seulement par leurs formes^ mais par des brèches basaltiques, pyroxéni-

FORMATION DU V£LAY ET DU VIVAHA S. t^'J

ques, quise trouvent beaucoup pluabasqueces basaltes dans un ravin derrière le château , et dont le gisement indique que le niveau du sol était alors bien, pluàf bas qu'il ne faudrait le supposer pour, rattacher ces basaltes à ceux de Ghénavari> par exenàple; et que leur émission avait barré les eaux en ce point.

Les'dykes de Rochemaûre même ont d'ail* leurs beaucoup d'arialogie avec les trois autres que l'on trouve alignés parallèlement àU Rhône , un peu plus loin en remontant.

(PI. VIIl ). Tous ces dykes sont composés de basalte pyroxénique , contenant souvent de la liiesotype disséminée en petits noyaux amygdal6ïdeSy quelquefois en. géodes cristallisées. Il s?5i trouve un grand nombre de petiià noyaux calcaires. Leà dyk^s de Ceo, d'Aps; les filons de Villeneuve-de-Berg, deTEscrinet, ékc.'.i.j^ indiquent la manifestatiirâ de l'action volcanique non-seulement dans la chaîne, mais quelquefois ausài à qudque distàtice de seslimitës.

Avant de réchei^chér ^uels sont les basaltes dé la chaîne intermédiaire qui se rapportent aux basaltes de la chaîne orientale et de celle dès Coyrons, il est nécessaire de reconnaître quels soat les phénomènes volcaniques quL

ont donné naissance à la chaîne des basalte»

chAtne occi- modernes du Velay.

dintal«. "^

La chaîne occidentale du Velay s'étend depuis Pradelles jusqu'aux environs de Vieille- Brioude; mais, abstraction faite des basaltes, anciens qui s'y trouvent, on peut la considérer comme se terminant un peu au-delà du volcan de la Durande. Cette chaîne est entî^ement composée de cônes de scories, dont une partie a produit des coulées basaltiques , qui se déversèrent dans les vallées de la Loire et de l'Allier. L'entassement de ces cônes, de ces amas de déjections , qui se succèdent sans interruption surunelongueurdeplusde45kilom. est tel qu'ils se confondent en plusieurs points, de manière à former des crêtes de scories, qui se prolongent en longs rideaux , dans la direction de la chaîne, telles sont les montagnes de Seneujols et Vergezac.

- Vers la ligne culminante, l'agglomération des déjections, scories et pozzolanes, des basaltes scorifiés, empêche de constater aucun fait. Chaque montagne présente toujours.cette composition , et ce n'est qu'en descendant vers la Loire ou l'Allier, qu'on aperçoit les coulées basaltiques qui se dégagent de dessous ces

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