‹ Description des terrains volcaniques de la France centraleChapitre 25 sur 32 · FORMATIOÏ» DU VELAY ET DU VIVARAIS · texte numérisé non relu

FORMATIOÏ» DU VELAY ET DU VIVARAIS

cette enceinte par une dépression qui existe vers la gauche.

* *La composition de ce cirque présente autant d'intérêt que ses formes nettes et régulières. Les montagnes qui l'encaissent sans autre interruption que le défilé de quelques mètres par lequel on entre du côté du sud ^ sont granitiques; lés trois 'cônes du centre sont composés de scories basaltiques. Enfin l'on rencontre dans la plaine de nombreux affleuremens de roches basaltiques ^ on les voit même en plusieurs points saillirau-dessous des masses encaissantes. Les assises granitiques sont très fissurées, inclinées dans tous les sens. Cette forme et cette composition annoncent bien un cratère de soulèvement, dûàTaçtio;! basai tique^ et dont les caractères reproduisent ceux qu'on» leur a reconnus dans les cratères les plus complets. Une étude plus approfondie permet de suivre avec détail les circonstances qui en ont accompagné la formation.

Le granité le plus répandu est jaunâtre, quelquefois rose, très feldspathique; le quartz y est très disséminé, et le mica en petites paillettes peu abondantes. Quant aux roches basaltiques , on en distingue deux variétés : la

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première compose les trois cônes dû cenlre-». ce sont des scories rouges communes , ideo^^ tiques à celles qui constituent les cônes volcaniques si nombreux de la chaîne occidentale^ du Velay ; elles sont libres et entassées , ce sont des scories de déjections.

La seconde variété est un basalte noir, or^ dinairement scorifié , et très distinctement ca* ractérisé par la nature de sa rocbe et les sub^ stances qui s'y trouvent disséminées. La pâte de cette roche est d'un noir foncé, compacte, le plus souvent lithoïde; mais dans les points où elle a percé intérieurement et surtout dans les larmes, elle prend un aspect vitreux et une cassure conchoide. Le feldspath en cristaux vitreux ou coques abonde en certains points.

Ce basalte se scorifié et passe à une pozs^olane noire et plus ou moins a|^lutittée; on y remarque l'abondance des noyaux de pérîiiot olivine, ils ont jusqu'à 0,1 5 de diamètre. Ce péridot est granulaire, d'un vert clair, parsemé d'autres grains^ d'un vert foncé; les grains sont quelquefois très agglutinés, et présentent alors uae cassure luisante et polie. Ce péridot est assez rarement irisé , il ne s'en trouve pas de rouge. Les larmes volcaniques qui abon-

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dent en quelques pmnfd ont presque famjmtrs à leur centre un noyau de péridot, quelquefois ira noyau de granité. Ces noyaux de gmnite qui existent aussi dans la lave compacte^ SMtt petits y arrondis y et présentent ce fait parti* entier, qu'ils ont été en partie fondus en émail bleu, demani^qu'ilsprésententraspect de petits noyaux composés de fragmen$ de quartz et de feldspath étonnés, et réunis eJi^ tre eux par un ciment délié d'obsidienne bleue. Cette seconde variété de basalte forme des a£Bearemens dans la plaine circulaire , et subtout au pied des montagnes granitiques encaissantes; ils se dégagent au^essous de leurs masses , et s'y enfoncent quelquefois à des hau^ teurs considérables. Au nord et à l'est, on voit deux de ces affleuremens s'élever et pointer dans le granité; mais le point qui présente le plus d'intérêt est, sans contredit, le défilé de rentrée. On y voit le Iiasalte s'enfoncer dans les deux montagnes qui forment ce défilé ; à droite une coupe verticale présente ce basalte sous la forme d'un gros filon effilé vers son extrémité; qn le retrouve à gabche au bas de l'eseitt*pî^nent intérieur, où il s^est &it jour dans le cirque- sur une assez grande longueur : il

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existe en ce point un grand nombre de larmes volcaniques. Tout porte à croire que ces deux affleuremens furent contigus, et que le barrage céda à la pression des eaux. Des paysans du Pal prétendent tenir de la tradition l'existence de ce lac; mais il est probable qu'il avait été rétabli par un barrage artificiel du défilé , car on voit^ au point de sortie des eaux, les traces de ce travaiK

Dans ce gisement, le basalte, poussé d^ bas en haut, a pénétré dans les moindres fissures du granité qui a été fortement chauffé; il y a un travail de désaggrégation et de pénétration qui ne peut qu'indiquer une pression considérable. Il n'y a pas de cours d'eau dans ce cirque, mais au pied d'une saillie basaltique près du défilé , on voit jaillir une de ces sources puissantes, qui se trouvent surtout dans les contrées volcaniques; elle est capable de faire tourner un moulin , et son volume ainsi que sa température sont invariables.

Il résulte de l'exposé de ces faits, qu'on. ne peut attribuer qu'à des soulèvemens , la formation de ce cirque parfait, dont les peintes exr térieures sont moins inclinées que les penj^es intérieures; que, d'ailleurs, la présence des

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