FORMATION BU VELAY ET DU VIVARAIS
éïaissions basaltiques , et la manière dont les aiïleuremens volcaniques sont liés à la configuration du sol, à la disposition des masses, dé^ montrent que c'est à l'action volcanique de cette époque, qu'on doit attribuer ces soulèvemens : enfin que les éruptions de trois petits cônes volcaniques du centre comiplètent le cratère de soulèvement. Ge cratère de -soulèvement ne doit sa parfaite conservation qu'à ses dimensions, moindres que dans les autres cratères de la France centrale. Il n'a , en effet , que i ,aQO mètres environ dans son plus grand diamètre C'est encore à la même cause qu'il faut attribuer l'absence des fractures extérieures, ces fractures sont, ^n effet, très prononcées dans le Cantal, moins dans les monts Dores et autour du cirque des Boutières, presque nulles dans ce cas.
Le cratère de soulèvement du Pal présente encore d'autres faits volcaniques qui résultèrent de sa position. Il est, en effet, placé au sud^estdu volcan de Bauzon, c'est-à-dire, à l'extrémité des volcans du Haut-Vivarais , au bord de cet escarpement abrupte et profond qui conduit dans le Bas-Vivarais en suivant la côte de Montpezat. Or, si l'on étudie le grand ra-
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TÎA qui soit cette côte , on voit bientôt sur Ja gauche, en descendant, une puissante coulée basaltique succéder au granité. Cette coulée recouvre le sol granitique , jusque vers Montpesât; la partie inférieure est composée de basalte compact , et la partie supérieure , de basalte scorifiée et de pozzolane noire et brune plu^ ou moins agglutinée. Si Ton observe le point d'intersection du granité et du basalte, vers la partie supérieure de l'escarpement , on voit que cette lave a percé latéralement le granité qui a cédé à la pression , et qu'elle s'est ainsi épanchée dans le ravin. Or, les roches dont se compose cet épanchement sont précisément identiques à celles du cratère de soulèvement. Les noyaux d'olivine, les cristaux de feldspath, les noyaux de granité avec émail bleu , s'y rencontrent avec les mêmes caractères; enfin , certaines parties du basalte , en contact avec le granité, présentent le noerée aspect vitreux. Il suiBt de considérer ta position de cette lave , relativement au cratère du Pal y pour reconnaître qu'elle faisait partie de la masse qui a soulevé le cratère , donné lien à Téraplion des trois cônes ; et que le granité qui, de ce eôté avait peu d'épaisseur,
FORMATION »V VfcLAT.EX» DU VIVARAIS. .O^S
a Q^dé à ia pression de la colonne de iare.
La série • des &its causés par celte €ok>ÛDis <ie kve est donc par&itement' exprimée rlé ^spnlèveinesit du cpatère, l'éruption des trois conter :^ déjections, l'efifraelion du granité •suivie de Fépancbement' latéfal de toute la .partiQ\de la. colonne de la've qui se trouvait au-dessus de la fiaeture. Ce cratère se rajjproohe de celui des Boutières sous deux 'rapports ,; i^ par la présence de^la lave soulevante au-dessous des masses qui forment kt àréte circulaire , 2? par la scorification d'une partie de, cette lave, réikiite à l'état de brèche scoriacée à ciment de lave , ou de pozzolàne a^^ ^linée.
LéSiVolcansbasaltiquesduBas-Vivarais^pia- v«icuis du ces au pied du grand escarpement du plateau primitif y se lient à ceux du Haut-^Vivarais par le^ suc de Bauzon et le cratère du Pal. Us sont disséminés dans une contrée mohtuèuse , dont la configuration a nécessairement influé, sur la distribution des basaltes. En effet les points d'éruptions ayant nécessairement éclaté dans des gorges profondément encaissées , sillonnées par des.coui\s d'eau torrentiels , les coulées n'ont pu s'éteiMlre que dans le sens de la
Bat-VÎTaraU.
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longuear , en occupant le fond de ces yallées. Les eaux se sont ensuite creusé un nouveau Ih , soit dans le basalte lui-même , soit entre le basalte et le granité; et leur action, concentrée toujours sur les mêmes points, a le plus souvent scié ces coulées dans toute leur longueur, et même entamé lé granité inférieur. Il est résulté ^le la position désavantageuse de >.ces basaltes des ^ets d'érosion , qui ne pourraient autrement s'accorder ^véc leur âge moderne.
Mais cet âge est bien déterminé par le mode d'éruption en tout identique à celui des volcans laviqnes, et même par la nature des roches qui, bien que caractérisées basaltes par le péridot , par leur aspect pyroxénique , par leur structure; présentent cependant, dans leur texture bulleuse et leur teneur en feldspath , généralement plus forte que dans les basaltes du Yelay, des caractères roinéralogiques plus modernes. La structure prismatique est à-peu-près. générale : elle n'est guère i
remplacée que par la structure fragmentaire.
Les coulées , d'iuie épaisseur moyenne de lo à |
ao mètres^ présentent, dans toute leur longueur, les colonnades les plus belles et les plus
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Variées:, elles reposcint généralemekit sur le granité ou sur les sables et cailloux roulés qui foriuaieut le Ut des cours d'eau qu'ils ont dérangés. Les l^ves prennent souvent, au contact avec le granité , un aspect semi-vitreux , qui tient probablement à un refroidissement plus prompt. La surface plane des coulées de Montpezat, de Jaujac,^ indi)que un^ fluidité ass€z complète*
U est à remarquer que les cènes volcaniques occupent généralement des positions élevées, qui les ont préservés de l'action des eaux: aussi leur conservation ne laisse rien à désirer. Cesoat des montagnes coniques qui présentent , à leur sommet, des cratères plus ou moins profonds.
Celui de la coupe d'Aisa, près Entraigues, est le plus beau. Sa lave est descendue dans le lit du Volant : c'est la plus dégradée- Il n'en reste en effet que des lambeaux appliqués contre les parois granitiques de la vallée. Les acci*dens de la direction des prismes y sont fort curieux* La coupe de Jaujac présente aussi un vaste cratère écbancré du côté de sa lave. La gravenne de Montpezat est une énorme masse de scories. Vers Montpezat>, elle présente un cratère , et elle a déversé une lave dans la ri-
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vière d'Aulière : elfe en a aussi produit du côté de Thueyts , qui ont ' occupé fe lit dé TArdèche. Ce gros volcan est généralement jDU : sa couleur rouge indique qu'il est coinposé , comme les autres , de scories et de pozzolanes. Dsms aucun , on ne trouve une aussi grande variété dé produits , des cendres grisés et noires, des scories contournées, cordées, des bombes , des larmes volcaniques , et tous les accidens des laves boursouflées déâ cratères, f . •> La longueur des laves varie de 4 ^ 10 kilomètres. Du reste , -ces volcans ^ si intérèssans ont été Fobjet de trop de descri](>tions , pour qu'il soit nécessaire de s'y arrêter plus longtemps. Nulle part on ne peut suivre avec plus de détail toutes les circonstances qui ont' accompagné ces éruptions finales de la grande formation du Velay et du Vivàrais; et l'on trouverait bien peu de rapports entre ces phénomènes ) et ceux qui ont préàidé à l'émission «des basaltes anciens du Mezenc et dés Goyrons, si la lacune de ces deux époques n'était réiDplie par les volcans de la chaîne occidentale et intermédiaire , qui établissent lé passage des phénomènes réellement basaltiques , au mode