FORMATION DU YEJLAT ET DU VIVARAIS
d'émissioB qui appartient plutôt aux Tolcatis laviqués..
Les roches d'aggrégattoo et 4e transport Formation de*
P . . 1 brèches du Imii-
tonnent rarement une partie importante dunaduPay. terrain basaltique.; on trouve des brèches> à r^xtréroité. nord de la chaîne occidentale , on en yoit du eoté de Langeac , sahs que ce^ formations très circonscrites présentent beau*coup d'intérêt. Partout, dans la vaUée de la Haute-Loire, dans les Coyrons , des kmbeauxi de brèches de pépérinos, des sabdes Qt cailloux roulés ,. en partie volcaniques , attestent Tac-* tiondes eaux sur les laves des diverses épo-' ques ; mais, par suite de circonstances particulières,, tenant à la configuration du sol et à des éruptions volcaniques, il est arrivé, que , dans. la partie du bassin , connue sons le nom de: creux du Puy, une puissante formation de brèches a été déposée , qui se présente actuellement sous des formes toutrà-fait bizarres.
. En effet , dans la dépression dont^ le Puy occupe à-p6u-près le centre, les brèches basai* tiques , outre un assez grand nombre de gisement plus ou moins apparens^ constituent dnq énormes roches , isolées et surgissant au-> dessus du sol environnant, avec des formesi
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escarpées y hardies y qui sont peu d'accord avec leur origine sédimentâire. Ce sont le rocher G>meille, qui couronne le mont Anis, sur lequel «st bâtie la ville du Puy ; l'aiguille de Saint-lGchel , située dans un des Êiubourgs; elle a la forme d'un pain de sucre et une élévation de plus de 60 mètres; les rochers d'Ëspaly, de Ceyssac et de Polignac, 'd'une forme moins régulière, mais non moins escarpée. On trouve en outre des brèches à Denise, i Rochelimagne^Doue, et en beaucoup d'autres points qui rattachent entre eux ces gros massife aux contours abruptes , superposés au sol^terttaire*
' La composition de ces brèches est variable : elle peut être regardée comme entièrement volcanique, sauf lés parties inférieures. Dans les cinq masses principales , elles sont fortement agglutinées et présentent quelquefois la dureté du basalte. Dans les autres gisetnens , elles sont moins compactes , et même incohérentes en quelques points. La variété principale est p^rune , jaunâtre ou verdâtre , compacte , composée de petits fragmens avellanaires et anguleux de lave compacte ou finement poreuse, noire , dans un ciment moins foncé ,
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mais très dur, ne Êisant pas effervescence. Les fragmeiis Yolcaniques peuventdevenir si petits et si nombreux» que la roche prend un aspect homogène. Cette variélé se modifie à Deni5e>. à Rochelimagne ; on la trouve d'un jaiuie rou* geâtre , texture lâche , présentant des points, arrondis d'une teinte rougeâtre pkis foncée.
Elle* change totalement en ces mêmes, points^ en ne devenant plus qu'une agglomération de scories Êiiblement agglutinées par un ciment, qui est souvent de Tarragonite. Ces brèches renferment des géodes de fer hydraté. Les infiltrations ferrugineuses abondent surtout à leur contact avec les roches tertiaires y no* lamment à la butte de Rochelimagne; enfin, comme minéraux accidentels, on peut citer le zircon , la cordiérite bleue en petits fragmens isolés empâtés dans la brèche, et plus souvent disséniinés dans une roche primitive, qui elle-même se trouve empâtée. Elle, se trouve surtout à Corneille et Saint-MicheL Dans les cavités de quelques scories , on trouve du fer phosphaté pulvérulent identique au fer phosphaté des marais.
La structure de ces brèches est très massive dans les grosses masses isolées ; mais, dans les
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autres giseinens , elles sont bien ^airemenl stratifiées horizontalement, lorsque ie& lignes de stratification n'ont pas été soulevées et disloquées par des éruptions postérieures^ comme cela est arrivé à Denise. La composition de ces roches se réunit à leur stratification entre elles, et sur le terrain tertiaire, pour indiquer qu'elles out été déposées horizontalement au fond des eaux y en se modelant sur les aspérités du sol ; et que les matériaux dont elles' sont composées n'ont pas été charriés , amenés de loin , mais qu'ils furent presque entièrement fournis par des volcans contemporains.
Enfin on ne peut guère méconnaître que ces brèches formèrent dans le creux du Puy une masse puissante et continue ; mais comment concevoir qu'une telle formation soit ac« tuellement réduite à cinq rochers isolés à peine réunis par des lambeaux épars. Chacune de ces masses doit porter en elle-même le principe de sa conservation, et sdon toute probabilité, ce principe n'est autre. chose que la nature de leur roche compacte,. dure et te*^ nace. Que l'on observe , en effet, les brèches à Rochelimagne , à Denise, elles y sont souvent composées de scories encore lilwes, incohé-
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rentes; de brèches tendres et même friables et non agglutinées; ces. brèches ont été protégées à Denise par les scories et les laves superposées; à Rochelimagne, les brèches agglutinées par un ciment ferrugineux ou d'arragooite, ont préservé ceiies de la partie inférieure qui le sont4>eaucoup moins. A Saint- Miohd, la brèche compacte est encore consolidée par un fikm basaltique qui traverse toute la masse. Ces contrastes de dureté et de conservation des cinq masses existantes , avec l'incohérence et la disparition du reste, con-> duisent donc à cette conclusion : qu'il exista un lac dans cette dépression ; que des miatières volcaniques fournies par les volcans ' voisins en activité y furent accumulées , peut<^étre en quelques points au-dessus du niveau des eaux, puis consolidées en certains endroits seulement par des sources minérales; enfin que les eaoïB étant venues à s'écouler entraînèrent hors de ce bas^n tout ce qui ne présenta pas une grande résistance.
Ces conclusions peuvent* encore présenter quelque incertitude, tant les résultats eh sont singuliers ; mais d'autres faits viennent encore les appuyer. D'abord il y a un barrage possi-
^8% CHAPITBK Vlir«.
Me au défilé de Peyredeyre au point où la Loire passe du bassin du Poy dans celui de rEmblavès, puis an défilé de GhamaHère parlequel la Loire sort de la liante vallée : nous> examinerons lequel estpluÀ présumable. Il est ensuite à remarquer que les masses conservées, notamment Rochelimagne , Saint -Mi-diel, Corneille, qui sont le plus sur le passage des eaux , sont plus allongées dans la direc* tion du sud au nord que les eaux doivent avoir suivie en s'écoulant» Enfin , M. Bertrand a récemment découvert des cailloux roulés pho^ noiitiques, dans des ail avions derrière Ceyssac. Ce fait est décisif, car Ceyssac est placé à l'ouest et à 6 kilom. de la Loire. Or, d'où peuvent provenir ces alluvions pbonolitiques ; it Êiut supposer nécessairement qu'une partie des eaux qui prennent naissance au sud-est parmi les phouolites , c'est-à-dire une partie du cours d'eau représenté par la Loire, ait passé derrière Ceyssac. Or, cda revient à supposer que la Loire aurait tourné un massif qui occupait Fespace du creux du Puy » et ce massif est la formation des brèches. .
Reste la question relative au barrage , et par suite à l'étendue probable de ce lac. Les dé*
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de Peyreàejre et de Chamalières étaieoi vraiseroblaUéinent encore plus resserrés à cette époque que msintenant^ et par coBséquenl encore plus suso^tibles d être momentané»
ment obstrués et fermés; soit par des laves qui auraient pu couler dans cette direction ^ soit par Taccumulation même des débris et des roches d'aggregation, ainsi que cela est arrivé sur une plus petite échelle au lac dissarlés barré par iw pépérino stratifié. Quel* ques lambeaux de brèches dans l'Emblavés aax environs de Rozières et de Beaulieu pourraient faire supposer que ce barrage a existé à Chamalières; mais la présence dé ces lambeaux épars et peu puissans peut s'expliquer par l'existence de flaques d'eau , de stagnations locales; quant à celles qui sont dans le défilé même , elles peuvent avoir occasionné un barrage partiel, au-dessus du niveau actuel des eaux qui est à 5o5 mètres, sans pourtant, à beaucoup près , exhausser les eaux au niveau nécessaire pour les brèches des environs du Puy. Le défilé de Peyredeyre n'est guère plus élevé que de 4o ^ 5o mètres, mais il peut avoir été barré beaucoup plus haut. Néanmoins, comme le rocher Corneille atteint 767 mètres,
OKàPITEE Vllf.
U fftut supposer que les matières volcaniques^ ataieot été entassées aunlessus du niveau des eaux. Ces brèches étakil assiez anciennes, il est bien difficile de se rendre compte de toutes les modifications qui ont pu avoir lieuïdans l'amé^ nagemeut des eaux des diverses parties de la vallée ; le cours principal peut avoir plusieurs fois changé d'emplacement^ le défilé peut avoir été obstrué à plusieurs reprises, ooimme '.semblent- l'indiquer y en plu3ieurs;ppints, des al» ternances de brèches et de cailloux ironies.
FOBMATlQBr DK I. AUVKRGITE.
CSHAPITRE NEUVIÈBIS.
TXA&AIN BASALTIQUB.