INTRODUCTION. XIX
modifications de la surface du globe; mais tout porte à croire que depuis une époque très reculée, ils ont été tout-à-fait secondaires, et que les phénomènes dynamiques ont seuls présidé aux révolutions ignées. Le peu d'indications que l'on a sur la distancé du foyer • volcanique, et qui sont données par Faccroissement de température à mesure que Ton descend vers les profondeurs du g obe; ces indications nous représentent le point de fusion des roches comme encore assez éloigné, pour que dans le trajet de 5o ou loo kilom. que les laves ont a parcourir pour arriver à la surface , bien des réactions chimie ques ne puissent avoir lieu , sous la double influence de la pression et d'une haute température. Mais ces réactions sont accidentelles, elles varient d'un volcan à l'autre, tandis jtjue l'ensemble des caractères minéralogiques ,des laves, qui dépend de l'époque géognostique de leur émission, ne varie qo« dans des limites très resserrées. Or, dans les éruptions actuelles, l'action dynamique est évidemment augmentée par l'action des gaz dont les laves sont pénétrées , et M. Ëlie de Beaumont pense que l'eOTet de ces gaz est pour beaucoup dans l'émission des laves, et qu'il en résulte un phénomène analogue à celui d'une boisson fermentée qui s'échappe du vase où elle était renfermée. Ce caractère appartient exclusivement à l'époque lavique ; il a existé évidemment pour les laves modernes de la chaîne des Puy^ qui ont contenu beaucoup plus de gaz que leurs pores ne semblent l'indiquer, ce qui est attesté par les explosions superficielles qui leur ont donné la forme hérissée de scheires ; mais l'influence des gaz peut être considérée comme nulle dans les périodes précédentes qui ne retracent que des effets
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dynanûques ; ce dont on doutera peu , loràqu'oa aura étudié la positîoB des terrains volcaniques sur la surface du globe, et les relations qu'ils ont avec lessoulèvemensdes continens et des chaînes de montagnes.
Les terrains volcaniques de la France centrale forment exception à la •situation ordinaire des volcans sur les côtes maritimes, et leur âge postérieur aux derniers dépôts tertiaires ne permet pas de faire intervenir l'eau de la mer dans les causes de leurs éruptions. La disposa tion des volcans, sur les côtes, et dans les lies, est néanmoins un fait trop général pour que les exceptions que Ton peut citer, en ce point , sur les bords du Rhin, ÛBns les cordillières, et dans le centre de la Tartarie, empé^ chentde regarder cette disposition comme une loi importante , à laquelle est assujétie toute manifestatic»! de l'action volcanique. Mais l'hypothèse qui fait intervenir les infiltrations des eaux de la mer jusqu'au foyer, comme la cause principale de l'action volcanique et de Ja disposition des points d'érupti<Hi, n'est pas -moins une erreur incompatible avec l'état actuel de la science. Cette hypothèse qui semble au premier abord s'accorder très bien avec la disposition des volcans , l'énorme quan^ titéde vapeur d'eau qu'ils rejettent, l'acide hydrochlorique constaté auTésuve , k Yulcano , etc.; enfin qui n'est pas infirmée par la position de quelques volcans dans l'in* terreur des continens , en ce que Ton peut substituer les infiltrations des lacs et même descourans d'eau, à celles de la mer, ne soutient pas cependant une étude appro* fondie. Elle était la conséquence nécessaire du système de la décomposition des chlorures et des sulfures alcalins par les eaux, et en découvrant que lès faits précités