‹ Description des terrains volcaniques de la France centraleChapitre 5 sur 32 · INTRODUCTION. XXI · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XXI

Ifouvenl une explicatioa plus rationnelle et plus enhar-r monie avec les furogrès de la science géogénique, on a tout-à*fait renversé cette théorie chimique.

On a reconnu qu'une grande partie des volcans brùlans ne fonrnissaienk ni hydrochlorates, ni chlorures, ni gaz hydrqchlorique , et que les gaz dégagés étaient surtout la vapeur d*eau, l'acide sulfureux, un peu d'acide carbonique et d'azote , et d'autres tout-à-fait accidentels. On ne retrouve point cette grande quantité d'hydrogène qui, dans le cas d'oxidation par la décomposition de l'eau , devrait ansn se dégager. Enfin si l'on considère l'augmentation progressive et graduelle du calorique depuis la surface du globe, jusqu'aux roches liquéfiées, on concevra qne i'ean à une profondeur peu considérable relativement à la distance totale de la surface à ces rocher liquéfiées, ne.pourra exister qu'à l'état de vapeur , et qne cette vapeur tendant toujours à s'élever ne pourra se trouver en contact avec les laves, que lorsqu'elles se seront élevées dans les conduits volcaniques. Les inégalités de surface des roches liquéfiées doivoit être plus considérables que celles de la surface du globe, et l'on se rend compte très facilement de la présence de la vapeur d'ean att-dessoQS des laves , dans les bouches volcaniques actuelles, et de sa coopération dans les éruptions. £t d'ailleurs comme le concours de la vapeur d'eau est un phénomène récent , dont on retrouve peu de traces dans la période trachy tique ; qu'elle ne doit être con^dérée que comme une modification de l'action volcanique , il ne reste que la disposition générale des volcans qui semble établir, contradictoiremenc avec ces premières oonsidéra^ns, que leur formation et leur entretien exige le voisinage des i^ers.

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