ANCIENHE ÉGLISE FAB0I8S1ALE
L'église Saint-Pierre, citée par Grégoire de Tours (*), et désignée par Tabbé Du Tems comme la plus ancienne paroisse de la ville de Bordeaux, ne présente de nos jours aucune trace d'une si haute antiquité.
L'extérieur de Téglise, dans son ensemble, nWre que des constructions du xi\' et du xv* siècle, d'un goût fort équivoque.
Le mur de la façade principale se termine en pignon avec des rampants ornés de crochets. La nudité de cette façade n'est interrompue que par trois ouvertures irrégulières : deux croisées remaniées et un oculus.
Pour expliquer cette extrême simplicité, rappelons qu'au moyen âge des rues étroites occupaient le terrain de la nouvelle place Saint- Pierre, et que dès lors l'exiguïté de ces rues et Tagglomération des maisons dérobaient aux regards la vue d'ensemble de la façade; de là, cette grande nudité qui nous choque, et dont l'effet est une des conséquences de risolement des églises.
(^) Le récit de Grégoire de Tours s*étond particulièrement sur le fait miraculeux arrivé dans l'église Saint -Pierre; mais voici le passage qui se rapporte uniquement à la disposition de l'église : Son autel est placé sur une estrade très élevée, au-dessous se tiouve une sorte de crypte [modum crypta), munie d^une porte ayant également son autel, avec dos leliques de suints. De Gloria martyrum, liber i, caput XXKIV, col. 758.
Le portail, construit dans la première partie du xv* siècle, réclame une courte analyse : sa forme ogivale peu élancée présente deux rangs de voussures ornées de statuettes. A la voussure intérieure, des anges tiennent les instruments de la Passion , et à la seconde se trouvent des apôtres et des rois ancêtres de la Vierge. Ces statuettes ne sont pas d'une bonne exécution, et poor lea rendre plus grossières elles ont été badigeonnées.
La baie de cette porte est divisée par un pied droit, où, sous un dais, se voit une statue en costume de pontife. Son Éminence M*' le Cardinal Donnet pense que celte statue représente le pape Clément V (*).
Bien que cette figure n'ait pas les caractères de la physionomie du prince des apôtres, rappelons Tobs^rvation de M, Viollet-le-Duc : « Au xv* siècle, saint Pierre, lorsqu'il est seul, est souvent vêtu en Pape, la tiare sur la tête et les clefs à la main (^). » Puis il ne faut point oublier que saint Pierre est ici le patron de Téglise. Après tout, cette statue est peu intéressante comme objet d'art; la statuette du même saint, placée au sommet du pied droit, est certainement préférable.
Au-dessus du pignon de la façade, sur le flanc septentrional, apparaît le clocher, de forme quadrilatérale, et flanqué de contre-forts surmontés de petits clochetons; le tout tronqué ou inachevé.
Dans un petit manuscrit du siècle dernier, nous avons lu le passage suivant qui se rapporte à l'ancien clocher de cette église :
« Le là février 1761, au clocher de l'église Saint-Pierre, i> le coq, y servant de girouette, en a été ôté pour le raccom-
(') Monographie de la primatiale de Saint-André, p. 30.
(') Die fionnmre raisonné de V Architecture française, 1 vol., p. Î7.
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» moder, dans lequel il y a des reliques pour le préserver du ib tonnerre. On Ta porté dans plusieurs maisons de la paroisse» 9 et remis en place le même jour (^). »
La porte placée en retour de Tangle méridional, faisant face à la rue des Bahutiers, est du xv* siècle, comme la précédente; elle est ornée d'arcatures supportées par de fines colonnettes, au centre desquelles se trouvent deux nidiev, avec dais ajourés et socles ornementés» ma» venves de leurs statues. Un pignon à placage, orné de meneaux enroulés, termine le sommet de cette porte.
Les contre-forts placés aux côtés de cette entrée sont également décorés de niches privées de leurs saints.
A la suite de la porte méridionale, longeant les rues des Argentiers et de la Cour des Aydes, se voient plusieurs petites chapelles, faisant saillie sur l'ensemble du monument, et terminées en pignons à crochets, avec une petite croix pour amortissement.
Dans ces chapelles, qui servent aujourd'hui pour la sacristie et le dépôt des chaises, étaient jadis le baptistaire, la chapelle de la Sainte-Trinité et la chapelle Saint-Joseph.
Le chœur est couronné d'une balustrade, avec contre-forts décorés d'arcatures flamboyantes; celte ornementation, actuellement bien fruste et bien mutilée, date du commencement du xv* siècle, comme le mentionne la Chronique de de Lurbe (édition de 4619, p. 32, r) : « En Fan 1441, le Maire et Jurais font faire, aux dépends publics, le chœur de l'église Sctint- Pierre. > Toute la partie septentrionale de l'église se confond avec des constructions civiles et le nou-
0) Époques bordelaises, n« 1, p. 28. Manuscrit appartenant à M. Èmïïv Lalanne, à Bordeaux.
Voir les intéressantes et savantes recherches sur les coqs des églises et leur symbolisme, par M. l'abbé Barraud de Beauvais. {Bulletin des Comités historiques, 1851, p. 268.)
veau presbytère, élevé sur les plans de M. Burguet neveu, architecte de la ville.
L'intérieur de cet édifice n'est pas d'un aspect beaucoup plus heureux que Textérieur. Les lourds piliers qui supportent une voûte sans élégance, et les arcs déformés des bas-côtés et des chapelles latérales, présentent des profils bien disgracieux (*).
Deux inscriptions funéraires, placées dans le bas-côté septentrional, ont été relevées par il. de Lamothe, et publiées dans le Compte-rendu de la Commission des Monuments historiques, année 1847, p. 37.
En 1851 furent enlevées les peintures de la voûte, exécutées en 1836. Ces peintures étaient sans harmonie avec le style du monument.
Il est fâcheux que ce grattage n'ait pas été plus complet. Les petits anges, ou pour mieux dire les petits amours qui voltigent dans les intervalles des nervures de la voûte du sanctuaire, seraient à peine supportables dans un café-concert.
L'église Saint-Pierre, comme celle de Saint-Louis, figure dans le Rapport des grands travaux projetés par l'Administration municipale. D'après les termes de ce Rapport, c les ]) hommes compétents ont reconnu que ces deux édifices ont ^ éprouvé des désordres graves ; que leur façade a perdu son ^ aplomb , et que de nombreuses lézardes sillonnent les 9 maçonneries; que les perturbations sont telles, qu'elles ]> excluent même la possibilité de réparations suffisantes; » que, partant, une réédification totale est indispensable O.»
Un projet si radical ne pouvait manquer de soulever de nombreuses critiques ; les unes réclament contre l'inopporlu-
(*) Voici les mesures de l'église d'après M. Bordes : longueur, 41 mètres; largeur, 21; hauteur de la nef, IS^iO.
{*) Emprunt de 18 miUions. — Rapport fait au Conseil munidpai, par M E. rourcanri, le 23 décembre 1861. Bordeaux, Mons, in-4<», 1861, p. 34.
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Dite d'une telle dépense, les autres < préfèrent leurs vieux temples à la nouveauté du faux goût de Tépoque actuelle. »
Quelle que soit la décision de nos édiles, et tout en tenant compte des objections sérieuses au projet municipal, il faut bien reconnaître que Téglise Saint-Pierre est plus intéressante par ses souvenirs historiques qu'au point de vue de Fart, et qu'elle ne peut pas exciter un grand enthousiasme archéologique. On peut même dire que si l'antique église mérovingienne , citée par Grégoire de Tours, n'a pas été conservée par les siècles appelés les siècles de foi, on est peu fondé de nos jours d'en appeler à des sentiments de respect pour un monument sans intérêt architectural.
TABLEAUX
Saint Pierre recevant les clefs du ciel.
t Et moi aussi je vous dis que vous êtes Pierre» et que sur cette pierre je bâtirai mon Église, et les portes de l'enfer ne prévaudront point contre elle.
D Et je vous donnerai les clefs du royaume des cieux ; et tout ce que vous lierez sur la terre sera aussi lié dans les cieux. ib {Évang. selon saint Matthieu, chap. XVII.)
Saint Pierre à genoux regoit de Jésus-Christ, entouré des apôtres, les clefs du royaume des cieux. Deux anges, tenant la tiare, planent au-dessus de saint Pierre. (H' 5", L' 2»80, T.)
Cette composition possède une certaine couleur ; mais quelques dispositions sont évidemment inspirées de ce même sujet peint par Raphaël.
Ce tableau décore le maître-autel; il est signé : Petrus Naniiac, invenit et pinadt^ anno 1664. Ce millésime indique approximativement la date de l'exécution du rétable.
L'Adoration des Mages.
Àacieiuie eople d'aprèi Piom-Paol Eunm. (H' flù, L* 1*10, T.)
Le sujet de Y Adoration des Mages a été souvent traité par Rubeos. Dans la collection de ses œuvres gravées, à la Bibliothèque des Estampes à Paris, se trouvent neuf ou dix compositions sur ce sujet. Rubens, disent plusieurs de ses biographes, composa bien des fois le même tableau sans qu'il y eût des rapporte entre eux, tant il avait de ressources dans son génie. Descamps {Vie des Peintres^ t. I, p. 321), cite réglise de Tabbaye Saint-Michel, à Anvers, comme pos> sédant un tableau de Y Adoration des Rois, exécuté par Rubens en treize jours.
La copie, dont il est ici question, démontre Finfluenc^ italienne sur le talent de ce grand peintre. Ce n'est plus la facture large et décorative de cette même composition faisant partie du Musée d'Anvers; mais on y retrouve néanmoins les qualités personnelles de Rubens, surtout dans les groupes de la Vierge et du petit Jésus, et des jeunes Enfants placés derrière le mage agenouillé.
Saint Paulin, évoque de Noie.
« Saint Paulin, né à Bordeaux, et ami du poète Ausone, donna tous ses biens aux pauvres et se retira en Espagne avec sa femme sainte Thérasie. Quelque temps après, ayant été nommé évêque de Noie en Italie, il en occupait le siège lorsque les Goths, sous la conduite d'Alaric, prirent et saccagèrent la ville Tan 410. Comme il parait positif, d'après saint Augustin, que, pendant le siège de la ville, saint Félix de Noie apparut plusieurs fois à son successeur, Baronius en
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a conclu que le peuple de Noie ne souffrit aucun dommage; et Fartiste a représenté les habitants de Noie, effrayés de la fureur des barbares et confiants dans les vertus de leur pontife, se réfugiant dans son église pour lui demander sa pro* tection (*). i
Copie du tableau peint par P. Lacour, dans les dernières années de sa vie, et qui fait partie du Musée de la ville de Bordeaux.
La Sîiinle-Triniié.
Dieu le père, assis sur des nuages, tient un sceptre et une boule surmontée d'une croix; à sa droite, Jésus-Christ tenant la croix du Calvaire; et le Saint-Esprit, sous la forme d'une blanche colombe, plane entre Dieu le père et Dieu le fils. Au-dessous de la composition principale apparaissent des anges dans le style de l'école de Le Brun. (H' 4", L' 2"25, T.)
Cette toile est signée : Jean Duclainq? F. et Invenit i695.
Saint Pierre délivré de prison.
Saint Pierre, vêtu d'une tunique et d'un manteau largement drapé, sort de sa prison conduit par un ange au visage brillant, aux vêtements d'une éblouissante blancheur. Les soldats préposés à la garde de l'apôtre sont profondément endormis à la porte de la prison. (H' 4-50, L' 2-70, T.)
Ce tableau, commandé pour l'église Saint- Pierre par M. Decazes, alors ministre de l'Intérieur, porte deux signatures : PalUère, i820; Picot, i824.
(*) Caial. du Musée de la ville, 1855, p. 141; Notice iiogr. sur P. Lacour,
C'est au premier de ces deux peintres qu'appartient la composition de ce tableau et ses parties les plus importantes. Pallière (Vincent- Léon) naquit à Bordeaux le 49 Juillet 4787, et mourut dans la même ville le 28 décembre 4890 (*). Le tableau de la Délivrance de saint Pierre est le dernier ouvrage de ce peintre bordelais, mort à Tâge de trente -trois ans, alors quMl promettait de donner à la France un des artistes les plus distingués de la première période du xix* siècle.
M. Picot (Francois-Édouard), aujourd'hui membre de Tinstitut, officier de la Légion-d'Honneur, camarade et ami de Pallière, termina cette composition.
Dans quelle condition se trouve-t-il placé le tableau du célèbre peintre bordelais, Léon Pallière, le plus précieux de cette église par sa valeur réelle, son origine, le triste et douloureux souvenir qu'il rappelle? Sous la baie d'une fenêtre, à l'humidité, sans jour, sans aucune preuve de pieuse estime ou de considération.
L'église Saint-Pierre possède encore quelques tableaux qui ne sont certainement pas des chefs-d'œuvre, mais dont le mérite est évidemment supérieur à l'unique vitrail de cette église, représentant le Christ mort sur la croix, entouré de la Vierge, de saint Jean et de la Magdeleine. Tous ces tableaux sont dans un délabrement complet, déchirés et couverts de poussière. Mieux vaudrait des murailles entièrement nues que ces toiles en lambeaux qui nuisent à la dignité du lieu saint.
(^) Notice sur ce peintre dans le Cat. du Musée de la wUe, iS55, p. 177.
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OBJETS MOBIUERS.
Rétable du Mattre-Autel.
Le rétable du grand autel et les boiseries du sanctuaire datent vraisemblablement de la fin du xvii^ siècle. Le millé^ sime inscrit sur le tableau placé au centre du rétable et le style de ces boiseries confirment Tépoque présumée de leur exécution. Il est alors difficile d'accepter, d'après M. Bernadau (^), la date de 1785 comme époque de la mort du sculpteur Brunet, auteur^de la chaire de Téglise Saint-Pierre et du rétable du grand autel.
Ces belles boiseries compensent leur défaut d'unité avec rédifice par un caractère de richesse et d'aspect monumental.
Ces colonnes cannelées, entourées de guirlandes de chêne ; ces têtes d'anges supportant de larges consoles ; ces enroulements, ces moulures, ces volutes bizarrement contournées, ne s'accordent pas avec de larges arcades ogivales et des faisceaux de colonnettes du xV siècle. ^ Mais trop (T objets manquent dans les églises (et surtout à Saint-Pierre) pour songer à remplacer ceux qui portent un cackel vraiment artistique. }>
Cest ici le cas de rappeler encore les réflexions si justes de M. Didron, et malheureusement trop peu répandues, dédaignées ou peu comprises :
€ Nous regretterons toujours que, sous prétexte de ramener les anciens édifices à leur beauté primitive, on détruise des œuvres souvent remarquables de différentes époques, et postérieures à la construction même de ces édifices. Quand il D^existe rien et qu'on fait une chaire, un jubé, un autel nouveau, rien de mieux que de mettre cet autel, ce jubé, cette chaire, en harmonie avec le monument où on les place; mais
{») Tableau de Bordeaux, 1S10, p. 111.
quand tout cela existe, même du xvii* siècle, même du xviu*, dans un édifice du xn* ou du xiii* siècle, il faut le conserver avec le plus grand soin. Il y a tel rétable du temps de Louis XIII, telle chaire du temps de Louis xiv, tel jubé du temps de Louis xv, qui sont de vrais chefs-d'œuvre; les détruire pour les remplacer par des œuvres à nous, dans le style que nous croyons roman ou gothique, est un acte véritable de vandalisme... La grande harmonie des choses entre elles, c'est quand une belle œuvre renferme un objet beau (^).»
L'existence des boiseries de Saint-Pierre n'est pas menacée : les administrateurs de cette paroisse, mieux éclairés que leurs devanciers, conserveront précieusement ces meubles, et feront certainement acte de justice en les faisant débarrasser avec intelligence des peintures dont ils sont recouverts, et en remettant à sa place ce buste du Père éternel, actuellement dans la sacristie, et qui primitivement se voyait au sommet du rétable où se trouve à présent une gloire.
Les deux chapelles du transsept possèdent deux rétables en bois comme le maître-autel, mais bien moins importants.
Celui de la Vierge a été dépouillé d'une grande partie de ses ornements, et peint en marbre blanc pour l'harmoniser sans doute avec le tombeau d'autel moderne : cette menterie n'est pas heureuse.
Le rétable de Notre-Dame des Douleurs a totalement disparu; seulement, le groupe principal, une Pièta, a été placé sur l'autel SaintJean Baptiste, également remanié et défiguré de sa composition primitive. On y retrouve encore deux mé» dallions : le Baptême de Jésus- Christ, et la DécoUation de saint Jean. Des pilastres, ornés d'encensoirs, supportent un fronton orné de vases, d'où s'échappent des flammes et des fleurs; le tout est surmonté d'une croix.
(*) Annales archéologiques, t. III, p. 67, 68.
SAINT-riEKBE. 4^3
Le tambour de la porte principale, travail du xviii* siècle, et le buffet d'orgues, meuble moderne, en style moyen âge, sont encore des boiseries monumentales qui méritent Texamen des hommes spéciaux.
La Chaire.
Ce meuble, en bois de noyer, dans le style du xvii'' siècle, présente en plan une portion d'octogone; sur les panneaux sont des bas-reliefs représentant saint Pierre et les quatre Évangélistes. Entre les panneaux, sur les angles, guirlandes de fleurs et de fruits; le tore de la rampe simule une guirlande de feuillage de chêne. De petites figures d'anges, malheureusement mutilées, et de larges feuilles d'acanthe, soutiennent le cul de lampe. L'abat voix, de forme octogonale, représente un riche dais, orné de vases élégants et de gracieux briquets.
Les petites figurines de cette chaire sont adroitement ciselées. Il y a de la faiblesse dans l'exécution des animaux symboliques des Évangélistes; mais les ornements et les fruits sont habilement reproduits.
Plusieurs Notices biographiques indiquent comme l'auteur de cette chaire le sculpteur Brunet, notamment Bemadau, qui, dans sa jeunesse, dut connaître ce. sculpteur. Remarquons aussi que, tout proche de l'église Saint-Pierre, est une rue qui rappelle l'ancienne demeure de la corporation des Bahutiers et des Huchiers, corporation qui comptait des artisans fort habiles, comme le témoignent les nombreux ouvrages qui se retrouvent encore dans nos églises. Mais, de tous ces artisans^ un nom seul a, jusqu'à ce jour, été sauvé de l'oubli : Brunet, l'auteur de la chaire de l'église Saint- Pierre.
434 ÉGLISE SAIIHT-PIEKRE.
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