‹ Description des œuvres d'art qui décorent les édifices publics de la ville de BordeauxChapitre 51 sur 77 · L. H. DU SAULT EPISCOPUS AQUENSIS · texte numérisé non relu

L. H. DU SAULT EPISCOPUS AQUENSIS

ET DECANUS HUJUS ECCLfSliE, OBIH .

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des tombeaux ci-dessus décrits à celui du marquis de Sourdis, placé dans Féglise Saint-Bruno. A propos de cette observation, nous ferons remarquer que les églises de Bordeaux possèdent une suite presque non interrompue des divers styles appliqués aux monuments funéraires depuis les premiers âges do christianisme jusqu'à nos jours.

Bas-reUefs d'aaciens autels.

L'église Saint-Seurin possède deux bas-reliefs du xr* siècle qui décoraient originairement le devant d'anciens autels, au dessous de la table : Fun de ces bas-reliefs se trouve aujourd'hui dans la crypte, où il est sans doute déposé provisoirement, et le second se voit encastré dans le mur du collatéral nord. — Ces devants d'autels sculptés présentent une suite d'arcatures trilobées, sous lesquelles s'abritent de petites figurines de saints. Dans le premier, en commençant par la droite : saint Pierre, saint Jean-Baptiste, la Yiergo-Mère, saint Etienne, sainte Marie-Magdeleine, et sainte Catherine d'Alexandrie. Dans le second : la Vierge-Mère au centre, accompagnée de saint Pierre, saint Etienne, saint Jean, saint Seurin, et de deux anges places aux extrémités du bas-relief. Cette reproduction des mêmes personnages prouve que l'artiste avait fait choix, pour la décoration des autels, de l'image des saints plus particulièrement honorés dans cette église, et la présence de la Vierge indique que ces autels ornaient une ou deux chapelles placées sous le vocable de la divine Hère. M. l'abbé Cirot de La Ville pense que ces deux bas-reliefs étaient dans la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle; mais en admettant qu'ils ne fussent pas dans la même chapelle, l'un d'eux ne pouvait-il pas décorer l'autel de Notre-Dame du Mont-Carmel?

SAIIfT-SECBIIf. . 459

Ces œuvres de sculpture, bien qu'elles ne soient pas des types précieux de Tart au Moyen Âge, ont un intérêt historique, et nous pensons être Finterprète de tous les esprits conservateurs en réclamant une place fixe pour le bas-relief provisoirement déposé dans la chapelle souterraine.

Bae-relief R en al bft tre

âm rilablt et la chapelle de Notre-Dane de La BMe et de l'anden aaltre-aatel.

Le rétable d'autel de la chapelle Notre-Dame de la Rose est orné de douze petits bas-reliefs en albâtre, dont les sujets reproduisent les faits principaux de la vie de la Vierge, depuis le mariage de saint Joachim et de sainte Anne jusqu'au couronnement de la divine Mère. M. Tabbé Cirot de La Ville a décrit d'une manière très Adèle et très détaillée les divers sujets de ces bas-reliefs. Nous ne ferons qu'une seule réserve à cette description : malgré leur raideur, ces sculptures nous paraissent postérieures à la construction de la chapelle; elles seraient, suivant nous, de la dernière moitié du xv^ siècle.

Nous signalerons encore, quatorze petits bas-reliefs (de 23 à 28 centimètres de largeur et 52 centimètres de hauteur) de même nature que les précédents, et enchâssés dans un cadre apposé dans le collatéral nord.

Ces remarquables et fines sculptures, malheureusement détournées de leur destination primitive, ornaient autrefois rancien maitre-autel (^), et l'on ne peut comprendre qu'à notre époque de zèle ardent pour tout ce qui tient au Moyen Âge, on ait si peu respecté ces précieux objets d'art.

Le sujet de ces bas-relie& est le récit figuré de la Mission

(*) c L'histoire de saint Séverin est sculptée, sur Tautel, dans quatorze comparliments du rétable qui le décore. > Uillin, Voyage dans les départements du midi de la France en 1811.

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