HKRt.tl.K
33 — F. 29 . ( Cjlix). Peint, r. Vulci. — Ext. Hercule étouffe entre ses bras le lion de Némée. Le héros est imberbe et entièrement nu. Le lion pose une des pattes de derrière sur la tête d 'Hercule. A gauche, en arrière de ce groupe, est Minerve. La déesse tient de la main droite sa lance, et de la gauche son casque. Une égide écaillée et hérissée de serpents recouvre sa tunique talaire. Près du lion est un arbre pour indiquer la forêt , et dans le
HERCULE
af>
champ sont suspendus la chlamyde, l’arc et le carquois A’ Hercule. K AL NAIXI, il est beau , oui
certes.
R. Hacchus et Ariadne. Le dieu est imberbe et couronné de lierre. Il est vêtu d’une tunique talaire et d’un ample manteau. Dans sa main droite est le thyrse, et dans sa gauche le canthare. Ariadne est revêtue d’une tunique talaire et d'un péplus. Elle se retourne vers Ha ceints, et tient de la main droite un serpent , et de la gauche des crotales. Une bandelette entoure ses cheveux. KALOS XAPO<t>S, Champs est beau.
Int. Un archer vêtu d’anaxyrides couvertes d’yeux et d’étoiles. Dans sa main droite la bipenne, et dans la gauche l’arc; un carquois est suspendu à son côté. KALOS, beau.
Sous le pied les signes HIA deux fois répétés.
12 pouces 4 lignes.
34 — F. 29 . ( Cyli.t). Peint, r. Vulci. — Ext. Hercide et les Centaures. Le héros est barbu, Couvert de la peau de lion, et armé d’un carquois suspendu à son côté. De la main droite, il tient lepée, et de la gauche un arc. Deux Centaures s’enfuient à droite et à gauche. Celui à droite laisse échapper de ses mains la branche d’arbre avec laquelle il se défendait; l’autre semble vouloir encore frapper Hercule de celle qu’il tient. Les deux Centaures sont couronnés de lierre. H1SXVL0S EPOIESEN, Hischylus a fait.
R. Hacchus, assis à terre, et appuyé contre un coussin entre deux satyres. Le dieu est barbu et couronné de lierre; un manteau étoilé couvre ses jambes. De la main droite il tient le canthare et de la gauche le céras. Un cep de vigne garni de grappes de raisin ombrage le dieu. Les deux satyres
sont couronnés de lierre; celui à gauche s’approche en tenant une outre pour remplir le canthare de Bacchiu ; l’antre apporte un cratère on kélebé.
Int. Une femme nue dans une pose obscène, la tête enveloppée d’une coiffe, et les pieds chaussés de souliers, tient de chaque main un phallus. A côté d’elle est un lebès posé sur un petit trépied. Dans le champ est suspendu un lécythus en forme de phallus. EPIKTETOS EA PASOEN (sic), Epictète a peint ( i ).
l)iam., 11 pouces 10 ligues.
(i) Décrit dans mon Cat. étrusque , n° 78.
35 — F. 17 . ( Amph . bachique). Peint, n. Vulci. — Hercule dompte le taureau de Crète. Le héros est barbu et entièrement nu. Il pose le genou gauche sur le cou du taureau qui s’abat à ses pieds. A gauche en arrière <\' Hercule est Minerve. Son costume consiste en un casque et une longue tunique recouverte de l’égide hérissée de serpents. Dans sa main droite est une lance. A droite, près du taureau est Hermès. Le dieu est barbu, couvert du casque (jcuvü) et vêtu d’une chlamyde ; ses pieds sont chaussés de bottines. A côté du taureau est un arbre aux branches duquel sont suspendus la chlamyde, l'arc et le carquois à' Hercule.
R. Combat de deux pugiles, en présence de deux pédotribes drapés. Les deux pénrotibes tiennent des baguettes fourchues. A côté de celui de droite est un athlète accroupi qui tient des haltères.
Sons le pied PVAAll.
Haut. , 1 6 pouces 1 1 lignes.
36 — F. 7 . ( OEtwchoé ). Peint, n. Vulci. — Hercule combat avec l’épée contre trois Amazones.
HERCULE
héros est barbu , armé d’un arc, d’un carquois et coiffé de la peau de lion. Les Amazones sont casquées, vêtues de tuniques courtes et armées de lances et de boucliers argiens. Les emblèmes de deux sont des globules ; le troisième est décoré d’un trépied (i).
Haut., 3 pouces 10 lignes.
( I ) Décrit dans mon Cat. Durand, n° i 85 .
87 — F. 6. (Licjrthus). Peint, n. Sicile. — Hercule assisté {Violas combat deux Amazones. Le héros est barbu , coiffé de la peau de lion et armé d’un bouclier béotien qui a pour emblème une tête de taureau. Son bras droit est caché par le bouclier argien d’ lo/as ; ce bouclier est décoré d’une guirlande de lierre, lolas est barbu , vêtu d’une tunique courte et armé de toutes pièces. 11 lance un javelot contre les Amazones. L’une de celles-ci est renversée aux pieds A’ Hercule ; elle est coiffée du bonnet phrygien et vêtue d’anaxyrides parsemées d’étoiles; son bouèlier est la pelta. Amazone, qui suit est debout; elle est casquée, vêtue d’une tunique courte et d’un péplus; son bouclier béotien est orné d’un trépied. Inscriptions illisibles (i).
Haut., Il pouc«a.
(l) Décrit dans le Cat. Durand , n° 392.
38 — F. 16. {Ampli, tyrrh.). Peint, n. et violettes. Vulci. — Combat (V Hercule contre Ce ryon. HEPA- KLES, Hercule , est barbu et couvert de la peau de lion. Un carquois est suspendu sur son dos; à côté de ce carquois est le fourreau ou étui destiné à
renfermer l’arc. Le héros lance des flèches. CAPV- CONES (sic, rétrograde), Géryon a trois têtes et six bras qui sortent d’nn seul tronc et sont portés
Ï iar deux jambes. Deux grandes ailes recoquilées (t) se rattachent à ses épaules. Les trois casques ont des cimiers élevés; le géant combat avec trois lances; une épée est suspendue à sa ceinture; ses jambes sont couvertes decnémides. Quant aux trois boucliers, ils sont argiens; on ne voit l’emblème que d’un seul : c’est tin grand oiseau de proie, un aigle ou un faucon (xi'fxo;). Une flèche lancée par Hercule est entrée dans la poitrine de Géryon. Aux pieds des combattants est étendu le chien Orthrus , qui n’a qu’une seule tète, et qui vient d’être éventré par Hercule. Près de Géryon, gît son berger EVPVTION, Eurytion qui est barbu et revêtu d’une tunique courte très-serrée; une flèche l’a percé dans le dos. En arrière d 'Hercule, à gauche de la scène, est AOENAIE , Athéné debout, les pieds serrés l’un contre l’autre, comme un ancien brétas. La déesse a la tète nue; par-dessus son étroite tunique de pourpre est l’égide qui couvre son dos, et d’où s’élancent six grands serpents. Athéné porte une lance dans la main droite. A la suite de la déesse, sous une des anses , est peint le troupeau de Géryon. On y voit un beau taureau blanc placé à la tète de quatre génisses noires et de couleur pourpre (^ciivutaî) (a). Enfin entre ce troupeau et Géryon est un quadrige, vu de face, et conduit par un hoplite qui porte un casque dont la visière est abaissée. De chaque côté du quadrige vole dans une direction opposée un grand oiseau de proie (3). Cet hoplite est probablement lo/as.
Dans une frise qui règne au-dessus de cette composition sont six éphèbes à cheval, qui courent dans l’hippodrome. En arrière de chaque groupe
HERCULE
de trois éphèbes vole un oiseau de proie; des fleurs sont peintes dans le champ ( 4 ).
Il n’existe à ma connaissance que quatre vases d’une fabrique analogue, évidemment tres-ancienne, comme on peut s’en convaincre par les inscriptions qui sont tracées en caractères d’une haute antiquité; un de ces vases représente également Hercule et Géryon, et au revers, Persée et les Naïades ; il appartient à M. Millingen (5). Le second est celui de la mort if Achille , publié dans les Monuments inédits île l’Institut archéologique ( 6 ); il appartient à lord Pembroke. Le troisième, qui faisait partie de la collection Durand ( 7 ), existe aujourd’hui au Cabinet des médailles. Enfin le quatrième est celui que nous décrivons ici.
Haut. , 1 5 pouces 6 ligues.
fi) Stesichor. ap. Schol. ad Hesiod. Theog. 287. Sur un vase appartenant à M. Millingen, Gérÿon est également ailé. Cf. mon CaL étrusque, n° 139, note 2.
(2) Apollod. II, 5 , 10.
( 3 ) Les représentations de Géryon sur les vases, autrefois extrêmement rares, se sont «accrues-, de plusieurs variantes du plus haut intérêt depuis les fouilles de PKtrurie. Le vase inédit que nous décrivons ici sous le n° 38 est un des monuments les plus remarquables et certainement les plus anciens de ce sujet. Aujourd'hui on connaît plus d'une trentaine de vases qui représentent le combat d’Hercule contre Géryon. L'auteur prépare un travail sur ce mythe à l’occasion de la grande coupe du Musée du prince de Canino, qu’il a décrite dans son Cal. étrusque , n w 81 , et qui est sur le point d’être publiée dans les Mon. inéd. publiés par la Section française de f Institut archéologique , pl. xvn et xvm.
( 4 ) Gerhard, Rapp. vole., n. 368 et 676; Hirt , Ann. de ÜJnst. arch. V, p. 232 ; cf. mon Cal. Durand, n° 294, noie 1 , et mon Cal. étrusque, n° i 3 g, note 2.
( 5 ) Cf. mon Cat. étrusque , n° i 3 g, note 2.
(6) Tom. I, pl. li.
(7) Voyez mon Catalogue , n° 3 g 4 ; cf. Gerhard, Rapp. vole., n. 74a, et Archœologisches lntelligenzblatt drr allgemeinen Li teratur-Zeiiung, Julius i 836 , S. 33 o.
3g — F. 1 6 , avec couvercle rapporté. [Amph.tyrr/i.). Peint, n. Vulci. — HEPAKLES, Hercule, couvert de la peau de lion, muni d’un carquois, et l’épée à la main, attaque le triple l"EPVGNE..., Géryon. Celui-ci est figuré sons la forme la plus ordinaire de trois hoplites barbus, combattant de front. Les trois casques qui arment les trois tètes sont variés de forme; l’un a un cimier bas, celui de l’autre est trèsélevé et le troisième double. Une des tètes regarde en arrière et ne prend plus part au comba t.Une flèche est entrée dans son cou ; une flèche a percé éga lemen t la seconde tète. Géryon est armé de trois lances et de trois boucliers argiens. Celui dont l’emblème est visible montre le Gorgonium sous son aspect le plus hideux. Le berger EVPVTIOS (sic, rétrogradé), Eurytion est étendu à terre aux pieds des combattants. 11 tient une large épée de la main droite; sa tète a été traversée d’outre en outre par une flèche. Le berger est coiffé du piléus et vêtu d’une tunique courte et d’une nébride; son carquois pend sur ses épaules. A côté d 'Hercule est tombé un javelot. En arriére du héros on lit : EX- SEK I AS EPOI ESE, Exekias a fait. Derrière Géryon est écrit : STESIAS KALOS [rétrograde), Stésias est beau.
B. Un quadrige monté par un hoplite nommé ANxiros, Anchipus, et guidé par un aurige, vêtu d’une tunique talaire et d’une nébride. Audessus des chevaux vole une Sirène. Les chevaux portent les noms de SEMOS [rétrograde ) , Semus, PVPOKOME, Pyrocomé, KALIQOME, Calicomé, et KAU0OPA, Caliphora[\).
C’est ici probablement le quadrige d 'Hercule monté par deux de ses compagnons. La Sirène figure dans ce cas l’âme de Géryon (a).
Sur le couvercle sont peints trois cerfs et trois
HERCULE. . 3i
Sirènes. Près d’une des Sirènes sont deux mots eti caractères indéchiffrables (3).
Haut, sans le couvercle, 16 pouces 6 lignes.
(i) Décrit dans mon Cat. Durand , n* 2< j 6. Setioç pour «xiaoç, le camus ; rcypoxoïxe , la crinière de feu ; xaXixoue , la belle crinière ; xaXtçopa, le joli bijou.
(a) La forme de la Sirène, pour désigner l’âme, se trouve sur plusieurs vases. Voyez mon Cat. étrusque, n° 13g, note i , et les réflexions de M. Ph. Lobas, Mon. d'antiquité figurée , p. i5o.
(3) Ce couvercle est décrit dans mon Catalogue Durand , sous le n° a8.
4o — F. iq. ( Amph . bachique). Peint, n. Vulci. — ■ Lutte A' Hercule tl de A 'crée. Hercule , barbu et coiffé de la peau de lion , est à cheval sur le dieu marin et le tient étroitement embrassé. Un carquois est suspendu sur le dos d' Hercule. Néréee st figuré avec une longue queue de poisson à grandes écailles. SOS- TRATOS KAVOS, KAPTA , Sostratus est beau , oui certes.
R. Bacchus barbu, couronné de lierre et vêtu d’un ample manteau qui recouvre une tunique talaire, tient le canthare. De chaque côté un satyre (i).
Haut. , 13 pouces 7 lignes.
(i) Décrit dans mon Cat. étrusque, n* 83.
4> — F. iq. (Hjdrie).. Vase brûlé et par conséquent brisé; les fragments ont été simplement réunis et rapprochés les uns des autres. Nola. — Hercule au jardin des Hespérides. Au centre de la composition est l’arbre chargé des pommes d’or; le dragon gardien, Ijidon, représenté ici avec trois têtes (i), est entortillé autour du tronc. Les Hespérides , au nombre de sept, selon la tradition ordinaire (a), sont rangées trois à droite et quatre à gauche de l’arbre. Au milieu des trois placées à droite, parait Hercule imberbe, ayant sus-
Ta
pendue sur le bras gauche la peau de lion , et s'appuyant de la main droite sur sa massue; il se retourne vers une femme que nous ne comptons pas au nombre des Hespérides ; celle-ci est vêtue d’une double tunique sans manches; son nom, tracé près d’elle, est NI KH, Nike , la Victoire Aptéros ou sans ailes; elle remplace ici la déesse Athéné; d’une main elle semble attacher une bandelette au front d 'Hercule. Au-dessus du héros on distingue encore les caractères OA. En arrière de Nike est une Hespéride vêtue d’une tunique talaire et enveloppée dans son péplus; elle tient une pomme. De l'autre côté N Hercule est la seconde Hespéride , qui est vêtue, comme ses six compagnes, d’une tunique talaire et d’un péplus; son front est orné d’une stéphané; près d’elle on aperçoit encore les caractères K . . . AET. Les deux Hespérides , placées de chaque côté de l’arbre, tiennent chacune une pomme et ont la tète ornée d’une stéphané. Les trois autres, qui suivent à gauche, semblent accourir; l’uue d’elles a la tête enveloppée d’une coiffe (3).
Haut. , 1 4 pouce* 9 lignes.
(i) Apoll. Rhod. [Argon. IV, i 3 q 6 ; cf. Hesiod. Theogon. 334 ; Serv. ad Virg. Æn . IV, 484}- Le Scoliaste d'Apollonius de Rhodes (ad /. /.) donne cent têtes au dragon Ladon .
(a) Diodor. Sicul. IV, 26.
( 3 ) Décrit dans mon Cat. Durand , n° 307 ; cf. le vase publié par Millin, Vases peints , I, pl. m.
4a — F. 17 . {Amphore bachique). Peint, n. Vulci. — Hercule au jardin des Hespérides. Au centra est l’arbre chargé des pommes d’or, au pied duquel est un cerf(i). Hercule, barbu, vêtu de la dépouille du lion et armé d’une massue et d’une épée, semble s’éloigner en retournant la tête vers l’arbre. De
• HERCULE
l’antre côté à droite sont placées deux Hespériites (a), vêtues de longues tuniques et de péplus. Elles semblent montrer à Hercule le cerf, et l’une fait un geste de la main droite, comme pour l’inviter d’approcher.
R. Bacchus barbu , revêtu d’un ample manteau et couronné de lierre, guide un quadrige à droite. Le dieu tient le canthare, un cep de vigne et le fouet pour aiguillonner les chevaux (3;.
Haut., 16 pouces.
(î) I) parait que l’artiste qui a peint ce vase, a voulu joindre à la conquête des pommes d’or, onzième travail d’Hcrcule, le troisième qui a pour but U prise de la biche Cérynite , aux pieds d’airain et aux cornes d’or. Voyez les réflexions de M. Panofka sur la biche Argé, Ann.de l'Jnst. arch. , li, p. 196 ) et celles de M. le duc de Luynes sur le casque de Vulci de sa collection , Nouvelles Ann. t I , p. 55 et suiv. D’après Apollodore (II, 5, 3), Hercule poursuit la biche Cérynite jusqu’au fleuve Ladon. Nous avons vu [supra, n° 4 *)t que le dragon , gardien des pommes d’or, se nomme Ladon. On dit aussi que la biche se réfugia dans le pays des Hyperboréens. Schol. ad Pindar. Oljrmp. IV, 53. Les Hespérides d’un autre côté sont également placées chez les Hyperboréens. Apollod., II, 5,n.
( 2 ) Le nombre de deux pour les Hespérides se trouve aussi dans les auteurs anciens. Palæpbat. de Incred. 19 . Cf. l’intéressant article de M. Millingen , dans les Ann. de C Inst. arch. y VI, p. 339 .
(3) Décrit dans le Cat. Jlurand, n° 3o8. •
43 — JF. 8. ( OEnuchoé ). Peint, n. Vulci. — La dispute du trépied. Hercule est barbu , couvert de sa peau de lion, et armé de la massue. Minerve , armée d'un casque, d’une lance et de l’égide, est près du héros. Apollon, vêtu d’une simple chlamyde, veut retenir le trépied, eu le saisissant par les deux anses. Derrière le dieu est sa sœur Diane , vêtue d’une tunique talaire et d’un péplus; elle tient un javelot (i).
Haut , 7 pouces 9 lignes.
( 1 ) Décrit dans mon Cat. Durn/ifl, n° 3ia.
44 — F. a6 . (Hydrie). Peint, n. Vulci. — Hercule enlève le trépied de Delphes. Le héros est barbu et couvert de la peau de lion ; il est armé d’une épée suspendue à son côté et d’un carquois. De la main droite il saisit le trépied, et de la gauche levée il menace de frapper de sa massue.
Apollon s’efforce de retenir le trépied. Le dieu est imberbe, couronné de laurier et vêtu d’une tunique courte, par-dessus laquelle est une nébride. Un carquois est suspendu k son côté. Des bottines chaussent ses pieds. Entre les deux adversaires est Hermès, qui fait un geste de surprise et se retourne vers Apollon. Hermès est barbu, coiffé du pétase, et vêtu d’une courte tunique blanche et d’une chlamyde noire; ses pieds sont chaussés de bottines. Le caducée est dans sa main droite. En arrière (Y Hercule, à droite de la scène, est Minerve debout, dans une attitude roide. Le costume de la déesse se compose d’un casque à cimier élevé, d’une longue tunique brodée, recouverte de l’égide à écailles et hérissée de serpents, et d’un petit péplus. Dans sa main droite est la lance. En arrière A' Apollon est placée Diane. I.a déesse est revêtue d’une tunique brodée et d’un péplus; le modiusou plutôt le pyléon couronne sa tête. Un carqttois est suspendu sur son dos , et un arc est dans sa main gauche levée.
Frise supérieure. Combat de Thésée contre le Minotaure , en présence de trois éphèbes et de deux jeunes filles. Le héros saisit son adversaire par la tête, tandis qu’il lui plonge de la main droite son épée dans la poitriue. Le costume de Thésée se compose d’une tunique courte, d’une nébride et de bottines. Des deux jeunes filles placées de chaque côté du groupe et qui sont vêtues de tuniques talaires et de péplus, celle qui est derrière Thésée tient une couronne. Deux des éphèbes ont des chlamydes; le troisième a une tunique brodée. Ces
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HERCULE
assistants sont ordinairement les jeunes Athéniens que Thésée vient délivrer, en mettant à mort le monstre du labyrinthe. Quelquefois on voit, dans ces scènes, Minerve et Ariadne qui tiennent des couronnes.
Marque irrégulière sous le pied.
Haut., 17 pouces 2 lignes.
4 5 — F. 26 . ( Hydrie ). Peint, r. Vulci. — Hercule amené par Hermès à Athéné (i). Le héros est assis sur un cube; il est barbu et coiffé de la peau de lion; un manteau enveloppe le bas de son corps. Dans sa main droite est la massue , et la gauche levée, il semble adresser la parole à Minerve. Au centre est Mercure debout ; il fait le même geste que fait Hercule. Le dieu est barbu et coiffé d'un casque (xuvfi); des bottines ailées chaussent ses pieds; une chlamyde est par-dessus sa tunique courte ; dans sa main droite est le caducée. Minerve est assise sur un cube , en face A' Hercule , à l’autre extrémité de la scène. La déesse étend la main droite vers le héros. Un ample péplus, une tunique talaire , tin casque et une lance composent l’ajustement de Minerve.
Frise supérieure. Hercule , entièrement nu et imberbe, étouffe entre ses liras le lion de Némée. En arrière du fils d’Alcmène est Minerve, assise sur un cube. La déesse est vêtue d’une tunique talaire et d’un péplus; elle tient un casque et une lance. A droite du tableau, près du lion sont la chlamyde et la massue d ’ Hercule. Inscriptions illisibles.
i) L'explication que nous avons proposée de ce sujet dans le Cat. étrusque , n° 89, note, en suivant l'opinion de M. Ch. Lc- 1101 niant dans le Cat. Durand , n° 3i7, a soulevé de graves critiques, malgré la note que nous avions eu la précaution d’y joindre. M. Gerhard [Archàologisches fntclligenzbfatt der aUgcmeinen
Literatur-Zeitung \ Januar, i 838 , S. 3 o) avoue pourtant que l'interprétation qui rattache ce sujet au mythe d’Hcrcule vendu à Omphalc , que cette interprétation, dis-je , est ingénieuse. Cependant le petit vase, n° ^17, de la collection Durand, est regardé par le même savant ( /. cit. Julius i 836 , $. 3 x 4 ) , comme se rapportant plutôt à l'apothéose d’Hercule. M. Raoul Rochette ( Journal des Savants , septembre 1837, p. 5 ) 8 ), ne voit sur le vase que nous décrivons ici sous le n° 45 , qu 'Hercule au début de sa carrière aventureuse , tenant conseil avec les deux divinités r/ui le protègent. I.e même archéologue (/. cit . f p. 5 17), va plus loiu, et proteste contre l'assimilation d ‘Omphalc à Athéné , en s’appuyant de l’avis de M. Welcker [Rhcinische* Muséum , T. V, S. 1 36 , qui repousse aussi les dénominations de personnages doubles, tels qu Apollon -Orphée, Minerve- Nausicaa, Junon- Paûphaé et Jupiter- M inos. Cf. Gerhard A rchàologisches Jntelligcnzblatt , Julius i 836 , S. 317. Il nous serait facile de répondre à ces objections, si c’était ici la place de réfuter en détail les raisonnements du savant archéologue. Ces accouplements de noms ne sont pas si contraires aux idées des anciens qu’on n’en trouvé pas des traces, même fréquentes , dans les textes. Je me contenterai pour celte fois de citer non une Junon-Pasiphaè , mais une Aphrodite-Pasiphaé y adorée dans la Laconie (Lydus, de Mensibus , IV, p. 79, Bonn) , la même probablement que Pausanias (III, 26, 1) nomme Paphia (cf. Plutarch. in Agid. ,9); un Zrus-Agarnernnon honoré à Sparte (Clera. Alex. Protrcpt.j p. 3 », Potier); une Athéné- A glauros dont le culte existait à Athènes ( Harpocrat. v. ’AyXaupoç); un Posidon-Ercchtheusls Athènes également (Hesycb, v. ’Kpe^ôîu; ) , on un Zeus-Ercchtheus (Tzetz ad Lycophr. Cassandr. i 58 ); une Aphroditc-Ctésylla (Nicand. ap. Anlonin. Lib. I); un Jupiter ou un Apollon- Aristœus (Athenagor, Légat, pro Christ XIV). Certes ces exemples justifient l'assimilation des héros aux dieux. Athéné est une déesse guerrière dont on retrouve le prototype dans les Amazones et dans la Sémiramis de Babylone. L’Oraphale de la Lydie qui exige des victimes humaines ( £evoxTOvou<nj ) est, comme l’a justement observé M. Raoul Rochette, une forme de la divinité orientale, honorée par les sacrifices humains et par la prostitution des femmes. Cf. l’Aphrodite ’AvÔpocpovoç. Plutarch. Amator . , t. IX, p. 76, Reiske. Minerve se rattache aux mêmes religions par le culte barbare qu’on lui rendait à Laodicée et sous le nom d’Aglauros à Chypre (Porphyr. de Abst., II, 5 / t ); sous celui de Sciras à Athènes. Voyez mon article sur l’Aphrodite Colias, dans les Nouvelles Ann. y I, p. 84. Hans les deux premières localités c’est une déesse cruelle et sanguinaire; l’Athéné Sciras est la protectrice des courtisanes.
HERCULE
46 — F. 17. ( Atnph . bachique). Peint, n. Vulci. — Hercule, assisté (le Minerve, c ombat contre deux séants. Hercule est barbu , vêtu de la peau de lion, armé d’une lance, d’une épée au côté et d’un bouclier argien qui a pour emblème un trépied. Minen’e est armée d’un casque , d’un carquois, d’une lance et d’un bouclier argien décoré d’une tête de taureau. La déesse est vêtue d’une tunique talaire et d’un pépins. Les boucliers des deux géants sont argiens ; l’un montre trois globules.
R. Combat de quatre hoplites; leurs boucliers argiens offrent un trépied, une tête de taureau, des globules (1).
Haut., 7 pouces 8 lignes.
( 1 ) Décrit dans mon Cat. Durand , n° 3 19 .
47 — F. \q. (Amphore bachique). Peint, n. Vulci. — Minerve placée entre Hercule et Mercure. La déesse, armée de pied en cap, porte un grand bouclier argien sur lequel est représenté le triskèle peint en blanc ; au centre la tête de Méduse. Près de Minerve, est une panthère. Hercule, placé en regard avec la déesse, est barbu , couvert de la dépouille du lion et armé d’un carquois et d’une épée. 11 tient la massue de la main droite et lève la gauche. Mercure, placé derrière Minerve, porte une simple baguette. Le dieu est barbu, coiffé du pétase vêtu d’une tunique courte et d’une chlamyde, et chaussé de bottines.
R. Répétition du même sujet. Le bouclier de Minen’c porte pour emblème une jambe, au lieu du triskèle (i).
Jlaut., 16 pouces 6 ligues.
(O Ddcrit dans le Cat. Durand , n® 3a3.
48 — F. 16 . ( Amphore tyrYh.). Peint, n. Vulci. — Hercule, précédé de Minerve et suivi de Mercure , est couvert île la peau de lion et porte la massue. Le héros est barbu. Minerve , revêtue d’une tunique étoilée et armée d’un casque et d’une lance, tient de la main gauche une couronne. Mercure est barbu; son costume se compose du pétase, d’une tunique courte recouverte d’une nébride et de bottines. II tient de la main droite le caducée. Inscriptions illisibles.
R. Bacchus assis sur un trône entre deux satyres itbyphalliques, barbus qui se retournent pour regarder le dieu. Bacchus est barbu, couronné de lierre et revêtu d’une tunique talaire et d’un manteau; dans sa main gauche est le canthare. Les pieds du trône reposent sur des griffes de lion; une tête de cygne termine l’extrémité du dossier (i).
Haut., 13 pouces G ligues.
(i) Décrit dans mon Cat. Durand , n° 3a5.
4g — F. i. Peint, r. Vulci. — Hercule et Bacchus. Le héros est barbu , coiffé de la peau de lion, et armé d’un arc, du carquois et de la massue. Bacchus est barbu , couronné de lierre et vêtu d’une tunique talaire, que recouvre une tunique courte , façonnée comme une cuirasse pardessus laquelle est un ample manteau. Dans la main droite il tient le canthare et dans la gauche une branche de lierre. Six satires accroupis et dans des poses obscènes entourent ce groupe. Tous ces satyres sont placés sur une espèce de base qui règne autour de la panse du vase, et en bas de laquelle sont rangés neuf vases f. ao, peints en noir. Entre Bacchus et Hercule est un canthare également peint en noir. Un grand nombre d’inscrip-
MYTHES DIVERS
lions illisibles se trouvent entre les figures. VSIS . IO . AEANE , etc., probablement des acclamations bachiques ( i).
Sous le pied un monogramme formé d’un A et d’un K entrelacés.
Haut. , 12 pouces.
(i) Décrit dans mon Cat. étrusque , n° y4.