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geront pas ce produit, et cessra une nonvelle source je richesses pour ce pays.
Leurs maitres les engagent depuis long-temps à cultiver des racines, et surtout k alterner la culture des céréales avec les playtes pivotaates. J'ai introduit dans mon caoton l'usage des tut'— neps: les carottes sauvages croissent dans leurs champs en ahoudance : nul doate que la carotte cultivée n'y réussît très-bien ; cependant ils se refusent encore à cet essai. Lorsque , dans leurs ■ Toyages," ils aui-ont vU des champs de carottes , debettraves, etc., cultivés à la charrue; qu'ils auront observé, interrogé, calculé les frais 6t tes bénéfices de c^te culture-, ils cultiveront en grand toutes sortes de racines, ils auront pluf! de vaches, plusdelaitl'hivCr; ils élèveront des mérinos, obtiendront des récoltes plus sdres, plus abondantes; legrandpas aura été franchi, l'exemple se propagera , et , dans cinquante ans peut-être , la France n'aura rien à envier sous ce rapport, aux contrées les plus indu^ieuseset lés mîeoz cultivées.
Bêsumé.
On voit donc que , dans c« pays , l'apiculture est loin encore d'avoir atteint toute la perfection doDtelleest susceptible; mais qu'en général celte contrée, sous le rapport des assolemens^
6i des engrais, dès clôtures, des irrigations; des races d'animaux, des taillis ou forêts, de la forme des baux , de l'emploi du temps , de la distribution du travail, dé l'instruction acquise, ou de l'aptitude à L'acquérir, de l'emplacement et de la destination des babitatîons rurales, est très-supérieure à la même étendue deterrain prise en France, en Italie, en Allemagne, et même en Angleterre, moins quelques pays privilégiés et favorisés- par des circonstances étrangères à celui-^i.
Cependant cette contrée, le pays des anciens jâulerques, a eu à lutter contrç deux grands obstacles. Outre les ravages causés par la guerre de' la Veodée et des Cliouans, les eulèverbens d'hommeâ peadant vingt-trois années consécutives , l'accroissement des impôts ( i ), ont nécessairement retarc^é les progrès de la culture. Ce peuple est généralement obéissant , facile à administrer; il est attaché à l'argent; il craint la guerre.- On lui a demandé de l'argent et de la chair à canon; il s'est habitué à payer et à mourir; excepté eu i8i5 où il n'a voulu ni de l'un ni de l'autre.
Mais les impôts se sont élevés; les églises,
(ij On paie, avec les centimes aMitionnels, du quart ai sixième du rerenn-.
6a presbytères, chemins vicinaux se sont dégradés. Dans ce sol montueux et humide , des soins continuels sont nécessaires ; dans un pays aussi productif, il faut des débouchés pour exporter les denrées. Depuis la restauration, on s'occupe de restaurer les temples, de réparer les chemins. On doilsouventreconstruire.CesdépeDses pèsent sur le sol. Telle commune. Mauves, par exemple, qui paye 10,000 francs de contributions de toute espèce, s'est imposée volontairement , de- puis cinq ans, à 10,000 francs de dépense, soit en argent, soit en corvées, pour ces réparations de première nécessité.
Quelques secours du gouvernement, un meilleur mode pour la réparation des chemins vicinaux, une diminution sur la contribution foncière, paraissent indispensables à tous les bons esprits j et pourraient s'opérer d'autant plus fa- .cilement que l'état regagnerait et au delà , par les contributions indirectes , en raison de l'accroissement des produits, ce qu'il perdrait par le dégrèvement.
- Il suffit peut-être d'indiquer ces besoins et ces remèdes à une administration éclairée , à un prince qui protège si éminemment l'agricultare, pour que les mesures nécessaires soient appliquées 'le plus tôt possible.
Je m'arrête sur ces douces espérances.