V en terre cuite
43. Ce vase funéraire en albâtre zoné est couvert par une tête humaine qui ne lui appartenait pas. Une inscription est peinte sur la partie antérieure. Hauteur , 4^'.
I Hauteur, u«, i'|c.
3 i3< de hauteur.
44. Une Irès-grosse tète humaine, ou celle du génie AmsH, recouvre ce vase, faute de mieux. La légende hiéroglyphique, gravée sur le devant, forme quatre lignes perpendiculaires.
45. Le couvercle à tète humaine qui recouvre ce vase , serait, indépendamment de la convenance scientifique, très-bien placé sur un vase d’une plus grande hauteur. Celui-ci n’a que 4o'. ; quatre longues lignes hiéroglyphiques sont gravées sur sa partie antérieure.
46. Cette tète à'Anis'et ne devrait pas être placée sur ce vase d’albàtre zoné, et appartient Lien évidemment à un autre. La légende hiéroglyphique contient aussi quatre lignes.
47. Le vase placé sous cc numéro est formé aussi en albâtre zoné. Il a 2 y centimètres de haut, et sa légende hiéroglyphique offre cinq lignes perpendiculaires. La tète XAmsht qui le recouvre n’est pas celle qui devrait, être ici.
48. Hapi , l’un des génies des morts, est représenté par la tête de cynocéphale placée sur ce vase d’albâtre zoné, dont la hauteur est de i$o'. Quatre longues lignes hiéroglyphiques composent la légende gravée sur ce monument.
49. Ce petit vase, aussi en albâtre zoné , a pour couvercle une tète de cynocéphale, et n’a que a4“. de haut. Quatre lignes d’hiéroglyphes , bien conservées , sont gravées sur ce petit monument.
50. On ne voit point de légende sur ce vase en albâtre , qui porte pour couvercle une tète d’épervier, symbole du génie Kebmiisfoxi Kcbhnisv. Hauteur, 3a'.
51. Selon M. Champollion, et d’après les moniimcns, l’on reconnaît à sa tète de schakal le génie Somnaulf. Le vase placé sous ce numéro n’a été uni qu’à présent au couvercle <]ui le surmonte. Hauteur,
52. Le couvercle à tète de schakal placé sur le vase qui porte ce numéro J et qui a 4 i''- de haut, n’appartient pas non plus
Digilized hv Gt)oglc
à celui-ci. n suffit pour s'en convaincre de lire l'inscription biéroglyphique gravée en quatre lignes sur la partie antérieure. On y trouve en effet la mention du premier Génie répétée deux fuis, deuxième et troisième
colonne. Voici la traduction que M. Edouard Dulaurier, de Toulouse, jeune savant très-eslimé, et qui marche à grands pas sur les traces de mon illustre ami M. Champollion, a donné de cette légende hiéroglyphique :
« Hommage religieux aux divinités de l’Amentlii (divinités infernales), afin qu’elles accordent la force et la vie divine an défunt approuvé par Amsit, glorifié par Ams'et, à Lemocris, prêtre et hicrogrammate justifié. »
FIGURES EN BOIS, T.\BLEAUX FÜNÉR.4IRES, etc.
J’ai déjà fait connaître quelques statuettes en bronze et en terre vernissée qui représentent des morts ; ces sortes de figures se trouvent dans les catacombes de l’Egypte où on les déposait , comme on a dit plus haut , en très-grand nombre. Souvent on trouve quelques centaines d’images funéraires d’un même individu. Elles sont dans leurs formes générales des imitations plus ou moins exactes d’une momie ou corps liumain enveloppé de bandelettes. Les inscriptions dont ces statuettes sont chargées, contiennent habituellement le nom propre et la filiation d’un individu , l’indication des fonctions qu'il avait remplies de son vivant, etc. Elles ont , comme la plupart des momies, les bras croisés sur la poitrine et leurs mains qui sont censées sortir des bandelettes, tiennent presque toujours une houe, une pioche et un cordon aboutissant à un sac rempli de semences.
53. Cette figure est d’une forte projiortion. Elle est en bois, peinte en noir, et n’offre aucun emblème, aucun hiéroglyphe. On remarque qu’elle n’a point sous le menton l’appendice en forme de barbe tressée que l’on voit aux représentations des hommes.
54. La figure, peinte de diverses couleurs, et placée, sous ce numéro, n’a point non plus cet emblème... Deux plumes vertes se placent à volonté sur la tête. Une légende hiérnglypliiqiie est peinte sur le devant de cette figure, qui
tient les symboles que l’on voit presque toujours dans les mains des morts *. Cette bgure est posée sur un socle en forme de coffre, et dans lequel s’ouvre un tiroir où l’on a retrouvé quelques objets d’embaumeinens.
55. Tète en bois de sycomore. Elle a fait partie d’une petite caisse de momie, mais les peintures dont elle était ornée n’ont pas été conservées.
56. Cette autre tête en bois provient du premier couvercle d’une momie d'homme ; elle est bien conservée. C’est le général Dtigua qui l’apporta en France.
Les tableaux funéraires peints à la détrempe sur des tablettes de bois de sycomore, façonnés en forme de stèles, se retrouvent aussi dans les hypogées, on catacombes, et près des momies. Ce sont des actes d’adoration ou tLuntfun». On y voit le plus ordinairement l’àme du défunt se présentant devant les Dieux de VAmenthi.
57. Tableau peint à la détrempe sur bois de sycomore. Dans le haut rm globe rouge et ailé (le Soleil intellectuel). Le défunt ayant ^a carnation rouge , se présente les bras élevés dans l'attitude de l’adoration. Il est reçu par un Dieu ayant aussi un globe rouge sur sa tète et tenant le sceptre. Le disque ou giobe rouge est quelquefois sur la tète de Souk, ou le Chronos des Grecs, sur celle de Pooh ou lamus , considéré comme directeur des âmes. Ce serait peut-être ce dernier que la peinture extrêmement grossière placée sous ce numéro représente. Derrière ce Dieu on en voit quatre autres. Peutêtre faut-il y reconnaître les quatre Génies des morts, Amset, Hapi, Soumautf et Kebhnisv , enfans d’Osiris, qui présidaient à l’embaumement, sous la direction d’Anubis, leur frère, survedlant des corps et de la porte divine. Au-dessous, il y a
1 On peut remarquer, «ur-tout dans nos statuettes en terre vemissie , que les bras des personnes représentées, et qui paraissent sortir de dessous les bandelettes qui enrouletit le corps , sont croisées sur la poitrine. Les mains tiennent ordinairement une charrue , ou une houe , une pioche , un fléau et un |>etit cordon qui aboutit a un petit sac, souvent placé sur le dos, et qui est destiné à renfermer des semences. Tous ces emblèmes avaient rapport aux travaux agricoles auxquels on supposait que les Âmes se livraient dans les champs du bonheur, dans la demeure d’Osiris, roi de V^imenthi.
quatre lignes en caractères hiéroglyphiques. Hauteur, o,3G' ; largeur, o,a3'.
58. Cet autre acte d’ adoration sc compose d’un disque ailé de couleur rouge ( on sait que dans des manuscrits hiéroglyphiques ou rituels funéraires , on trouve quelquefois une prière pour que le défunt obtienne la contemplation du disque de la lumière dans toute sa splendeur ). Un personnage dont les carnations sont rouges, et vêtu de vert et d’une étoffe blanche rayée de noir, portant un collier vert, se présente devant les Dieux. Près de lui est un autel sur lequel est oflérte une fleur de lotus. Six divinités le reçoivent. Le premier, dont la tète a été mutilée en Egypte , est vêtu de vert ; il tient le sceptre à tète de huppe. Derrière celui-ci est ou Nephtys ou plutôt Isis Pterophore., c’est-à-dire, ayant des ailes Ces ailes sont rouges et vertes. Sur sa tête est une sorte de trône , emblème d’Isis. Derrière elle sont les quatre Génies des morts , l’un à tête d’homme, Aim'et, le second à tète de cynocéphale , H api, et le suivant, à tête de schacal, ou Soumauft , et le dernier, à tête d’épervier ou Kebhsniv. Le vêtement qui serre leur corps est vert dans la partie supérieure , et rouge dans le bas. Leurs coiffures sont noires. Quatre lignes horizontales composent la légende hiéroglyphique. Hauteur, o,3i'j largeur , 0 , 22 =.
59. On voit ici le Disque ailé , emblème de l’intelligence divine. Auprès de lui \esUrceus , la tête surmontée du disque, symboles des filles ou parèdres de Phré et de Pooh (le Soleil et la Lune); en regard de chaque côté un schakal noir , armé du fléau, ayant un collier rouge. Ce sont les gardiens des deux hémisphères. Au-dessous on voit le défunt vêtu de noir et de blanc , à la carnation rouge , portant sur sa tète une sorte de couronne bleue surmontée d’un cône , bleu aussi. Devant lui est un autel d’offrande, au-dessus duquel on voit une boule ou un fruit rouge et une fleur de lotus. Il est reçu par un Dieu vêtu de rouge, ayant un collier jaune et le pschent. Ses chairs sont bleues. Il tient le sceptre à tète de coucouplia. Derrière lui une Déesse à carnation jaune , et ayant un collier de même couleur, la coiffure bleue, et au-dessus un trône. Ses vélc-
1 Celte éi'ithèlc Tient de deia mots g-ecsxi if>t , une aile, et 4‘if« , // jwrie.
mens sont rouges, ses mains tiennent un sceptre. Une antre Déesse vient ensuite. Elle tient aussi le sceptre , et sur sa eoifTure bleue parait la partie inférieure d’un trône surmonté d’un croissant rouge. La dernière figure est celle d’Anubis coiflTé du psebent, orné du lituus. Auprès de chaque Dieu est un petit tableau hiéroglyphique n’ayant que trois ou quatre caractères chacun , et parmi lesquels il faut compter une pyramide et la croix ansée , symbole de la vie étemelle. Ce UJileau, bien conservé, est porté par deux pieds, en forme de gradins. Sa hauteur est de o,5a‘^.
60. La figure en bois , coilfée du pschent aux appendices relevées sur les côtés, et tenant le fléau, la houe et le pedum, qui est au-dessus du tableau, est assurément antique; mais il parait qu’elle n’a la place qu’elle occupe aujourd’hui, que d'après la fantaisie du marchand qui a cédé ce monument au Musée.