F^ulcain, nomme iéphaistos par les Grecs était toujours
1 La de Mèduxe paraît sur les bonirUn-s rrprc.‘>ontPs dans les l>a.s-r<’liefs qui décorent les arcs de triomphe. On la voit ornant les boucliers sculpté» Mir les frises encastrées dans les murs des portes de Béziers et de Perpignan à Narbonne J sur Ica bas-reliefs de Yalcabrcre, etc. Nous donnons cos divers momimens dans V sirchèologie pyrénéenne.
2 U^tetrêoÇ,
représenté, comme ici, avec une barbe épaisse, et poMant un bonnet rond ou pileus. Souvent il a un vêtement qui ne descend que jusqu’au dessus du qenou. Les tenailles qu’il porte dans sa main j^auche ont, dans ce médaillon , été (Ipurées près de sa tête. Le torse apjiartient à un autre monument } mais les proportions ne dilfèrent pas d’une manière essentielle, et le travail large et facile de ces deux morceaux paraissant indiquer qu’ils sont l’ouvrage du même sculpteur, on a cru pouvoir les réunir et en former un ensemble. Des restaurations pareilles ont quelquefois été pratiquées dans les temps anciens , et ont encore lieu chaque jour dans les grandes collections formées en Europe, et où l’on a senti le besoin d’utiliser des restes précieux qui pouvaient , par leur rapprochement, aerjuérir un plus grand prix.
160. On n’a point retrouvé les têtes qui auraient complété les bustes sculptés dans cc.s trois médaillons, rlont les proportions sont un peu moins fortes ijuc celles des précédens.
ICI. Srrnpis est, dit Milliii , tine Divinité obscure et difficile à expliquer dans la mvtlioloaie éavptienne. Suivant saint Augustin Senipts aurait été un roi d’Argos qui, ayant passé en Egypte, y mourut et qui fut adoré ensuite sous le nom de Sarapis. Mais, suivant quelques autres, on peut fixer au règne de Ptolémée Philadelplie l’introduction du culte de ce Dieu en Egypte. Ce fut ce prince qui envoya clierclier la statue de Scrapis à Sinope. Ce monument sacré fut placé dans un faubourg d’Alexandrie nommé l’ihneotis, et on lui éleva ensuite, sous le litre de AV/Y//)e«m , uu magnifirpic temple. Ce Dieu dont Ptolciuéc fit ainsi reee\üir le culte, n’était d’abord connu (pie sous le nom de Platon , et ce fut en Eeypte qu’il rc(;ut celui de St'rapis. Le Dieu de V Animtln , nu Enfer Egyptien, était 0.f/;v.v ; Pltilan ou Stnuipis , présidant au même lieu, fut confondu avec lui, et c’est peut-être par cette raison <jue Pou doit expliquer la facilité avec laipiellc le nouveau culte pénétra dans toutes les parties de l'Egypte , où on éleva quarante-deux temples Scrapis. Diudore ^ dit que ,
1 De Civitate Dci , lib. XV'Ill, c. 5.
a Clément, Aiex^ , Stront. Ub«- î. *
5 Diod, Sic, lib. 1, c. 5j.
suivant les uns, il ne diiTérait point à'Osiru , de Bacchus , de Plulun ; que suivant d’autres il était Jupiter, Pan , Amman , et c]iie sous le nom de Sêrapis on reconnaissait en lui le Platon des tirées. Marlianus Capella annonce que Sérapis est le même que le Soleil , puisque , dans son hymne à cet astre , il lui dit qu’il était adoré sous le nom à'Osiris et de Sérapis, sur les rives du Nil et à Memphis; que dans les fêtes d'hiver on l'appelait Myihras , Platon, le barbare Typhon ; qu’on le révérait sous le nom de bel Atys , de ï Enfant chéri de la charrue, éCA mmon et d'A donit. L’Jîm|)ercur Julien considtant l’oracle d'Apollon pour savoir en quoi ce Dieu différait des autres, reçut pour réponse que Jupiter, Sérapis et Platon étaient la môme Divinité. Pour mieux indiquer qu’il ne différait point de Platon , les anciens plaçaient près de lui le chien des enfers, Cerbere. Suivant Porphyre *,cctanimal tricéphale qui accompaj^ne Sérapis désigne les trois points de la route du soleil sur l'horizon, le Levant, le Midi et le Couchant, et cc serait une nouvelle preuve que ce Dieu ne différait pas du Soleil. Il s’appuyait quelquefois sur un bâton autour duquel s’entortillait un serpent, ce qui le rapprochait d’Esculnpc J souvent il tenait une hasie pure, comme Jupiter. Le rhéteur Aristide ’ assure que Sérapis était dépositaire de toutes les forces de la nature ; qu’il exauçait tous les vœux que l’homme pouvait former; que tous les biens dont on jouissait sur la terre étaient des émanations de ce Dieu , qui réunissait à lui seul la puissance de tous les autres immortels; qu’il était à la fois le plus doux et le plus redoutable d’entr’eux; que les villes, et leurs places publiques, et les ports, tout était plein de monumens qui retraçaient le souvenir des
i )rodigcs opérés par ce Dieu bienfaisant. Son culte fut porté à lome, et le Sénat permit de lui élever un temple hors des murs. Le peuple construisit cet édifice sacré près des murailles, mais dans l’intérieur de la ville : cette infraction dans l’exécution du décret irrita le Sénat qui fit détruire le temple. Dans la suite Puhlius Victor plaça dans le cirque de Flaminius un autel dédié à , et bientôt un temple magnifique
remplaça ce monument provisoire et prit le nom de Sera-
i Buseh. Præpar. Bpartg. lib. Ulfc. ii.
Oral» in Surapim.
pcuin , comme celui irAlcvamli ic. Quclijiie» villes d'Italie iinilcrcnl cct exemple , et <le là le culte de ^!>érttpis gaiiiia de proche eu proche jusipie dans leslîaules. On y voit cepeiirlant pende ligures de ce Dieu, et celle tpii a été découverte à Martres est la seule »pic nous ayons trouvée dans les lieux où nos reeherches sc sont étendues.
Ce has-relief, en marhre hlane de Luni, estd'uii assez bon travail; il a i mètre 8^ centimètres de haut, sur 8o centimètres de large; la tète est couverte du modius ou boisseau , que nous avons déjà vu sur celle A'Isis il tient du côté gauche une corne d’abondance pleine de fruits, indicalioii «les bienfaits «pi’il répand sur la terre. A ses pieds, du côté droit, «;st le chien Iricépbalc ou Cerhere.
II manquait à cette figure une partie «lu bras drojt. La main UC tenait ni la haste pure, ni un bâton pareil à e«'lui à' Escnlapc.'; le haut des jambes n’a pas été retrouvé. Les pietls sont antiques.
162. Les artistes ont souvent représenté le.^ mythes iVHercule. I.es nombreuses aventures de ce héros «levaient en effet fournir à la glyptirpie et à la statuaire un grand nombre de sujets, mais prestpe toujours terribles. Les anciens aimaient à embellir leurs demeures «fe ces sortes de compositions, et, il paraît que dans l’iinc «les somptueuses habitations découvertes dans les champs de Martres, on avait représenté tous les travaux «lu fils A' Âlcm'ene. Nous n’avons encore pu rajuster «pi’unc partie des fragmens «le ces bas-reliefs, «pii «»nt été mutilés très-aneiennenient. Ils avaient environ i mètre 5a centimètres de haut sur çyt centimètres de large; un cailre euvironnait chacun il’eux.
En suivant l’ortlrc ordinaire dans lecpiel bîS mythologues placent b^s douze travaux d’/Zcrcu/c, il aurait fallu mettre sous «^e numéro y//c««/c triomphant du Lion de Némée; nwis bî b.as-rclicf qui représentait cet exploit n’a pas été retrouvé, et c’«!st le combat «ronlre l’Hydre de Lci’iie «pii commence ici la série «le ces bas-reliefs.
Ce monument a soufferl læaueoup de mutilations. J.a cuisse gauche ainsi «pie la jambe du même côté ne subsistent plus; le bras «Iroit, «pii était armé «le la massue, mainpie aussi. On con-
I Suprà»
nait le mythe de YHydre. Ce monstre vivait dans un marais, jirès de I^mæ , en ArjTolide. Pausanias dit que Pisander, de Caiiiirus, fut le premier qui le représenta avec plusieurs têtes : on a beaucoup varié dans l’indication du nombre de celles-ci , car les uns en comptent sept, quelques-uns neuf, et d’autres cent. Hydre était née de l’union tVEchidna et de Typhon. Elle était sur une colline , prés de la fontaine Amymone, lorsque , accompai^né de Jolaiis , Hercule l’attaqua. Les flèches ardentes qu’il lui lança d'abord ne produisirent d’autre effet que de l’oblij^er à sortir de son £?îte. Hercule combattit contre elle, soit avec la Harpa, ou épée ensifonne , suivant les uns,
, soit avec sa massue, selon quelques autres. Mais à peine avaitil abattu une des têtes du monstre que deux autres nais.saient et se dressaient avec furie ; VHydre enlaça même les jambes du héros. Jolaiis vint à son secours, et apportant des branches enflammées , il empêcha par l'action du feu la reproduction de ces têtes terribles. Dans ce bas-relief, X Hydre entortille, soit de sa queue, .soit du cou de l’une de scs têtes, la jaml)e droite à' Hercule , comme sur un des bas-reliefs »le la Hilla j4lbani. Le demi-Dieu maîtrise avec sa main qauche les mouvemens du monstre , afin de le frapper avec plus d'assurance de la massue dont son bras droit est armé. Dans le haut du bas-relief, on voit Jolaiis qui dirige une torche vers VHydre, et qui en embrase la portion déjà frappée par Hercule.
1G3. Un bas-relief représentant la biche aux cornes d'or et aux pieds d’airain , poursuivie par Hercule , et se réfugiant prés de Diane , avait sans doute été mis près de celui qui vient d’être décrit ; mais ce monument n’a pas été retrouvé, et l’on n’a même découvert que la partie inférieure du bas-relief suivant oii l’on voyait Hercule apportant à Euryslhcc le sanglier d’Erymantbc. Cet animal monstrueux désolait l’Arcadie ; Alcide le prit et le .soutenant sur ses épaules parut devant Euryslltcc; celui-ci , elfravé, fut se cacher dans un tonneau d’airain. I/artiste à qui nous devons le fragment de ba.s-rclief
5 lacé sous ce numéro , a montré Euryslhce à moitié renfermé ans la cuve d’airain; il n’y a aucune proportion entre cette figure et celle d’^fcrc«/c ; mais on a supposé tpi Eurysthee était sur un plan trés-reculé : d’ailleurs, sur les monumens antiques, on voit souvent la principale figure ayant une taille. Jreaucoup plus élevée que celle des personnages sccondairc.s.
Les méclaillfs de Géla, frappées à Périnthc , dans la Thrace , celles de Probus , et des médaillons de Gordien, ont leurs revers ornés d'une composition où Hercule est représenté , portant le san|jrlier d’Erymanthe sur ses épaules, et Eurysthèe qui s’est réfugié dans un tonneau.
Pour sixième travail, Eurysthèe avait ordc^and à Hercule de nettoyer les étables à!Au^as. On n’a pas retrouvé à Martres le bas-relief qui, sans doute, représentait ce sujet. Mais celui qui venait immédiatement après et qui offrait la chasse des oiseaux du Stymphalc, a été conservé en grande partie.
164. Des oiseaux de proie, nommés Styniphalidcs , du Lac Stymphalus , en Arcadie, près duquel ils habitaient, dévoraient les hommes et les animaux ; ils avaient la taille des grues; leurs phuncs étaient d’airain et ils pouvaient les lancer comme des flèches. ApoUodore ‘ dit (^Alcide les chassa avec un instrument bruyant qui lui fut donné par Minerve. Pausanias assure que ce héros les tua à coups de flèches. C’est cette dernière tradition qui a été suivie par l’auteur de ce has-relief : Hercule est debout ; il est vêtu de la peau de lion, dont les pattes se croisent sur sa large poitrine ; la même dépouille couvre sa tête; un carquois est sur son dos; il ten<iit son arc. On voit un des oiseaux percé par une flèche et tombant; un autre paraît un peu plus lias. On n'a pas retrouvé le jiied droit et la jambe gauche fVAlcùle.
165. Un taureau furieux qui , selon quel({ues-uns, était le même sur lequel Europe passa de la Phénicie dans la Crète, ou qui, suivant d’autres, n’était pas différent de l’animal que ISeptune fit sortir de la mer lorsipie Mirios promit de sacrifier à ce Dieu le premier objet animé qu'il rencontrerait, répandait au loin le ravage et l’effroi. Eurysthèe. ordonna à Hercule de le lui apporter, et le héros accomplit ce septième travail. On peut douter que le fragment, placé ici, ait pu faire partie d’un monument qui aurait représenté cet exploit. On voit en effet
I Argonaut, lib. II.
Sed nttque ut Arcadiam petiit vis Ilerculis areu Plaidas inde Lacu Volucres Slyntphalidas ullà Pellere vi poiuit : narrujue hlk: ego lumine vidi , Ast idem ut manibus Crotalum. puhuvit in alla Exi.stens speculd prospectans, proiinits illfr Cani clamor^proeul linqucntcs litius ieruni.
une luUc, un combat entre un homme et un laiircaii, et le prcinicr saisi.s8nnt avec force une des cornes de 1 animal. On pourrait croire plutôt fpie l’artiste avait montré siudemont comhzttanl yïc/icloüs. Epris des charmes de J)cjanirc, fille A'OEncc, roi de Calidon, Achcloüs eomj)Uiit Hercule au noml)re de scs rivaux. Ils eomhatlirent, et ylchcloüs , d’abord vaincu sous la forme humaine, prit celle d’un immense .serpent ou d’un dragon, et enfin se tr.insforma en taureau. // erculc le saisit alors par les corners , en arracha une , le força de lui abandonner Dcjanirc et d’aller se cacher dans le fleuve Thoas qui reçut le nom Al Achéloüs. Ce mytlic a beaucoup de rapport à ce que paraît indiquer le fragment placé sous e,e numéro.
\ 66. Ce cheval vu à moitié , ainsi que la tôle ^dacéc sous le mèiiu; numéro, a pu faire partie d’un bas-relief où l’on aurait représenté Hercule accomplissant le huitième travail, ou amenant à Eun'sihdt Ic^ chevaux de Diomède. Ces fragmens proviennent peut-être aussi d’un bas-relief dans le<piel on voyait le combat à'Herculc contre les Amazones. Alors ils pourraient se rattacher au morceau suivant.
167. Le mythe des Amazones a été diversement raconté. Apollodore dit iÿx Hippolytc , fille de Mars et d'Otrera , reine îles Amazones, portait la ceinture de Mars. La fille d' Eui'ysiIu'c voulait l’avoir, et Hercule reçut l’ordre de s’en emparer. 11 descendit à Thcmiscyrc avec Thésée et quelques autres guerriers. Hippolyte lui promit cet objet précieux; mais Junon , .sous les traits d’une Amazone, excita les autres à s’oppo,scr au Héros qui voulait, disait-elle, enlever la reine. Hercule voyant accourir de toutes parts ces femmes guerrières, se crut trahi : il attaqua Hippolyte , il la tua, mit les Amazones en fuite , et porLa la ceinture à Eurysthéc. Quelques auteurs racontent que Ménalippc était reine des Amazones, et i\\x'Hippolyte , l’une d’cntr’elles, refusa de donner la ceinture que demandait la fille d' Eurysthéc. Un combat eut lieu; les plus vaillantes Amazones furent tuées, et Ménalippy ne recouvra .sa liberté qu’en livrant la ccqiture d'Hippolyte , qui devint l’esclave de Thésée.
Ce fragment représente une Amazone à chcv,al et fuyant ; la partie supérieure manque. On a placé éous le n." i oS un
autre fragment qui représente la pcUa, sorte de bouclier que l’on donne aux Amazones.
169. Fragment d’un bas-relief en marbre blanc, découvert dans la Garonne, à Toulouse, entre la ville et le faubourg Saint- Cyprien. Ce bas-relief qui avait de grandes proportions, était formé de plusieurs blocs très-épais. Celui-ci représente deux femmes. La nudité d’une mamelle, le costume, l’épée que tient l’une de ces femmes , l’attitude de sa compagne, l’homme traîné devant celle-ci, ou abbatu sous les coups qu’il a reçus , tout se réunit pour faire reconnaître ici un combat d’Amazones , soit contre les Atlantes , soit contre les Arabes , les Tbraccs , ou les Athéniens. Peut-être ce bas-relief représentait-il un épisode de la guerre de Troie, alors que Penthésilée vint avec ses valeureuses Amazones défendre la ville de Priam, contre les attaques des Hellènes.
Le travail de ce bas-relief est très-beau , et l’on regrettera v toujours que LafaiUe, auteur des Annales de Toulouse et syndic de la ville, ait, vers la fin du 1 7 .™' siècle , fait jeter dans les fondemens du mur du quai un grand nombre d’autres blocs de marbre sculptés et qui faisaient partie d’un somptueux édifice dont les ruines avaient été retrouvées alors dans le lit du fleuve.
170. Cet autre fragment, aussi en marbre blanc, provient du même édifice et paraît avoir fait partie du bas-relief colossal dont le numéro précédent offre un débris.
On doit la conservation de ces deux objets, à Jean-Pierre Rivalz , ingénieur et peintre habile , qui a laissé dans le Languedoc les plus honorables souvenirs.
171. Geryon, fils de Chrysaor et de Callirhoé , était roi d’Kspagne, ou des Baléares, ouide l’île d’Erytliea, qui, selon quelques-uns, serait l’île de Gadir<«u de Gadès. Il avait des troupeaux de boeufs couleur de pourpre : Eurystliéc chargea Hercule de les enlever. Le géant Èurysihion en était le gardien, et avait avec lui un chien à deux tètes, nommé Orlhrus, né de Typhon et d'Echidna. Hercule tua d’abord l’un et l’autre. Alors Getyon s’avança pour le combattre sur les bords du fleuve Anthémus. La fable donne à cc Roi trois tètes, trois corps, six bras et six jambes ; Junon le protégeait : il fut cc-
pmclnnl vaincu cl lue par Alciile rpii anima scs bœufs .i /ùirfst/ice.
l-es artistes ne pouvaient guère dessiner avec succès ce géant ayant trois corps et ce grand nombre de bras et de jambes : ils ont le plus souvent présenté de profil un groupe de trois guerriers attaquant Alcide ; mais l’auteur du bas-relief que nous possédons a seulement donné trois tètes à (icryon. Il est cuirassé; sa main droite tenait une épée : son bras gauche soulevait un bouclier. La coiflure de chaque tète ressemble au Corno phrygien, seulement à celle du milieu ce lionnet est attaché sous le menton. Ici Geryon est terrassé par Hercule. Cette ligure est presqu'entière. On n’a conservé que la partie supérieure de celle du héros.
bas-relief a été découvert à Martres, sous mes veux, le 2 1 septembre 1826. Sa hauteur est, eomrae pour les précédons, de I mètre 5 a centimètres sur environ 93 centimètres de largeur.
172 . Le onzième travail imposé :\ Hercule était rcnlèvement des pommes d'or des Hexpe rides. Ou sait que sous le nom iV Hespèrides on désignait des .Xvmpbes , filles iVH espcriu , frère A' Atlas , selon quebjues-uns ; A\illiis et A'Hesperus suiv'ant d’autres; de VJirè/tc et de la \uit , ou de Phoriys et de Célo, d’après le Sclioliaste d’Apollodore et Hvgin. Elles habitaient des jardins célèbres dans l’antiijuité, <'t où croissaient des pommes d’or qui étaient consacrées à Hcmis, Enr^'sthec voulut avoir ces fruits, et Hercule en lit la conquête. Dans des mythes bien dilTércns, les anciens raeonleut les circonstances (le celte entreprise. X ainqueur du dragon à cent tètes (pli gardait h's pommes d’or ‘ , Alcide apporta ces fruits merveilleux à Eurysthèc.
L’avant-liras gaiiclie placîé sous ce numéro a diï faire partie d’un monument (jui représentait //tveu/e rapjiorlant les pommes d'or (pi’il tenait dans sa main. Ce bas-relief était peut-être, plus grand ijue ceux cpic nous avons décrits, et qui représentent les autres travaux A' Alcide. Les jiroportions paraissent avoir été à peu près semblables à celles du grand bas-relief de . Serapis, n.° 161. Le bras droit, jilaeé sous le même numéro, a peut-être fait partie du même objet.
Il rtait né ilc Tji'hon cl A’iief'ydna ou de la Terre, cl fui iioir.iiié Ladon.
■ 173 . Hercule fut inilic aux petits mystères sur les bords de l’Ilissus, et, suivant Aristides *, cette sorte d'initiation fut instituée en faveur d'Herculc , que sa qualité d'étranijer excluait de la çfrtmde initiation pratiquée à Eleusis. Dans ces mystères, le Calathus , \a Ciste sacrée et le f'an, objets formés en osier, qui renfermaient des objets sacrés, et d’où s’échappait quelquefois un serpent, étaient montrés aux regards de ceux que l’on admettait à l’initiation.
Dans le bas-relief dont on voit un fragment sous ce numéro. Hercule appuie le pied droit sur une Ciste ou sur un Calathus , et l’on a pu croire que l’un a voulu représenter ainsi ce demi-Dieu admis à la connaissance des mystères de l’initiation. D’autres fragmens du même bas-relief ont été retrouvés et se rajustent avec celui-ci, mais seulement par (pielques points , et l’on n’a pas encore tenté la restauration de ce morceau. On croit que la tète placée sous le n.** i y 8 appartient à ce monument.
474 . é7fl/agormdesCom’cn(3pa fo’umi, ainsi qu’on l’a vu, et près de 200 ans .avant mes recherches, des monumens d’un haut intérêt, ..et sans doute on doit déplorer la perte d’un grand nombre d’autres qui auront péri, inconnus aux savans et aux artistes. J’ai vu en i 809, à Rieux, devant l’Eglise eaüiédrale , une belle statue drapée, haute de près de six pieds; depins je l’ai recherché en vain. Des inscri|itions sépulcrales romaines provenant du cimetière de Caln-^orris ont aussi disparu de l’orangerie du pal. vis épiscopal où elles avaient été réunies ’. Deux tètes d’empereurs ont échappé presque seules à la destruction, pendant ce long intervalle. De trois tètes mythologiques qu’un particulier avait emportées .à deux lieues de Klartres et pla«a':es comme ornement dans un mur de clôture, une seule a été retrouvée. Elle a l'ait sans doute partie des bas-rehefs (jui représentent les travaux d’Alcide. Le demi- Dieu est représenté la tête couverte delà dé|)Ouille ilu lion de INémée. Cette tète me fut dimuée en i Sa.'j , deux années avant les fouilles, par AI. A’ictor Gazes, qui haljilait alors le lien de Mon t-d’Avezan.
X Orat. in //ercul. id. in Leuclric.
3 L’une dVlIe.< a flr rîtcc par MM. de Lamoignon de Bnsvillc rt I.anrrlot , Mémoires iur le Lan^içdov y <*t fffsfoire et Mémoires de l\ fradèmie nyale des Inscriptions.
Il existait dans une ferme appartenant à M. Bclleeour un beau torse qui avait fait aussi partie des travaux d’Hcrcule. Le propriétaire s’est empressé de l'oifrir avec cette générosité dont il a donné tant de preuves pendant les iouilles de Calagorris.
<75. Un autre torse d’un beau travail, auquel la tête est encore unie, a été découvert durant les fouilles qui ont été exécutées dans les champs de M. Thébé , ancienne propriété de la famille de Sarrieu , qui possédait autrefois la seigneurie de Martres : il représente Alcide
176. Tête qui a fait partie d’un bas-relief représentant l’un des mythes a Hercule ; elle représente ce héros encore dans l’adolescence. Ce morceau provient , comme les précédons, des champs de Martres.
177. Autre tête d’Alcide, couverte de la dépouille du lion de Némée, elle a, de même, appartenu à un des bas-reliefs qui représentaient les exploits S Hercule^ et a été aussi découverte dans les ruines de Calagorris.
1 78. Tête barbue àHcrcule , elle a fait partie du bas-relief placé sous le numéro i^3.
1 79. On ne peut déterminer à quelle aventure âü Alcide a rapport ce fragment, qui n’offre qu’une main vigoureuse, saisissant une tête barbue , coiffée comme celles de Geryon. L’artiste a-t-il voulu montrer le héros terrassant Erginus , ou Mygdo , ou Halcyoneus , ou Eurjthus , ou Sarpedon , ou Busiris , ou Alebio , ou Dcrcimus , ou Croto , ou Cocus, ou Cycnus , ou Eury'te , ou Tauriscus , tyran qui régnait dans les Gaules? Le nombre des exploits du demi-Dieu , fils iC Alcmène, est si grand, que, ne trouvant ici aucun symbole , aucune indication particubëre , on ne peut même tenter une explication de ce fragment.
180. Découvert près des débris des divers bas-reliefs que l’on vient d’examiner, ce morceau, où l’on remarque le même système de travail, a pu faire partie d’un monument qui représentait Hercule combattant les Centaures.
i Feu M. Thcbc avait permis à la ville de Toulouse dVxccuter des fouilles dans son domaine , et il a offert en don nu Musée plusieurs objets prccîetu.
1 81 . Les fragmens placés sous ce numéro ont fait partie des basreliefs qui représentaient les niyüres d'Hercule.
182. Celle tète, en bas-relief et d’un très-bon style, a fait partie d’un monument d’une assez forte dimension. Le travail n’a point d’analogie avec celui de la plus grande partie tle eeux cpii offrent les mythes A'Âlcidc , et il ressemble beaucoup à celui dti bas-relief de Scrapis , et lui est supérieur peut-être. La forme de la barbe, et les bandelettes qui pres- .sent les cheveux, donnent à celte tête beaucoup de ressemblance avec celle de Jupiter. Peut-être ne doit-on y retrouver qu’une tête de lîaccbus indien. Le Credemnon, ou bandeail, qui fonne plusieurs enrouleincns et qui retient k elicvelure, serait une indice que l’artiste a représenté ici ce Dieu dont les images ont si souvent été répétées par les anciens.
1 83. Ce bas-relief représente deux Faunes, de sexe différênt et assis. L’état de mutilation de ce petit monument exeite des regrets. On peut eroire qu’il en existait un autre où l’on voyait aussi des Faunes, car on a trouvé dans les fouilles quelques débris qui l’indiquent.
184. Cette tète d’un jeune Faune , ou Faunisque , a fait aussi
S artie d’un bas relief. Elle est très-remarquable comme objet ’art. Nous plaçons une autre tète barbue sous ce numéro.
185. Fragment d’un bas-relief représentant Minerve. Il est probable qu’il faisait partie de l’un des monuraens où l’on avait retracé les aventures iV Hercule. Nous savons en effet cpic ce héros, forcé de combattre contre Platon , fut aidé par Minerve et c’est peut-être ce trait que l’artiste avait offert dans l’un de nos bas-reliefs. Il aurait pu aussi retracer Minerve donnant à y/lcidc l’instrument de cuivTC avec lequel il effraya les oiseaux du Lac Stymjihale , ou tuant le Cancre qui voulait secourir l'Hydre de Lerne. •
On ne peut mieux faire connaître l’importance de la collection des bas-reliefs qui viqjinerit d’èlrc décrits qu’en rapportant ce passage du savant conservateur du Musée royal des antiquités :
« Le Musée des antiques de Toulouse , dit M. de Clarae ,
1 Pausaii. in Elînc.
parmi les nombreuses et belles antiquités trouvées en i8a6 , près de Martres, dans l'emplacement, dit-on , de l’ancienne Calagorris , pcjssède de très-curieux bas-reliefs , en marbre , des travaux d'Herculc. Ce sont les plus grands qui existent... Ils sont précieux en ce que les sujets offrent dans leur composition des particidarités importantes que ne présentent pas les autres^bas-reliefs connus des travaux d'Hercule *. n
186. Bas-relief en marbre blanc , d’un travail très-médiocre, représentant le Sommeil , ou le Dieu Sotrtnus Ce monunument a été découvert près d'Avignonet, petite ville du département de la Haute-Garonne.
187. Autre bas-relief presque semblable au précédent et découvert dans le pays des Onobusates. On retrouve le Dieu ^omnus représenté de la même manière sur quelques autres luonumcns antiques.