Ces deux fragmens d'inscriptions, découverts à Elusa
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métropole île la Novempopulanie, sont relatifs à Alexandre Sévère et à Julia Mamea. Malheureusement elles ont beaucoup souffert, et l’on n’a pu les restituer en entier.
220 . Monté sur le trône après l’assassinat d’Alexandre et la mort delà mère de ce prince, Maximin ( Caïus Julius F~erus Maximinus') , reconnu Empereur en l’an 988 de Rome ( a 35 de J. C. ) , conserva la souveraine puissance jusqu’en 991. Alors déclaré ennemi de la patrie par le sénat, qui approuva le choix que les légions d’Afrique avaient fait de Gordien , il fût massacré , avec son fils , devant Aquilée.
Gordien ( Marcus yintonius Gordianut ) , surnommé A f ricanas 1 , naquit à Rome, vers l’an 911 ( i 58 de J. C. ), d’une famille illustre. Tl avait mérité l’estime générale, et fut proconsul en Afrique sous Alexandre Sévère et sous Maximin. Il était âgé de 80 ans lorsipi’il fut salué Empereur par les légions placées dans son gouvernement. Ayant envoyé une armée contre Capellianus, Préfet de la Mauritanie, sous le commandement de son fils, qui avait aussi été reconnu Empereur, il apprit en même temps et la mort de ce fils et la défaite de scs troupes. Il aurait pu chercher à se venger en allant en Italie , où le sénat l’appelait. Mais il aima mieux se donner la mort. Son règne n’avait duré qu’environ quarante-cinq jours. Trompeuses, comme elles le sont si souvent, quelques-unes de ses médailles portent les types de la Securité * , de la Concorde ’’ et de la f^ictoire Ses portraits doivent être très-rares. Et c’est sur-tout la ressemblance ipie l’on a cru remarquer entre la tête du buste indiqué sous ce numéro , et les médailles de cet Empereur, qui a pu engager à lui mai'quer la place qu’il occupe dans la galerie; on ne peut d’ailleurs douter que cette tête ne soit du temps de Gordien ou de celui de Philippe ; elle a même une sorte dç ressemblance avec les portraits de celui-ci. Mais ces rapports ne proviennent peut-être, en grande partie, que de la manière dont les cheveux et la barbe sont disposés. Hauteur, 0,70'
221 . Ce buste est un portrait authentique de Pupien ( Marcus Clodius Pupienus ) qui, né vers l’an 917 de Rome ( 164 de
1 Secvritas Ave. vel Avec, a CoNcoRDtA Ave.
5 Victoria Avec.
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J. C. ).' fut élu Empereur avec Balbin, en 991. Il était d'unebasse naissance, et sa valeur l’éleva seule aux premières difj-nités de rarinée. Il se proposait de porter la guerre chez les Persans, lorsqu'il fut massacré par les soldats de la garde prétorienne. Son règne fut court, et sa mort excita clés regrets unanimes, parce qu’il aimait la vertu et qu’il était doué d’une , grande douceur. Ce buste a été restauré en grande partie avec les fragmens épars que l’on a retrouvés dans les champs de Martres en 1827. Hauteur, o, 65 '
222 . La tète placée sur ce buste cuirassé a été aussi découverte en 1827 près de gclle de Pupien, à Martres, dans la impériale
qui nous a donné de si précieux restes. Cette tête ressemble beaucoup aux portraits et aux médailles de Gordien III ( Marcus Antonius Gordianus), connu vulgairement sous les noms de Gordianus Pius. Il naquit vers l’an 9^5 de Rome (222 de J. C.) Le sénat ayant élu Balbin et Pupien Empereurs, en 991 , donna en même temps le titre de César au jeune Gordien; il • avait 16 ans alors, et c’est bien l’àge qu’annonce notre monument. Il fut assassiné en 997, d’après les ordres secrets de Philippe, Préfet du Prétoire, qui lui succéda sur le trùne du monde. Hauteur, 0,68'
2 ‘ 23 . Ce buste , en marbre d’Italie , n’a d’autres restaurations que la partie postérieure de la tête et l’extrémité du nez. I.atète, quoique détachée très-anciennement du buste , est bien la sienne. Ce monument représente Philippe (^Marcus Julius Philippus ) , d’abord Préfet du Prétoire. Il était né à Bostra dans la Traebonite, et si l’on en croyait YEpitome de Victor ,
■ son père était chef d’une troupe de brigands. On a cru, trop légèrement, sans doute , que Philippe était chrétien. Ce qu il y a d’assuré , c’est que son élévation à la charge de Préfet du Prétoire, lui fit concevoir l’espérance de monter sur le trône.
Il parvint à se faire nommer, par les soldats, collègue et tuteur de l’Empereur Gordien. Bientôt il fit périr celui-ci , et s'attribua en entier la souveraine puissance. Il écrivit au senatque le jeune prince était mort de maladie ; il rendit les plus grands honneurs à la mémoire de celui dont il recueillait l'héritage , et lorsque cet Empereur infortuné eut été mis par le sénat au rang des immortels , Philippe offrit des sacriGces à celui qu’il avait assassiné. Ce fut au commencement du mois de mars de l'an afj que Philippe devint seul maître de l'empire
Digilized by CoogI
par k mort Gordien. Dans la même année , il nomma César son fils ( Marcus Julius Severus Philippus ) , âgé de sept ans. Après s’étre assuré de Rome et des provinces, il marcha contre les Girpiens , et les vainquit. On sait qu’il célébra les jeux séculaires, en 248 de J. G., l’an 1000 de la fondation de Rome. Sous son règne, Jotapien fut proclamé Empereur en Syrie, Marinus en Mœsie, et Pacatien, peut-être dans les Gaules ; mais tous trois périrent bientôt. Decius prit aussi la pourpre, et, plus heureux que ceux que nous venons de nommer, il vainquit Philippe, qui fut tué , soit dans les champs J voisins de Vérone, soit dans cette ville même, l'an 249 de J. G. ( 1002 de Rome). Hauteur, 0,88'
Une inscription gravée sur une colonne milliaire que j’ai retrouvée près de Lugdunum Comenarum , non loin du point où la \d\e ab Aquis Tarbellicis Tolosom, jetait un rameau vers les Thermes Onésiens, ou Bagnères-de-Luchon, est consacrée à l’Empereur Philippe , à Marcia Otacilia Severa , sa femme, et au jeune Philippe leur fils.
Trajan Dèce ( Caïus Messius Quintus Trajanus Dcctus^,
Î érit en combattant contre les Goths en 1 oo 4 ( 261 de J. G.), lerennius Etruscus l’un de ses fils, qu’il avait déclaré César et . Auguste, jtmlayec lui. tfoft/ 7 ién, son autre fils(é 7 aï«r Valens Hostilianus Afessius Quintus'), qui avait aussi été déclaré César, fut adopté et associé à l’Empire par Trébonien ( Caïus Vibius Trebonianus Gallus ), qui avait succédé à Trajan Dèce. Il mourut quelques mois après, soit de la peste, soit empoisonné par Trébonien. Ge dernier fut tué environ trois ans après par ses propres soldats, à l’instant où il allait combattre Ëmilicn ( Marcus ou Caïus Julius Æmilius Æmilianus'), que les légions de la Meesie avaient salué Empereur.
224 . Gctte tête antique , placée sur un buste moulé en plâtre pour compléter le monument , a beaucoup de ressemblance avec les portraits empreints sur les médailles de Caïus Volusianus , fils de Caïus Vibius Trebonianus Gallus. Associé par son père à l’Empire et déclaré Auguste, Volusien marcha avec lui , en 254 de J. G. ou 1007 de Rome, contre Emilien qui avait levé l’étendard de la révolte. Les deux armées se rencontrèrent près d’Interamnum, aujourd’hui Terni , en Ombrie , et les soldats de Gallus et de Volusien massacrèrent alors ces Empereurs , qui n’avaient régné qu’environ trois années. Hauteur, 0,77'
225. On ne peut douter que ce beau buste ne représente l’Empereur Gallien ( Publiiis Licinius Gallienus ). La partie supérieure de la tôte a été ajoutée très-anciennement, parce qu’il parait qu'il y manquait un peu de marbre ; mais on n’a point retrouvé ce morceau. L’extrémité du nez seule avait été mu-
tilée. Le piédouche est antique. Hauteur, o,84'
« Jamais prince n’est monté sur le trône, dit Crévier , avec une plus belle réputation que Valérien , père de Gallien. » Il fut proclamé, en a54 ( 1007 de Rome) ; Emilien, qui avait succédé à Trébonien Galle et à Volusien, ayant été tué par ses propres soldats. Le sénat nomma Gallien César , et son père lui décerna le titre Auguste. Il fit plus en lui donnant l’honorable, mais difficile emploi, d’aller commander dans les Gaules, et de les préserver des invasions des Germains. Guidé par Postume , habile guerrier, qui ensuite prit la pourpre dans les mêmes contrées, Gallien obtint des succès : des médailles lui donnent même à ce sujet le litre de Germa/nicus Maximus. Valérien s’avança contre les Perses, resta. long-temps en Orient, et enfin, ayant été défait par Sapor, et fait prisonnier dans une entrevue avec ce prince vers l’an afio, Gallien ne fit rien pour retirer son père de la captivité ou pour le venger. « La seule marque d'attention qu’il lui donna , fut de le mettre au rang des dieux sur une fausse nouvelle de sa mort. » 11 quitta les Gaules et entra en Italie, d’où, parles soins du sénat , les Scythes et les Goths venaient d’étre chassés. Brave dans les combats , on le vit marcher avec résolution
contre les tyrans qui usurpèrent la pourpre impériale ; mais il fallait que la nécessité l’arrachât aux délices, aux diverlissemens, à la nonchalance , et dès que l’aiguillon d’un intérêt personnel ne le piquait plus , il retombait par son propre poids mns son indécente mollesse et dans scs honteux plaisirs. Sous sa domination, l’Empire fut désolé par les guerres étrangères et les guerres civiles , par la famine et par la peste. Tous les fléaux fondaient à la fois sur Rome et sur les provinces, et cependant Gallien se plongeait dans les plus infâmes débauches, et montrait une insensibilité stupide. Lorsqu’on vint lui annoncer que l’Egypte s’était révoltée : Eh bien , dit-il, est-ce que nous ne pouvons pas nous passer du lin d’Egypte? L’Asie était ravagée par les tremblemens de terre et par les courses des Scythes; Gallien remarqua seulement qu’il faudrait à l'avenir se priver de celte sorte de nitre qu’on en retirait, cl
servait pour les blanchissages, pour les bains et pour la composition du verre. La Gaule venait d’être arrachée à sa domination ; il se mit à rire , et dit : La république est-elle donc ruinée , parce que nous n’aurons plus d’étoffes d’Arras? Sa cruauté égalait sa nonchalance. 11 régna quinze ans, si l’oti compte de l’époque où il reçut le titre d'y^u^uste , ou seule- . ment huit, depuis la captivité de son père. Il fut tué sous les murs de Milan , au mois de mars de l’an a 68 , et mis au nombre des Dieux par ceux mêmes qui l’avaient immolé, on qui avaient succédé à son pouvoir. Ainsi , la flatterie et la politique, qui avaient en quelque sorte fatigué Gallien pendant sa vie, s’attachèrent à soq tombeau : mais sa déiCcation même, qui n’était qu’une vaine cérémonie à laquelle on était accoutumé, ne marqua pas autant la bassesse des Romains que cette inscription , gravée pendant sa vie sur l’arc de triomphe qui lui fut consacré, et où on osa dire que sa valeur invincible n’avait pu être surpassée que par sa piété : Cujiis invicta virtus sold pietate superata est.
Postume ( Marcus Cass {anus Latlnius Postumus ) fut le
5 lus recommandable parmi ceux qui prirent la pourpre uraut le règne de Gallien. Il était né Gaulois. Valérien disait que Postume était l’homme qu’il aimait et admirait' le plus. 11 fut proclamé Empereur par ses légions, victorieuses des Germains, en l’an loii de Rome ou a58 de J. C. Son règne dura un peu plus de neuf années. La dixième était commencée lorsqu’il fut tué, l’an 1020 ( 26 ^ de J. C. ). Sur ses médailles , il prend dix fois le titre d’Empereur : ihp. x. cos. V et il parait avoir été revêtu dix fois aussi de la puissance trihunitienne ra. p. x. cos. v. D’après ces monumens, il parait assuré que les années de sa puissance trihunitienne furent les mêmes que celles de son règne, mais qu'il ne fut que cinq fois consul. Cette dignité n’ayant pas été apparemment inoccupée dans les Gaules pendant cinq années, durant le règne de Postume, il ne faut, sans doute, attribuer qu’à la négligence des écrivains , qui n'ont point donné des détails
1 M. Mionnet, de la Rareté et du prix des Médailles romaines, 11, 6i. — Victoire debout, tenant une longue palme.
a Ibid,, 63. p. m. tr. p. x. cos, v. p p. l’Empereur debout.
Même épigraphe et Victoire debout , le pied sur un globe , tenant un bouclieri sur lequel on lit ; vo.
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sur radmiaistration de l'Empire sous Postume ^ et aussi k l’absence de monumens de cette époque , le manque des noms des consuls qui furent les collègues de Postume , et de ceux des sénateurs qui occupèrent cette haute fonction pendant les cinq années durant lesquèflie cet Empereur n'en fut pas revêtu. Il est assuré d'ailleurs qtae Postume avait près de lui un Sénat. Il nous en reste des monumens irrécusables parmi les médailles de ce guerrier. Plusieurs port:;nt en elTel la marque du Sénatus-consulte en vertu desquelles elles furent frappées, et l’on ne pourrait croire que Postume, homme grave , eût laissé empreindre sur ses monnaies l’indication d’un Sénatus-consulte , s’il n’y av^t pas réellement eu un Sénat dans la portion de l’empire dont il avait usurpé la souveraineté. Celui-ci aura pu être formé par Postume luimême , des sénateurs qui , employés sous son commandement, se déclarèrent pour lui lorsque l’armée le proclama Empereur , et encore de ceux qui , nés dans les provinces soumises à son autorité , le reconnurent aussi ; enCn , on y aura vu des hommes dévoués à sa cause et qu’il aura honorés de ce titre. M. Mionnet cite trois médaillons de bronze <le Postume, où l’on trouve l’indication du Sénatus-consulte ou du décret en vertu duquel ils furent frappés *,
Ayant été tué à Mayence , par ses propres soldats , en i oag , l’un de ses généraux, Marcus Piavvonius Victorinus, qu’il avait, i ce qu’on croit, associé à l’Empire en i o 1 8 de Rome , a65 de J. C. , lui succéda ] il était fils de la fameuse Victoria, ou Victorine , que les soldats avaient décorée du titre êi Auguste et de Mère des armées. Le règne de Victorin fut court; ses soldai! le massacrèrent à Cologne.
:» 9ÉuKus ( Marcus A urclius Marias') fut proclamé Empereur paï let légions des Gaules après l’assassinat de Victorin. ^lon, Aurelius Victor ’ et Eutrope ^ , il n’aurait régné que
I Ibid., 65. P. M. TR. P. cos. Jii.p. P. s. c. l’Empereur debout tenant la hnste et an globe*
VrcTORiA Avc., vel tictoriab avg. 8. c* Deux Victoires attachant un bouclier à un arbre , au pied duquel sont deux capiits.
ViRTvs. AVG. 8. c* Bgurc inUitaire debout.
3 HUt. Romaruf Compendium^
3 Hist* Romand Brepittrium,
Dioiti zcn bv CtOO^ Ic
deux jours. Trebclliiis Pollion * lui en accorde un de [dus.
Les Empereurs qui régnèrent dans la ville éternelle ou «lans le.s provinces révoltées, depuis l’intronisation de Gallien , ont laisse peu de monumens en marbre , et l’on n’en trouve point dans la collection du Musée. Les arts dégradés,, le.s révolutions fréquentes, les incursions des peuples barbare.s, tout se réunissait pour enlever à l'Empire Romain cette gloire monumentale dont il avait autrefois paru si jaloux. La numismatique même tomba dans l'avilissement le plus profond, et souvent les graveurs de médailles ignorèrent jusqu’aux véritables formes (les caractères des diverses légendes placées sur ces moniAnens.
226. La tête mi.se sur ce buste antique est d’un treVs-bon travail, mais on ne sait quel est le personnage <|u’elle représente.
2*27. Cette autre tête, (jui provient de Martres, comme la précédente, est d’un grand caractère. Elle a malheurcusenienf souÛTert beaucoup de mutilations et a dû être restaurée. Elle est placée , comme la précédente , sur un buste en stuc.
‘228. Parmi les têtes inconnues que fournit l’anti([ue C limberrà , il faut distinguer celle-ci , non sans doute comme objet d’art , mais cotnme spécimen de l’un de ces [)ortraits ([ue l’on retrouve .si souvent dans la Novempopulanie. Le nez avait trèsanciennement été mutilé.
*229. On n’a point retrouvé la tête qui appartient à ce petit buste cuirassé. Outre les dilTérentes rcclierchcs (pii ont eu lieu à Martres avant les fouilles suivies qui ont été faites pendant trois années sur ce point , il est probable que les travaux agricoles ont fait retrouver en différens temps des marbres ([ui ont été perdus , et la tête que nous aurions voulu placer sur ce buste est peut-être du nombre de ces objets.
‘230. Cette tête colossale en markrc blanc, placée, comme celle de Claude I, sur un cippc en marbre rouge de Languedoc, provient aussi de Calagorris. Le travail annonce la fin du troisième siècle ou la première moitié du quatrième. Elle a des rapports de ressemblance avec les portraits de Maximien Hercule , conservés par les médailles. Si cette opinion , (pie je
I Triginla tyranni.
soumets à la critique des savons et des artistes , était adoptée , ec monument aurait un grand intérêt, car les images impériales, en marbre, deviennent très-rares pour l’époque que je crois pouvoir assigner à cette tète. Maximicn Hercule ( Marais Aurclius V alcrius Maximianus , vel Maximianus Hercules), ne en Pannonie , en l’année ioo3 de Rome ( aSo de J. C. ) , fut associé à l’empire par Dioclétien , en io3ç). Après avoir al)diqué deux fois, il reprit la pourpre à Arles, en 1063 , ou 3og de notre ère. Vaincu par (Constantin, son gendre , il conspira de nouveau contre lui ; condamné à mort, on lui laissa le ebeix de son supplice, et il s’étrangla, l’an io63 de Rome. *
231 . Cette autre tête, découverte aussi à Mar très, est d’un travail Iwrbare. Cependant on ne peut l’attribuer au moyen âge , et peut-être faut-il lui assigner les derniers temps de la domination romaine dans les Gaules.
232. On a place sous ce numéro quelques autres têtes antiques , en marbre blanc , provenant de Lugdunum Convenarum et de la cité des Consoranni , ou ü'Austria.
233. Placée sur un buste en stuc, cette tête juvénile est d’un aspect agréable et d’un travail facile. C’est bien assurément un portrait, mais le personnage représenté est inconnu.
234. Colonne milliaîrccn granit. Elle fut découverte sur la voie romaine qui de Toulouse conduisait à Narbonne. Elle est placée dans le jardin, en face de la Galerie des Empereurs. On y lit facilement l’inscription suivante, déjà publiée ‘ :
IMF
CAES. fla VAL. CONS TANTINO. N OB. C. DIVI. CO NSTANTI PII AVG« FILIO
xvini
M. de Montégut l’avait lue ainsi :
luverantc cjt&arc Thkvio vkLerio co.nstantino , voailissimo cœsari, nivi constanti pu kwausti fu.io xviui.
1 Du Mège, Monument religieux des Volcet, etc., 69.
Constance Chlore , ou Constance I ( Flavius Falerius Constantius ), naquit dans la Mcesie vers l’an de Rome looî ( a5o de J. C. ). Il fut adopté et déclaré César par Maximien Hercule , en môme temps que Galerius Maximianus était adopté et nommé Cwar par Dioclétien , en io45, ou aga de notre ère. On lui confia l’administration des Gaules , de l’Espagne et de la Grande-Bretagne. Proclamé Auguste à Milan , en io58, il mourut l’année suivante à Eboracum ; il avait nommé César son fils Constantin ( Flavius Galerius Fale- ‘ rius Constnntinus vel Constantinus Magnus ). Ce Prince était né à Naisse en Dardanic , l’an de Rome 1 007 . Il fut • proclamé Auguste , en 1 06 1 , et trois ans après ( 3 1 1 de notre ère), il se convertit au christianisme. 11 mourut en logo de Rome ( 33y de J. C. ).
235. Autre colonne milliaire, placée aussi dans le jardin , en face de la Galerie des Empereurs. Elle provient du même lieu que la précédente; le granit dont elle est formée , est d’une couleur qui empêche de distinguer d’abord avec facilité les caractères qui y sont gravés. Elle est chargée de deux inscriptions , la première est ainsi figurée :
D. îi