FLAVIO
CONSTAB
TINO
l«OBI. CABS C. T. XVIIU UBéBTATI
Elle peut être lue ainsi : Domina Kostro flavio constabtibo notilissimo cKRsari. civitatis Tolosœ. xviiii. libehtati. Le mot qui termine cette inscription commence aussi la suivante; on a peut-être voulu indiquer par lè que l’une est la suite immédiate de l’autre :
LIBEÿTATI RES. FA.'' DEORVM MERCr:.* R... N... ts PACIFICVM AVGVBIVM PRivapis B
FiVSTAE riui.
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V'oici, je le crois du uiolns, de quelle manière cette in criplion doit être lue : libertati REstiîute Tk\ore deorv
. HERCTjhLuS ECtiOVatlS. PAUFlCL'it AUGURIUM FRlNCiriS NOft FAVSTAE FiLlI.
Ces inscriptions sont consacrées k Flavius Claudius Julii Constantinus , fils de Conslantin-le-Grand et de Fausta. ( Prince , né à Arles l’an de Rome i 0(39 ( iJ 1 6 de J. C. ) , fi déclaré César, en 1070, par son père. Dans le partage c l’Empire, qui eut lieu en io 88 (335 de J. C. ), il obtintl’ai ministration de la Gaule ; il fut proclamé Auguste après mort de Constanlin-lc-Grand , en 1 090, ou 33^ de l’ère chr» tienne. L’une des inscriptions gravées sur notre colonne, t lui donne que le titre de très-noble César ( Nobilissim Casari') , et la seconde indique évidemment qu’il goui vernait les Gaules lorsijiie ce monument fut érigé. 11 faut dor placer la date de celui-ci, entre l’an 1088 (335 ), et l’annc 1090 de Rome ( 33y ). Le mot Libertati , répété deux foi; annonce cette liberté , cette sorte d’indépendance nationale dont les habilans des Gaules étaient si jaloux, et qu’ils recoi vraient en quelque sorte par l’institution d'un Prince qui 1er était spécialement destiné. Le reste de la seconde inscriptio nous apprend qu’il rétablit le commerce, et que son avéne ment à la dignité à Itquellc son père l’avait élevé, était l’ai gure assuré de la paix et de la félicité publique ‘.
Les lettres c. t, {civitatis wlosœ), et la note numéral xviiii indiquent le L ines de la cité de Toulouse et la distanc qui séparait cette limite du c^itrc même de la ville.
236 . Inscription qui paraît relative à un tribut perçu à Lugdh nam Convenarum , sous la domination des Romains.
237 . La tête placée sur ce buste en bermès, est en marbre gre< elle représente Socrate. L’extrémité du nez a été restaurée ain que l’oreille gauche. Hauteur, o , 48 '.
Né à Athènes , l’an 4^9 avjnt J. C., Socrate fut élevé dai l’atelier de marbrerie de Sopbronisque son père. Il culti' d’abord l’art du statuaire avec succès; mais il abandoni bientôt la profession qu’il avait embrassée , pour étudier 1 lettres et la philosophie. 11 démasqua les faux sages ; il rail
t Du Mègi’, lUonumrnt r.’liÿirux , Oit, fij.
les mauvais poètes et les cléclamateurs rjui alors s’érigeaient en maîtres de la république. Il enseigna la morale la plus pure et il montra du mépris pour' les superstitions du paganisme. Ses ennemis se réunirent. On porta contre lui une accusation d’impiété , et il fut condamné à perdre la vi*-. On sait qu’il but la ciguë , sans que le calme de son âme parût troublé un seul instant. Sa mort eut lieu l’an 39 c) avant notre ère.
« Si le portrait de Socrate n’était point parvenu jusqu’à nous, on pourrait le restituer, dit l'illustre Visconti *. En prenant l’ensemble d’une tète de Silène, et lui donnant, outre le nez camus , c.ssenticl à ce caractère de figure , des yeuï à fleur de tète , de grosses lèvres et le haut du front presqtie chauve , nous aurions un portrait de Socrate bien ressemblant. «
"Visconti dit ensuite ’ que les images de Socrate, en hermès, en bas-reliefs, en médaillés, sur-tout en pierres gravées, sont fréquentes dans les collections et dans les livres d’antiquités. « Quelques antiquaires , ajoute ce .savant , en ont encore mitîtiplié le nombre ; en s’autorisant de la ressemblance remarquée par les anciens entre les traits de Socrate et ceux de Silène , ils ont cru reconnaître l’image du philo.sophe dans une multitude de monumens qui ne nous offrent que de.s assemblages bizarres de masques siléniques et bachiques. »
On peut aflîrmer que le monument place sous ce numéro est réellementun portraitantique de Socrate. I.a pose, bien en face de la tête, la tranquillité de l’expression, l’agencement des cheveux et de la barbe , tout rappelle ici les images les moins contestées du philosophe Athénien ; mais, comme objet d’art, ce monument est médiocre.
238. Un Musée formé à 200 lieues de la Capitale ne peut guèreposséder ces longues séries d'antiquités d'une même nature , qui étonnent autant parleur nombre que par leur importance artistique et monumentale. Rome, Naples , Turin , Florence et d’autres cités , offrent , comme je l’ai dit , dans une même
t latrie Italienne, des collections immenses, rivales l'une de 'autre, et que des Princes dift’érens enrichissent à l’cnvi. En France , il n’y a qu’une seule ville où , selon les idées
I Icono;rraphie ^rtrque, I, 70, 80.
3 Loc. cît.
nilgaires, on doive former une réunion complète de monnmens des arts. Aussi , pour ajouter encore à tout ce que renferment, en ce genre, les somptueuses salles du vieux palais des Valois, on explore en même temps et la France et les contrées étrangères; tandis que, dans les départemens, on ne peut obtenir qu’avec peine la conservation du portail gothique de l’église du chef-lieu, et, comme une haute faveur, celle d’un cloître pittoresque , aux pieux et poétiques souvenirs. Alors donc que nous retrouvons quelques rares monumens venus de la Grèce ou de l’Egypte , on ne doit en attribuer la présence qu'à un heureux hasard.
C’est en eO’et le hasard qui, joint à un peu de zèle, a procuré à la ville de Toulouse une partie des objets que renferme son Musée , et entr’autres , la tète qui est indiquée ici.
Cette tête est en marbre grec, et date peut-être de l’époque de la domination des Lagides en Egypte. Sa conservation laisser.ait peu de cliose à désirer si la partie supérieure de la tête n’avait pas été brisée. On n’y voit plus qu’une zone de cheveux , au-dessus desquels s’élevait peut-être im diadème. Ce monument , qui a 5a '. de hauteur , a été trouvé dans la Bassc-Elgypte et vendu au général Dugua , alors qu’il commandait au Kaire. Doit-on reconnaître ici l’une des épouses des Lagides ? Mais les traits n’ont pas de ressemblance marquée avec ceux du petit nombre d’images qui nous restent de ces princesses ; ainsi cette tête , précieuse en ce qu’elle vient d’une contrée où les productions de l’art grec sont peu communes , ne représente peut-être qu’une femme inconnue.
239. Parmi les monumens les plus rares du Musée de Toulouse , il faut placer, sans aucun doute, cette tête en marbre blanc de Luni. Elle a été découverte dans les ruines de Calagorris ; les traits n’offrent point cette ligne gracieuse qui dessine les figures grecques et romaines ; les pommettes sont très-saillantes et l’on voit bien que l’artiste a voulu donner un air étranger à cette tête. Une coiffure orientale ajoute encore à l’intérêt qu’inspire ce monument, trouvé au milieu de tant de beaux restes de la sculpture antique. Elle ne porte point la Cidaris , (( telle <juc nous la voyons figurée sur les uiédailles des Rois, car clic ^ était de forme coniipie et
terminée en pointe. » ' Ce n’est pas la Mitre et ce n’est point non plus la Tiare , à moins qu’on ne suppose celle-ci arrondie par le haut. Dans la Villa du cardinal Albani , on voyait sur un marbre , dit M. Mongez une Cérès coiffée avec une Tiare. 11 paraît que cette coiffure ronde et élevée en forme de turban est le » H faut reconnaître ici une
sorte de turban qui couvre la tête en entier et ne laisse apercevoir que très-peu de cheveux. « Les anciens Perses , dit encore M. Mongez et probablement aussi les Orientaux leurs voisins, attachaient, en guise de bonnet, une toile fine autour de leur tète , comme les Orientaux le pratiquent aujourd’hui pour leurs turbans. » C’est en effet un Turban
3 ue porte cette tète, et l’on sait qu’il existe encore à Nîmes es figures coiffées, à peu près, comme la nôtre, et que Ménard désigne sous le nom de figures persiques.
240. Cette belle frise en marbre des Pyrénées est divisée en quatre blocs qui se rajustent entr’eux, mais auxquels il manque, sur-tout du coté gauche, un ou deux blocs pour former un ensemble complet. Des armes romaines et barbares , des trophées, sont sculptés en bas-relief sur ces blocs, que l’on avait fait servir, ainsi qu’un grand nombre d’autres, à la construction de l'église antique de Saint-Just et de Saint- Pasteur, à Valcabrère , sur le sol même de la ville basse de Lugdunum Convenarum 4.
Sur l’un des blocs , qui sans doute était au milieu des autres, s’élève un trophée. Au pied de cet insigne de la victoire est un captif, les mains lices derrière le dos; ses .cheveux flottent sur ses épaules. Il portait ces longues chausses qui, sur les monumens, indiquent presque toujours ceux que les Romains nommaient des barbares. Ce captif se retourne pour regarder avec douleur , de l’autre côté du trophée, une femme , captive aussi , et qui tient sur scs genoux un enfant.
Il est probable que ces bas-reliefs ont fait partie des décorations d’un arc de triomphe. Mais à quel prince ce monument
1 Pellerin, Lettre ii sur dUerses médailles, a Dietioin. d^Antiq. V. 63g.
5 Ibid, I. 47 g.
4 Ces marbres ont 3,So' de long. Leur hauteur est de o,54«
a-t-il été élevé? C’est ce que l’on ne saurait déterminer. Quelques inscriptions impériales ont bien été découvertes & Lugftunum , mais quelle est celle que l’on doit rapporter A cet arc , dont nous possédons en partie les décorations ? A Saint-Bertrand , au-dessus de la Porte de la Cabirole ‘ , on trouve un frairment d’inscription qui a fait partie d’un monument consacré à un Empereur par la cité des Convenœ. iMP. XXVI cos T" . P . P
CIVITAS COSVEN
M. Lancelot , qui a donné cette inscription * , prétend que Is monument élevé j>ar la cité àcs Convenœ , ne peut appartenir qu’à Tibère : « En effet, dit-il, son adoption est du mois de juin ^5^ de la fondation de Rome, et son cinquième consulat répond à l’an "84 , ce qui fait les vingt-six ans et quelques mois qu’il y a de différence entre les deux époques. » Si donc on croyait que cette inscription est celle de l’arc de triomphe dont nous possédons les fragmens placés sous ce numéro , ce monument serait de l’an 784 de Rome , ou 3 l de J. G. Mais ces bas-reliefs peuvent bien avoir fait partie d’un monument différent de celui que la cité des Convenœ érigea, •elon M. Lancelot , A Tibère.
Les portes de la ville étaient quebpiefois décorées de frises où l’on voyait des armes groupées et même des trophées. Le grand nombre de fragmens de bas-reliofs dans le genre des nôtres , et que l’on voit A Narbonne dans les murs actuels , employés comme simple matériaux, annonce que cette ville célèbre avait plusieurs arcs de triomphe, ou des portes ornées de CCS symboles guerriers Un trophée au pied duquel on
I Nommée aiiui d’un fragment de ba»-reliefaur lequel on croit reconnaître mne chèrro.
a Histoire et Mémoires de V Académie des Inscriptions. VII.
3 On coiinait lea rers de Sidonius ApolUnarU, cur Narbonne :
Salve, Inarbo , potens, saîuhritate ,
Urhe et rurc simul bonus videri ,
Mûris, civibus, ambitus, tabemis,
\ Ponts, porticibus,Joro, theatro,
Delubris, capitoliis , monetis ,
Thermie , arcubus . • • •
ie publie dens'i Archéologie Pyrénéenne toüi ce qui subsiste encore des anciens muiiomeHs de cette tUIc.
voit des captifs , décorait l'une des portes de la forteresse romaine, connue à Toulouse sous le nom de Château Narbonnaisl'.
241 .Les proportions des fraipnens de frises en pierre , placés sous ce numéro, et ornés aussi d’armes antic{ues, de métopes et de feuilles d’acanthe , que l’on a trouvées dans la Tour de Rigaud , démolie depuis environ quatre ans, et qui faisait partie de l’eneeinte romaine de Toulouse, peuvent indiquer que ces fragmens n’ont fait partie <pie d’un très-petit édilice.
Ici se termine la série de nos monumens historiques. Si elle est plus nombreuse qu’en aucun autre Musée des provinces du Royaume, il faut peut-être l’attribuer à un zèle qui ne s’est
S as démenti pendant plus de vingt années , aux soins actuels e la Société Archéologique, et souvent aux secours de l’autorité municipale, qui a senti ce qu’elle devait aux vieux souvenirs et à la gloire de l’ancienne capitale du royaume d’Aquitaine. '
RESTES DE SCULPTURES ET DE MOTsUIVIENS ARCHITFiCTURAUX.
242. Justin ’ , dit que les Grecs dépouillèrent les Gaulois des contrées méridionales de leur manière de vivre sauvage et barbare. «Ils leur enseignèrent , les premiers, à cultiver les champs, à tailler la vigne, et à planter des oliviers; ils leur
apprirent aussi à entourer leurs villea de murailles ; en
un mot ils leur communiquèrent si bien leurs moeurs , qu’on eût dit que ce n’était point la Grèce qui était passée dans cette
[ >arüe des Gaules, mais que c’était plutôt cette contrée desGaues qui avait été transportée dans la Grèce, n L’établissement des colonies romaines dut encore accroître la civilisation des ' habitans. Le génie des arts éleva , dans la Gaule méridionale , des monumens qui ne le cédèrent pas en magnificence aux plus beaux monumens de l'Italie. Fréjus, Arles, Nîmes, Narbonne et une foule d’autres lieux, conservent encore de pré-
I Noguicr. /lUtoin Tolcsaine.
a Lib. xuii. c. i.
cieux restes de ces somptueux édifices , et chaque jour la charrue et la houe en mettent d’autres à découvert.
Toulouse , cette ancienne métropole des Tectosages, et à laquelle le consul Ansone donnait la quinzième place parmi les plus célèbres villes de l’Empire, avait dans sa vaste enceinte de murs de brique des édifices dont l’architecture était à la fois et grandiose et riche. Les auteurs ne disent rien de cette somptuosité. Mais de rares débris, des tronçons de colonnes, de gracieux chapiteaux, des frises, des corniches élégantes, arrachés à la terre, retirés du sein du fleuve qui baigne les habitations, nous redisent ce que furent autrefois ces édifices, et l’ordre suivi , et les proportions des monumens. Je n’ai pu réunir qu’un petit nombre de ces débris; ils formeraient à eux seuls un Musée, si nos prédécesseurs avaient senti combien la conservation de ces objets importait à la gloire de la cité.
2‘i3. J’ai déjà mentionné ^ deux fragmens de grands bas-reliefs en marbre, découverts dans le lit de la Garonne, avec beaucoup d’autres qui furent jetés dans les fondemens des murs du quai. On a retiré au-dessous de la cbaussée du Bazacle, en i83.5, cet autre fragment de bas-relief très-fruste et où l’on voit la partie inférieure d’une figure qui devait avoir près de deux mètres de proportion. Dans cette partie du lit de la Garonne, on a retrouvé en même temps l’indication d’un ancien édifice; il était décoré de colonnes cannelées en pierre blanche, ayant 8o centimètres de diamètre.
244. Tronçon de figure. en marbre et drapée, d’un très-bon style, retrouvée de même dans la Garonne pendant le iy.“' siècle. On a placé au-dessus une tète, antique aussi. Ce monument est dans le Jardin.
24-5. Fragment de base découvert dans la Garonne, au-dessous de la chaussée. La forte dimension des moulures indique toute la grandeur de l’édifice d’où cette base a été détachée.
246. Ce tronçon de colonne cannelée, en marbre blanc, a été retiré de l’ancien édifice romain, autrefois connu à Toulouse
I Clar. Urb*
a Coctilibus murt$ quant circuit ambitui ingtn$* J Suprà , n.w 170,
tous le nom de Château Narbonnais. Le diamètre a environ 0,55'; il supporte les débris d’un beau chapiteau corinthien en marbre blanc qui provient aussi du même lieu. La beauté du travail de ce chapiteau est une nouvelle preuve du talent, si distingué, qu’ont déployé les sculpteurs ornemanistes durant la domination romaine dans nos contrées.
247 . Entablement en marbre blanc, retiré aussi des ruines dti Château Narbonnais. Ce bloc est sculpté sur les deux laces. Hauteur, 0,95”; longueur, 1,20'
248 . Ces trois fragmens de corniche, diflférens entr’eux, et de la plus grande richesse, proviennent aussi du Château Narbonnais de Toulouse.
249 . Ce beau chapiteau corinthien, aussi en marbre blanc, a été trouvé dans la cour de l’ancien palais archiépiscopal de Toulouse , presque à la surface du sol. Hauteur, 0,70'
250 . Une église, peu élégante dans son architecture, et dont les ornemens les plus remarquables consistaient dans les clefs de ses voûtes, formait, presqu’en entier, l’une des faces du vaste cloître de la cathédrale de Toulouse. Elle était dédiée sous le vocable de Sainte Anne et de Saint Jacques. Mais ce cloître, dont les murs couverts d’inscriptions sépulcrales, ressemblaient au rouleau d’Ezechiel , qui était écrit (T un bout à Vautre , avait été abattu en 1810 : et lorsque, deux ans plus tard, l’Eglise de Saint Jacques fut elle-même détruite, en arrachant les briques et les cailloux qui formaient les piliers , on s'aperçut, non sans étonnement , que deux d’entr’eux renfermaient ime cavité, et qu’une colonne en marbre noir antique, posée sursa base et couronnée de son chapiteau en marbre blanc et à feuilles d'olivier, était enfermée dans l’une d’elles; l’autre ne recelait que les deux tiers du fust d’une colonne semblable.
Des blocs de marbre blanc , dans lesquels ou remarquait encore les entailles qui contenaient autrefois les crampons en fer ou en bronze qui unissaient ces blocs entr’eux, furent aussi retrouvés dans la maçonnerie romaine. J’arrivais alors d’au delà des Pyrénées, et j’obtins que la première colonne serait transportée au Musée. Le tronçon de la seconde avait déjà été acheté par un marbrier. La colonne conservée est actuellement au centre du jardin. La base, le fust et le chapiteau ont en totalité 5,07“' de haut.
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251. Kii rccherch.ini quelques indications au milieu des mines de cette église de Sainte Anne et de Saint Jacques, et après avoir fait transporter au Musée , où on les conserve dans la (ialcric de la Renaûsance , les bas-reliefs des clefs de voûte, je retrouvai la frise clcjTante et délicate, placée sous ce numéro. Elle est en marbre blanc et d’un excellent travail.
252. Ce cbapiteau corinthien en marbre blanc a été trouvé dans les murs du cloître de la Daurade, où il avait été employé comme les autres matériaux de construction. Hauteur, 0,46“=
253. On doit la conservation de cet admirable reste d’un pilastre ou de montant de porte, en marbre blanc, à feu M. Vircbent, architecte de la ville de Toulouse ‘. Il servait d’imposte à une fenêtre dans le quartier de Saint-Saturnin. C’est un excellent modèle que nos sculpteurs ornemanistes doivent souvent consulter. Hauteur, 1,25'; largeur, o,4i'
254. Des écrivains sans critique ont avancé que l’ancienne église de Notre-Dame de la Daurade était un ancien temple d’Apollon. Lorsque les Bénédictins firent , vers le milieu du iS.""' siècle, démolir cet édifice, on trouva dans les murs, des figures et des bas-reliefs antiques, rejetés, mutilés, parce qu’ils a vaient appartenu au polythéisme: on Icsavait employés comme simples matériaux pour construire cette église. Mais quelle était l’origine de celle-ci? Jean Chabanel ’ avait bien essayé de montrer qu’elle devait ses embellissemens aux rois Visigots de Toulouse ; mais il était réservé à M. le Marquis de Castel-
1 M. Lange, de Toulouse, statuaire, rcstaureur des antiquités du Musée royal du Louvre, vient d*élevcr dans IVglisc de Saint-Jerôme, un monument en marbre blanc à la mémoire de M. Virebent, sou ami. Voici l’inscription gravée sur ce cénotaphe :
J.» PJ F’ntRBEyT Tolosœ architcctus Ufins ornatiai désignait :
jiriem suum pnrclarè dovuit et tractavil ,*
Scholas Arlium prospéré direxit ; hahorum Academift- Scientiarum et Litterarum ronsors ; yir scientissimus , pietate et castimonia uoius f Ædes sacras erersione eripuii et ornavit gandi ns.
In Domino nuievii Xll! men.^ts Augusti MDCCCWXl.
ÆtatU LXXX\T.
R LjyoF. monumentum pietati.s etesit .‘Kqtxe ac djsider'o conjugis fiUoritmque Perrnne.
a Antiquités de l'Eglise de Notre-Dame de la Daurade , en Jjhsc»
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laue, président de U Société Archéologique de montrer que cet édifice datait réellement de l’époque où ces princes possédèrent Toulouse, et vraisemblabtement de à 4^1^ > temps où Tliéodoric H régna sur les vastes états soumis par ses prédécesseurs, ou conquis par lui.
Les quatre petites colonnes, à cannelures torses et en marbre des Pyrénées , placées sous ce numéro , proviennent de rbémicycle intérieur de l’église de Notre-Dame de la Daurade. Les chapiteaux sont des imitations plus ou moins heureuses , plus ou moins grossières, de chapiteaux corintlùens et composites.
255. A l’extrémité de la ydla impériale découverte à Martres , sur les bords même du fleuve , une colonnade légère s'étendait en ligne droite dans une étendue d’environ 8o mètres. J’en ai retrouvé les indications , et deux bases étaient encore en place. Le propriétaire ayant voulu démolir la petite portion de mur qui les supportait , elles ont été recueillies et placées dans nos collections.
256. Cette autre base était à la droite du montant d’une porte qui donnait entrée dans un long corridor de la même f^illa impériale’. En général, à Ca/agorm, les colonnes étaient formées en marbre vert et rouge de Campan, ou en marbre gris à veinures blanches. Les premières ont résisté à l’action destructive du tempsj dans les autres, les parties constituantes se sont désagrégées avec tant de facilité , qu’il n’a pas été possible d’en conserver un seul tronçon.
257. Les quatre chapiteaux places sous ce numéro, furent découverts à Calagorris , ou Martres, en i8ag.
258. Parmi les restes précieux qui, en i8i6, ont indiqué de nouveau les richesses archéologiques du bourg que je viens de nommer, il faut distinguer particulièrement les deuxbeaux jambages ou pilastres conservés sous ce numéro. D’un culot, admirablement dessiné, sort une tige qui s’enroule et sc replie avec une élégante facilite, couvrant de ses rinceaux, de ses feuilles recourbées , la face du pilastre. Le cadre est lui-même-
1 Mémoires de la Société Archéologique, ii, m et seqq. a Pu Mtîge, Histoire et Mémoires de l* Académie royale des Sciences » Inscriptions et Uellesdettres de Toulouse. Jsouvelle lérie, il pariie^plnnch. II.
convenablement décoré, et contribue à la richesse de l’ensemble. La grandeur , le goût exquis , l’exécution ferme et savante , tout se réunit pour faire un objet constant d’étude de ces marbres si heureusement rendus à l’archéologie et aux arts.
Les chapiteaux placés au-dessus de ces pilastres, sont formés des débris retrouvés à iSIartres. La tète placée dans le haut est comjiosée de feuillages. On a d’autres exemples démasqués semblables. Hauteur générale, 3,54' > largeur, o,63'
259. Cet autre pilastre n’est pas complet comme le sont les précédons. Le cadre qui environne la tige d’acanthe qui monte et se développe avec grâce , est sans ornement. Slais cette nudité du bandeau est loin de nuire à l’efTet général. Hauteur, 1 , 82 '; largeur, o, 6 o'
2G0. Un goût différent , plus simple et non moins grandiose , a présidé à la création de cet autre pilastre , riche décoration de l’une des habitations de Calagorris. Ici l’artiste a suivi un système différent de celui qui inspira la composition des autres pilastres. Le travail est digne d’éloges. On doit vivement regretter qu’il ne n(*us reste plus que le culot d’ornement de ce pilastre, dont les proportions devaient être d’ailleurs trèsfortes. Hauteur de ce fragment, o,g3'; largeur, o,65'
261 . Petit pilastre ou jambage dessiné et exécuté dans le même système que le précédent. Hauteur, i,4o'; largeur, o,4i®
262. Cet admirable fragment a fait partie d’un pilastre d’une grande dimension , puisque, en essayant de le rétablir, on reconnaU qu’il avait environ 1 , 0 1 ' de largeur. Le dessin et le travail rappellent les pilastres du n.° a58j mais ici il y a plias de fermeté, plus d’assurance dans le ciseau. Ce fragment et les autres sculptures d’oruemens que nous venons de décrire, tiendraient une des premières places dans toutes les collections. Ils montrent d’ailleurs en partie le luxe architectural des édifices bâtis dans nos contrées à l’époque romaine; et, pris pour objet de comparaison , ils montrent combien nos constructions modernes sont en général pauvres et mesquines dans leurs détails.
263. Le principal édifice de Calagorris , le palais impérial qu’on y a retrouvé , a-t-il été terminé , ou certaines de ses parties
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' sont-elles demeurées inachevées ? A-t-on rejeté des sculptures à peine commencées, ou enfin a-t-on été forcé d’entreprendre la restauration d’une partie de ces sculptures ? Ces questions se présentent naturellement à la pensée , en voyant ce beau chapiteau pilastre qui y a été retrouvé à peine ébauché, et un buste colossal dont le marbre n’est pas encore mis h point. Ce buste est dans le jardin.
264. Toulouse et Martres nous ont offert d’admirables morceaux de sculpture monumentale ; Lugdunum Convenarum a aussi payé dignement son tribut au ^iuséc.
A Vatcabrère, sur le sol même de la ville où furent , diton ' , rassemblés les débris fugitifs des légions de Sertorius , dans une plaine nivelée , que limitent , d’un coté l'Ourse , de l’autre la Garonne et les montagnes , existe une église antique- Eloignée des habitations , elle s’élève au milieu d'un vaste cimetière. Au loin brille la cime escarpée du Pic de Gar et les montagnes de la Baroussc ; à droite , la cathédrale de Comminges dresse sa tour colossale , et montre scs fenêtres en ogive allongée. Les vains bruits du monde n’ont point de retentissement dans cet asile de repos et de paix. Des inscriptions romaines annoncent cependant que Ton est sur une terre historique. Une porte monumentale se dessine sur le côté gauche du saint édifice. Cette porte est à plein cintre. Dansle tympan, un bas-relief en marbre blanc représente le Christ élevant la main droite pour bénir, et environné des symboles des quatre Evangélistes. Quatre statues en marbre remplacent les colonnes qui devaient soutenir et les chapiteaux et les arcs. L’artiste du neuvième, ou dixième siècle, a représenté saint Just , saint Pasteur , saint Etienne , et une pieuse princesse. Les chapiteaux que portent ces statues sont remarquables par les sujets représentés et par les idées de l’artiste. Si on regarde les murs, on s’aperçoit tpi’ils sont formés de dalles, de beaux marbres blancs taillés de diverses épaisseurs : on voit des fragmens de bas-reliefs, et l’on ne tarde pas à s’apercevoir que cette église a été bâtie avec des débris de monumens romains. Parvenu dans l’intéricuè , on remarque autour de l’abside , des colonnes en marbre blanc qui ne sont point
1 s. nienn. ady Vigil,
rattachées à la construction , qui sont là comme un souvenir des vieux temps; à droite , près de la chaire, est encore l’extrémité d’une frise romaine, d’un très-beau travail et d’une bonne conservation. Ce bout de bas-relief est la eontinuation de la frise très-remarquable conservée so«js ce numéro , et qui est si dii^nc d’estime, et par le dessin et par la manœuvre du ciseau. On a dû renoncer à obtenir ce fragment, qui compléterait le marbre que nous possédons, parce qu’il v aurait lieu de craindre pour la solidité de cette partie de l'éirlise, si on en retirait ce bloc, qui n’a été placé là que comme une simple pierre de construction.
‘21)5. A l’extrémité de l’abside , en dehors de l’église de Valcabrère , dans le mur, paraissait cette belle corniche; exposée à l’action des agens destructeurs, elle avait déjà bcaucoupsouffert. Près de là étaient aussi les bas-reliefs n." 240 , qui représentent lies armes entassées et des trojahées élevés avec les dépouilles des ennemis. Longueur, 1 ,74‘’*
260. En faisant l’extraction des bas-reliefs dont je viens de parler , on aperçut dans l’épaisseur du mur quelques autres blocs de marbre blanc sculptés, et l’on en retira celui-ci.
Le masque scénique qu’on y remarque, indique peut-être qu'il a fait partie d’un ancien théâtre. C’est un monument analogue à quelques-uns de ceux que l’on voit çà et là , dans les bastions et les courtines de jNarbonne, et qui, scion Laffont, antiquaire de cette ville, étaient des images de Circius , de ce vent si violent dans la province narbonnaise, et auquel Auguste éleva un temple pendant son séjour dans les Gaules. Longueur, i,25'^; hauteur, o,53'; épaisseur, o,î5'
267. Ces deux masques scéniques, en marbre blanc , proviennent de Calagorris. L’\in,par ses traits, exprime la douleur; c’est un mas({ue tragique. Le second représente une Ogure riante ; c’est un masque comique.
On doit mettre aussi au nombre des masques, mais appartenant au culte de Bacchus, les têtes en marbre, retirées autrefois de Calagorris , et que l’on avait placées dans les murs de l’orangerie du palais épiscopal de Rieux. Chacune d’elles est creusée par derrière ; on a néanmoins laissé de ce cbté une protubérance percée d’un trou destiné à recevoir un boulon ,
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Î ui devait rattacher ces tètes A un fond plat, peut-être formé ’nn marbre d’une autre couleur.
2G8. Ces deux premières tètes , sous le même numéro, sont celles dont Lebrct a parlé, et qui , selon lui, représentent Bacebus.
269. Si ces deux autres tètes juvéniles, du même genre que les précédentes, ne sont pas extrêmement remarrpjables comme travail d’art , elles le sont par leurs dimensions. On retrouve dans leur partie postérieure le trou destiné à recevoir le morceau de métal destiné à les suspendre.
270. On n’a plus que la face de cette autre tête bachique en marbre et qui représentait sans doute un Faune. Elle était de même destinée à être fixée à une surface unie.
271. Cette tête , retrouvée à Rieuv , dans les ruines du palais épiscopal , est d’un meilleur style que les précédentes ) c’est encore celle d’un Faune ou suivant de Bacebus.
272. Ces feuilles de vigne et de lierre, en schiste vert, et ces raisins en schiste noir , ont été retrouvés à Calagorris et ont peut-être fait partie des ornemens de l’édifice où les tètes des snivans de Ba-jchus étaient placées.
273. L'Hermès à deux têtes, en marbre pentélique , placé sous ce numéro, représente aussi deux suivons de Bacebus. Ces figures accolées sont remarquables sons le rapport du travail et aussi sous celui de leur conservation presqn’ciitièrej elles représentent : i.° une Bacchante, reconnaissaldc au bandeau qui ceignait sa tête et aux feuilles de lierre dont elle était eouronnée. a." Un Faune ou Satyre dont la tête est ombragée de feuilles de lierre , parmi lesquelles sont des grappes de corymbe. Une large bandelette descend sur sa poitrine ; à l’extrémité, on remarque un serpent. Ce petit monument a été découvert à Toulouse , il y a environ ao ans, dans l’un des murs du Collège de Saint-Martial.
274. On a retrouvé sons mes yeux , à Calasorris , k Lugtiunum Convenarum, et k CUmberris ou Audi, plusieurs hippocausles. Quelques-uns subsistent encore , recouverts par les terres et les déliris. La surface inférieure des salles était pavée de
grandes briques qui étaient supportées par des piliers en maçonnerie ; la chaleur d’un loyer placé en dehors de ces salles pénétrait sous ees larges briques. Quelquefois, pour élever la température des salles , on ouvrait un pertuis qui était recouvert par une petite brique à poignée, comme celles qui sont placées sous ce numéro. Quelquefois, cette bricjue ou carreau de terre cuite entrait dans une rainure et fermait à volonté l’ouverture pratiquée dans le pavé. Le troisième carreau conservé ici était de cette espèce. Tous les trois pro-vnennent des bippocaustes de Martres. Le quatrième a été trouvé près de l’église de Sainte-Anne à Toulouse , au milieu des ruines indiquées précédemment.
275. A Calaçprris , sous une petite chambre dont le sol était recouvert d’une mosaïepie d’une très-petite épaisseur , on avait établi des lignes parallèles de tuyaux communiquant entr’eux, et qui aboutissaient extcricureiuent à un foyer où l’on a retrouvé une assez grande quantité de charbons et de cendres.La mosaïque était affaissée , détruite en grande partie et depuis long-temps , et on n’a pu retirer que quatre de ces tuyaux qui sont très-minces , et qu’enveloppait une couche de mortier, ou de ciment très-blanc. Longueur, 0,33*^; largeiu*, o,33'
276. G;s piliers ronds, en terre cuite et percés dans toute leur longueur, proviennent aussi des bippocaustes de Calagorris.
277. Fragmens de briques guillocbées , retrouvées aussi dans les ruines des édifices antiques, à Martres.
278. Rien n’est plus eommun que de découvrir des fragmens de ces briques à rebords qui indiquent , par leur présence , l’ancienne existence d’une construction romaine ou gauloise. Mais il est assez rare d’en avoir d’aussi bien conservées que celles qui, au nombre de cinq , sont placées sous ce numéro. Hauteur, o,5o'j largeur, o,38'; épaisseur, o,oa'
279. A ces larges briques de toiture, il faut joindre celles , bien plus rares, formées en canal creux, comme nos tuiles actuelles, et qui servaient à recouvrir les rebords des premières. Celles qui sont placées ici ont été retirées des ruines d’un édifice situé à l'ouest de la F'illa impériale qui nous a offert tant de ipebesses artistiques.
i.,„i iuügic
280. Ces fragmens de briques romaines, empreints des noms des fabricans , proviennent , i Des vieux remparts de Toulouse , démolis de i8a6 à i83o , dans la partie qui s’étendait de la Porte de yUleneuve à la Tour de Rigaud. 2 .” Des bains romains , qu’un habitant de Toulouse a fait détruire il y a peu de temps , et qui étaient connus sous le nom de Bans de la Regino. Sur les premières, on lit : csbini — spaksci — et sur les autres : ivnvi . . .
28f . Ces trois antéjixes ou antajissn , comme disent les Italiens, sont en marbre blanc des Pyrénées. On les plaçait aux deux faces latérales des toitures. Ordinairement les antéjixes avaient la forme d’une tète humaine , surmontée comme ici par une palmète.
282. Nous avons réuni dans une même section tons les details relatifs aux restes de nos monumens , et aux matériaux que le Musée possède. On a eu pendant quelque temps l’espoir d’y
5 lacer de belles mosaïques découvertes dans des lieux voisins e Toulouse. C’est sur l’une des mosaïques de Martres , dans le jardin de Sabaté , qu’a été retrouvé le beau torse du Bacchus jeune placé dans la Galerie de la Vénus. C’est sans doute aussi dans un Leu décoré avec magnificence qu’existait le grouppe de Lutteurs dont le torse eonservé sous ce numéro a fait partie. C’est l’un des plus beaux restes de la sculpture antique en France ; et ce monument n’y a pas été transporté de nos jours. Il fut découvert dans l’Aude , et acheté par le ChevaLer Rivalz, dernier rejeton de cette famille d'artistes qui a cultivé avec tant de succès la peinture dans Toulouse. IVL de Caulet-Gragnague avait le premier ■assemblé quelques monumens antiques; le Chevalier Rivalz fit une collection plus importante. En mourant , il laissa ses inscriptions k l’Académie des Sciences , et il donna ce torse à l’Académie des Arts , fondant en même temps un prix pour l’élève qui , chaque année , aurait le mieux dessiné d’après le modèle-vivant. Hauteur , o,65'.
283. O Tous les environs d’Elusa , aujourd'hui' Eause , sont, dit M. L. Ducos ‘ , couverts de débris de monumens qui
■ Hcmoirei de ta Sociitè Archéologique, t. 371 et aeqq,
âUcstcnt rancicnnc splendeur de la capitale de la Novempopulanie.
» M. l’Abbé Bizard, Curé de Alagnan, arriva assez à temps, il y a qucbjues années, pour sauver les deux fragmens placés sous ce numéro. Quelques heures plutôt , il aurait consen'é l’entier pavé, qui était d’une grande étendue et n’avait subi aucune dégradation. Le plus petit de ces fragmens a environ 6o' dans sa plus grande largeur; l’autre a i“ 3o' de long , sur I de large. Ils représentent , l’un un bouton de rose ; le second , un cep de vigne , auquel sont attachées de larges feuilles et de belles grappes de raisins ; l’on y a aussi figuré un oiseau. »